dimanche, décembre 09, 2012

8 DÉCEMBRE 1863. MARIE LAISSE GRILLER 2500 DE SES FIDÈLES DANS UNE ÉGLISE DE SANTIAGO DU CHILI.


« L'INCENDIE DE L'ÉGLISE DE LA COMPAGNIE DE JESÚS » LE 8 DÉCEMBRE 1863 À SANTIAGO DU CHILI.  LITHOGRAPHIE D'APRÈS UNE PHOTOGRAPHIE DE MYTHOS, PUBLIÉ DANS FRANK LESLIE'S ILLUSTRATED NEWS PAPER, WASHINGTON. COLLECTION PRIVÉE.

C'est l'incendie le plus meurtrier de tous les temps dans un lieu saint. Sans doute Dieu avait-il besoin de martyrs chiliens...



Le jésuite don Juan Ugarte est d'une nature enthousiaste. Et il a d'autant plus tendance à s'enflammer lorsqu'il qu'il s'agit de célébrer la Sainte Vierge à qui il voue un amour incandescent. Or, chaque année, du 8 novembre au 8 décembre, un exceptionnel festival lui est consacré dans la ville de Santiago du Chili. C'est un mois de célébration, de prières, de chants, de danses. Toutes les femmes, toutes les jeunes filles de la ville y participent avec ferveur, d'autant qu'elles sont toutes folles de la messe. Christine Boutin est, bien entendu, présente. 

Comme il est d'usage, le festival de 1863 s'achève par la célébration de la fête de l'Immaculée Conception dans l'église de la Compagnie de Jésus, devant 3 000 fidèles en extase. Surtout des femmes et des enfants. Tout le monde attend avec impatience les discours du père Ugarte et du nonce apostolique. Il y a tellement de monde qu'il a fallu fermer les portes de l'église pour éviter de mortelles bousculades. La nef est illuminée par 20 000 bougies et lampes à huile de paraffine. L'édifice brille de mille feux.