samedi, janvier 03, 2026

LE COMMUNIQUÉ DU VENEZUELA QUI ACCUSE LES ÉTATS-UNIS D’« AGRESSION MILITAIRE » : « LA TENTATIVE D’IMPOSER UNE GUERRE COLONIALE POUR FORCER UN “CHANGEMENT DE RÉGIME” ÉCHOUERA »

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DES MEMBRES DE LA GARDE PRÉSIDENTIELLE DANS LA RUE
PRÈS DU PALAIS DE MIRAFLORES, À CARACAS, SAMEDI 3 JANVIER 2026.
PHOTO CRISTIAN HERNANDEZ  

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Le Monde

International / Venezuela / Le communiqué du Venezuela qui accuse les États-Unis d’« agression militaire » : « La tentative d’imposer une guerre coloniale pour forcer un “changement de régime” échouera » / Le gouvernement de Nicolas Maduro a dénoncé, dans un texte que nous traduisons, des frappes américaines, samedi, après que plusieurs explosions ont été entendues à Caracas et dans d’autres villes du pays. Dans un communiqué diffusé samedi 3 janvier, quelques heures après que de lourdes explosions ont secoué la capitale du Venezuela, Caracas, le gouvernement de Nicolas Maduro a accusé, dans un communiqué, les États-Unis d’avoir bombardé le pays pendant la nuit. Nous traduisons ci-dessous l’intégralité de cette réaction: 
« SOUTIEN AU PEUPLE VÉNÉZUÉLIEN CONTRE L’AGRESSION DE TRUMP !»
RASSEMBLEMENT / PLACE DE LA REPUBLIQUE / 3 JANVIER 2026 / 18h
FLYER LA FRANCE INSOUMISE

Le Monde

« la République bolivarienne du Venezuela rejette, condamne et dénonce devant la communauté internationale la très grave agression militaire perpétrée par l’actuel gouvernement des États-Unis d’Amérique contre le territoire et la population vénézuéliens dans les localités civiles et militaires de la ville de Caracas, capitale de la République, et des États de Miranda, d’Aragua et de La Guaira. Cet acte constitue une violation flagrante de la Charte des Nations unies, en particulier de ses articles 1 et 2, qui consacrent le respect de la souveraineté, l’égalité juridique des États et l’interdiction du recours à la force. Une telle agression menace la paix et la stabilité internationales, en particulier en Amérique latine et dans les Caraïbes, et met gravement en danger la vie de millions de personnes.

L’INCENDIE QUI S’EST DÉCLARÉ À FUERTE TIUNA, LE PLUS GRAND COMPLEXE
MILITAIRE DU VENEZUELA, APRÈS UNE SÉRIE D’EXPLOSIONS
 À CARACAS LE 3 JANVIER 2026. STR / AFP

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais, en tentant de briser par la force l’indépendance politique de la nation. Ils n’y parviendront pas. Après plus de deux cents ans d’indépendance, le peuple et son gouvernement légitime restent fermes dans la défense de la souveraineté et du droit inaliénable de décider de leur destin. La tentative d’imposer une guerre coloniale pour détruire la forme républicaine du gouvernement et forcer un “changement de régime”, en accord avec l’oligarchie fasciste, échouera comme toutes les tentatives précédentes.

CAPTURE D'ÉCRAN

« Le gouvernement chilien exprime sa vive préoccupation et condamne les actions militaires des États-Unis au Venezuela et appelle à un règlement pacifique de la grave crise qui frappe le pays. / Le Chili réaffirme son attachement aux principes fondamentaux du droit international, tels que l'interdiction du recours à la force, la non-intervention, le règlement pacifique des différends internationaux et l'intégrité territoriale des États. / La crise vénézuélienne doit être résolue par le dialogue et le soutien du multilatéralisme, et non par la violence ou l'ingérence étrangère. »

Depuis 1811, le Venezuela a affronté et vaincu des empires. Lorsque, en 1902, des puissances étrangères ont bombardé nos côtes, le président Cipriano Castro a proclamé : “La plante insolente de l’étranger a profané le sol sacré de la patrie.” Aujourd’hui, avec le moral de Bolivar, Miranda et nos libérateurs, le peuple vénézuélien se soulève à nouveau pour défendre son indépendance face à l’agression impériale.

TRUMP ATTAQUE LE VENEZUELA ET KIDNAPPE MADURO ! / @MINTPRESS
DESSIN CARLOS LATUFF 


Le peuple dans la rue.

Le gouvernement bolivarien appelle toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans de mobilisation et à condamner cette attaque impérialiste. Le peuple vénézuélien et ses forces armées nationales bolivariennes, dans une fusion parfaite entre le peuple, l’armée et la police, sont déployés pour garantir la souveraineté et la paix. Simultanément, la diplomatie bolivarienne de paix portera plainte auprès du Conseil de sécurité de l’ONU, du secrétaire général de cette organisation, de la Celac [Communauté des États latino-américains et des Caraïbes] et du MNOAL [mouvement des non-alignés], exigeant la condamnation et la mise en cause de la responsabilité du gouvernement américain.

Le président Nicolas Maduro a ordonné que tous les plans de défense nationale soient mis en œuvre au moment et dans les circonstances appropriés, dans le strict respect des dispositions de la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela, de la loi organique sur les états d’exception et de la loi organique sur la sécurité de la nation.

À cet égard, le président Nicolas Maduro a signé et ordonné la mise en œuvre du décret déclarant l’état d’urgence sur tout le territoire national, afin de protéger les droits de la population, le bon fonctionnement des institutions républicaines et de passer immédiatement à la lutte armée. Tout le pays doit se mobiliser pour vaincre cette agression impérialiste.

De même, il a ordonné le déploiement immédiat du commandement pour la défense intégrale de la nation et des organes de direction pour la défense intégrale dans tous les États et municipalités du pays.

En stricte conformité avec l’article 51 de la Charte des Nations unies, le Venezuela se réserve le droit d’exercer sa légitime défense pour protéger son peuple, son territoire et son indépendance. Nous appelons les peuples et les gouvernements d’Amérique latine, des Caraïbes et du monde entier à se mobiliser dans une solidarité active face à cette agression impérialiste.

Comme l’a souligné le commandant suprême Hugo Chavez Frias, “face à toute nouvelle difficulté, quelle que soit son ampleur, la réponse de tous les patriotes… est l’unité, la lutte, le combat et la victoire”.

Caracas, le 3 janvier 2026. »

Le Monde

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m. trump, pirate des caraïbes 
IMAGE GÉNÉRÉE PAR CHATGPT

PRÉSERVATION. UN PLAN POUR FAIRE REVENIR LES GUANACOS DANS LA CORDILLÈRE DE LA CAPITALE CHILIENNE

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DEUX GUANACOS COURANT DANS LE DÉSERT DE L’ATACAMA, AU CHILI, EN 2022.
PHOTO JON G. FULLER

Courrier
international
Sciences et environnement Chili / Préservation. Un plan pour faire revenir les guanacos dans la cordillère de la capitale chilienne / Braconnage, perte d’habitat, chiens errants… Au Chili, la multiplication des dangers a fait chuter la population de guanacos, camélidés emblématiques de la cordillère des Andes. Pour y remédier, un programme de repeuplement vient d’être lancé dans la région de Santiago, raconte “El País”.

Courrier international  Lecture 3 min. Publié le 3 janvier 2026 à 11h52

El País Traduit de l'espagnol 

COURRIER INTERNATIONAL
Le guanaco pourrait bientôt faire son retour dans la cordillère de la capitale chilienne. C’est en tout cas l’objectif du projet de repeuplement de ces mammifères dans la région métropolitaine de Santiago. “Si l’on regarde l’histoire des peuples autochtones, que ce soit les Tehuelches ou les autres cultures chiliennes, [cet animal] a toujours été là. Aujourd’hui, on l’associe au nord du pays et à la Patagonie, mais on oublie trop souvent qu’il était bien plus facile d’en apercevoir dans toute la cordillère, il y a de cela trente à quarante ans”, rappelle Cristián Saucedo, directeur de la vie sauvage à la fondation Rewilding Chile, qui participe à cette initiative.

ENCLOS À GUANACOS DU PROJET DE REPEUPLEMENT.
FOTO FRANCO DAVICO

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Dans les montagnes de la capitale, la population de guanacos, espèce apparentée au lama, à la vigogne et à l’alpaga, ne dépasserait pas 300 et 400 individus éparpillés à l’état sauvage. C’est le mammifère terrestre le plus grand du pays, puisqu’il peut mesurer jusqu’à 2 mètres de long et peser jusqu’à 120 kilos. À l’époque précolombienne, la population totale de guanacos atteignait entre 30 et 50 millions d’individus sur le continent sud-américain. Or, on estime maintenant qu’il en reste moins de 5 %, dont 90 % sont regroupés en Argentine, et les 10 % restants (une population de 300 000 guanacos) au Chili, principalement en Patagonie.

Les initiateurs du projet de repeuplement ont annoncé, début octobre, que seize de ces camélidés ont été transférés dans des sanctuaires naturels qui serviront de centres de reproduction, avant d’être réintroduits dans les montagnes. C’est seulement la première étape du plan élaboré par un important réseau de collaborateurs de l’université du Chili, du Réseau de sanctuaires de la région métropolitaine de Santiago et de la fondation Rewilding Chile, sans compter le soutien d’administrations comme le gouvernement régional de Santiago.

Onze mois et demi de gestation

Le guanaco n’est pas en voie d’extinction, mais son repeuplement pourrait aider à préserver les écosystèmes fragiles qui dépendent en partie de sa présence, comme les plaines, les prairies et les zones humides, affirment les chercheurs qui ont participé au projet. Cristián Saucedo précise :

“Il ne s’agit pas de prendre le premier guanaco venu dans un élevage, de le relâcher dans la cordillère et de croiser les doigts pour que tout aille bien.”

“C’est un processus à long terme qui intègre des étapes bien précises”, insiste-t-il. Au point que les personnes derrière cette initiative assurent qu’elle est inédite. Le plan comprend cinq axes de travail, détaille Benito González, coordinateur du projet et enseignant-chercheur à l’université du Chili. Les voici : le contrôle des menaces qui pèsent sur la faune sauvage, la restauration des écosystèmes, la promotion du tourisme de découverte de la nature, le développement de l’éducation à l’environnement et l’approfondissement du plan de repeuplement à partir des centres de reproduction.

Benito González précise qu’à ce jour, les centres de reproduction comptent une dizaine de guanacos femelles, sachant que l’espèce est capable de mettre bas une fois par an, après une gestation de onze mois et demi. Par la suite, leur nombre devrait augmenter, avant qu’elles ne soient relâchées dans la nature, probablement dans cinq à six ans. “L’objectif à long terme, d’ici une vingtaine d’années, est que les vallées de la région métropolitaine comptent pour la plupart un millier d’individus chacune”, assure Benito González.

SPÉCIMEN DE GUANACO DANS LA CHAÎNE MONTAGNEUSE
CENTRALE DE LA RÉGION MÉTROPOLITAINE (CHILI).
FOTO FRANCO DAVICO

Reproduction en captivité

À ces actions s’ajoutent les mesures de conservation “in situ”, afin de protéger les guanacos dans leur environnement naturel, et celles “ex situ” [hors site], qui concernent la reproduction de ces animaux en captivité, avant qu’ils ne soient relâchés dans des zones stratégiques. Les chercheurs soulignent que le braconnage des guanacos et leur expulsion des zones de pâturage du bétail sont les deux causes principales de la chute drastique de leur population.

Mais ils alertent également sur une autre menace potentielle pour ces animaux au Chili : les chiens errants, qui sont tenus responsables de la baisse du nombre de guanacos dans le nord du pays.

Claudio Orrego, gouverneur de la région métropolitaine de Santiago, insiste sur le fait qu’il s’agit d’une espèce fondamentale pour la capitale chilienne :

“Le guanaco fait partie d’un écosystème plus complexe, qui nous accompagne depuis des années et des années.”

Il tient aussi à mettre en avant les progrès réalisés dans le plan de gestion de la cordillère, avant de conclure : “En somme, [cela revient à] reconnaître que Santiago ne saurait exister sans reconnaître le rôle clé de la montagne.”

Maolis Castro

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À CARACAS, LES HABITANTS SURPRIS EN PLEINE NUIT PAR DE FORTES EXPLOSIONS ET DES SURVOLS DE MISSILES

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DES HABITANTS ÉVACUENT UN IMMEUBLE SITUÉ PRÈS DU PALAIS
PRÉSIDENTIEL DE MIRAFLORES APRÈS DES EXPLOSIONS
À CARACAS, LE 3 JANVIER 2026.
PHOTO CRISTIAN HERNANDEZ / AP


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INTERNATIONAL / VENEZUELA / À Caracas, les habitants surpris en pleine nuit par de fortes explosions et des survols de missiles / Des explosions ont été entendues à Caracas et dans sa région dans la nuit de vendredi à samedi. Ces derniers mois, les États-Unis ont rassemblé une force militaire importante au large des côtes du pays caribéen pour lutter contre le narcotrafic.

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Par Service international Publié aujourd’hui à 10h09, modifié à 10h55  Temps de Lecture 3 min.

de fortes explosions et des bruits ressemblant à des survols de missiles ou d’avions ont été entendus peu avant 2 heures du matin (heure locale), samedi 3 janvier, à Caracas, et se sont poursuivis, ont rapporté les médias présents sur place. Des coupures de courant affectaient le ‍sud de la capitale vénézuélienne, où se ​trouve une importante base militaire. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montraient de multiples explosions dans la ville.

L’INCENDIE QUI S’EST DÉCLARÉ À FUERTE TIUNA, LE PLUS GRAND COMPLEXE
MILITAIRE DU VENEZUELA, APRÈS UNE SÉRIE D’EXPLOSIONS
 À CARACAS LE 3 JANVIER 2026. STR / AFP

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

La Maison Blanche et le Pentagone n’ont pas commenté les explosions ni les informations faisant état d’avions survolant Caracas, mais les chaînes de télévision américaines CBS News et Fox News ont cité des responsables anonymes de l’administration Trump confirmant l’implication de forces américaines dans ces opérations.

CAPTURE D'ÉCRAN

« Le gouvernement chilien exprime sa vive préoccupation et condamne les actions militaires des États-Unis au Venezuela et appelle à un règlement pacifique de la grave crise qui frappe le pays. / Le Chili réaffirme son attachement aux principes fondamentaux du droit international, tels que l'interdiction du recours à la force, la non-intervention, le règlement pacifique des différends internationaux et l'intégrité territoriale des États. / La crise vénézuélienne doit être résolue par le dialogue et le soutien du multilatéralisme, et non par la violence ou l'ingérence étrangère. »

Ces déflagrations surviennent en effet alors que Donald Trump a promis à plusieurs reprises de mener des opérations terrestres dans le pays caribéen. Sans détailler publiquement ses objectifs, il a fait pression sur ​le président vénézuélien, Nicolas Maduro, pour qu’il quitte le pays et il a affirmé que ses jours étaient « comptés ». Lundi, le président américain a déclaré qu’il serait « judicieux » pour Nicolas Maduro, qu’il accuse d’être à la tête d’un réseau de narcotrafic, de quitter le pouvoir.

DES IMAGES VIDÉO MONTRENT DE LA FUMÉE S'ÉLEVANT
APRÈS LES EXPLOSIONS SURVENUES SAMEDI À CARACAS,
AU VENEZUELA.CAPTURE D'ÉCRAN 
REUTERS
Le Venezuela a dénoncé samedi une « très grave agression militaire perpétrée par (…) les États-Unis », et a décrété l’état d’exception. Selon un communiqué du gouvernement, des frappes ont eu lieu « dans les localités civiles et militaires de Caracas et les États de Miranda, Aragua et de La Guaira autour de Caracas ». « Une telle agression menace la paix et la stabilité internationales (…) et met gravement en péril la vie de millions de personnes », assure Caracas. « L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais, en tentant de briser par la force l’indépendance politique de la nation », poursuit le communiqué, qui appelle « tout le pays [à] se mobiliser pour vaincre cette agression impérialiste».
« SOUTIEN AU PEUPLE VÉNÉZUÉLIEN CONTRE L’AGRESSION DE TRUMP !»
RASSEMBLEMENT / PLACE DE LA REPUBLIQUE / 3 JANVIER 2026 / 18h
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Vols d’hélicoptères

Des explosions ont été entendues à l’aéroport et au port de Caracas, a affirmé une habitante de La Guaira à l’Agence France-Presse. D’autres habitants ont dit avoir entendu des explosions à Higuerote, à une centaine de kilomètres à l’est de Caracas.

Dans beaucoup de quartiers, les habitants se sont rués à leur fenêtre et sur leur terrasse pour tenter de comprendre ce qui se passait. Certaines explosions ont fait trembler les fenêtres à des kilomètres à la ronde, sans qu’il soit possible de les localiser précisément dans l’immédiat. Elles semblent avoir eu lieu dans le sud et l’est de la capitale vénézuélienne, et peut-être à Fuerte Tiuna, l’énorme enclave militaire dans la ville.

TRUMP ATTAQUE LE VENEZUELA ET KIDNAPPE MADURO ! / @MINTPRESS
DESSIN CARLOS LATUFF 

Selon le journal espagnol El País, des attaques ont été menées contre la base aérienne de La Carlota et d’autres installations militaires de Caracas, comme le Cuartel de la Montaña, où reposent les restes de l’ancien président Hugo Chavez, et à Maracay et La Guaira, ainsi qu’à l’aéroport de Higuerote, sur le littoral. Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent aussi des vols d’hélicoptères.

Les États-Unis ont considérablement renforcé ‌leur présence militaire dans ​la région, avec notamment un porte-avions, des navires de guerre et des avions de chasse stationnés dans les ‌Caraïbes. Washington a annoncé un « blocus » du pétrole vénézuélien, étendu les sanctions contre les dirigeants de Caracas et mené plus d’une vingtaine de frappes contre des navires que les États-Unis accusent de faire du trafic de drogue dans l’océan Pacifique et la mer des Caraïbes. M. Maduro rejette ces accusations et accuse les États-Unis de vouloir le renverser pour s’emparer des réserves de pétrole du pays, les plus grandes de la planète.

"TRUMP WARS : L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE #VENEZUELA"
@BRASIL_247
Lundi 29 décembre, la Maison Blanche a annoncé que les États-Unis avaient « frappé » une zone portuaire du Venezuela par où transiteraient des bateaux transportant de la drogue, marquant ainsi la première opération terrestre connue menée par Washington dans le pays depuis le début de la campagne de pressions. Donald Trump accuse le Venezuela d’inonder les États-Unis de produits stupéfiants, et son administration ‌bombarde depuis des mois des bateaux en ​provenance d’Amérique du Sud soupçonnés de transporter de la drogue.

Le président colombien, Gustavo Petro (gauche), a dénoncé samedi une attaque aux « missiles » contre Caracas. « Alerte générale, ils ont attaqué le Venezuela », a-t-il écrit sur son compte X. M. Petro a demandé une réunion « immédiate » de l’Organisation des États américains et de l’ONU pour se prononcer sur la « légalité internationale » de cette « agression » contre le pays voisin.

 sur la côte vénézuélienne, mais sans en préciser le lieu exact.

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m. trump, pirate des caraïbes 
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