jeudi, janvier 31, 2008

Le gouvernement chilien confronté au sort des Indiens Mapuches


Photo AFP/MARTIN BERNETTI
Des Indiens mapuches manifestent devant le palais présidentiel de La Moneda, le 22 janvier 2008 à Santiago du Chili.

La cause des Indiens Mapuches s'est imposée de façon inédite sur la scène politique à Santiago du Chili, à la suite d'une longue grève de la faim d'une militante emprisonnée, Patricia Troncoso, âgée de 39 ans. La Fédération internationale des droits de l'homme et Amnesty International avaient accusé d'indifférence le gouvernement de la présidente socialiste Michelle Bachelet.

Après une médiation de l'Eglise catholique, Patricia Troncoso a mis fin, mardi 29 janvier, à sa grève de la faim, après 110 jours de jeûne. Le gouvernement lui a accordé, ainsi qu'à deux autres militants emprisonnés, la possibilité d'être transférés dans un centre d'éducation par le travail et de bénéficier d'un droit de sortie dominical.

Défenseure des droits indigènes, Patricia Troncoso n'appartient pas à l'ethnie mapuche. En 2001, elle avait été condamnée à dix ans de prison pour l'incendie d'une propriété rurale dans le sud du Chili, que les Mapuches considèrent comme appartenant à leurs ancêtres.

L'ENJEU DE LA TERRE

Le gouvernement avait refusé d'intervenir dans un premier temps, arguant qu'il s'agissait d'un cas relevant de la justice. Une dizaine de Mapuches ont été condamnés et sont détenus en vertu d'une loi "antiterroriste" draconienne qui avait été imposée par la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990). Le 3 janvier, un Mapuche de 22 ans a été tué par la police lors de l'occupation de terres revendiquées par les indigènes.

L'ethnie mapuche, ou "peuple de la terre", est la plus importante communauté indigène du Chili. Elle représente 6 % des 16 millions d'habitants du pays. Elle représentait il y a dix ans plus de 10 % de la population, selon le Centre d'études publiques.

C'est autour du Pucon, au cœur de la région de la Araucania, que se trouvent la majorité des communautés mapuches, qui vivent de l'agriculture. Elles sont souvent en conflit avec les grands propriétaires terriens et des multinationales, notamment forestières, qui occupent et exploitent un territoire qu'elles revendiquent. Beaucoup de Mapuches sont contraints d'émigrer à Santiago, où ils sont victimes de discrimination.

"Les efforts de Patricia Troncoso n'ont pas été vains, puisque le thème mapuche s'est installé dans la société chilienne", a souligné le président de la Conférence épiscopale, Mgr Alejandro Goic. La présidente Bachelet a chargé un de ses conseillers politiques, Rodrigo Egana, de s'occuper du dossier indigène. M. Egana a appelé à "un vaste dialogue", pour que la société chilienne "assume pleinement son caractère multiculturel".

L'un des principaux défis sera de faire approuver par le Parlement une loi garantissant la reconnaissance constitutionnelle des peuples indigènes. Depuis le retour de la démocratie, la coalition gouvernementale de centre-gauche s'est engagée à assurer davantage de droits et d'autonomie aux Mapuches, mais sans résultats concrets.

De l'autre côté de la cordillère des Andes, les Indiens Mapuches qui vivent dans la Patagonie argentine manifestent aussi régulièrement pour réclamer la restitution "des terres de leurs ancêtres".

Christine Legrand

Sperme chilien, la matière première qui monte


La première banque de sperme d’Amérique du Sud ouvre à Santiago. Finies les importations étrangères et ...finis les hommes? Puisque les Chiliennes peuvent maintenant se passer d'un compagnon pour avoir un bébé.

Il en coûte désormais 225 000 (325 euros) pour avoir un bébé sans papa. Le Chili ,dans le cadre d‘un programme espagnol de l’Institut Valenciano pour l’Infertilité (IVI), accueille la première banque de sperme d’Amérique du sud. Les premiers échantillons chiliens seront disponibles dès le milieu de l’année 2008, en attendant la banque tourne avec des dons espagnols.
Si faute de législation, les célibataires y ont accès, c’est avant toute une solution pour les couples dont l’ homme est stérile, atteind d’anomalie génétique ou d’une maladie sexuellement transmissible. Les couples infertiles devaient auparavant débourser environ 450 000 pesos (640 euros) pour un don étranger qui garantissait bien peu de ressemblance du futur bébé avec le papa. Avec les dons chiliens ce sera plus facile et même prévu (donneur et receveur auront des caractéristiques physiques et sanguines compatibles) mais pour autant, pas question de choisir son donneur, contrairement aux USA où il existe un marché du don de sperme, permettant le choix de la couleur des yeux, des cheveux, de la taille,du QI, Comme en France l’anonymat est total (donneur et receveur) ce qui n’est pas le cas en Grande Bretagne, Allemagne et Suède.

Donneurs sous contrôle
Seulement 5% des donneurs volontaires sont retenus à l’issu de tests drastiques : physiques et psychologiques, reproduits 6 mois plus tard après congélation du sperme.
S’ajoute la restriction pour un donneur sain, de ne pas pouvoir donner plus de 4 fois dans sa vie, en comptant les enfants qu’il a eu, afin d’éviter tout risque de consanguinité.
Si le principe de gratuité fait l’unanimité en Europe, au Chili le don est défrayé à hauteur de 30 000 pesos (le double par rapport à un donneur « de base » aux USA).
Faire un bébé toute seule, ne fait apparemment pas débat dans un pays où pourtant la famille est vénérée. Pour information en France, l’adoption est ouverte aux célibataires* mais pas l’insémination y compris pour les couples d’homosexuelles.
Lola Sorrenti La première banque de sperme d’Amérique du Sud ouvre à Santiago. Finies les importations étrangères et ...finis les hommes? Puisque les Chiliennes peuvent maintenant se passer d'un compagnon pour avoir un bébé.

Il en coûte désormais 225 000 (325 euros) pour avoir un bébé sans papa. Le Chili ,dans le cadre d‘un programme espagnol de l’Institut Valenciano pour l’Infertilité (IVI), accueille la première banque de sperme d’Amérique du sud. Les premiers échantillons chiliens seront disponibles dès le milieu de l’année 2008, en attendant la banque tourne avec des dons espagnols.
Si faute de législation, les célibataires y ont accès, c’est avant toute une solution pour les couples dont l’ homme est stérile, atteind d’anomalie génétique ou d’une maladie sexuellement transmissible. Les couples infertiles devaient auparavant débourser environ 450 000 pesos (640 euros) pour un don étranger qui garantissait bien peu de ressemblance du futur bébé avec le papa. Avec les dons chiliens ce sera plus facile et même prévu (donneur et receveur auront des caractéristiques physiques et sanguines compatibles) mais pour autant, pas question de choisir son donneur, contrairement aux USA où il existe un marché du don de sperme, permettant le choix de la couleur des yeux, des cheveux, de la taille,du QI, Comme en France l’anonymat est total (donneur et receveur) ce qui n’est pas le cas en Grande Bretagne, Allemagne et Suède.

Donneurs sous contrôle
Seulement 5% des donneurs volontaires sont retenus à l’issu de tests drastiques : physiques et psychologiques, reproduits 6 mois plus tard après congélation du sperme.
S’ajoute la restriction pour un donneur sain, de ne pas pouvoir donner plus de 4 fois dans sa vie, en comptant les enfants qu’il a eu, afin d’éviter tout risque de consanguinité.
Si le principe de gratuité fait l’unanimité en Europe, au Chili le don est défrayé à hauteur de 30 000 pesos (le double par rapport à un donneur « de base » aux USA).
Faire un bébé toute seule, ne fait apparemment pas débat dans un pays où pourtant la famille est vénérée. Pour information en France, l’adoption est ouverte aux célibataires(*) mais pas l’insémination y compris pour les couples d’homosexuelles. Lola Sorrentil
(*)
La cour européenne des droits de l’homme vient de condamner la France pour discrimination : une femme avait été déboutée de sa demande d’adoption, la cour a jugé que la décision du tribunal français était fondée sur son orientation sexuelle.


mercredi, janvier 30, 2008

Patricia Troncoso a gagné


Le président de la confédération épiscopal, Monseigneur Alejandro Goic, a déclaré qu’après 110 jours de grève de la faim, Patricia Troncoso Robles a décidé de déposer sa grève de la faim, parce que gouvernement central a accédé à ses demandes.
Selon le religieux, les hautes autorités du gouvernement ont manifesté, cette après midi, leur disposition à concéder à Patricia Troncoso les bénéfices qu’elle réclame depuis plus de 110 jours. Selon TVN, la militante a obtenu les sorties dominicales sans évaluation préventive de la gendarmerie pour ses deux compagnons de détention et pour elle, et son transfert à Temuco pour sa récupération. Patricia Troncoso a rédigé une lettre, de sa propre main, dans laquelle elle sollicitait le retour à Angol avec ses deux compagnons et l’octroi des bénéfices pénitentiaires et dominicaux pour Juan Millalen et les sorties de fin de semaine pour elle et Jaime Marileo, que sa récupération puisse se réaliser dans l’hôpital de Temuco. A ces demandes le gouvernement a répondu « les bénéfices sollicités par Patricia Troncoso pour elle et pour les internes Juan Bautista Millalen et Florencio Jaime Marileo seront concédés en la forme et l’opportunité que décrit la sollicitude écrite par Patricia Troncoso et qu’elle nous a fait parvenir ce jour ».Les médecins doivent maintenant, et suite à l’arrêt de la grève de la faim, certifier la capacité physique de Patricia pour son transfert vers l’hôpital de Temuco. Ensuite, et durant les premiers jours du mois de mars, elle pourra commencer à profiter des bénéfices qu’elle exige depuis plus de trois mois et que le gouvernement a du lui concéder. Monseigneur Goic a déclaré « que son effort n’a pas été vain parce que le thème mapuche s’est installé dans la société chilienne. Ce n’est pas un thème facile à résoudre, mais l’église donne sa parole pour que nous puissions l’aborder comme société dans son ensemble ».
Le gouvernement, de son côté, a nommé ce lundi Rodrigo Egaña Barahona, comme commissaire présidentiel pour les affaires indigènes. Le ministre de l’intérieur Edmundo Pérez Yoma a expliqué que parmi les tâches qui seront à sa charge il devra impulser le dialogue avec les communautés indigènes, évaluer et surveiller l’avance des politiques publiques dirigées vers les peuples indigènes et travailler avec le congrès pour en arriver à une reconnaissance constitutionnelle des peuples indigènes ».Egaña a expliqué que la présidente lui a demandé d’assumer ce labeur et que la manière de l’affronter est “ à partir d’un dialogue très large avec tous les acteurs. Je vais faire de mon mieux pour générer des espaces de conversation, nous allons réinstaller des tables rondes de travail dans les différentes régions du pays pour avancer sur ce thème, nous allons rechercher quels sont les thèmes de convergence dans notre pays, le respect mutuel, pour que les peuples originaires obtiennent la possibilité d’un plein développement ».

Sources
http://www.nodo50.org et chilevision

mardi, janvier 29, 2008

Suez : construit une nouvelle centrale de 150 Mégawatts au Chili

Suez Energy International entamera les travaux de construction de la deuxième unité au charbon (150 MW) du projet de centrale thermique dans le nord du Chili. Cette centrale électrique utilisera la technologie du lit fluidisé circulant et sera en mesure de brûler de la biomasse, ainsi que d'autres combustibles. Suez Energy International et Antofagasta Minerals ,groupe industriel chilien, ont signé un contrat pour la fourniture de 150 MW de puissance électrique et d'énergie dérivée pour la nouvelle mine d'Esperanza à partir de 2011. Afin de couvrir cette demande, une deuxième unité électrique de la Central Termoeléctrica Andina (CTA) à Mejillones sera construite. Cette deuxième unité sera identique à la première, dont la construction a débuté au 4ème trimestre 2007, et sera également co nnectée au Sistema Interconectado del Norte Grande. Les travaux de construction doivent débuter dans les prochaines semaines à venir. Le temps de construction estimé est d'environ 3 ans. En moyenne, 700 personnes seront employées durant la phase de construction.
"Compte tenu du contexte énergétique chilien, il est essentiel d'investir dans plusieurs solutions énergétiques. Nous construisons actuellement des centrales au charbon dans le pays. Nous entamerons dans les mois prochains la construction de notre projet GNL dans le nord du Chili, lequel fournira une source de gaz naturel sûre pour les centrales au gaz existantes", explique Dirk Beeuwsaert, CEO de Suez Energy International.

Greenpeace dénonce l’aquaculture

Les poissons et les fruits de mer d’élevage doivent se rendre au consommateur seulement si les fermes d’aquaculture sont capables de faire la preuve qu’elles respectent l’environnement, ce qui est rarement le cas, estime Greenpeace.
Dans un rapport international publié lundi, l’organisme dresse la liste des méfaits de l’aquaculture pour les écosystèmes marins. Selon une étude écossaise, un élevage de 200 000 poissons libère une quantité de matières fécales comparable à une ville de 65 000 habitants. Une autre recherche, réalisée dans la baie de Fundy, au Nouveau-Brunswick, a établi que la diversité biologique chutait dramatiquement dans un rayon de 200 mètres des unités de production après seulement cinq ans d’activité.

Les espèces indigènes souffrent également de la concurrence des «échappés» de culture, qui volent leur nourriture et leur refilent des maladies.

Greenpeace s’intéresse à l’aspect humain du développement de l’aquaculture. Le rapport souligne que la pêche excessive de poissons de peu de valeur pour fabriquer de la moulée pour les espèces carnivores prive de revenus et de nourriture plusieurs personnes démunies dans les pays en développement.

C’est sans compter les abus aux droits des travailleurs constatés dans plusieurs régions du monde où il se pratique une aquaculture intensive, comme le Bangladesh et le Chili.

Campagne Océans

Il n’en faut pas plus pour que Beth Hunter, coordonnatrice de la campagne Océans pour Greenpeace, souhaite le retrait des espèces d’élevage les plus polluantes — parmi lesquelles le saumon et la crevette — du marché de consommation. Ils y sont souvent offerts à prix d’aubaine.

Selon Mme Hunter, les supermarchés, les poissonneries et les restaurants devraient refuser de vendre des poissons et des fruits de mer cultivés sans aucun souci pour le développement durable. «Ces gens devraient faire pression sur l’industrie pour qu’elle adopte des bonnes pratiques», dit-elle en entrevue au Soleil.

Greenpeace encourage particulièrement l’aquaculture multitropique, qui suppose la cohabitation de plusieurs espèces (poissons, coquillages, algues, etc.) et la culture aquaponique, qui recycle les eaux usées de l’aquaculture pour faire pousser des légumes. L’organisation est très sceptique envers les certifications écologiques, qui ne sont pas assez sévères à son avis, mais réclame un meilleur étiquetage des produits marins.

LES MILLIARDAIRES AMÉRICAINS ONT LA TÊTE DANS LES ÉTOILES

(Photo : ESO)

Deux milliardaires américains, Charles Simonyi et Bill Gates, ont décidé de faire don total de 30 millions de dollars pour la construction d'un grand télescope synoptique, au Chili. Dernier épisode de l'intérêt montré par les plus fortunés, au ciel.


Regards sur l'univers. Les observatoires de La Silla (Chili).Le télescope devra « filmer » la partie du ciel visible depuis son lieu d'implantation. Il prendra des photos en grand angle et très détaillées (3 milliards de pixels), toutes les 15 secondes.
En moins de 10 ans, le téléscope serait capable de visualiser près de 90% des astéroïdes qui s'approcheraient dans un rayon de 140 mètres de la Terre.


Le coût total de ce télescope est de 300 millions de dollars.
Pluies de dollars


La contribution du magnat de Microsoft, Bill Gates, qui a annoncé sa retraite avant la fin de 2008, est de 10 millions de dollars. Charles Simonyi, l'auteur des logiciels Word et Excell de Microsoft, offre 20 millions de dollars. Cet ingénieur informatique a été le cinquième touriste de l'espace sur la Station spatiale internationale où il a passé 14 jours, en avril 2007.


La société Google est également partie prenante du projet de ce grand télescope synoptique d'observation. Elle mettra en ligne sur internet les images prises par celui-ci.

Situez le désert de l'Atacama, en Amérique du Sud.(RFI)
D'autres projets de télescopes sont actuellement en cours : le télescope géant Magellan (Ø 24,5 m) d'un coût de 550 millions de dollars et le Thirty Meter Télescope (Télescope de 30 mètres de diamètre).


Le TMT a reçu quelque 200 millions de dollars de la Fondation Gordon et Betty Moore, des multi-milliardaires. Gordon Moore a été le président de Intel Corporation, fabricants de microprocesseurs.


Relais-étape vers l'infini


Robert Bigelow, magnat de l'immobilier et passionné par les soucoupes volantes, a quant à lui des intentions plus pragmatiques : scandalisé par les coupures budgétaires de la NASA, il a repris à son compte l'aménagement des chambres privées des astronautes de la Station spatiale internationale. En 1999, il créée une société spécialisée
Bigelow Aerospace.

Chambre avec vue sur la nébuleuse du Serpent.(Photo : ESO)Depuis, Robert Bigelow s'est fait un nom dans le commerce de l'espace. En juillet 2006, il a envoyé une mini-station spatiale gonflable. Il a renouvelé l'expérience un an plus tard. Son objectif : louer ses modules à des laboratoires de recherche, et le personnel astronaute avec.

Bien qu'une offre touristique ne soit pas encore d'actualité, l'Américain compte un jour ouvrir ses modules aux voyageurs privés.

lundi, janvier 28, 2008

BACHELET FAIT UNE VISITE SURPRISE À VOLODIA TEITELBOIM DANS L’HÔPITAL DE L'UNIVERSITÉ CATHOLIQUE DU CHILI

SANTIAGO du CHILI. -La Présidente Michelle Bachelet s’est rendu à l'Hôpital Clinique de l'Université Catholique pour visiter l'écrivain et l'ex-leader du Parti communiste (PC), Volodia Teitelboim, qui reste interné dans un état grave dans l'Unité de Soins Intensifs de l'enceinte de santé.

La voiture de la Présidente est arrivée sur le lieu accompagné de ses gardes du corps, au même moment où le sénateur radical Nelson Ávila parlait à la presse.

Rapidement, Bachelet est descendue de l'automobile qui l’a déposée à l'hôpital par rue la Lira, où ont défilé une série d'hommes politiques et les personnalités du pays qui ont visité l'ex-secrétaire général du PC, atteint d'une infection respiratoire, qui a dérivé en problèmes rénaux.

La visite de la Chef d'État a surpris les autorités de l'établissement, puisqu'elles n'avaient pas disposé des mesures spéciales de sûreté au moment de son arrivée.

La Gouvernante avait publiquement reconnu ce matin Teitelboim pour son travail en faveur des travailleurs, après l'avoir catalogué comme "grand lutteur".

« Qui est aujourd’hui malade, dans une situation critique. Nous serons attentifs, en exprimant notre affection, et notre soutien moral, à la famille et à son Parti, parce que nous entendons que c'est une situation qui nous attriste tous »", a-t-elle assuré.

samedi, janvier 26, 2008

DÉCOUVERTE DE LA GALAXIE LA PLUS ÉLOIGNÉE DE L'UNIVERS


Santiago

La galaxie la plus éloignée de l'univers connue à ce jour a été découverte par une équipe internationale d'astronomes qui l'ont localisée grâce à la lumière émise au moment de sa formation il y a 12,5 milliards d'années, a annoncé jeudi à l'AFP un astronome chilien.


Située à 240 milliards d'années lumière de la Terre, cette galaxie, baptisée A1689zD1, ouvre un nouveau champ de recherches aux scientifiques qui étudient le processus de création de l'univers.

«En étudiant les galaxies les plus éloignées, on peut comprendre le processus de formation d'une galaxie et les assemblages de la matière de l'univers alors qu'il était en train de naître», a expliqué l'astronome de l'Université catholique du Chili, Leopoldo Infante, membre de l'équipe scientifique à l'origine de cette découverte.

«Ce que nous observons aujourd'hui, c'est la lumière émise alors même que la galaxie (A1689zD1) était en train de se former, ce qui nous offre de l'information sur ce moment de formation et nous permet de le recréer. Mais la galaxie est probablement déjà morte», a-t-il précisé.

Avec sa collègue Veronica Motta de l'Université de Valparaiso, M. Infante a rejoint l'équipe de recherches de ce projet international, dirigée par le docteur Larry Bradley de l'Université John Hopkins, aux États-Unis, il y a cinq ans.

A1689zD1 présente une masse qui ressemble à celle de la Voie lactée, mais d'une taille un peu peu inférieure, selon le chercheur qui précise qu'elle est pauvre en métal et présente une composition chimique très basse.

«Nous pouvons regarder le passé, suivre le cours de l'histoire propre à la formation des galaxies», a souligné M. Infante.

Les télescopes Hubble et Spitzer de la Nasa, tous deux en orbite, ainsi que le très puissant télescope de l'observatoire Paranal, dans le nord du Chili, qui appartient à l'European Southern Observatory (ESO), ont scruté l'univers et rapporté les images ayant notamment permis de mener à cette découverte.

La formation de A1689zD1 aura suivi d'à peine un milliard d'années l'explosion initiale dite du «Big Bang», qui serait à l'origine de la formation de l'univers il y a quelque 13,7 milliards d'années.

Agence France-Presse

jeudi, janvier 24, 2008

Visite officielle et critiques au programme du couple héritier au Chili


Le prince héritier Haakon et sa femme la princesse héritière Mette-Marit doivent se rendre, en compagnie de quelques hauts représentants Norvégiens, au Chili cette semaine. Lors de ce déplacement, ils vont certainement devoir faire face à des critiques exprimées à l’encontre de quelques grandes entreprises norvégiennes implantées dans le pays.

Cette visite officielle du couple princier au Chili a notamment pour objectif de favoriser l’émergence de nouveaux liens économiques entre ce pays d’Amérique du sud et la Norvège. La population locale se montre toutefois très mécontente des pratiques d’au moins deux groupes norvégiens installés dans le pays.

Haakon et Mette-Marit doivent entre autres se rendre dans les locaux de Marine Harvest, le plus grand producteur mondial de produits de la mer, dirigé par l’homme d’affaires John Fredriksen. Or, cette multinationale fait l’objet de sévères critiques de la part des leaders syndicaux, au Chili comme en Norvège.

D’après ses détracteurs, Marine Harvest ne fait rien pour lutter contre les mauvaises conditions de travail dont souffrent ses ouvriers et les dissuade de rejoindre des syndicats à l’aide de menaces. La confédération norvégienne des syndicats (Landsorganisasjonen i Norge, LO) vient d’ailleurs de rendre public un rapport sur les pratiques de Marine Harvest et d’une autre grande multinationale norvégienne du secteur de la mer, Cermaq. Ce rapport a été officiellement transmis au Ministère des affaires étrangères norvégien.

Marine Harvest a connu ces derniers temps d’importantes pertes de ses récoltes de fruits de mer, notamment en raison de maladies sévissant dans ses fermes à saumons. Aussi bien les défenseurs du saumon sauvage que des associations de défense de l’environnement accusent cette firme d’utiliser des méthodes d’élevage industriel nuisibles pour la faune et la flore.

La réaction de Marine Harvest ne s’est pas faite attendre. La multinationale norvégienne affirme que le rapport de LO est improductif et s’appuie sur des arguments très mal documentés. Le porte-parole de Marine Harvest, Arne Hjeltnes, souligne de plus les liens étroits qu’entretient la direction de l’entreprise avec ses organisations syndicales. De son côté, LO défend son rapport en affirmant que les allégations qu’il contient font suite à de nombreux entretiens avec des sources sûres au Chili.

Une autre entreprise norvégienne fait également l’objet de sévères critiques dans le sud du Chili en ce moment. SN Power a provoqué la colère de groupes de travailleurs natifs du pays avec son projet de construction d’une usine hydroélectrique.

Les représentants de ces entreprises et le ministre norvégien de l’économie et de l’industrie, Dag Terje Andersen, s’attendent à subir de nombreuses critiques lors de leur participation à une conférence sur la santé des poissons. Personne ne sait toutefois encore s’ils devront aussi faire face à des manifestations organisées à l’occasion de leur venue.
Info/ traduction @ Kristalina

LE GOUVERNEMENT CHILIEN VA-T-IL LAISSER MOURIR PATRICIA TRONCOSO ?



La Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme (FIDH) est extrêmement préoccupée par la situation de Patricia Troncoso Robles, prisonnière politique Mapuche, actuellement dans un état de santé critique. Patricia Troncoso a entamé une grève de la faim le 10 octobre 2007. Elle entend dénoncer ainsi les détentions et procès fondés sur l’application abusive de la Loi Antiterroriste et demander l’arrêt de la répression à l’encontre des communautés Mapuche. Patricia Troncoso entame aujourd’hui son 107ème jour de grève de la fin et sa santé se détériore gravement.

Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH réagit : “Nous sommes indignés de voir que, bien que Patricia Troncoso soit sur le point de mourir, le gouvernement continue à exprimer son mépris à son égard et à celui de son peuple. Le gouvernement légitime la répression en invoquant l’”ordre public” alors même que les Mapuche ne font que demander le respect de principes de base du droit international et régional des droits de l’homme. L’application de la Loi Antiterroriste est disproportionnée et viole le droit à un procès équitable. L’attitude du gouvernement chilien met en évidence la discrimination profonde qui subsiste au Chili contre les peuples indigènes, y compris parmi les plus hautes autorités du pays”.

La FIDH considère que le traitement réservé à Patricia Troncoso est contraire au droit international et régional des droits de l’homme qui interdit les traitements inhumains et dégradants et protège le droit à la vie. Le 15 janvier, Patricia Troncoso a été transférée depuis la ville de Temuco vers l’Hôpital de Chillán, contre sa volonté et en dépit des recommendations médicales qui étaient de la transférer vers la capitale. L’équipe médicale de la Gendarmerie l’oblige à cesser sa grève de la faim en lui injectant, de force, des aliments. Les autorités la maintiennent en isolement total, interdisant à sa famille de lui rendre visite. Elles ont même refusé, dans un premier temps, le contact sollicité le 16 janvier par la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme.

La FIDH demande au gouvernement de mettre un terme à cette situation d’isolement et à respecter les droits du peuple Mapuche. La FIDH exhorte le Gouvernement de Michelle Bachelet à accéder à la demande de Patricia Troncoso de lui octroyer un droit de sortie dominical. Patricia Troncoso remplit les conditions requises par la règlementation pénitenciaire pour bénéficier de cette sortie périodique. La FIDH appelle le Gouvernement chilien à entamer, sans plus tarder, un véritable dialogue avec les prisonniers Mapuche condamnés sur la base de la Loi Antiterroriste. La FIDH réitère également sa demande de révision de leurs condamnations, contraires au droit international, et demande, qu’entre-temps, la liberté leur soit immédiatement accordée.

Madame la Présidente, entre vos mains se trouve non seulement la possibilité de sauver la vie de Patricia Troncoso, mais également celle de répondre, par la voie du dialogue, aux demandes légitimes du peuple Mapuche. La position actuelle du gouvernement ternit l’image de la démocratie chilienne, c’est pourquoi nous attendons de votre part une réaction appropriée. Les droits fondamentaux doivent primer sur les intérêts économiques.

mercredi, janvier 23, 2008

MISE EN EXAMEN POUR LA MORT DE MATÍAS CATRILEO


Photo Carlos Padilla

Dans un jugement partagé la Cours Martiale a confirmé le procès qui pèse sur le Carabinier (police militarisé) Walter Ramirez (30 ans). Il a été mise en examen pour l'utilisation de violence inutile avec résultat de décès de l'activiste mapuche Matías Catrileo.  Dans la photo mapuche et sympathisants dans l'attente du jugement de la Cours Martiale à Santiago du Chili.

Bougez pour les Mapuches





Protesta Mapuche face au Palais de La Moneda à Santiago, Photos José Molina

Ce vendredi, une manifestation est organisée devant l'ambassade chilienne pour soutenir la cause des prisonniers d'opinions Mapuche. ICRA transmet l'appel du Collectif de solidarité avec le peuple Mapuche en Belgique. Le même jour, conférence débat sur les changements en Bolivie. [22 Janvier 2008]

À l’opinion publique Belge
Après 17 ans, les gouvernements successifs de transition à la démocratie, n’ont pas réussi à changer l’héritage institutionnel de Pinochet et ont laissé la porte grande ouverte aux multinationales. Le territoire Mapuche, peuple originaire du Chili, continue à être spolié au bénéfice des entreprises. La résistance (récupération des terres) est criminalisée et réprimée en utilisant la loi anti-terroriste dictée pendant la dictature.
Aujourd’hui, le peuple Mapuche est sauvagement réprimé : SES dirigeants emprisonnés SON territoire militarisé
Un « comando » paramilitaire est réactivé avec l’objectif de provoquer des attentats contre les communautés mapuches.
Pour dénoncer cette répression, les prisonniers politiques Mapuches ont réalisé la plus longue grève de la faim de l’histoire du Chili. Patricia Troncoso a dépassé les 100 jours de grève, elle est au seuil de la mort. Elle est en isolement et interdite de rencontrer sa famille et les institutions des Droits de l’Homme.
Inflexible, le gouvernement de Madame Bachelet n’a pas donné de réponse à ces revendications légitimes.
Nous, le Collectif de solidarité avec le peuple Mapuche en Belgique, demandons :Une réponse immédiate à la situation d’urgence de Patricia Troncoso.
La libération de tous les prisonniers politiques mapuches, la révision de leurs procès et l'application des accords internationaux en matière de droits des peuples indigènes.
La fin de l’occupation militaire de leurs territoires; la fin de la situation de conflit permanent et des mesures arbitraires de la police avec des contrôles et des perquisitions, qui ont déjà fait de nombreux blessés et trois morts.
La dérogation de la loi antiterroriste et le respect du droit international concernant les peuples indigènes et spécialement la convention 169 de l'OIT.

Seule votre solidarité aidera à rendre justice à nos frères Mapuches

Rassemblement de soutien à la lutte du Peuple Mapuche
Vendredi 25 Janvier à 17h
Ambassade du Chili Rue des Aduatiques, 1061040 - Bruxelles

La Chine supplante les Etats-Unis et devient le plus grand exportateur à destination du Chili

La Chine est venue supplanter les Etats-Unis en 2007 comme le plus grand exportateur à destination du Chili, selon des statistiques publiées par les autorités douanières.

Selon les chiffres, le volume des exportations a connu une augmentation de 14,7% en 2007, soit une valeur totale de 65 484 milliards de dollars, tandis que les exportations vers la Chine sont estimées à 10 172 milliards de dollars, occupant 15,5% de ses exportations totales, la Chine est devenue ainsi sa plus grande destination pour les exportations.

Parallèlement, la Chine est devenue le deuxième plus grand pays d'importations, justement dernière les Etats-Unis en dépassant l'Argentine et le Brésil, ont ajouté les statistiques. Les entrepreneurs chiliens ont attribué la croissance rapide du commerce Chili-Chine à l'accord de libre échange avec la Chine qui a pris effet en 2006.

Cristian Garcia Lorca, président de l'Association du commerce Chili-Chine, a dit à Santiago qu'il existait encore des possibilités pour davantage de croissance en dépit de l'augmentation rapide. Les hommes d'affaire chiliens aussi doivent faire des efforts collectifs pour diversifier les exportations du pays vers la Chine.

mardi, janvier 22, 2008

Déclaration de Patricia Troncoso à son 100ème jour de grève de la faim

«A mon peuple mapuche aimé et à tous les peuples exploités et opprimés»

«Je suis ici et continue de me battre contre l’état oppresseur… tout comme vous. Chaque jour et chaque nuit, non avec ma force si non qu’avec la force et le courage que vous me donnez.

Chers frères de quoi nous accusent-ils ?

De quoi sommes nous coupables ?

Nous avons seulement cherché à obtenir justice, une justice que l’envahisseur nous a toujours nié.

De quoi nous accusent-ils donc ?

De ne pas céder face à leur arrogance qui aujourd´hui, une fois encore, nous frappe, nous assassine, et nous incarcère. Aucun d’entre nous n’a perdu la mémoire. Chacun d’entre nous a résisté, tout au long des années, à l’exploitation et aux expulsions.

Chacun d’entre nous continu d’écouter au fond de lui, la voix de son grand père, de sa grand-mère, qui nous ont conté comment se sont passés les saccages.

Chacun d’entre nous, a, aujourd’hui un motif pour continuer à lutter et pour résister, avec le courage des vieux combattants, avec leur loyauté, leur vaillance, et aussi, leur sagesse.

Chacun d’entre nous est responsable, responsable de la défense de tous ceux qui généreusement luttent pour appuyer le peuple mapuche, les communautés et le peuple pauvre et exploité. Amis, continuons d’avancer, plus unis que jamais pour défendre nos droits à la terre et la liberté.

Courage mes frères, courage mes soeurs.

Où il y a des coligues, des coligues naîtront, si un tombe, dix se lèveront…..»

AMULEPE TAIÑ WEICHAN MARRICHIWEU

Patricia Troncoso, hôpital de Chillan, 20 janvier 2008

Source : Réseau d'Information et de Soutien au Peuple Mapuche

MAPUCHE : Rapport de l’assemblée des droits de l’homme du Chili, confirme la répression de l'état chilien

Drapeaux Mapuche

«On vit, ici, dans les mêmes conditions que vivait le chili durant les années de dictature, nous sommes face à une situation terrifiante» déclare la commission des droits de l’homme du chili.

L’assemblée des droits de l’homme du chili« On vit, ici, dans les mêmes conditions que vivait le chili durant les années de dictature, nous sommes face à une situation terrifiante" déclare la commission des droits de l’homme du chili.
Après quatre jours dans le sud du pays et visitant des communautés mapuches de la région d’Ercilla et Vilcun, une délégation spéciale composée de membres de l’assemblée des droits de l’homme du chili a émis des conclusions qui ne sont guère réjouissantes.


Perquisitions illégales, tortures, montages et encerclements policiers, surveillance permanente, téléphones sur écoute, et harcèlements constants sont les pratiques qu’avaient dénoncé les mapuches de la zone et qu’ont pu constater, in situ, les membres de la comissión.

Lorena Pizarro, présidente de l’association des familles de détenus disparus, a déclare «c’est horrifiés et terrorisés que nous avons pu observer que l’on vit, ici, dans les mêmes conditions que vivait le chili durant les années de dictature, nous sommes face à une situation terrifiante»

La dirigeante a expliqué que parmi les pratiques les plus habituelles, on dénombre les perquisitions et détentions injustifiées, elle a ajouté “dans les zones où vivent les communautés la situation est aberrante, on y voit d’immenses poteaux avec des cameras plantés au milieu des champs et qui surveillent, des antennes qui permettent d’intercepter les téléphones et les moyens de communication".


Pizarro a déclaré : «c’était tellement impressionnant quand j’écoutais les frères mapuches, je me souvenais de tous les témoignages que nous devions donner vers l’extérieur, durant les années de dictature, essayant d’expliquer et sentant que nous étions toujours désemparés pour faire comprendre une telle brutalité »
Le groupe d’observateurs est composé par des membres de l’association des familles de détenus disparus, de l’association des familles d’exécutés politiques, de l’association ONG Action, de l’association nationale d’ex prisonniers politiques, de la commission éthique contre la torture et de l’avocat des droits de l’homme Hugo Gutiérrez.

Le commando Trizano réapparaît

Et pour rendre la situation encore plus tendue, au conflit actuel, aujourd’hui s’ajoute le retour sur la scène publique du commando Trizano, groupe para militaire de la région de l’Araucanie, qui samedi dernier, a déclaré au journal « Austral de Temuco », sa réactivation officielle, pour contrecarrer le conflit mapuche.

Ce groupe a surgit dans les années 2000, durant le conflit entre les agriculteurs, les entreprises forestières, les centrales hydroélectriques et les mapuches. « Trizano nous rappel la CNI ou la DINA. Des commandos civils qui se déplacent en toute impunité, qui tirent en l’air, ne tuent pas, mais laissent derrière eux des blessés, et frappent» a déclaré Pizarro.

«Bien que l’on ne sache pas qui ils sont et qui les dirigent, une analyse logique nous permet d’affirmer que se sont les entreprises forestières et les latifundistes» a conclut Lorena Pizarro.

Face à tout ce que la commission a vu, Pizarro a déclaré “ c’est la lutte du peuple mapuche que nous appuyons et à laquelle nous nous joignons, mais ce sont eux qui déterminent ce qu’il faut faire. Ce que nous allons faire, maintenant, c’est dénoncer la permanente violation des droits de l’homme de la part de l’état chilien et nous exigerons que se termine la militarisation de la zone»

Patricia Troncoso, surprise de l’équipe médicale nommée par le gouvernement
Face à la situation de Patricia Troncoso, en grève de la faim depuis plus de trois mois, Luis Ravanal, médecin qui fait partie de l’équipe médicale qui a examiné la militante mapuche entre les 12 et 13 janvier, a exprimé sa très grande surprise quant au transfert de Patricia vers l’hôpital de Chillan, mardi dernier.


Selon lui, on pouvait supposer que les recommandations de l’équipe médicale, nommée par le gouvernement, seraient respectées, et ces recommandations indiquaient le transfert de Patricia, dans un premier temps à Temuco, puis à Santiago. «Mais c’est par voix de presse que nous avons découvert qu’elle a été transférée à Temuco dans un hôpital qui présente les mêmes caractéristiques que celui de Temuco, c’est à dire un hôpital qui ne garantie aucune de nos recommandations médicales, comme de lui porter la plus grande attention en ce qui concerne le diagnostic, et qu’elle soit évaluée par des professionnels de très haut niveau académique et sous control permanent.»

Face à cette situation, il a ajouté, « qu’il n’a reçu aucune explication et que, y compris le directeur de l’hôpital de Temuco a été aussi surpris que lui par la décision, qui selon lui n’a aucun caractère médical, mais qui émanait obligatoirement des autorités politiques»


Après les examens pratiqués sur Troncoso, les conclusions sont très compliquées, elle est maintenant en danger de mort, suite à sa grève de la faim. Le diagnostic signale : “ De plus, en cette période la prolongation de ces conditions signifie inéluctablement un progressif et plus grand risque de mort, risque qui deviendra très critique une fois épuisées les réserves en calories et protéines". «Sont prévues des lésions irréversibles, résultats des décompressions cardiovasculaires, neurologiques, rénales, et de nature infectieuse, pour toutes ces raisons il est impossible d’estimer avec certitude le temps nécessaire pour que la patiente entre en état critique avec un risque mortel imminent »Face à cette situation, Ravanal en a appelé «à l’humanité de ceux qui ont entre leurs mains le pouvoir de freiner cette grève de la faim».


Demandes adressée au gouvernement

Pour sa part, Margarita Cayupi, dirigeante du bureau des affaires indigènes de la Granja, a déclaré que la situation de la militante mapuche “ est due à l’obstination de l’état, raison pour laquelle nous sommes solidaires de Patricia et de ses revendications, nous exigeons une amnistie présidentielle pour ce qui concerne les prisonniers politiques mapuches". Elle a de plus précisé, « nous exigeons l’approbation de l’accord 169 de l’OIT, sans déclaration intempestive, ni réserve, de telle manière que puisse s’établir au chili un seuil minimum pour les droits des peuples originaires" (allusion au vote du sénat qui approuve l’accord de l’OIT mais en introduisant de nombreuses réserves et le rappel que tous les habitants du Chili sont Chiliens NDT). Margarita Cayupi a terminé sa déclaration en indiquant « nous exigeons l’adoption immédiate de moyens qui permettent de sortir de l’immobilisme actuel en ce qui concerne les politiques indigènes et que soit mise en place une gestion efficiente qui assure la participation effective des peuples concernés par les dites politiques»


Source el gong et Claudia Urquieta Cavaría, journal El Mostrador Author:CAPMA

lundi, janvier 21, 2008

Le mort se relève de son cercueil lors de la veillée funèbre



Une drôle de veillée funèbre s'est déroulé dans le petit village chilien d'Angol : un octogénaire s'est relevé de son cercueil, sous le regard effaré de ses proches qui étaient en train de le pleurer.


Les membres de la famille de Feliberto Carrasco, un retraité de 81 ans, étaient convaincu que sa dernière heure avait sonné, après qu'on eût découvert son corps inanimé et froid. Sans prendre le soin d'appeler le médecin pour constater le décès, ils avaient contacté une société de pompes funèbres, avant de le parer de son plus beau costume pour l'enterrement.


"Je ne pouvais pas le croire. J'ai pensé que je me trompais et j'ai fermé les yeux", raconte son neveu Pedro en relatant l'événement au quotidien Ultimas Noticias, dans son édition de dimanche. "Quand je les ai réouverts, mon oncle était en train de me regarder. Je me suis mis à pleurer".
De son côté, le "miraculé" a affirmé n'avoir senti aucune douleur, se contentant de réclamer un simple verre d'eau.

Les radios locales ont aussi surpris leurs auditeurs après avoir dû rectifier l'avis de décès, prématurément annoncé.

dimanche, janvier 20, 2008

Découverte d’une très jeune exoplanète

A gauche, l'exoplanète 2M 207 - ©ESO/VLT/NACO

A ce jour, les astronomes du monde entier ont découvert plus de 270 exoplanètes. Tandis que le satellite Corot continue sa quête des autres «terres», une équipe internationale vient de découvrir un «bébé» exoplanète dans la constellation de l’Hydre…

Le satellite franco-européen Corot cherche des exoplanètes depuis maintenant un an. Deux planètes géantes, Corot 1 et Corot 2, ont déjà été trouvées, par la méthode dites des transits : lorsque ces planètes passent devant leur étoile, elles provoquent une mini éclipse, détectée et mesurée précisément par le satellite. Techniquement, le satellite répond parfaitement aux exigences de sa mission, et pourtant la moisson apparaît plus faible que prévue : c’est que la confirmation de ses découvertes, réalisée par de grands télescopes, est moins aisée et moins rapide que ne l’espéraient les chercheurs. Cela dit, de nouvelles annonces sont attendues par les scientifiques de l’équipe Corot dans les semaines à venir… En attendant Corot, une équipe allemande vient d’annoncer une belle découverte, dans la constellation de l’Hydre : l’étoile TW Hydrae est accompagnée par une très jeune exoplanète, âgée de moins de dix millions d’années. Les astronomes allemands ont utilisé le télescope de 2,2 m de l’observatoire européen de La Silla, au Chili, pour détecter ce « bébé » planète, situé à 180 années-lumière de la Terre. TW Hydrae est une très jeune étoile : elle est encore entourée d’un disque de gaz et de poussières, les débris de sa genèse, qui s’agencent autour d’elle. Sans doute d’autres planètes sont elles entrain de se former aux parages de cette étoile, qui reste en ligne de mire des chercheurs.

vendredi, janvier 18, 2008

Nouvelle attaque de Chupacabra au Chili

Le Chupacabra est une légende vivante en Amérique du Sud, une créature que les passionnés d'OVNI croient liée aux extra-terrestres. Même si les théories les plus étranges circulent, la créature elle-même existe bel et bien...

Son nom signifie "suceur de chèvres". Cette créature est en effet la plaie des éleveurs, qui retrouvent leurs chèvres mortes, deux trous au niveau du cou et plus une seule goutte de sang dans le corps. L'affaire peut sembler sortir tout droit d'un film mais les habitants du Chili n'en rient pas du tout, bien au contraire...

Margarita Ugalde n'oubliera pas sa rencontre avec la créature, ô que non!

Agricultrice à Recreo de Vina del Mar, elle est réveillée à 4 heures du matin par un bruit sourd sur le toit. Elle ne rêve pas, quelque chose semble s'être posé en volant et marche sur son toit ! Elle sort timidement dans sa cour de derrière et ce qu'elle y vit lui glaça le sang. Une créature d'environ 1 mètre de haut, avec des ailes, des plumes et l'apparence d'un nain dira t-elle. Ses empreintes étaient celles d'une chèvre, comme l'ont affirmé tous les témoins.

Le "Chupacabra" tuera 7 volailles. Toutes montrent deux trous sur le corps et ont été vidées de leur sang. Qui est donc ce Chupacabra ? Un animal encore inconnu? Une créature de légende? La seule chose dont on est sûr, c'est que ces attaques sont monnaie courante en Amérique du Sud et que les pauvres paysans frappés par cette créature, sont bien trop simples pour imaginer des canulars de la sorte!

LE CHILI RAPPORTE SA PREMIÈRE INFECTION AU VIRUS HANTA DE L'ANNÉE 2008


SANTIAGO, 17 janvier (Xinhua) -- L'Institut de la recherche de la santé publique chilienne a confirmé jeudi son premier cas d'infection au virus Hanta de l'année 2008, d'un paysan dans la province de Ñuble dans le centre du Chili.

Ce paysan, 39 ans, hospitalisé actuellement et dans un état critique, a dû être infecté lors du nettoyage d'un magasin, selon ses propos.

Les statistiques du ministère chilien de la Santé ont montré qu'il y avait 43 cas d'infection au virus à travers le Chili l'année dernière, dont 14 morts par rapport à cinq morts sur 10 cas en 2006.

Hanta est un virus transmis à l'humain par un rongeur à travers l'air ou au contact d'excréments. Le virus a été détecté la première fois au Chili en 1995.

Stephen Hawking reçu à La Moneda


Photo EFE

La Présidente Michelle Bachelet reçoit le Physicien britannique Stephen Hawking dans le Palais de La Moneda à Santiago du Chili. Mme Bachelet a offert à Hawking le livre «Las Caracolas» (Les Conques) de Pablo Neruda.

Ce livre est basé sur les collections de Conques du poète qui fut un malacologue et conchyliologue éclairé.


La malacologie est la branche de la zoologie consacrée à l'étude des mollusques. Une subdivision de la malacologie, la conchyliologie, est consacrée à l'étude des mollusques à coquille.

Le préfixe du mot est dérivé du latin concha (qui signifie coquillage mais aussi récipient en forme de coquillage) lui-même dérivé du grec konkhê (désignant toutes sortes d'objets ayant une analogie de forme). L'on retrouve la même origine dans le mot conque.

Stephen Hawking a visité La Moneda en compagnie de sa femme Judith, et de son collègue et ami le Physicien chilien Claudio Bunster.




Suite...Incendie de la colline La Cruz à Valparaiso


Photo René Lescornez

Dans la Paroisse du Sacré-Coeur de Valparaiso au Chili se sont déroulé les funérailles de Patricia Valenzuela Salazar, jusqu'à présent la seule victime mortel de l'incendie dans la Colline La Cruz.

À la cérémonie, ont assisté environ 800 personnes. Les restes ont été transférés au Cimetière 3 de Playa Ancha, lieu où ils ont été enterrés.


Église Catholique regrette les «politiques inadéquates » dans le conflit mapuche

Alejandro Goic, Président de la Conférence Épiscopale

Église Catholique chilienne regrette les «politiques inadéquates » dans le conflit mapuche et alerte sur le «symptôme alarmant »

RANCAGUA. - À travers une déclaration intitulée « La paix dans l’Araucanie, fruit de la Justice » l'Église a regretté les « politiques qui se sont démontrées inadéquates » et effectue une mise en garde face aux « mesures de force » qui constituent un « symptôme alarmant » dans « les violents épisodes dans la zone de l'Araucanie ».

Dans le texte, lu dans la ville de Rancagua par Monseigneur Alejandro Goic, Président de la Conférence Épiscopale, l'Église Catholique affirme percevoir « que la situation est hautement complexe, dans la mesure où elle passe dans un contexte d'ignorance, préjugés et discrimination vers les indigènes ».

En ce sens, Monseigneur Goic souligne que le conflit a vécu « une instrumentalisation par des personnes étrangères à cette réalité qui obstruent les accords avec agitation et violence ».

«Regrettablement la préoccupation par le peuple mapuche que de vastes secteurs de citoyens disent manifester, se contredit avec un effort réel pour écouter la voix de ses dirigeants représentatifs et pour les comprendre dans leur propre culture», ajoute la déclaration.

« Solutions réelles »

Le président de la Conférence Épiscopale a valorisée la volonté exprimée par le Gouvernement, en créant le comité interministériel pour donner solution au conflit. Il a dit confier que sa tâche puisse dériver dans « des solutions réelles aux demandes des Communautés mapuche, de même que les personnes et les entreprises qui ont été victimes d'une violence irrationnelle que ne conduit à rien».

Il a également exprimer sa préoccupation par la situation que vit l'activiste mapuche Patricia Troncoso Robles, qui maintient une grève de la faim depuis plus de 90 jours, avec d’autres activistes mapuche.

Dans le quatrième et avant-dernier point de la déclaration, ils soulignent que mettre en grave péril la vie pour appeler l'attention «n'est pas proportionnel au merveilleux don de la vie que le Seigneur nous a offert» ce pourquoi ils font appel «à la conscience chrétienne, de fille de Dieu et à la pétition de sa famille pour qu'elle suspende cette mesure».

Patricia Troncoso est transférée en avion à Chillan


Mercredi 16 janvier 2008 Patricia Troncoso est transférée en avion à Chillan. Alors que les manifestations de protestations sont de plus en plus nombreuses.

Vers 19 heures, un avion a atterrit sur l'aéroport de Chillan avec à son bord la prisonnière politique mapuche, Patricia Troncoso. Aux alentours de l'aéroport un groupe de sympathisants et de membres de la famille de Patricia ont exprimé leur rejet de cette décision. La militante mapuche qui va atteindre 100 jours de grève de la faim et a perdu plus de 25 kilos, a été transportée à Chillan suite à son internement à l'hôpital de temuco.

Le directeur du centre hospitalier a déclaré que Patricia a besoin d'un traitement à base de sérum et vitamines pour compenser sa décompression métabolique qui met en péril sa vie, il dit avoir discuté avec Patricia pour qu'elle suspende sa grève de la faim, mais la jeune femme maintient sa décision de n'ingérer aucun aliment jusqu'à ce que soit révisée sa situation pénale.

Les explications sont confuses sur les raisons du transfert de Patricia, coté gouvernement et vue la précarité de la santé de Patricia le transfert initialement prévu vers Santiago, a été remplacé par un transfert vers Chillan pour éviter d'autres complications médicales, du coté de la famille et des amis de Patricia la version est différente, puisque la famille de Patricia pense que ce transfert a pour objectif de renforcer l'isolement de la prisonnière, d'autres rumeurs enfin évoquent le choix de Chillan pour éviter qu'augmentent les manifestations à Santiago, qui sont déjà nombreuses, et certains disent que Patricia a été transférée à Chillan pour que sa famille arrive à la convaincre de déposer sa grève de la faim. Selon le directeur de la gendarmerie la militante mapuche est internée dans une salle spéciale et sous la vigilance des gendarmes. La famille critique cette décision disant que cet hôpital n'offre pas á la gréviste de la faim les conditions requises pour sa surveillance médicale.

Dans la capitale et les principales villes du pays les manifestations se multiplient, à Santiago cette nuit des barricades ont été levées dans différents quartiers populaires et les slogans des manifestants exigeaient la libération des prisonniers politiques mapuches, la fin de la militarisation de la zone et la libération de Patricia Troncoso. A Chillan, une nouvelle initiative a vue le jour, un groupe de sympathisants de la cause mapuche a installé un campement face à l'hôpital, demain vendredi, sont prévues de nombreuses veillées à Santiago et dans les principales villes du sud du chili.

Pour sa part, le sénateur du parti socialiste Alejandro Navarro a déclaré, aujourd'hui, 17 janvier, au journal la nacion "ils l'ont transporté à l`hôpital de Chillan pour l'isoler du mouvement mapuche de la neuvième région et aussi du mouvement mapuche de santiago. C'est incroyable que cette femme qui en est à son 97 ème jour de grève de la faim ait été dérivée vers cet hôpital, et plus encore quand l'argument de ce transfert est qu'elle serait plus proche de sa famille alors que les autorités ne donnent pas à sa famille un droit de visite. Si le ministre de l'intérieur est vraiment préoccupé pour la santé de Patricia il devrait la faire transférer á Santiago, parce qu'à Chillan il n' y a pas la technologie suffisante pour sa sécurité.

Le parlement mapuche de la région du Bio Bio, quant à lui pense, que ce qui importe au gouvernement c'est que ce transfert permette de réduire les convulsions politiques qui pourraient se générer face à une possible mort de Patricia, ce qui n'est pas exclue, raison pour laquelle il a prit contact avec le gouvernement pour exiger son transfert à Santiago et á protéger la vie de Patricia en acceptant de lui octroyer les bénéfices qui correspondent à tous les prisonniers.

En conclusion, le parlement mapuche a signalé : nous savons tous que si la loi pénale ordinaire avait été appliqué la peine aurait été de 5 ans de prison, deux résolutions de l'ONU signalent que les jugements ont été injustes et rechassent l'application de la loi antiterrorisme, Patricia aujourd'hui, devrait être libre.

http://www.mapuches.org/

jeudi, janvier 17, 2008

Incendie sur la colline La Cruz à Valparaiso

[Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

Photo René Lescornez
Un incendie de forêt s'est déclaré sur la colline de La Cruz sur les hauteur de Valparaiso (Chili) et a parcouru une vingtaine d'hectares de végétation. Un pompier a été grièvement blessé au visage.

Le sinsitre s'est rapidement propagé au quartier habité de Orchard où 75 habitations ont été menacées et parfois évacuées.

Le navigateur Guy Bernardin, en difficulté, arrive au Chili sain et sauf


Guy Bernardin le 8 septembre 2005 aux Sables-d'Olonne (AFP)
Le navigateur Guy Bernardin, 63 ans, à bord de son vieux gréement "Spray 2", a touché terre sain et sauf dans la nuit de mardi à mercredi, à Talcahuano, sur la côte pacifique chilienne (400 km au sud de Santiago), a-t-il indiqué à l'AFP par téléphone satellitaire.

Bernardin se trouvait en difficulté dans l'océan Pacifique depuis le début du mois de janvier, en raison notamment d'une fuite sous la carène de son deux mâts qui embarquait quelque 1.000 litres d'eau/jour et d'un état de grande faiblesse physique.

Il s'était résolu à faire cette escale imprévue au Chili lors de la 3e et dernière étape de son tour du monde en solitaire, sur les traces de Joshua Slocum, entre la Nouvelle-Zélande et les Sables d'Olonne (Vendée).

Le bateau (réplique du Spray de Slocum, 1er navigateur a avoir bouclé une circumnavigation en solitaire entre 1893 et 1895) et son capitaine ont été accueillis à Talcahuano par la Marine chilienne à la demande de la Marine nationale française.

A l'annonce des difficultés rencontrées par le navigateur originaire de Saint-Briac (Ille-et-Vilaine), l'amiral Alain Oudot de Dainville, chef d'état-major de la Royale, avait adressé un message à son homologue Commandant en chef de la marine chilienne, Rodolfo Codina Diaz, lui demandant, dans la mesure du possible, de porter assistance à Spray.

"Les marins chiliens sont très francophiles et francophones. Nombre d'entre eux sont passés par notre base de Cherbourg. C'est la solidarité normale des gens de mer", fait observer mercredi matin à l'état-major à Paris, le capitaine de vaisseau Olivier Beauchesne.

"Je suis fourbu mais soulagé. La mer m'a dicté sa loi. Les conditions de navigation, depuis mon départ de Nouvelle-Zélande, début novembre, ont été très dures avec des vents contraires", a déclaré à l'AFP Guy Bernardin qui venait de mouiller à l'entrée de la rade de Talcahuano, siège de la principale base navale chilienne.

"Un petit bâtiment chilien est venu m'accueillir en pleine nuit. Ils vont revenir ce matin pour me guider dans leur darse. Ils vont mettre Spray à sec pour réparer. Moi, je vais prendre une bonne douche bien chaude..", a-t-il ajouté.

Mais le vétéran des océans (il a fait l'équivalent de 16 fois le tour de la planète en course ou en croisière) a un regret: ne pas avoir pu doubler le mythique cap Horn pour la 8e fois de sa vie. "Le destin a décidé que cette fois, ma route ne passait pas par là. J'ai dû m'incliner. Mais c'était peut-être un avertissement, tant va la cruche à l'eau...".

Bernardin a déjà évité le pire à deux reprises en 1989 et 1990, en course, au large du Horn où il avait été secouru (déjà) par la marine chilienne.

En dépit du retard occasionné par cette escale imprévue, Guy Bernardin entend bien entrer dans le port des Sables d'Olonne au mois de juin prochain.

"Je vais vraisemblablement passer par le canal de Panama après cette escale qui ne devrait pas excéder une quinzaine de jours", envisage-t-il.

Puis ce sera (en Mars), cap sur la Floride et route vers la France à travers l'Atantique, mais en passant par le triangle des Bermudes.

Le triangle des Bermudes ? Là où, il y aura un siècle en 2009, disparu à jamais Joshua Slocum et son mémorable Spray. Le grand navigateur canadien avait 65 ans. Bernardin en a 63...

mercredi, janvier 16, 2008

Le Pérou porte son différend maritime avec le Chili devant la CIJ


Le gouvernement péruvien a présenté officiellement mercredi une requête devant la Cour internationale de Justice (CIJ) de la Haye concernant son différend maritime avec le Chili, a annoncé le président Alan Garcia.

L'ancien ministre de la Défense, Allan Wagner, a été chargé de défendre le dossier devant les instances internationales avec une équipe de juriste.

"Aujourd'hui nous entamons le long chemin pour obtenir une solution juste avec le Chili concernant les espaces maritimes", a déclaré le chef de l'Etat péruvien devant le parlement.

Le ministre chilien des relations extérieures, Alejandro Foxley, a déclaré mercredi soir à Santiago, "regretter profondément" cette décision, expliquant que la requête du Pérou "ignorait les traités en vigueur entre les deux pays et que les territoires (en question) se trouvaient indiscutablement sous souveraineté et juridiction chilienne".

Le Pérou réclame au Chili un espace maritime de près de 100.000 km2 sur l'Océan Pacifique à la frontière entre les deux pays. Selon Lima, la frontière devrait être représentée par une ligne partageant de manière égale l'angle formé par le côte péruvienne et chilienne.
Le Chili soutient que la ligne de partage doit être perpendiculaire à ses côtes comme cela a été défini par des accords en 1952 et 1954. Santiago estime que ces accords sont définitifs alors que les diplomates péruviens soutiennent qu'il ne s'agit que d'accords concernant des zones de pêche mais pas d'un traité frontalier.

Le Pérou a perdu une partie de son territoire au sud de Lima lors de la guerre de Pacifique contre le Chili en 1879.

Une décision de la CIJ pourrait prendre cinq à dix ans.