lundi, octobre 26, 2026

LULA BAT FLAVIO BOLSONARO ET EST RÉÉLU PRÉSIDENT DU BRÉSIL À LA SURPRISE GÉNÉRALE

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LE PRÉSIDENT BRÉSILIEN, LULA, ET VICE-PRÉSIDENT, GERALDO ALCKMIN,
CÉLÈBRENT LA RÉÉLECTION DU PREMIER À SAO PAULO (BRÉSIL), LE 25 OCTOBRE 2026.
PHOTO ANDRE PENNER

RFI
Luiz Inácio Lula da Silva a été réélu président du Brésil pour quatre ans ce dimanche 25 octobre. Dans un vote très serré, le candidat de gauche, qui briguait un quatrième mandat non consécutif, bat son adversaire d’extrême droite Flavio Bolsonaro. Avec 51,79 % des voix contre 48,21 % pour le fils de l'ancien président Jair Bolsonaro, le vétéran de presque 81 ans a déjoué tous les pronostics. Dans la soirée, Flavio Bolsonaro a déclaré qu'il allait demander « l'annulation des élections ».

« Apesar de Você » 

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(en français : « Malgré vous ») est l'une des chansons les plus emblématiques de l'auteur-compositeur-interprète brésilien Chico Buarque, initialement sortie en single en 1970. Elle est devenue l'hymne par excellence de la résistance politique contre la dictature militaire au Brésil.

 

Par RFI Publié le : 26/10/2026 - 01:11 Modifié le : 26/10/2026 - 07:00 7 min Temps de lecture

Le Brésil n'a finalement pas viré à droite comme l'Argentine, le Chili ou encore la Colombie, tous soutenus par le président américain Donald Trump. Il reste l'un des rares bastions progressistes en Amérique latine.

"Victoire de la démocratie !"
DESSIN CARLOS LATUFF


► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

Ce qu'a accompli Lula est un véritable exploit électoral. Après avoir été distancé de deux points au premier tour, il est parvenu à l’emporter avec près de quatre points d’avance, et c’est la première fois dans l’histoire du Brésil qu’un candidat qui n’est pas arrivé en tête au premier tour parvient à renverser la vapeur, précise notre correspondant à São Paulo, Thierry Ogier.

Cela a été possible grâce à une forte mobilisation des militants de gauche entre les deux tours, notamment sur les réseaux sociaux, mais également sur le terrain, avec des manifestations monstres à la veille du scrutin. Le taux d’abstention a également été le plus faible en 20 ans, ainsi que les bulletins blancs et nuls.

Le président brésilien de gauche a déclaré dimanche, après sa réélection inédite, que les Brésiliens « sont allés voter parce que nous avons réussi à les convaincre que le vote était très important pour garantir la démocratie ». Dans sa première prise de parole après l'annonce des résultats, il a ajouté que les électeurs avaient vaincu « l'ingérence » des plateformes numériques et promis de les « réguler ».

Et à presque 81 ans, Lula menait sa dernière bataille. Le président sortant s'est posé en défenseur de la démocratie et en rempart contre les États-Unis et leurs pressions commerciales et diplomatiques. Avec 45 % des voix contre 47 % pour Flavio Bolsonaro, il avait été devancé au premier tour par le fils aîné de l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), condamné pour tentative de coup d'État.

LULA REMERCIE LE PEUPLE BRÉSILIEN APRÈS AVOIR REMPORTÉ UN
QUATRIÈME MANDAT À L'ISSUE D'UN REVIREMENT SANS PRÉCÉDENT
https://lula.com.br/

Prolongation du vote

Quelque 160 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes pour décider si le pays restait l'un des derniers bastions de gauche en Amérique latine ou rejoignait la vague de droite dans la région, encouragée par le président américain Donald Trump. À l'annonce du résultat, une foule de sympathisants de gauche a laissé éclater sa joie, notamment sur l'emblématique avenue Paulista de São Paulo et dans le centre-ville de Rio de Janeiro, où des feux d'artifice ont été tirés.

LES PARTISANS DU PRÉSIDENT LUIZ INÁCIO LULA DA SILVA CÉLÈBRENT
 SA VICTOIRE AU SECOND TOUR DE L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE
À RIO DE JANEIRO,  DIMANCHE 25 OCTOBRE 2026.
PHOTO LUCAS LANDAU

La campagne a montré combien le pays reste divisé et une controverse a même perturbé la journée électorale. Sur décision d'un juge de la Cour suprême, le vote a été prolongé de deux heures, après un recours de l'équipe de campagne de Lula.

Dénonçant « une chose abominable », le président sortant a affirmé que des électeurs ont été « empêchés de voter ». Selon lui, des bus ont été retirés de la circulation dans des villes comme São Paulo (sud-est), dirigée par un maire de droite, tout comme à Salvador de Bahia, dans son fief du Nord-Est.

Pour son quatrième mandat, la marge de manœuvre du chef de l'État s'annonce cependant limitée après le raz-de-marée conservateur aux législatives il y a trois semaines.

« "Cabro e' mierda que crié, no sirvió pa ni una weá"
(une expression familière en argot chilien qui
se traduit approximativement par :
"Gamin de merde que j'ai élevé, il n'a servi à rien").»
MÈME INTERNET

Flavio Bolsonaro demande « l'annulation des élections »

Le candidat conservateur Flavio Bolsonaro a déclaré dimanche qu'il allait demander « l'annulation des élections », après sa défaite face à Lula. « Il est impossible de reconnaître les élections », a-t-il dit à Brasilia, le visage fermé. Selon lui, « beaucoup de choses restent à éclaircir » après la querelle judiciaire qui avait entraîné la prolongation des opérations de vote.

LE SÉNATEUR FLAVIO BOLSONARO, CANDIDAT CONSERVATEUR À L'ÉLECTION
 PRÉSIDENTIELLE, S'EXPRIME APRÈS SA DÉFAITE LORS DU SECOND TOUR
 DE L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE À BRASILIA, AU BRÉSIL,
 DIMANCHE 25 OCTOBRE 2026.
PHOTO  ERALDO PERES

Après 24 ans de carrière politique, le sénateur Flavio Bolsonaro perdra son mandat à la fin de l’année.

Enveloppée dans un drapeau du Brésil, Giselle a encore du mal à y croire. Elle a découvert le résultat en sortant de la messe et crié à la fraude électorale : « Ces deux heures de vote qui ont été ajoutées, c’est là que s’est joué le coup d’État. Je suis très inquiète de ce qu’il va se passer ici, très inquiète. Il faut être vigilant, mais les gens n’ont pas idée de ce qui les attend », a-t-elle raconté à notre correspondante à Rio de Janeiro, Sarah Cozzolino.

Dans ce bar du quartier de Copacabana, les électeurs de Flavio Bolsonaro détournent le regard quand ils croisent des supporters de l’autre camp qui explosent de joie. Alexandre, 56 ans, est découragé : « En tant qu’entrepreneur, ce soir j’ai envie de mettre la clé sous la porte, et de laisser Lula payer mes employés. J’ai envie de quitter le Brésil. Le pays va faire faillite, tout le monde va le sentir. »

Mais avec une écrasante victoire aux élections législatives, l’extrême droite aura son mot à dire malgré la réélection de Lula. Le pays sera ingouvernable, selon Elias : « Il n’arrivera à approuver aucun projet. Il sera face à un barrage parce que les présidents du Sénat et de la Chambre des députés seront de l’opposition. Il va vivre un enfer et ne pourra pas gouverner. »

Réactions à travers le continent américain

À l'annonce des résultats, de nombreux chefs d'État du continent américain ont réagi. La présidente du Mexique Claudia Sheinbaum a félicité le président sortant dans un message posté sur son compte X : « Vive la démocratie, c'est le peuple brésilien qui a gagné. Félicitations, président Lula ! ». « Cher frère Lula, je te félicite au nom du gouvernement et du peuple cubains pour cette victoire historique qui garantit la continuité sur la voie de la paix, de la souveraineté et de la justice sociale », a écrit Miguel Díaz-Canel, président de Cuba, sur les réseaux sociaux.

La dirigeante de droite du Pérou Keiko Fujimori a réaffirmé sur X « notre volonté de renforcer notre alliance stratégique, l'intégration, la coopération et le développement durable de l'Amazonie que nous partageons, au bénéfice de nos deux peuples », alors que José Antonio Kast, président chilien d'extrême droite et allié de Bolsonaro, a déclaré avoir discuté avec Lula et lui avoir adressé ses félicitations. « Le Chili et le Brésil ont beaucoup en commun pour l'avenir, a-t-il assuré. Nous continuerons à œuvrer pour renforcer les relations entre nos pays en matière d'intégration économique et de lutte contre le crime organisé dans la région ».

Du point de vue personnel, la réélection de Lula est le couronnement d'une trajectoire hors du commun. Et un ultime pied de nez au destin pour l'ancien gamin pauvre du Pernambouc (nord-est). Il détenait déjà un record : aucun président démocratiquement élu n'a dirigé aussi longtemps le Brésil. 

Celui qui est déjà un des dirigeants les plus âgés au monde aura 85 ans au terme de son nouveau mandat en 2030. Il totalisera ainsi 16 années au pouvoir, après un premier passage à la présidence de 2003 à 2010.

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Vétéran inoxydable à l'heure du dégagisme, Lula a conjuré l'usure du temps et une lassitude très forte à l'égard de son Parti des travailleurs (PT), qui reste associé par beaucoup aux scandales qui l'ont abîmé dans les années 2000. Son leader lui-même a connu l'opprobre d'une condamnation pour corruption qui lui a valu 580 jours en prison en 2018-2019, avant d'être annulée pour motifs de procédure.

Pour renverser le score, l'icône internationale de la gauche a multiplié dans la dernière ligne droite les mesures populaires et souvent coûteuses. Le premier président brésilien issu de la classe ouvrière a notamment revalorisé la Bolsa Familia, son programme social phare destiné aux familles les plus pauvres.

FLYER PCCH


 

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dimanche, octobre 25, 2026

SCANDALE AU CHILI APRÈS LA REMISE EN LIBERTÉ DE DIZAINES DE DÉTENUS PÉDOPHILES EN RAISON D'UN IMBROGLIO JURIDIQUE

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RFI
Au Chili, le gouvernement du président José Antonio Kast est pris dans la tourmente après avoir autorisé, sans passer préalablement par les tribunaux, des réductions de peine pour bonne conduite à des pédophiles condamnés. 56 prisonniers pour abus sexuels ou viols sur mineurs ont ainsi bénéficié de la mesure et la majorité a été remise en liberté de l’aveu même du ministre de la Justice. L’affaire fait scandale dans le pays, mais elle a surtout déclenché un intense débat juridique ces derniers jours.

Par RFI Publié le 25/10/2026 - 07:40 2 min

Avec notre correspondante à Santiago, Naïla Derroisné

Pour comprendre cet imbroglio juridique, il faut remonter à 2022. Cette année-là, une loi est approuvée au Chili et elle vient exclure les pédophiles condamnés du bénéfice de la remise de peine. Mais depuis, des prisonniers ont quand même continué de présenter des demandes au motif que leur condamnation avait été prononcée avant l’entrée en vigueur de la loi.

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Sous les deux gouvernements précédents, ces demandes étaient refusées. Les condamnés présentaient alors des recours devant les tribunaux qui devaient trancher, et dans plusieurs cas, la justice s’est prononcée en faveur de la réduction de peine de prisonniers condamnés avant 2022.

FOTO  AGENCIA UNO – FREEPIK – MINJUSTICIA

► Para leer también :    MINISTERIO DE JUSTICIA Y DDHH OTORGÓ 56 REBAJAS DE CONDENA A DELINCUENTES SENTENCIADOS POR ABUSO SEXUAL Y VIOLACIÓN DE MENORES DESDE QUE ASUMIÓ EL GOBIERNO DE KAST

C’est là-dessus que se base l’actuel ministre de la Justice, Fernando Rabat Celis, pour justifier les 56 réductions de peine qu’il a autorisées sans passer par la case justice. Il invoque également un principe de constitutionnalité : « On ne peut pas appliquer de façon rétroactive une loi en défaveur d’un condamné. Le doute profite à l’accusé », estime Fernando Rabat Celis. 

Mais de nombreux spécialistes du droit réfutent cette supposée jurisprudence sur laquelle se repose le ministre de la Justice. Ils soutiennent aussi que le ministère public chilien avait tout à fait la possibilité de rejeter ces 56 demandes, et dans ces cas-là, d’aller défendre sa position devant les tribunaux comme l’ont fait en leur temps les administrations de Sebastian Piñera et de Gabriel Boric. Aujourd’hui, face à l'indignation générale, le gouvernement a suspendu le traitement des dossiers de remises de peine et a annoncé des réformes législatives urgentes.

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« Une victime de violences et d'abus »
PHOTO D'ILLUSTRATION

vendredi, octobre 23, 2026

DÉCÈS DE MARIANA VIAL SALAS : UNE VIE D’EXIL, DE RÉSISTANCE ET DE SOLIDARITÉ

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MARIANA VIAL
C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Mariana Vial Salas, survenu le jeudi 22 octobre 2026, dans l’après-midi, à El Quisco, au Chili, à l’âge de 85 ans. Sa famille a annoncé qu’elle avait succombé à un cancer du poumon.

Née à Santiago du Chili le 5 avril 1941, Mariana Vial Salas était la fille de Sergio Arturo Vial, ingénieur en génie civil, et de María Gabriela Salas, professeure de mathématiques. Aînée d’une fratrie de trois enfants, elle a consacré une partie importante de sa vie à l’enseignement et à l’engagement politique.

En 1966, elle obtient à l’Université du Chili le diplôme de professeure d’État en histoire, géographie et éducation civique. Elle épouse Carlos Thayer Escalona, instituteur, géographe et professeur d’université. De leur union naissent trois filles : Paulina, Jimena et Cecilia.

Le coup d’État militaire du 11 septembre 1973 bouleverse son existence. Contrainte à l’exil, Mariana quitte le Chili pour la France avec ses trois enfants. Dans son pays d’accueil, elle poursuit d’abord son activité dans le domaine de l’éducation, en enseignant l’histoire dans un établissement privé préparant les élèves au baccalauréat français. Elle travaille ensuite au sein des services administratifs de COPROVA, une société commerciale spécialisée dans le commerce de gros de produits du tabac.

Mais Mariana Vial Salas ne se résigne jamais à l’exil ni au silence imposé par la dictature. Militante communiste et opposante à la dictature de Pinochet, elle s’investit sans relâche, en France, dans les actions de solidarité avec le peuple chilien, la dénonciation des crimes de la dictature et la défense de celles et ceux qui luttaient pour le retour de la démocratie au Chili.

Son engagement témoigne de celui de toute une génération de Chiliens et de Chiliennes qui, contraints de quitter leur patrie, ont poursuivi depuis l’étranger le combat contre la dictature et pour la liberté.

Avec la disparition de Mariana Vial Salas, c’est une militante dont la vie fut marquée par l’exil, la fidélité à ses convictions et la solidarité internationale qui s’en va.

À sa famille, à ses proches et à ses camarades, nous adressons nos plus sincères condoléances.

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FAIRE-PART DE DÉCÈS 


jeudi, octobre 22, 2026

CHILI / LOURDES PERTES POUR LES FONDS DE PENSION APRÈS DES PARIS RATÉS

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 LE SYSTÈME CHILIEN DE RETRAITE PAR CAPITALISATION
 PRIVÉE (LES AFP) TRAVERSE UNE GRAVE CRISE.

Retraite par capitalisation : au Chili, les fonds de pension les moins risqués subissent de lourdes pertes après des paris ratés aux Etats-Unis /Le système de retraite chilien, adopté sous la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990), a été pionnier en Amérique latine en remplaçant le modèle de répartition par un système de capitalisation individuelle. [Au Chili, les fonds de pension privés sont gérés par des sociétés appelées AFP (Administradoras de Fondos de Pensiones). / Il existe actuellement 7 AFP principales opérant dans le pays / • AFP ProVida • AFP Habitat  • AFP Capital • AFP Cuprum • AFP PlanVital • AFP Modelo • AFP Uno]

par Boursorama avec Media Services  22/10/2026 à 08:24

 ILLUSTRATION  EITAN ABRAMOVICH
"Il est extrêmement grave qu'une telle quantité de ressources ait été gaspillée". Les fonds de pension les moins risqués du Chili ont enregistré des pertes de plus de 10 % après des paris financiers ratés aux États-Unis. Le gouvernement de Santiago a dit sa colère mercredi 21 octobre, accusant leurs gestionnaires privés d'avoir "gaspillé" l'épargne des futurs retraités.

 Des personnes déguisées en politiciens, capitalistes et retraités lors d'une marche
contre les administrateurs de caisses de retraite, Santiago, Chili, 26 mars 2017 .

 MANIF CONTRE LE SYSTÈME DE RETRAITE PRIVÉ AU CHILI
185 000 PESOS CHILIENS (CLP) VALENT ENVIRON
167,50 EUROS (EUR) AU TAUX DE CHANGE ACTUEL.
PHOTO ESTEBAN FELIX

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Manquements à l'obligation de prudence?

Les fonds de catégorie E, qui comptent quelque 770.000 affiliés, ont perdu 10,4 % de leur valeur entre janvier et septembre. À l'origine de ces pertes, des opérations financières misant sur une baisse des taux d'intérêt aux États-Unis. Mais les taux ont augmenté et ces opérations affichaient fin septembre des pertes estimées à 7,7 milliards de dollars.

Le régulateur a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête visant les sept gestionnaires privés de fonds de pension chiliens (AFP), afin de déterminer s'ils ont manqué à leur obligation de prudence pour assurer "une rentabilité adéquate et la sécurité" de leurs investissements. "Il est extrêmement grave qu'une telle quantité de ressources ait été gaspillée", a dénoncé Gonzalo Arenas, porte-parole du gouvernement. "Nous accompagnerons toutes les enquêtes qui s'avéreront nécessaires", a-t-il ajouté.

Selon le système de retraite chilien de capitalisation individuelle, adopté sous Pinochet, chaque travailleur doit verser 10% de son salaire mensuel sur un compte personnel géré par une AFP qui investit cette épargne sur les marchés financiers en fonction du niveau de risque choisi par l'épargnant. Outre l'enquête du régulateur, au moins deux affiliés ont introduit des recours contre des gestionnaires.

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mercredi, octobre 21, 2026

CHILI / PLUS DE 100 ARRESTATIONS LORS DE MANIFESTATIONS COMMÉMORANT LE SOULÈVEMENT DE 2019

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LES CARABINEROS CHILIENS INTERPELLENT UNE FEMME LORS
D’UNE MANIFESTATION À SANTIAGO, LE 11 SEPTEMBRE 2026.
PHOTO 
JAVIER TORRES 

Plus d’une centaine de personnes ont été arrêtées dimanche au Chili lors de manifestations commémorant l’anniversaire du soulèvement social de 2019, qui avait débouché sur plusieurs mois de troubles, a annoncé lundi le gouvernement.

Par AFP

KK KASST
DESSIN BECS

cette commémoration, la première depuis l’arrivée au pouvoir du président d’extrême droite José Antonio Kast, s’est principalement déployée dans le centre de Santiago, où la police a dispersé les manifestants à l’aide de canons à eau et de gaz lacrymogènes.

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Des affrontements ont également eu lieu dans d’autres régions du pays, selon les médias locaux.

« Au total, 110 personnes ont été arrêtées dans l’ensemble du pays », soit près de moitié moins qu’un auparavant, a indiqué le ministre de la Sécurité, Martín Arrau.

Quatorze policiers et quatre civils ont été blessés lors des manifestations.

C’est de la délinquance pure et simple, c’est de l’anarchisme, c’est semer le désordre et l’instabilité, a déclaré M. Arrau. 

Le président José Antonio Kast a toujours été très critique envers le soulèvement social de 2019.

Cette année-là, des millions de Chiliens étaient descendus dans la rue pour réclamer des améliorations dans les domaines de la santé, de l’éducation et des retraites.

Mais les violences se sont intensifiées, avec notamment la dégradation de plusieurs stations de métro, le pillage de commerces et des affrontements entre manifestants et policiers.

La répression policière avait retenu des accusations de violations des droits humains. Au total, 30 personnes avaient trouvé la mort.

Cette mobilisation avait ouvert la voie à un processus de réécriture de la Constitution, qui s’était soldé par un échec après le rejet de deux projets lors de référendums.

lundi, octobre 19, 2026

SOUS PSEUDONYME, ISABEL ALLENDE REMPORTE UN PRIX À UN MILLION €

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PHOTO  CAPTURE D'ÉCRAN

Prix littéraires / #Auteurs / 
ActuaLitte 
Le Prix Planeta, la plus convoitée des récompenses littéraires espagnoles, a été décerné, le 15 octobre dernier, à une certaine Luz Ventura, qui avait déposé un manuscrit titré Los que faltan (Ceux qui manquent). L'autrice chilienne naturalisée américaine Isabel Allende est montée sur scène : sous un pseudonyme, elle avait fait concourir La hora antes del alba (L'heure qui précède l'aube), suite de son roman La Maison aux Esprits (1982).

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Antoine Oury Publié le 19/10/2026 à 12:45

En présence du roi Philippe VI et de la reine Letizia d'Espagne, Isabel Allende n'a pas caché sa satisfaction, le 15 octobre dernier, depuis le pavillon 1 de la Fira de Barcelona. « C'est comme remporter le Nobel, pour moi », a déclaré l'autrice chilienne, âgée de 84 ans, exilée au Venezuela, puis aux États-Unis, après le coup d'État fomenté par le général Pinochet en 1973.

LE 75ème PRIX PLANETA REVIENT À ISABEL ALLENDE
PHOTO CASA DE SM EL REY

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Des circonstances qu'elle n'a pas oublié et auxquelles l'état du monde fait écho aujourd'hui, a-t-elle souligné. « À présent, je constate que de nombreuses démocraties sont menacées par l'autoritarisme, le nationalisme et même le fascisme et je ressens même cette peur qui m'a fait quitter mon pays », a déclaré la lauréate, selon Reuters.

► À lire aussi :    LA CHILIENNE ISABEL ALLENDE, PRIX LIBER 2020 DU MEILLEUR AUTEUR HISPANO-AMÉRICAIN 

Le Prix Planeta, institution littéraire espagnole, salue chaque année un manuscrit pas encore publié et récompense son auteur ou son autrice d'une dotation d'un million €, en faisant l'une des distinctions les plus impressionnantes, d'un strict point de vue financier.

L'ÉCRIVAINE ISABEL ALLENDE AVEC LE TROPHÉE
DE LAURÉATE DU PRIX PLANETA 2026.
EP

Un transfert très remarqué

Créé par l'éditeur José Manuel Lara Hernández, le prix est lié au groupe d'édition Planeta, qui lui donne d'ailleurs son nom. Les plus attentifs noteront ainsi que la remise de la récompense accompagne l'arrivée d'Allende au sein du catalogue de Planeta, après plusieurs décennies chez Plaza & Janes, filiale du groupe Random House.

Au-delà de la symbolique, la distinction permet donc de médiatiser cette nouvelle signature, un reproche souvent émis à l'égard de cette récompense. Interrogé sur cette critique, José Creuheras, président du groupe Planeta, assure à El Paìs que « l'audience du prix y répond, tout comme l'intérêt grandissant qu'il suscite. Ce n'est pas à moi de dire si la récompense a plus ou moins de prestige qu'auparavant. »

Sous le faux titre Los que faltan, le manuscrit déposé par Isabel Allende n'est autre que La hora antes del alba (L'heure qui précède l'aube), présenté comme une suite de La Maison aux Esprits, son roman le plus connu, publié en France par Fayard dans une traduction de Claude et Carmen Durand. En suivant une famille, les Trueba, Isabel Allende y retraçait une partie de l'histoire du Chili : son récit a récemment été adapté en série, diffusée en France par Amazon Prime Video.

« Je n'ai jamais participé à une compétition, car je craignais toujours de finir dernière », a admis Isabel Allende en recevant son prix. « À mon âge, je n'ai toutefois plus grand-chose à perdre. » Elle a en tout cas remporté la dotation d'un million €, tandis que l'autre finaliste, Sergio Hernández, a perçu 200.000 €.


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samedi, octobre 17, 2026

«NE CHERCHE PAS LE CHAOS» DE MARION BRUNET, COMMENT EXORCISER LES FANTÔMES DU CHILI

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Marion Brunet - Ne cherche pas le chaos Librairie Mollat
CAPTURE D'ÉCRAN 

RFI
Retour à l'accueil / Podcasts / L'art de raconter le monde / 
À travers une superbe histoire d’amour entre un père et sa fille, la romancière raconte comment une victime de la dictature de Pinochet est contrainte d’affronter ses traumatismes. / «Ne cherche pas le chaos» de Marion Brunet, comment exorciser les fantômes du Chili

Écouter - 19'30''

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Jean-François Cadet. Publié le : 17/10/2026 - 07:01

JEAN-FRANÇOIS CADET

Victoria ne lui a pas laissé le choix. Elle l’a mis devant le fait accompli. Mais elle l’a fait : elle est partie au Chili, ce pays qui fait partie d’elle-même, puisque c’est celui de son père, mais dont on lui a si peu parlé. Car à ses nombreuses questions, Pablo n’a opposé que le silence. Il ne lui a pas raconté la dictature de Pinochet, il n’a rien dit de ses engagements politiques, il lui a tu la prison et la torture, il ne lui a même pas parlé de ce qui l’a conduit, une fois libre, à quitter le Chili et à s’installer en France, où il a refait sa vie, rencontré Florence, la mère de Victoria, et élevé avec fierté cette fille qu’il aime tant.

MARION BRUNET A LONGTEMPS MÛRI CE ROMAN.
PHOTO  PASCAL ITO

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Jeu de piste

Si Ne cherche pas le chaos est un livre sur le silence, c’est aussi un formidable roman d’amour entre un père et sa fille. Malgré les non-dits, la relation entre les deux personnages est complice, intense, solide. Elle est également nourrie par l’amour des chevaux et par la seule richesse chilienne que Pablo a transmise à Victoria : la poésie. Les mots de Victor Jara, Pablo Neruda, Fernando Alegria ou Violetta Parra ne se contentent pas d’accompagner les personnages : ils les ont forgés. Leurs paroles rythment également le « jeu de piste », de Santiago à Valparaiso, auquel Pablo, obligé de retourner sur le sol chilien après plus de 30 ans d’exil, va bien devoir se soumettre.

► À lire aussi : JOURNÉE DU 17 OCTOBRE, À PARIS : «MACRON, LA VOILÀ TA RÉPUBLIQUE EN MARCHE ! »

SALVADOR ALLENDE EN 1973.
PHOTO JÜRGEN MÜLLER-SCHNECK

Récompensée en 2025 par le prestigieux prix Astrid-Lindgren – que l’on présente souvent comme le « Nobel » de la littérature jeunesse –, Marion Brunet dépeint à la fois les fantômes qui hantent Pablo et l’empêchent de se livrer, et l’aspiration légitime de sa fille à connaître le passé pour construire son avenir.

PRISONNIERS RETENUS DANS LE STADE DE SANTIAGO
 APRÈS LE COUP D’ÉTAT DE 1973.
PHOTO AP

Délicatesse

Peu à peu, les zones d’ombre commencent à s’éclaircir. Et c’est avec beaucoup de sobriété, de pudeur et de tendresse, trois traits de caractère indissociables de son héros, que la romancière lève peu à peu le voile sur ce qu’a vécu Pablo. Une délicatesse que l’on retrouve dans les derniers chapitres du livre, où l’on découvre pourquoi Victoria s’appelle ainsi. Infiniment touchante, la fin du roman est tout simplement magnifique. Tout en rappelant que les peuples ne tirent pas toujours toutes les leçons de l’Histoire : le livre se termine au moment de l’élection de José Antonio Kast, président d’extrême droite qui assume ouvertement son admiration pour l’héritage d’Augusto Pinochet.

► Ne cherche pas le chaos, Marion Brunet (Albin Michel)

LES VERS DE PABLO NERUDA ET D’AUTRES POÈTES CHILIENS SONT
 AUTANT DE PONTS SUR LA RIVIÈRE DE NON-DITS ENTRE LE PÈRE ET SA FILLE.
PHOTO AFP - STF
Les vers de Pablo Neruda et d’autres poètes chiliens sont autant de ponts sur la rivière de non-dits entre le père et sa fille.


vendredi, octobre 16, 2026

UNE NOUVELLE ÉGLISE ÉVANGÉLIQUE CRÉÉE EN MOYENNE CHAQUE JOUR AU CHILI

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PHOTO EX-ANTE

info chretienne
Au cours des trois derniers mois, 82 églises et ministères protestants évangéliques ont été créés au Chili. Un chiffre qui témoigne de l’expansion et de la visibilité croissante de cette branche du christianisme dans le pays.

Info Chretienne Publié le 15 octobre 2026

Ex-Ante

un article publié le 11 octobre dans le média chilien Ex-Ante révèle la création de 82 églises et ministères protestants évangéliques au cours des trois derniers mois. Plus précisément, le Journal officiel du pays fait état de 36 créations en juin, 28 en juillet et 18 en août, soit une moyenne d'environ une église par jour.

PHOTO IA CHATGPT

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Ces églises sont concentrées dans les zones centrales et méridionales du pays et couvrent 13 régions. Contrairement à la structure hiérarchique de l'Église catholique, les églises évangéliques s'organisent à l'échelle locale et de petites communautés émergent, parfois à proximité de leurs voisins.

«Au Chili, on voit naître près d'une église évangélique par jour /
 les implications politiques de l'expansion protestante»
FLYER EX-ANTE

► À lire aussi : AU BRÉSIL, LES ÉVANGÉLIQUES « EN GUERRE SPIRITUELLE » CONTRE LE CANDIDAT LULA

Selon un recensement de 2024, 16,3 % des Chiliens s'identifiaient comme chrétiens évangéliques ou protestants, contre 13,2 % en 1992. Leur présence est particulièrement importante à Biobío (33 %), La Araucanía (27 %), Los Ríos (25 %) et Ñuble (24 %). Les catholiques du pays sont, quant à eux, passés de 70 % à 54 % entre 2002 et 2024.

La place et la visibilité des évangéliques dans la vie politique a également été abordées. Au moins sept membres du Parlement s'identifient comme chrétiens évangéliques et le vice-président du Sénat, Iván Moreira, fréquente une église pentecôtiste à Los Lagos. Cette année, le gouvernement a par ailleurs mis en place une chapelle évangélique dans le palais présidentiel de La Moneda.

Mélanie Boukorras


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