samedi, mai 16, 2026

JOSÉ ANTONIO KAST, LE PRÉSIDENT DU CHILI, VEUT OBLIGER LES ÉCOLES ET CENTRES DE SANTÉ À SIGNALER LES MIGRANTS IRRÉGULIERS

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LE PRÉSIDENT DU CHILI, JOSE ANTONIO KAST.
PHOTO MAYELA LOPEZ

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Le Figaro
José Antonio Kast, le président du Chili, veut obliger les écoles et centres de santé à signaler les migrants irréguliers / 
Le leader chilien, investi en mars dernier, s’est engagé pendant la campagne présidentielle à expulser les 340.000 migrants en situation irrégulière vivant au Chili.[
«Incitation à la délation / activité pas très catholique »]

Par Le Figaro avec l'AFP  Il y a 11 heures  

KK KASST
DESSIN BECS

le président du Chili, José Antonio Kast, veut contraindre les centres de santé, les écoles et autres institutions publiques à transmettre les données personnelles des migrants en situation irrégulière, une mesure qui a suscité vendredi des remous au sein de son gouvernement.


ROBIN DES BOIS DES RICHES
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► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Un projet de loi, qui doit être discuté au Parlement, vise à renforcer les procédures d'expulsion des sans-papiers, l'une des principales promesses de campagne du président chilien. La ministre de la Santé, May Chomali, a estimé que la mesure pose un problème de rupture de la confidentialité.

«Il s'agit d'informations fournies dans le cadre de soins de santé, protégées par le Code de la santé», a-t-elle déclaré à Teletrece Radio. «Nous allons défendre cette confidentialité», a-t-elle ajouté. Le sous-secrétaire à l'Intérieur, Maximo Pavez, a de son côté estimé que la mesure avait été mal interprétée et qu'elle vise uniquement à faciliter la collecte «d'informations pour localiser» les personnes visées par des poursuites judiciaires ou une décision d'expulsion.

«Cela ne réduirait pas la population en situation irrégulière, cela ne ferait que la rendre plus vulnérable»

Mais pour l'opposition, la proposition vise surtout à empêcher les migrants en situation irrégulière d'accéder aux prestations sociales et à les contraindre de quitter le pays. «Le fait d'avoir des enfants non scolarisés et une population privée de soins de santé serait très préjudiciable», a déclaré à l'AFP Juan Pablo Ramaciotti, directeur exécutif du Centre des politiques migratoires. «Cela ne réduirait pas la population en situation irrégulière, cela ne ferait que la rendre plus vulnérable».

Durant la campagne présidentielle, le leader ultraconservateur s'est engagé à expulser les 340.000 migrants en situation irrégulière vivant au Chili. Dès la première semaine de son mandat, il a entamé la construction de tranchées aux frontières nord du pays.


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