lundi, mars 23, 2020

CORONAVIRUS: AU CHILI PAS ENCORE DE CONFINEMENT GÉNÉRAL MAIS UN COUVRE-FEU

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AU CHILI, LE GOUVERNEMENT A CHOISI D'IMPOSER UN COUVRE-FEU 
POUR FREINER LA PROPAGATION DE L'ÉPIDÉMIE DE CORONAVIRUS, 
CE DIMANCHE 22 MARS. DES SOLDATS SONT EN 
PATROUILLE DANS LA CAPITALE SANTIAGO. 
PHOTO PABLO SANHUEZA REUTERS
Au Chili, le gouvernement a décidé ce dimanche 22 mars d'imposer un couvre-feu de 22h à 5h du matin heure locale, mais pas encore de confinement général. Plus de 630 cas de coronavirus ont été confirmés dans le pays, et un premier décès a eu lieu samedi. Une décision qui ne fait pas l'unanimité. Beaucoup d'habitants, en particulier le personnel soignant, la jugent insuffisante. 
 RFI
« Un confinement progressif », voici comment le président chilien Sebastián Piñera a résumé dimanche soir la stratégie de son gouvernement, rapporte notre correspondante à Santiago, Justine Fontaine. Quelques heures plus tôt, son ministre de la Santé avait annoncé la mise en place d'un couvre-feu dans tout le pays, après plusieurs autres décisions successives ces dix derniers jours : fermetures des écoles, des universités, des centres commerciaux, des cinémas et des frontières ; contrôles sanitaires à l'entrée et à la sortie de plusieurs villes du pays, ou encore interdiction des évènements de plus de 50 personnes…
CAPTURE D'ÉCRAN 


CAPTURE D'ÉCRAN 

Mais pas de confinement pour l'instant, malgré les appels répétés de la société civile en ce sens. Le syndicat des médecins, d'abord, qui souhaite l'application de cette mesure pour les villes les plus touchées, notamment la capitale. Une cinquantaine de maires de différentes communes du pays ont fait la même demande.

Et enfin les Chiliens ont lancé plusieurs concerts de casseroles depuis vendredi pour exiger eux aussi des mesures plus strictes. Une partie d'entre eux pense en effet que si le gouvernement actuel, proche des milieux d'affaires, refuse pour l'instant de mettre en place le confinement, cela serait pour des raisons davantage économiques que sanitaires.

Après cinq mois d'un mouvement de contestation sans précédent qui a fait plus de trente morts, le climat reste tendu au Chili. Jeudi dernier, les dirigeants des principaux partis du Parlement chilien ont décidé de reporter au 25 octobre le référendum constitutionnel initialement prévu en avril et destiné à apaiser la crise sociale.


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DESSIN MARCO DE ANGELIS
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