samedi, octobre 16, 2021

« SAUT DE TOURNIQUET »

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GRAFFITI DE GIOVA 

Des lycéens enjambent des tourniquets d'une station de métro de Santiago, un mouvement qui a déclenché  la révolte sociale qu'a connu le Chili. / 
 « Saut de tourniquet » 
«
GRAFFITI DE GIOVA 
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase a été l’augmentation, de quelques centimes, du ticket des transports publics. Dès le 7 octobre 2019, des collégiens et lycéens ont appelé à ne plus payer et à pratiquer joyeusement le salto-torniquete (saut de tourniquet d’entrée). Grâce aux réseaux sociaux, la pratique se développe. »[*]

jeudi, octobre 14, 2021

ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE DE GABRIELA PIZARRO


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GABRIELA PIZARRO

1932 - 14 OCTOBRE - 2021
QUATRE-VINGT-NEUVIÈME ANNIVERSAIRE DE 
LA NAISSANCE DE GABRIELA PIZARRO 
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GABRIELA PIZARRO - « A PURO PAN A PURO TÉ »  

CASSETTE AUDIO 1986: « VAMOS CHILE »

GABRIELA PIZARRO 
Gabriela Eliana Pizarro Soto née à Lebu, le 14 octobre 1932 et décédée le 29 décembre 1999, fut une folkloriste, investigatrice, enseignante et chanteuse compositrice chilienne. Elle est considérée, avec Violeta Parra et Margot Loyola, comme l'une des trois investigatrices essentielles du folklore chilien. 

 GABRIELA PIZARRO Y CONJUNTO 

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« CUECA A BALMACEDA » CHANSON POPULAIRE 
RECUEILLIE PAR PATRICIA CHAVARRÍA 
INTERPRÈTE  GABRIELA PIZARRO


dimanche, octobre 10, 2021

CHILI: LA DIASPORA PALESTINIENNE, LA PLUS GRANDE HORS DU MONDE ARABE

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PHOTO MARTIN BERNETTI

Plus de 350 000 Palestiniens et descendants de Palestiniens vivent au Chili, où ils ont même leur propre club de foot. Plusieurs décennies après l'arrivée des premières familles, les Palestiniens du Chili ont réussi dans les affaires ou encore la politique, et restent attentifs à la situation dans les territoires palestiniens occupés.

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Par Justine Fontaine  

DESSIN PLANTU

Nous sommes au club palestinien de Santiago, dans un quartier chic près de la cordillère des Andes. Un bâtiment en pierre et aux grandes baies vitrées, entouré de nombreux terrains de sports.

Lire aussi : LES PALESTINENS DU CHILI

À l’entrée, on peut lire « bienvenue » en arabe. Puis Maurice Khamis, président de la Communauté palestinienne du Chili nous reçoit dans une grande salle de réunion en bois, décorée - entre autres - de photos de Yasser Arafat, et de plusieurs cartes de la Palestine, avec les frontières antérieures à la création de l’État d’Israël. « Le plus fort de la migration a eu lieu entre la Première et la Deuxième Guerre mondiale, et surtout après le plan de partage de la Palestine par les Nations unies. Une catastrophe pour nous les Palestiniens. On dit que les premiers à être arrivés ici faisaient de la vente en porte-à-porte avec une petite valise qu’ils transportaient avec eux », raconte Maurice Khamis.

Une mobilisation pour les Territoires palestiniens qui se poursuit

Aujourd’hui, 350 000 à 500 000 Chiliens seraient d’origine palestinienne, d’après des estimations, car il n’existe pas de chiffre officiel. Presque tous viennent du gouvernorat de Bethléem, et sont chrétiens orthodoxes. Carolina Pichara sort tout juste de la cathédrale San Jorge (Saint-Georges), dans le quartier commerçant de Patronato, à Santiago : « Depuis que ma mère est arrivée de Palestine, nous sommes tous orthodoxes : mes frères et sœurs, mes cousins, mes oncles... Nous venons presque tous ici à la messe, aux mariages, aux enterrements. C’est ici qu’on se réunit», explique-t-elle.

Lire aussi : ISRAËL HANTÉ PAR LA NAKBA

Les descendants de Palestiniens ont leur propre club de foot, Palestino, et sont présents dans tous les secteurs économiques, mais aussi en politique. Certains sont par exemple anciens ministres, sénateurs, ou même vice-président de l’Assemblée constituante. Et tous continuent de se mobiliser régulièrement pour le pays de leurs ancêtres, par exemple lors de la dernière guerre dans les Territoires palestiniens, en mai dernier.

Vivre dans un pays en paix auprès des siens

En 2008, à la demande de la communauté palestinienne du Chili, et via un programme des Nations unies et de l’ONG catholique Caritas, le pays a reçu 130 réfugiés palestiniens. Parmi eux, toute la famille de Nadda Hamlawi, 24 ans. Elle vit aujourd’hui dans la ville côtière de Viña del Mar, à 100 km de Santiago.

Lire aussi : AUTOBIOGRAPHIE DANIEL JADUE

Je suis née en Irak, mais je suis d’origine palestinienne. Quand les États-Unis ont envahi l’Irak, nous avons vécu dans des tentes pendant deux ans. Puis on nous a dit qu’au Chili vivaient des migrants palestiniens. Et quand nous avons vu que c’était un pays en paix, nous avons tout de suite accepté, car nous voulions quitter les camps de réfugiés.

Sa famille, musulmane et originaire de Ramallah, a depuis ouvert un restaurant de shawarma, et Nadda fabrique et vend des pâtisseries orientales, très appréciées par les Chiliens.

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DES SUPPORTRICES DU CLUB
 DE FOOTBALL « PALESTINO »
 

CHILI: AFFRONTEMENTS LORS D’UNE MARCHE POUR LA COMMUNAUTÉ INDIGÈNE MAPUCHE

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PHOTO IVAN ALVARADO
La «Marche pour la résistance mapuche et l'autonomie des peuples» a réuni près d'un millier de personnes au centre de la capitale chilienne. Une personne a été tuée, dix-sept blessées et 9 arrêtées à Santiago du Chili.

Sudinfo avec Belga  

PHOTO EMOL

Des affrontements ont éclaté, dimanche, entre manifestants et forces de l'ordre lors d'une marche pour les Mapuches, principal peuple autochtone du Chili, faisant une morte et 17 blessés, et entraînant une dizaine d'arrestations à Santiago, a indiqué la police chilienne.

Lire aussi : PABLO MARCHANT, 29 ANS, TUÉ PAR LA POLICE AU CHILI

La «Marche pour la résistance mapuche et l'autonomie des peuples», convoquée via les réseaux sociaux, a réuni près d'un millier de personnes au centre de la capitale chilienne, dont beaucoup de représentants des communautés mapuches qui portaient des ponchos, le traditionnel bandeau mapuche «trarilonco» sur la tête et le drapeau de cette communauté amérindienne.

DENISSE CORTÉS SAAVEDRA
PHOTO ONG DEFENSORIA POPULAR

Denisse Cortés, une avocate de 43 ans, est morte à la suite d'une blessure provoquée par des feux d'artifice pendant la marche, a annoncé l'hôpital l'ayant prise en charge. 

Les feux d'artifice ont été lancés par un groupe de personnes cagoulées, et «l'une d'entre elles a touché la manifestante qui se trouvait à côté de Carabineros (policiers au Chili)», a expliqué Enrique Monras, chef de la police de la capitale.

Le parquet a ouvert une enquête «pour clarifier ce qui s'est passé de manière injuste dans cette violence disproportionnée», a déclaré Rodrigo Delgado, ministre de l'Intérieur.

PHOTO ATON
9 personnes arrêtées

À l'approche d'une des avenues principales de la ville, la police a tenté de disperser la manifestation avec des engins lanceurs d'eau et des gaz lacrymogènes.

Les manifestants ont riposté à coups de bâtons et de jets de pierres lors d'affrontements qui ont duré au moins 40 minutes, selon un journaliste de l'AFP sur place.Sur Twitter, la police a fait état d'«une femme blessée par des feux d'artifice, 17 policiers blessés à des degrés divers, 9 personnes arrêtées pour troubles et une pour port d'arme».

Une revendication territoriale et une reconnaissance renforcées

Le peuple mapuche demande notamment à l'Etat la restitution de terres dans le sud du pays qu'il considère comme siennes par droit ancestral et qui ont été cédées à des particuliers, principalement des forestiers.

La revendication territoriale et la demande de reconnaissance par l'Etat chilien se sont renforcées depuis la mobilisation sociale de 2019 au Chili.

Le 5 juillet, une Indienne mapuche a été élu présidente de l'Assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle Constitution. Dix-sept sièges sur les 155 de cette Assemblée ont été réservés à des représentants des peuples originaires.

Les Mapuches représentent 700 000 personnes, sur les 18 millions d'habitants du Chili.

Lire aussi : ELISA LONCON, INDIGÈNE MAPUCHE À LA TÊTE DE LA CONSTITUANTE, PROMET « UN NOUVEAU CHILI »

PHOTO AFP

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vendredi, octobre 08, 2021

LAS TESIS À PARIS

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COLLECTIF LAS TESIS EN RESIDENCE À PARIS  19.10. 2021 - 21.10.2021

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Paris, le 7 octobre 2021
La Galerie Derniers Jours à le plaisir de présenter le projet hors-les-murs : LASTESIS en résidence du 19 au 21 octobre 2021.
À cette occasion, la Galerie DerniersJours invite le collectif LASTESIS à participer à une résidence de création ainsi qu'à intégrer une programmation hors-les-murs. Cette résidence artistique entre dans le champ de la création contemporaine interdisciplinaire ayant une démarche créative, innovante et engagée. Ceci, est une initiative auto-gérée, en collaboration avec l'artiste peintre Maria Barrio, l'écrivaine Irene, la militante féministe Fernanda Peña y Lillo Bancalari, ainsi que des partenaires locaux : Les Copeaux, Censored Magazine, Imprimerie J.Hivert, le Centre artistique Comme Vous Emoi, Le Velvet Moon et toute l'équipe des bénévoles qui ont fait possible cette initiative.

Le Collectif LASTESIS est un collectif artistique interdisciplinaire et féministe, originaire de Valparaiso, Chili. Il est constitué par Daffne Valdés Vargas, Sibila Sotomayor Van Rysseghem, Lea Cáceres Díaz et Paula Cometa Stange. Le travail du collectif consiste à mettre en scène les thèses d’auteures féministes, d’où le nom du collectif : LASTESIS (LESTHESES). Son but : synthétiser des contenus théoriques et les traduire dans un format performatif et interdisciplinaire afin de toucher des audiences multiples. La performance de rue 'Un violeur sur ton chemin', répliquée en plus de 50 pays, dont la France, a résonné avec les mouvements féministes dans le monde entier et est rapidement devenue un hymne pour les droits des femmes. En 2020, elles ont réalisé des travaux de collaboration au format audiovisuel sur des questions telles que la violence domestique, la légalisation et la dépénalisation de l'avortement, entre autres. En 2021 le collectif publie 2 livres : Antologia Feminista (Editions Debate) et Quemar el miedo (Editions Planeta). Le premier est un recueil des références qui ont influencé et inspiré le travail du collectif de Valparaiso. Quemar el miedo, d'un autre côté, expose l'esprit du collectif et ses postulats. Il est souvent décrit comme un 'feu qui grandit, qui brûle la peur et enflamme les corps, sans réplique, imparable. Il s'agit de son manifeste. La déclaration de l'incendie.'

AGENDA
Talk avec LASTESIS : Mardi 19 octobre à 18h, Espace Comme Vous Emoi, 5 rue de la Révolution 93100 Montreuil

Evénement FB : https://fb.me/e/RQLXeQqC

Performance ' Un violeur sur ton chemin' dans l'espace public : Mercredi 20 octobre à 19h. Lieu à confirmer.

Performance 'Patriarcat et capital : une alliance criminelle' : Jeudi 21 octobre à partir de 18h, Le Velvet Moon, 44 Rue Molière, 93100 Montreuil

Evénement FB : https://fb.me/e/1gW8q5vSt
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PHOTO ATON

EN MARCHE FORCÉE

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«VICIEUX-CONFÉRENCE »

jeudi, octobre 07, 2021

CHILI / LES FOURS DE LONQUEN

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 LES FOURS DE LONQUEN
 1973 - 7 OCTOBRE - 2021

Bâtir l’histoire chilienne 1/4 : La mine de Lonquén

Où sont les hommes des familles Maureira Muñoz, Estudillo et Hernandez, disparus en octobre 1973 à Isla de Maipo ? C’est la question à laquelle répond de manière lapidaire No Olvidar d’Ignacio Agüero, tourné clandestinement sous la dictature du général Pinochet.

Pour accompagner le cycle « Chili, cinéma obstiné » qui se tient à l’automne 2020 à la Cinémathèque du documentaire à la Bpi, Balises évoque des lieux qui jouent un rôle actif dans certains films parce qu’ils permettent de reconstruire une mémoire nationale.

ELENA MUÑOZ VEUVE MAUREIRA
PHOTO RODOLFO PALOMINOS

No Olvidar (c’est-à-dire « pour mémoire »), produit en 1982 par le Grupo Memoria (« Groupe Mémoire »), s’ouvre sur le témoignage d’une femme assise près d’un autel, qui se dit soulagée d’avoir retrouvé son mari et ses quatre fils. Le générique apparaît sur l’image d’un mur de pierre serti d’un crucifix. « Ce film fait partie de la mémoire du Chili » explique le commentaire, il « cherche les images qui commencent à s’effacer ».

Un cimetière clandestin 

No Olvidar convoque en effet une multitude d’images – interviews, plans paysagers, photographies, coupures de presse, cartes géographiques – afin de raconter la lutte de la famille Maureira Muñoz pour entretenir la mémoire de plusieurs hommes de la famille. Le père et quatre frères Maureira Muñoz sont interpellés par la police à leur domicile d’Isla de Maipo le 7 octobre 1973 pour une raison inconnue, ainsi que les hommes des familles Estudillo et Hernandez. Leurs proches recherchent les quinze disparus pendant six ans, jusqu’à ce qu’une dénonciation anonyme rapporte l’existence d’un cimetière clandestin dans la mine abandonnée de Lonquén, située non loin de là.

Suite à une enquête, diligentée par l’Église pour éviter qu’un tribunal d’État n’étouffe l’affaire, quinze corps sont retrouvés dans un puits à côté de la mine. Les victimes sont identifiées comme étant les disparus. La manière dont les corps sont disposés permet de comprendre comment les hommes sont morts. Contrairement aux affirmations des policiers qui les avaient interpellés, évoquant un guet-apens, il s’agit d’une exécution sommaire. Les victimes ont probablement été enterrées vivantes.

Un sanctuaire, pour mémoire 

Le mobile des arrestations n’est jamais officiellement éclairci, encore moins celui de l’exécution. Les policiers qui ont effectué les interpellations vont en prison pour leur crime et y restent… quarante-cinq jours, avant d’être relâchés. L’impunité des bourreaux transforme le lieu de la mémoire qu’est la mine de Lonquén en enjeu historique : lui seul témoigne de l’existence des exactions.

Au plus haut niveau de l’État, malgré les manifestations de proches des disparus, le crime est nié. D’ailleurs, les familles ne peuvent pas enterrer leurs morts : alors qu’une cérémonie funéraire est prévue à Santiago devant des milliers de soutiens, le personnel de la morgue dépose les corps dans la fosse commune de Isla de Maipo, sous la menace de la police secrète. Pour remédier à l’absence de sépulture, un sanctuaire à la mémoire des victimes est dressé devant la mine de Lonquén en 1979.

Un symbole de déni

Ignacio Agüero montre le sanctuaire et interroge plusieurs membres de la famille Maurira Muñoz devant les murs de la mine, les icônes et les fleurs qui les parsèment. Deux mois plus tard, la mine est dynamitée. Dans la dernière partie de No Olvidar, le réalisateur filme en silence l’espace désormais vide, dans la campagne, comme si les lieux avaient été rendus muets.

En fixant sur pellicule la trace d’un lieu désormais disparu, le film devient à son tour un espace de la mémoire. Il acquiert un statut d’archive qui lui confère une dimension politique : par son existence même et par l’accumulation de traces qu’il concentre, No Olvidar est l’un des premiers documentaires à lutter activement contre les mécanismes d’effacement, de déni et de falsification de l’histoire mis en place par la dictature de Pinochet au moment où le film est tourné.

Un intertitre final rappelle que, suite à la découverte des corps dans la mine de Lonquén, d’autres corps ont été découverts dans de nombreux lieux. Nous sommes alors en 1982, les disparus de la dictature se comptent déjà par milliers et leur nombre n’a pas fini d’augmenter.

Les fours de Lonquén : découverte le 30 novembre 1978 des cadavres de 14 paysans, enterrés dans les fours à chaux d'une mine abandonnée à l'ouest de Santiago du Chili. Ces personnes avaient été arrêtées dans la localité de l’île de Maipo le 7 octobre 1973.
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LES FOURS À CHAUX DE LONQUÉN, UN 
DES PREMIERS CHARNIERS CLANDESTINS 
DE LA DICTATURE CHILIENNE MIS À JOUR 
EN 1978 - PHOTO LUIS NAVARRO

mardi, octobre 05, 2021

ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE CHE GUEVARA


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  ERNESTO CHE GUEVARA MINISTRE DE L’INDUSTRIE DE CUBA,  
DANS L'ÉMISSION DE TÉLÉVISION « FACE THE NATION »  
DIFFUSÉE  LE 13  DÉCEMBRE 1964 SUR LE RÉSEAU DE TÉLÉVISION CBS.

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« HASTA SIEMPRE» 
PAROLES ET MUSIQUE - CARLOS PUEBLA,
CHE GUEVARA : 54ème ANNIVERSAIRE DE SA MORT 
1967 –9 OCTOBRE– 2021

PHOTO ANTONIO COCO CARUSO 
Le 9 octobre 1967, Ernesto Guevara mondialement connu comme le Che, était exécuté en Bolivie sur ordre du dictateur Barrientos et de la CIA. Baroudeur éclairé, médecin, commandant de l’armée rebelle cubaine, «guérillero héroïque», communiste, internationaliste, penseur, et écrivain… sa courte existence de 39 ans a été d’une rare intensité.
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POCHETTE 
TOÑO LARREA
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«  ZAMBA DEL CHE »  TEXTE ET MUSIQUE DE RUBÉN ORTIZ FERNÁNDEZ
INTERPRÉTÉ PAR VÍCTOR JARA - QUILAPAYÚN
PARU DANS L'ALBUM «  PONGO EN TUS MANOS ABIERTAS » 
ENREGISTRÉ EN 1969‎– SOUS LE LABEL JOTA JOTA ‎– ALBUM VINYL (LP), JJL-03
LICENCE YOUTUBE STANDARD


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lundi, octobre 04, 2021

« NON » ANNIVERSAIRE


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« NON JUSQU'À LA VICTOIRE »
 « DEHORS PINOCHET » 

  1988 - 5 octobre - 2021

Le 30ème anniversaire du triomphe du « Non» au référendum chilien du 5 octobre 1988 a donné lieu à une série de polémiques.  La première fut déclenchée par une déclaration des présidents du Parti radical (PR) et de la Démocratie chrétienne (DC) qui excluaient le Parti communiste (PC) de l’invitation à la cérémonie de commémoration du « Non », en arguant que ce parti n’avait pas prôné une sortie pacifique de la dictature. 
« C'EST FACILE D'AVOIR L'AIR PARFAIT,
QUAND T'AS JAMAIS RIEN FAIT…»
Le président du Parti socialiste (PS), Alvaro Elizalde, a affirmé pour sa part que sa collectivité était pour l'unité, sans exclusion. Idem pour le Parti pour la démocratie (PPD), dont le président Heraldo Muñoz, a déclaré que l’organisation souhaite une grande fête, sans exclure aucun parti ou mouvement, incluant ceux qui ont contribué par leurs voix à la victoire du Non mais également les partis nés en démocratie.

Cette polémique s'est terminée avec l’appel unitaire de Rodolfo Seguel, ancien dirigeant syndical puis député DC et leader anti dictatorial incontesté.  L'appel de Seguel fut largement suivi. La majorité des leaders de l’opposition et du mouvement social, syndical et des droits de l'homme ont répondu présent. Les dirigeants réticents ont donc été obligés de s’incliner devant cet appel à l’unité.

La polémique a resurgi plus récemment, suite à une colonne d'opinion du sociologue Eugenio Tironi —ancien directeur de contenus de la campagne électorale à la télévision dite la « franja » du « Non»— dans le quotidien El Mercurio, où le sociologue conteste la signification du 5 octobre. Qu'est-ce qui est célébré le 5 octobre ? La réponse de Tironi est « l’échec de la perspective insurrectionnelle des masses » adoptée par le PC en 1980. Pour Tironi c’est une « supercherie narrative » de considérer le plébiscite comme le fruit des protestations des années quatre-vingt et de l'action des "combattants" communistes. Le président du PC lui répond de manière ironique «Si Eugenio Tironi veut fêter l'échec de la "perspective insurrectionnelle des masses" le 5 octobre, alors qu'il aille au palais de la Moneda (le siège de la présidence du Chili tenu aujourd'hui par le milliardaire conservateur Piñera), je resterai dans la rue à célébrer la victoire sur la dictature, j'ai lutté pour cela et je continue encore à lutter contre ses conséquences. »

Le PC défend quant à lui son rôle dans le triomphe de la démocratie : les voix qu'il récoltera neuf mois plus tard lors des premières élections post dictature (4,38%), montrent que les électeurs communistes ont pesé dans le résultat final (55,99% pour le «Non» au référendum,) et contribué à la dynamique arc-en-ciel, symbole de toutes les couleurs des partis politiques réunis.

Tironi fait une proposition tendancieuse « Le PC ne se serait-il pas mieux accommodé du triomphe du Oui que celui du Non ? ».  Spéculation hasardeuse de la part d'un ancien membre du MAPU, ayant viré sa cuti, à la tête aujourd’hui de « Tironi asociados ».

Les jours préalables au référendum, tous les électeurs avaient peur. Ceux de droite avaient peur d’un changement qui pourrait entraîner une vengeance contre tout ce qu’avait été le gouvernement militaire ; ceux de gauche craignaient un faux référendum, un piège de la dictature de Pinochet.

On peut trouver "tardive" l'adhésion du PC à appeler à voter « Non », mais de là à soutenir que la Consigne du PC « Non jusqu'à la victoire » serait aux antipodes de « La joie arrive» —devise qui a porté la campagne officielle du « Non »— est une exagération. 

Le défi du centre gauche, battu aux dernières élections présidentielles, pour recommencer à reconstruire un projet qui puisse récupérer la dynamique de l’arc-en-ciel, qui les éclaire après l'échec, ce n'est pas pour tout de suite.
M.C.



« NO LO QUIERO NO » 

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    PAROLES ET MUSIQUE ISABEL PARRA 
    INTERPRÉTÉ PAR ISABEL, JAVIERA, ET TITA PARRA, 
    TATI PENNA ET CECILIA ECHENIQUE
    CHANSON CONÇUE POUR LA CAMPAGNE DU « NON  » 
    LORS DU RÉFÉRENDUM CHILIEN DU 5 OCTOBRE 1988


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