jeudi, août 20, 2026

CHILI / ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE DE BERNARDO O'HIGGINS RIQUELME

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AUTOPORTRAIT DE
BERNARDO O'HIGGINS
 1778  - 20 AOÛT - 2026

248ème ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE
DU PÈRE DE LA PATRIE CHILIENNE 

« CANTO A BERNARDO O´HIGGINS »
PAROLES PABLO NERUDA, MUSIQUE VICENTE BIANCHI
INTERPRÈTES SILVIA INFANTAS ET LOS BAQUEANOS

Bernardo O'Higgins Riquelme fut un officier militaire chilien, né à Chillán le 20 août 1778.


L'indépendance
L'éveil d'une conscience nationale  
PORTRAIT DE BERNARDO ÓHIGGINS.
 OEUVRE DE JOSÉ GIL DE CASTRO


En 1767, l'expulsion des Jésuites ordonnée par le roi eut des répercussions profondes, surtout dans les milieux intellectuels, car ces religieux dirigeaient écoles et collèges, et le besoin de s'instruire se faisait fortement sentir. On peut dire que la base de l'existence coloniale au Chili était essentiellement ecclésiastique. Tous les livres étaient écrits en latin et très peu de Chiliens possédaient les chefs-d'œuvre de la littérature espagnole. Les ouvrages étrangers étaient formellement interdits, mais l'indépendance des États-Unis proclamée en 1776 et l'exemple de la Révolution française allaient inévitablement susciter chez les colons des idées d'émancipation. 
PORTRAIT DE DON BERNARDO ÓHIGGINS.
 UNE OEUVRE DE NARCISO DESMADRYL 

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

À la suite de la défaite espagnole de Trafalgar (1805), tout lien entre l'Espagne et l'Amérique du Sud fut pratiquement coupé. Les Anglais ayant la voie libre s'empressèrent d'attaquer les colonies espagnoles, où ils prétendaient s'installer. En 1806, ils débarquèrent à Buenos Aires dont ils s'emparèrent par surprise. Alors le peuple se dressa en un mouvement de révolte spontané contre l'envahisseur. La ville fut défendue avec un tel patriotisme que les Anglais durent se retirer. Le sentiment national n'était pas nouveau au Chili ; il existait déjà, quoique sous une forme très vague, quand la population repoussait les corsaires anglais et hollandais qui saccageaient ses ports aux XVIIème et XVIIIème siècles.
PORTRAIT DE BERNARDO O'HIGGINS,
L'UN DES PÈRES DE LA PATRIE CHILIENNE.
PEINTURE À L'HUILE SUR TOILE,
ŒUVRE DU PEINTRE JOSÉ GIL DE CASTRO
DIT LE MULÂTRE (1785 - 1841)

Lorsque Santiago apprit que de graves événements s'étaient produits dans la Péninsule et que Napoléon s'était emparé du trône d'Espagne, les colons chiliens s'apprêtèrent à coopérer à la défense de la métropole et à la restauration du roi Ferdinand VII.

PORTRAIT DE DON BERNARDO ÓHIGGINS.
PAR CARLOS DÍAZ

Certains d'entre eux cependant jugeaient préférable de former un État indépendant. Les Chiliens finirent par se diviser en deux factions : les royalistes et les patriotes. Parmi ces derniers, des hommes comme José Miguel Carrera, Manuel Rodríguez, Bernardo O'Higgins firent passer dans les faits les idées révolutionnaires de l'époque grâce à une atmosphère générale d'ardeur patriotique.

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La révolution devait triompher avec la proclamation de l'indépendance du Chili le 18 septembre 1810. La municipalité de Santiago, dirigée par son procureur José Miguel Infante, par Juan Martínez de Rozas et Bernardo O'Higgins, reçut la démission du gouverneur et élut la première junte. Cependant, en 1814, les Espagnols entreprirent la reconquête, qui devait se terminer le 12 février 1817, avec la défaite de l'armée royaliste à la bataille de Chacabuco, près de Santiago, grâce au concours des troupes de San Martín.

 
PORTRAIT  DEBERNARDO O'HIGGINS, CIRCA 1862

La République

La situation du Chili, à cette époque, était celle d'un pays secoué depuis huit ans par une révolution . Les classes sociales étaient bouleversées, les services publics désorganisés et le régime colonial n'avait été que très légèrement modifié. On nomma alors le général Bernardo O'Higgins chef suprême du Chili. À la fois homme de guerre et homme d'État, il comprit fort bien que la lutte pour l'indépendance serait stérile si on ne faisait pas un effort pour augmenter les forces destinées à libérer le Pérou de la domination espagnole. Il réussit à équiper une puissante escadre, qui, le 20 août 1820, quitta Valparaíso pour le Pérou sous les ordres du général San Martin ; le 28 juillet 1821, l'indépendance du Pérou était solennellement proclamée. 

Cependant, sa politique intérieure suscitant des résistances toujours plus grandes, O'Higgins abandonna le pouvoir le 28 janvier 1823.

Un nouveau général allait lui succéder : Ramón Freire. C'est sous son gouvernement que fut publié un nouveau code fondamental, appelé Constitution de l'an 1823. Mais, en 1826 il dut, à son tour, abandonner le pouvoir. De 1826 à 1830, le Chili traversa une période d'anarchie et plusieurs de ses chefs furent victimes de soulèvements militaires.

Au milieu de cette agitation, un homme s'était distingué au sein du parti conservateur, Diego Portales, qui jugula le militarisme turbulent. La nouvelle Constitution, qui fut publiée le 25 mai 1833, devait rester en vigueur jusqu'en 1925.

DON BERNARDO O'HIGGINS
 PAR CHARLES TURNER

Ce moment marque le début d'une ère de prospérité pour le pays. En 1841, Manuel Bulnes était porté à la plus haute magistrature de l'État. Sous sa présidence, en 1844, l'Espagne signait un traité par lequel elle reconnaissait l'indépendance du Chili.

Cependant, cette ère de paix fut troublée par un problème qui caractérisait alors les rapports existant entre toutes les républiques hispano-américaines : la question de la délimitation des frontières. La guerre du Pacifique éclata le 5 avril 1879. L'armée chilienne, après de nombreux combats contre les Péruvio-Boliviens, entra victorieuse à Lima, en janvier 1881, et le Chili obtint la région riche en nitrate convoitée par les belligérants. Ainsi s'achevait ce conflit qui avait perturbé la politique de bon voisinage constamment prônée par le Chili à l'égard des autres pays de l'Amérique du Sud.

En ce qui concerne la politique intérieure, l'esprit réformiste, préconisé par tous les gouvernements libéraux de l'époque préoccupés en premier lieu de diminuer les pouvoirs excessifs du président de la République, se manifestait déjà.

Les deux tendances politiques divergeaient sur des questions d'ordre religieux et constitutionnel. Tandis que, pour les conservateurs, l'autorité politique et les dogmes religieux étaient les deux fondements du bien-être et du progrès collectifs, pour les libéraux, la liberté politique et la liberté de pensée étaient les conditions indispensables du développement social.

Sous la présidence de Domingo Santa María (1881-1886) furent promulguées les lois de laïcité, dites « du Registre civil ».

PORTRAIT DE DON BERNARDO ÓHIGGINS
PAR NARCISSE EDMOND JOSEPH DESMA
DRYL 

Une des administrations les plus progressistes dont on ait souvenir en Amérique latine fut celle du président José Manuel Balmaceda (1888-1891). C'est durant cette présidence que s'exprimèrent les premières revendications des salariés.

Le président Balmaceda, au début de l'année 1891, vit éclater un grave conflit qui devait aboutir à un nouveau régime politique, le parlementarisme, dans lequel le pouvoir exécutif était soumis à l'autorité du Congrès. Ainsi, l'instabilité ministérielle devint le régime normal de gouvernement pendant les trente-trois années que dura le parlementarisme (1892-1924). Les phénomènes sociaux apparus en Europe à la fin de la Première Guerre mondiale ne tardèrent pas à avoir leurs répercussions au Chili.

Un puissant mouvement réformiste porte à la présidence Arturo Alessandri, qui propose au Congrès l'adoption d'un groupe de lois destinées à promouvoir la justice sociale à l'égard des travailleurs. C'est alors qu'est adoptée la Constitution de 1925.

STATUE DU GÉNÉRAL BERNARDO ÓHIGGINS À SANTIAGO.
 ILLUSTRATION  DU « CHILE ILUSTRADO :
GUÍA DESCRIPTIVA DEL TERRITORIO DE CHILE,
DE LAS CAPITALES DE PROVINCIA, DE
 LOS PUERTOS PRINCIPALES »  PARIS , 1872  

Le gouvernement du président Carlos Ibáñez del Campo (1927-1931) se caractérisa par une continuelle et âpre lutte pour assurer les attributions que la réforme concédait au pouvoir exécutif. La crise économique mondiale de 1929 affecta durement le Chili et occasionna des remous politiques qui aboutiront finalement à la démission du président Ibáñez.

Un second mandat fut alors confié au président Alessandri (1932-1938), qui lui permit d'affermir le régime constitutionnel et de réaliser d'autres œuvres de progrès.

Raimundo AVALOS

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PORTRAIT DE BERNARDO O'HIGGINS RIQUELME
À LONDRES (1798), AUTEUR ANONYME


ANNIVERSAIRE DE LA 1ère ÉMISSION D’«ESCUCHA CHILE»


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L'ÉQUIPE DE L'ÉMISSION 
« ESCUCHA CHILE » DE RADIO MOSCOU

1973 - 18 SEPTEMBRE  - 2026
53ème ANNIVERSAIRE DE LA PREMIÈRE ÉMISSION 
D’« ESCUCHA CHILE» (ECOUTE, CHILIDE RADIO MOSCOU  

QUELQUES NOTES DE SYNTHÉTISEUR, SOLENNELLES ET STYLISÉES, AVEC LE REFRAIN DE L’HYMNE NATIONAL DU CHILI, ÉTAIENT LE LOGO SONORE D’ESCUCHA, CHILE, « ÉCOUTE, CHILI», L'ÉMISSION POPULAIRE DE RADIO MOSCOU. PUIS, LES VOIX DE KATYA OLEVSKAIA ET DE JOSÉ MIGUEL VARAS ANNONÇAIENT LE PROGRAMME D’INFORMATION, D’ESPOIR ET DE RÉCONFORT TRANSMIS CHAQUE NUIT VERS LE CHILI PENDANT LA DICTATURE MILITAIRE.
Le 18 septembre 2026, on commémore les 53 ans de LA PREMIÈRE ÉMISSION DU PROGRAMME «ESCUCHA CHILE» DE RADIO MOSCOU!!. Grâce à la solidarité de l'État et du peuple soviétiques s'ouvrait ce grand espace de dénonciation des crimes de la Junte militaire et d'information sur la solidarité internationale avec le peuple chilien.
Ondes courtes, antennes et satellites soviétiques, toutes les ressources du Comité National de la radio et de la télévision de l'URSS à disposition d’une grande équipe de journalistes chiliens qui apportaient jusqu'au Chili une voix d'espoir ! : José Miguel Varas (à la tête de l'équipe), la voix de Katya Olévskaya et du "Tata Vergara" (Arturo Vergara) dans la première période, Volodia Teitelboim et ses commentaires, Eduardo Labarca, Guillaume Ravest et Ligeia Balladares (on faisait le programme RADIO MAGALLANES), Rolando Carrasco, Hernan Rodriguez Molina, Gabriela Meza Díaz, Leonardo Cáceres, Iris Largo, René Long Farias, Mario Gomez López, « Lautaro Aguirre » Rodrigo Cerda), Mario Ramos, Carmen Palma, Virginia Vidal . Puis arrivent Marcel Garcés et Miguel Gomez de « l'intérieur ». Souvenez-vous aussi de [ Bavkén ] Serapionians, Guennadi Spersky (notre chef soviétique), Natasha Smirnova. 

L'ÉQUIPE DE L'ÉMISSION 
« ESCUCHA CHILE » DE RADIO MOSCOU



Tant de gens qui ont collaboré aux programmes ESCUCHA CHILE et RADIO MAGALLANES !!. (que ceux que j’ai pu omettre de mentionner -sans mauvaise intention évidemment- m'excusent !)

Chili / élection présidentielle le 16 novembre 2025

Une intelligence artificielle (IA) fut alimentée avec les sentiments des
tweeters de chaque candidat à la présidence et a été invitée à voir ces
sentiments reflétés dans l'image de chaque candidat et voici les résultats :
@Jou_Kaiser, @jeannette_jara,  @joseantoniokast, @evelynmatthei
 IMAGEN GENERADA POR IA

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

Toute la structure du Comité National de la Radio et de la Télévision de l'URSS ouvrait une fenêtre d'espoir pour ceux qui composaient la résistance à la dictature. Je salue tous ceux avec qui j'ai travaillé, lors de mes journées de présentateur à RM, de mai 75 à mai 83, date à laquelle je rentre au pays !!. La dernière émission d' Escucha Chile eut lieu le 1er  Mars 1990 !!!.
(Sans mémoire il n'y a pas d'histoire !!!).
De droite à gauche debout: Eduardo Labarca, Guillermo Ravest, Hernán Rodríguez Molina, Volodia Teitelboim,
Babken Serapioniánts (rédacteur en chef des programmes latino-américains de Radio Moscou), José Miguel Varas,
 Natasha (secrétaire), René Largo Farías. Assis de droite à gauche : Katia Olévskaya, Ligeia Balladares,
Guennadi Spersky (chef adjoint de la rédaction chilienne) et Pilar Rodríguez (productrice et contrôleur radio espagnole)
 Don d'Iiris Largo Farías.  Fondo Escucha Chile
Radio Moscou. Bibliothèque du Congrès national
L'ÉQUIPE DE L'ÉMISSION  « ESCUCHA CHILE » DE RADIO MOSCOU



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mercredi, août 19, 2026

CHILI / LE PRÉSIDENT KAST MÈNE UNE OFFENSIVE SÉCURITAIRE SUR FOND DE BAISSE DE SA POPULARITÉ

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LE PRÉSIDENT CHILIEN JOSÉ ANTONIO KAST S'ENTRETIENT AVEC DES POLICIERS
APRÈS AVOIR ANNONCÉ UN NOUVEAU PROGRAMME EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ
ET UN DURCISSEMENT DES MESURES RELATIVES À L'IMMIGRATION, SUR
LA PLAZA DE ARMAS À SANTIAGO, AU CHILI, CE JEUDI 6 AOÛT 2026.
PHOTO ESTEBAN FELIX 

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RFI
Au Chili, le président d'extrême droite Antonio Kast a envoyé lundi au Sénat un projet de réforme constitutionnelle pour lutter contre le crime organisé. Alors que sa popularité diminue depuis quelques mois, il cherche à reprendre la main avec une véritable offensive sécuritaire.

Par Théo Conscience Publié le : 18/08/2026 - 18:12 3 min

DESSIN BECS

Deux semaines déjà avant le dépôt de ce projet, le président chilien avait annoncé un paquet législatif de trente réformes pour lutter contre le crime organisé. Avec le projet qu'il a déposé au Sénat lundi, il va encore plus loin et propose de modifier la Constitution du pays. José Antonio Kast souhaite notamment créer un nouvel état d'exception, en plus des quatre déjà prévus par la Constitution chilienne.

À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Ce nouvel état d'exception pourrait être décrété sur tout ou partie du territoire par le président, en cas de menace grave contre la sécurité publique, pour une durée de 120 jours renouvelable une fois sans passer par le Parlement. Pendant ces presque 8 mois potentiels, le président pourra restreindre ou suspendre des libertés individuelles comme le droit de circuler ou de se réunir, et pourra intercepter, ouvrir ou enregistrer toutes les communications en dehors du cadre judiciaire.

FLYER EL HERALDO USA

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Un éventail sécuritaire

Le projet de réforme prévoit aussi la création d'un registre national des organisations criminelles et terroristes au Chili, sur le modèle de ce qui existe aux États-Unis. Ainsi que la création d'un régime pénitentiaire différencié et beaucoup plus sévère pour les personnes appartenant à ces organisations criminelles. À l'origine, le président chilien voulait aussi priver ces dernières des prestations sociales liées à la santé, à l'éducation et au travail, jusqu'à 15 ans après la fin de leur peine. Il a dû y renoncer devant les réticences de ses alliés de droite au Parlement.

Du côté de l'opposition de gauche, on s'interroge sur la nécessité de passer par une réforme constitutionnelle pour s'attaquer au problème de l'insécurité. Pedro Arraya Guerrero, sénateur du Parti pour la démocratie, une formation de centre gauche, pointe du doigt la fragilité du projet : « Je crois que le président Kast est très mal conseillé en matière de sécurité, dénonce-t-il. La réforme constitutionnelle qu'il a présentée ne va pas résoudre les problèmes des gens. C'est une pâle copie du Patriot Act aux États-Unis. On dirait que les conseillers du président ont utilisé l'intelligence artificielle pour faire la même chose qu'aux États-Unis en ignorant le fonctionnement des institutions chiliennes. »

L'opposition discrète face au soutien populaire

Jusqu'ici, les critiques de l'opposition restent relativement mesurées, car l'agenda du président en matière de sécurité est largement soutenu par la population. Dimanche 16 août, un sondage de l'Institut Criteria indiquait que 75% des Chiliens approuvent les propositions de l'exécutif en matière de lutte contre la délinquance. Ce n'est pas un hasard si José Antonio Kast avait fait de ce sujet son principal cheval de bataille en tant que candidat. Et alors que sa popularité dégringolait depuis son arrivée au pouvoir au mois de mars, le président chilien a décidé de reprendre la main en lançant une offensive communicationnelle sur le thème de la sécurité.

Le 5 août, il a présenté en grande pompe son plan de lutte contre le terrorisme et le crime organisé avec un message à la nation retransmis en direct à la télévision. Depuis, le président et son ministre de l'Intérieur s'affichent au sein d'opérations de police avec à chaque fois le même message : « la donne a changé ». 

« Les promotions en tant que stratégie marketing »
FOTOS X BUKELE



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Vendredi 14 août, le gouvernement a retransmis en direct un transfert de prisonniers dans une prison de haute sécurité, avec des images de détenus assis les uns derrière les autres, la tête baissée. Une mise en scène qui rappelle celle utilisée par le président du Salvador, Nayib Bukele. Si la violence et les homicides ont augmenté au Chili ces dernières années, le pays reste cependant l'un des plus sûrs d'Amérique latine.

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LE PRÉSIDENT JKAST S'EST RENDU
 À LA PRISON DE LA LAGUNA À TALCA,
À ENVIRON 300 KILOMÈTRES AU SUD
DE SANTIAGO, LE 13 AOÛT 2026.
PHOTO MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR DU CHILI


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mardi, août 18, 2026

CHILI: LE GÉNOME D'UNE PLANTE RÉSISTANTE AUX CLIMATS EXTRÊMES CARTOGRAPHIÉ PAR DES CHERCHEURS

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"À SANTIAGO, LE DOCTEUR GUSTAVO ZÚÑIGA EXAMINE UNE CHAMBRE FROIDE
 CONTENANT DES PLANTES DE L'ANTARCTIQUE DONT LES MOLÉCULES
FILTRENT LE RAYONNEMENT ULTRAVIOLET (UV) DU SOLEIL."

Logo
Reuters

SANTIAGO, 17 août (Reuters) - Une équipe dirigée par des chercheurs chiliens a établi la cartographie génétique la plus complète à ce jour de l'une des deux seules plantes à fleurs poussant naturellement en Antarctique, ce qui pourrait contribuer au développement de cultures résistantes aux conditions climatiques extrêmes.

Boursier Publié le 17/08/2026 à 14h24 

SAGINE ANTARCTIQUE
(COLOBANTHUS QUITENSIS)
PHOTO DE LIAM QUINN

Le Colobanthus quitensis suscite depuis longtemps l'intérêt des scientifiques pour sa capacité à survivre aux températures glaciales, au manque d'eau et aux forts rayonnements UV de l'Antarctique, l'un des environnements les plus froids et les plus secs de la planète.

Fig. 1. Mapa de contactos Hi-C a escala cromosómica del ensamblaje del genoma de Colobanthus quitensis. a) Mapa de calor de interacciones Hi-C del genoma de C. quitensis, ensamblado a partir de lecturas largas de PacBio HiFi y estructurado en andamios con datos Hi-C. Las frecuencias de interacción se muestran en una escala de rojo a blanco, con contactos más fuertes a lo largo de la diagonal. El mapa revela 40 andamios discretos a escala cromosómica, ordenados y nombrados por longitud desde chr1 hasta chr40, cada uno visible como un cuadrado distinto a lo largo de la diagonal, lo que indica la reconstrucción satisfactoria del conjunto de cromosomas haploides. Los patrones de contacto fuera de la diagonal reflejan interacciones de cromatina de largo alcance dentro de los cromosomas y entre ellos. La uniformidad y nitidez del mapa de contactos demuestran la alta contigüidad y precisión del ensamblaje final, que abarca unos 900 Mb. b) Ideograma a escala cromosómica del ensamblaje del genoma de C. quitensis. Los cromosomas se ordenaron en función del número de conexiones intracromosómicas obtenidas con MCScanX. I: densidad génica mostrada en azul; II: densidad de transposones mostrada en rojo; III: sesgo GC; IV: relaciones de sintenia intracromosómica calculadas con MCScanX; las cintas del mismo color representan grupos de cromosomas que comparten el mayor número de conexiones entre sí en comparación con el resto. Ideograma generado en ventanas de 100 kbp. *

À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Face aux records de chaleur et aux sécheresses prolongées qui renforcent dans de nombreuses régions du monde l'urgence d'adapter l'agriculture, les scientifiques ont déclaré disposer désormais des outils nécessaires pour évaluer si les caractéristiques de cette plante pourraient être transférées à des cultures agricoles grâce à des techniques d'édition génétique.

L'étude, publiée dans la revue "Genome Biology and Evolution" de l'Oxford University Press, a permis d'assembler les 40 échafaudages chromosomiques du génome de la plante dans le cadre du projet Polarix.

"Nous avons pu séquencer et assembler l'intégralité du génome", a déclaré Eduardo Castro, chercheur associé au Centre international du Cap Horn au Chili et auteur principal de l'étude avec Claudio Meneses, de l'Université pontificale catholique du Chili.

"L'idée n'est pas de créer des plantes transgéniques. L'idée est de modifier le génome d'une plante ayant une valeur nutritionnelle", a précisé Eduardo Castro.

L'identification des gènes individuels est plus facile une fois le génome cartographié, mais le processus peut encore prendre du temps. Eduardo Castro estime que les scientifiques pourraient avoir besoin de cinq à dix ans pour mettre au point des applications commerciales.

Une équipe californienne a soutenu les chercheurs chiliens, dont les travaux s'appuient sur des recherches antérieures du Korea Polar Research Institute ayant permis d'obtenir une version partielle, mais non publiée, du génome.

(Reportage Fabian Cambero et Nicolas Cortes, version française Elena Smirnova, édité par Augustin Turpin)


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lundi, août 17, 2026

GUERRE D’ESPAGNE : LA VOIX DU POÈTE FEDERICO GARCIA LORCA RÉSONNE ENCORE, 90 ANS APRÈS SON ASSASSINAT


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LE POÈTE ESPAGNOL FEDERICO GARCIA LORCA ÂGÉ DE 27 ANS, À GRENADE
SOUS  UN TABLEAU DE SALVADOR DALÍ, QUI ÉTAIT À L’ÉPOQUE SON PARTENAIRE.
PHOTO ARCHIVIO GBB / MONDADORI PORTFOLIO / ROGER-VIOLLET
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L'Humanité
Guerre d’Espagne : la voix du poète Federico Garcia Lorca résonne encore, 90 ans après son assassinat : 
Il y a quatre-vingt-dix ans, le poète, dramaturge et compositeur espagnol était tué par les milices franquistes à Grenade, un mois après le coup d’État perpétré par Franco. Irréductible, son œuvre témoigne d’un engagement politique et poétique dont les échos nous parviennent encore.

Samuel Gleyze-Esteban Publié le 17 août 2026 8min

On ne connaît pas la voix de Lorca. Des photos, il y en a, qui ont fixé dans la mémoire collective ce beau visage rond et brun. Des images en mouvement aussi : en novembre dernier, de vieilles pellicules du jeune Lorca en itinérance théâtrale sont réapparues.

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Dénichées par le cinéaste espagnol Manuel Menchon pour un documentaire à venir, La voz quebrada (« la voix brisée »), construit autour des journaux de Juan Ramirez de Lucas, l’ultime amour de Lorca, ces images attestent d’une mémoire qui ne se tarit pas. Au détour d’un photogramme, on aperçoit le sourire de l’artiste, à l’arrière d’une voiture embarquée sur les routes poussiéreuses d’Espagne, dans le bouillonnement des années de la Barraca, théâtre universitaire ambulant impulsé et soutenu par la Seconde République.

UNE DU JOURNAL L'HUMANITÉ
DU MARDI 18 AOÛT - 2026

► À lire aussi :        ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE FEDERICO GARCÍA LORCA 

On ne connaît pas la voix de Lorca, pourtant il a failli y en avoir une trace : l’Archive sonore, phonothèque créée sous la deuxième République espagnole, avait prévu de faire parler le poète dans ses micros. Mais Lorca était encore jeune. Il y avait le temps. On ne savait pas que le poète et dramaturge mourrait à 37 ans.

Le « silence » de Bernarda Alba

Le 18, ou peut-être 19, août 1936, un mois après le coup d’État qui déclencha la guerre d’Espagne, des mains enragées des milices phalangistes, qui préparaient le terrain à une dictature implacable et s’en prenaient ainsi à un penseur de la liberté, de l’art, de la poésie, de l’antifascisme. Le meurtre, répugnant, a été caché puis nié par les franquistes. « Apprenez que le crime a eu lieu à Grenade ! » finira par crier, deux mois plus tard, dans un poème, son ami Antonio Machado.

Ce rendez-vous manqué avec l’archive sonore dirait-il alors un poète réduit au silence, ce même « silence ! » que hurle la tyrannique Bernarda Alba au début et à la fin de sa dernière pièce, l’une des plus grandes ? Ce serait nier ce que son œuvre chante, pleure, rit et crie encore à nos oreilles, presque un siècle plus tard.

« Même quand Bernarda Alba demande de faire silence, pour elle et pour les autres, ça ne fonctionne pas », fait remarquer le metteur en scène Thibaud Croisy dans le texte qu’il signe pour l’Humanité. La voix de Lorca, de même, résonne encore.

Une enfance andalouse

Federico Garcia Lorca est né le 5 juin 1898 dans une famille aisée de Fuente Vaqueros, dans la Vega de Grenade. Son père, un riche cultivateur, a épousé Vicenta, une institutrice, qui lit Victor Hugo à la fratrie et fait jouer du piano au petit Federico. Celui-ci vit au rythme encore patient de l’Andalousie profonde, sans doute fasciné par ces vieilles Espagnoles aux airs sombres qu’il sublimera dans son théâtre. Animé par une attention vive aux musiques et danses populaires, il mènera, avec le compositeur Manuel de Falla, un travail poétique et musical autour du cante jondo.

Mais l’enfant baigne aussi dans une pensée libérale qui, au sens que revêt le mot au XIXème siècle, s’élève contre les monarchies conservatrices. Une des premières pièces de Lorca se consacrera d’ailleurs à Mariana Pineda, héroïne de la résistance grenadine, exécutée en 1831 pour son opposition au roi Ferdinand VII. Le décor est cette Espagne rurale qu’il mettra en scène dans sa trilogie la plus célèbre – Noces de sang, Yerma, la Maison de Bernarda Alba. C’est aussi celui, tout proche, d’une culture qu’on nomme là-bas gitane. Il en exalte la force esthétique dans son célèbre Romancero gitano, où il dénonce aussi les violences de la garde civile sur cette minorité.

« Le succès du Romancero gitano l’a un peu enfermé dans ce mythe du poète andalou », observe Zoraida Carandell, professeure de littérature et civilisation de l’Espagne contemporaine à Paris Nanterre. Lorca aurait été trop ibère, trop lyrique. Borges, mesquin, lui collera l’étiquette « Andalou professionnel ». « Il y a eu une réduction, qui est devenue intéressée au moment du franquisme, où on a cessé de jouer ses pièces pour le réduire à cela. Mais Lorca était bien d’autres choses. »

DE GAUCHE À DROITE : UN PIANISTE HAWAÏEN, UNE JEUNE
DANSEUSE INDIENNE, MARÍA ANTONIETA RIVAS BLAIR ET
 FEDERICO GARCÍA LORCA, SE PROMENANT SUR LE CAMPUS
DE L'UNIVERSITÉ  DE COLUMBIA. NEW YORK, AUTOMNE 1929
PHOTO HUERTA DE SAN VICENTE

L’éveil new-yorkais

Il suffit de lire Poète à New York, fruit d’un voyage aux États-Unis commencé en juin 1929. À New York, Lorca est « assassiné par le ciel » strié de gratte-ciel. Et l’Espagnol est profondément choqué par la vision des violences inouïes faites aux Africains-Américains. De ce voyage sort un recueil à l’intérieur duquel il inclut la photo édifiante d’un corps d’homme noir brûlé.

« Lorca rejette cette société qui ignore la souffrance des Noirs américains, analyse Zoraida Carandell. Il parle de l’alcool frelaté vendu aux Noirs sous la prohibition. Il parle aussi de l’exploitation, de la privation de liberté, du chômage, relie les phénomènes entre eux. Le plus proche de Lorca à cette époque, c’est finalement les Temps modernes de Chaplin. »

Dans Cri vers Rome, il critique les accords du Latran, où le pape Pie XI a tout concédé à Mussolini. « Lorca manie un langage antifasciste et perçoit avec beaucoup de clarté ce qui est en train de se passer au tournant des années 1930 », poursuit Zoraida Carandell.

En Espagne, la Seconde République est proclamée le 14 avril 1931, après sept ans d’une dictature incarnée par le général Miguel Primo de Rivera. Elle s’accompagne d’un regain d’espoir et de droits et la Barraca réalise un rêve itinérant de politique culturelle républicaine et d’éducation populaire. Lorca et Eduardo Ugarte y rendent accessibles les grands classiques espagnols : Calderon de la Barca, Lope de Vega, Cervantès…

C’est la conscience qu’on assassine

L’aventure dure cinq ans. En juillet 1936, toute l’Espagne tremble sous la rumeur d’un coup d’État. Le 13 juillet, Lorca quitte Madrid pour rejoindre sa famille à Grenade. Le soulèvement militaire orchestré par le général Franco a lieu les 17 et 18 juillet, et Grenade bascule le 20, plonge dans une répression barbare. Les factieux veulent tuer un « communiste », un « pédé ».

Lorca, qui se sait poursuivi, se cache de maison en maison. En vain. Obéissant aux ordres du cruel gouverneur civil José Valdés, aux côtés de l’ex-député d’extrême droite Ramon Ruiz, l’avocat Juan Luis Trescastro se vantera d’avoir tué le grand poète de « deux balles dans le cul ».

Ce meurtre politique fut nié par beaucoup, y compris Dali, ancien amant rallié au franquisme, qui tentera de faire passer le crime pour une affaire intime. La mémoire du poète a depuis été un champ de forces, secoué au cours du XXème siècle par les recherches fondamentales de Marie Laffranque ou celles du biographe irlandais Ian Gibson.

En témoigne aujourd’hui le combat de Laura Garcia Lorca, sa nièce, à la tête de la Fundacion Federico Garcia Lorca, à Grenade, qui s’alarmait en 2024 dans El País de la « grande précarité » humaine et financière dans laquelle elle tente de faire vivre l’œuvre et la pensée du poète. La même année, cette passeuse a dû protester contre la désignation à la tête du Patronato Garcia Lorca, par le Parti populaire local, d’Antonio Membrilla, lequel avait parlé de la « mémoire historique » comme d’une « niaiserie hystérique ».

« Détruire le théâtre ou vivre dedans ? »

Lors du dernier Festival de Cannes, La bola negra, des Espagnols Javier Ambrossi et Javier Calvo, Prix de la mise en scène, a réhabilité la figure de Lorca à travers l’angle de l’homosexualité, au risque, selon certains, d’éluder le reste. En France, les metteurs en scène Thibaud Croisy et Marcial Di Fonzo Bo ont récemment remis l’auteur espagnol sur le métier, pour le meilleur.

Dans Songe, le second monte un extrait d’une pièce inachevée, Comédie sans titre. Où des révolutionnaires interrompent une représentation de théâtre pour préparer le grand soir. « Il y a chez Lorca une force subversive extraordinaire, s’enthousiasme-t-il. Dans ses pièces inachevées, il met en abîme le théâtre et place l’artiste face à un dilemme : détruire le théâtre ou vivre dedans. C’est une question brûlante ! »

Lorca fut l’un des premiers assassinés d’une vague de violence sanglante dont l’extrême droite espagnole revendique l’héritage aujourd’hui. Tout son esprit, pendant toute sa vie, s’était battu contre cela. Insupportable injustice. Les images exhumées par Menchon font éclater, dans un sourire, l’insouciance du temps d’avant le fascisme.

En février 1936, il écrivait sa Gacela de la mort obscure, traduit par Claude Couffon et Bernard Sesé dans Anthologie bilingue de la poésie espagnole (Pléiade) : « Je veux dormir un instant,/ Un instant, une minute, un siècle ;/  Mais que tous sachent bien que je ne suis pas mort. »


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