vendredi, avril 10, 2026

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«Et ainsi de suite»






 

CHILI : EN REFUSANT DE RÉGULARISER 182.000 MIGRANTS, JOSÉ ANTONIO KAST CONCRÉTISE SA POLITIQUE ANTI-IMMIGRATION

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LE PRÉSIDENT CHILIEN D'EXTRÊME DROITE
JOSÉ ANTONIO KAST EST AU POUVOIR DEPUIS LE 11 MARS.
PHOTO PABLO SANHUEZA)

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Les Echos
Décryptage / Chili : en refusant de régulariser 182.000 migrants, José Antonio Kast concrétise sa politique anti-immigration / Le président chilien José Antonio Kast a annoncé qu'il ne régulariserait pas 182.000 migrants entrés illégalement dans le pays. Fidèle à ses promesses de campagne, il a également lancé la construction d'un mur frontalier et doublé les effectifs militaires pour renforcer la lutte contre l'immigration clandestine.

Par Marion Torquebiau Publié le 9 avr. 2026 à 11:50

Chose promise, chose due. Le gouvernement de José Antonio Kast a annoncé qu'il ne régulariserait pas la situation de près de 182.000 migrants entrés illégalement dans le pays. « Nous n'allons pas procéder à une régularisation massive comme l'avait proposé le gouvernement Boric », a récemment déclaré le directeur du Service des migrations, Frank Sauerbaum.

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Face à la vague de migration qu'a connue le Chili avec l'arrivée de plusieurs millions d'étrangers depuis 2015, le président de gauche Gabriel Boric (2022-2026) avait annoncé par décret la régularisation de 182.000 migrants sur les 337.000 ayant franchi la frontière illégalement. Il s'agit en majorité de Vénézuéliens qui, pour fuir le régime autoritaire de Nicolas Maduro, ont traversé plusieurs frontières pour arriver à pied ou en bus au Chili par les plaines désertiques du nord.

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« Heureusement, [le décret] n'a pas été mis en oeuvre car nous avons appris aujourd'hui que 6.000 personnes sur les 182.000 avaient déjà commis un délit », a souligné le Service des migrations. Le premier président d'extrême droite depuis la dictature (1973-1990) avait promis pendant sa campagne qu'il aurait « la main dure » contre l'immigration illégale. « Le Chili a été fragilisé par l'immigration illégale, le narcotrafic et le crime organisé », a-t-il justifié en conférence de presse ce lundi.

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Méthode Trump

«Le ridicule ne tue pas, il rend immortel»
le Kaka-Kast en super-héros de BD 

« Bouclier  frontalière »
Mise en scène d’une
terrifiante immigration"
FLYER PROPAGANDE

À peine quelques jours après son arrivée au pouvoir, le 11 mars dernier, José Antonio Kast s'est déplacé au nord du pays à la frontière avec le Pérou pour lancer la construction de barrières afin de lutter contre l'immigration illégale. Dès le 16 mars, dans le désert d'Arica, au nord du Chili, les pelleteuses creusaient déjà des fossés de trois mètres de profondeur et érigeaient des murs de cinq mètres de hauteur pour freiner l'arrivée des migrants.

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Ce « bouclier frontalier », comme l'a nommé le président Kast, a déjà été construit sur 10 kilomètres et devrait s'étendre sur 580 kilomètres. Par ailleurs, les effectifs militaires ont également été doublés, passant de 300 à 600 gardes frontaliers. José Antonio Kast cherche également à faire approuver au Parlement deux projets de loi pour freiner l'immigration : un pour sanctionner les passeurs aidant les migrants illégaux et un autre qui créerait le délit l'accès illégal au pays.

« Tu veux que je te fasse un dessin ? »
INFOGRAPHIE EL MERCURIO

Expulsions

Bien qu'il ait promis pendant sa campagne d'expulser les 337.000 migrants illégaux du Chili lors des premiers jours de son mandat, le président Kast a reconnu qu'aucun migrant n'avait pour l'instant été renvoyé du pays.

«Beaucoup de gens sortiront volontairement du pays.»
José Antonio Kast, président du Chili

« Mais au cours des prochains mois, vous allez assister à un processus continu d'expulsion des migrants. Nous étudions actuellement comment procéder par voie aérienne et comment organiser cela par voie terrestre », a-t-il insisté en conférence de presse. Le président chilien l'a assuré, « beaucoup de gens sortiront volontairement du pays ».

L'annonce des mesures antimigratoires intervient alors que l'exécutif traverse une mauvaise passe. Il y a quelques jours, le gouvernement a annoncé une hausse historique du prix de l'essence de près de 580 pesos le litre (50 centimes) ce qui a considérablement fait baisser la cote de popularité du président. Trois semaines après son arrivée au pouvoir, José Antonio Kast a perdu 14 points d'opinion positive atteignant 43 % d'approbation.

Avec un début de mandat difficile, l'exécutif cherche désormais à marquer les esprits sur l'immigration. Le gouvernement prépare actuellement le premier vol d'expulsion de migrants qui, selon le journal chilien « La Tercera », devra avoir « un fort retentissement médiatique, car il constituera le signe tangible de la concrétisation de l'une des principales promesses de campagne ».

Marion Torquebiau (Correspondante à Santiago (Chili))

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ANNIVERSAIRE DE LA MORT DU COMÉDIEN CHILIEN SERGIO BUSCHMANN

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SERGIO RICARDO BUSCHMANN SILVA
NÉ LE 23 JUIN 1942 DANS LA COMMUNE PROVIDENCIA
 †  LE JEUDI 10 AVRIL 2014 À VIÑA DEL MAR.

  2014  - 10 AVRIL - 2025

L'acteur chilien Sergio Buschmann est mort le jeudi 10 avril 2014 à l'âge de 71 ans, rapporte le site internet Crónica Digital, qui couvre l'actualité politico-culturelle chilienne. Buschmann fut un militant du Parti communiste et ancien intégrant du Front Patriotique Manuel Rodríguez (FPMR). Il était hospitalisé à Viña del Mar, ville voisine de Valparaíso. 
SERGIO BUSCHMANN 
Après la fin de ses études de Théâtre à l'Université Catholique, Sergio Buschmann a monté avec Américo Vargas l'œuvre Mamma, puis il a parcouru le Chili avec plusieurs troupes de théâtre. Il a fait découvrir aux auditeurs les grands classiques de la fiction radiophonique avec le dramaturge Arturo Moya Grau. Sergio a également participé à la création des départements de fiction de plusieurs chaînes de télévision Chilienne.
     
Après le coup d’état de 1973, il fut prisonnier au «Estadio Chile » (Stade Chili) de sinistre mémoire. En 1976, grâce aux démarches des évêques catholiques Carlos Camus et Cristián Precht, il put sortir de prison et partir en exil en Suède puis à Cuba où il se consacra à l'activité théâtrale, sans jamais laisser de côté la politique.

En 1983 il est intégré à la lutte sandiniste dans la défense de la révolution nicaraguayenne qui se trouvait menacée par la « contras » financés par les États-Unis. Une fois les combats terminés et avec l'auspice du ministère de Culture, Buschmann a participé à la formation d'une école d'art dramatique à Managua.  
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SERGIO BUSCHMANN 

Au Chili il joua un rôle prépondérant dans « l’affaire arsenaux », opération  du Front Patriotique Manuel Rodríguez (bras armé du Parti communiste sous la dictature) qui consista à introduire des armes par le port de Carrizal, au milieu de 1986. Parallèlement à son activité militante, Buschmann était un personnage aimé du populaire feuilleton « Matrimonio de Papel ». L’acteur résistant fut finalement capturé le 26 août 1986 à Vallenar, ville du nord du pays. Sa figure se transforme en légende après sa spectaculaire  évasion du pénitencier de Valparaiso le 7 août 1987.

Après avoir voyagé clandestinement en Europe, il rentre au Chili en juillet 1994. Il fut aussitôt arrêté et placé en détention à la Prison de Santiago où il resta 15 mois.  Même s’il récupéra sa liberté, il n'a jamais réussi à s’affranchir complètement de la persécution de la « justice militaire » qui l’a désigné à un certain moment comme « l'homme le plus recherché du Chili».

Une cérémonie d’adieu comme dernier hommage à Sergio Buschmann  est organisée au siège du Parti communiste à Valparaíso, dans la rue Aldunate 1566 de la Commune de Valparaiso.

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jeudi, avril 09, 2026

LA TORTIONNAIRE PINOCHÉTISTE ADRIANA RIVAS SERA BIENTÔT EXTRADÉE VERS LE CHILI

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ADRIANA RIVAS, ÂGÉE AUJOURD'HUI DE PLUS DE 70 ANS, EST ACCUSÉE D'AVOIR PARTICIPÉ À LA DISPARITION DE SEPT PERSONNES LORSQU'ELLE TRAVAILLAIT POUR LA POLICE SECRÈTE D'AUGUSTO PINOCHET EN 1976.

  La tortionnaire pinochétiste Adriana Rivas sera bientôt extradée vers le Chili / L'ex-agente de la Dina, Adriana Rivas a perdu son combat juridique contre son extradition depuis l’Australie. Son retour au Chili était réclamée par la justice depuis 2014.

Luis Reygada Publié le 8 avril 2026 2min

Adriana Rivas se voit notamment reprochée d’avoir directement participé à la séquestration de Victor Diaz, ex-dirigeant national de la Centrale unitaire des travailleurs et sous-secrétaire du PCCh, de Reinalda Pereira, une militante communiste enceinte au moment des faits, ainsi que de cinq autres militants.

ADRIANA RIVAS CARTE D'IDENTITÉ MILITAIRE ATTESTANT
 DE SON APPARTENANCE À LA POLICE SECRÈTE DE PINOCHET

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Soupçonnée d’avoir participé à l’enlèvement, la torture et la disparition de dissidents pendant la dictature militaire du général Augusto Pinochet (1973-1990), Adriana Rivas a perdu son combat juridique contre son extradition depuis l’Australie, où elle s’était installée depuis 1978. Aujourd’hui âgée de 72 ans, cette ex-agente de la Dina – police politique qui a opéré durant les années les plus sanglantes de la dictature en comptant jusqu’à 60 000 employés – était réclamée par la justice de son pays depuis 2014


PHOTO JOEL CARRETT

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La nouvelle, annoncée ce lundi, a notamment été saluée sur X par le Parti communiste chilien (PCCh), qui a réclamé la « fin de l’impunité (pour qu’elle) réponde de ses crimes devant la justice ». 

MANUEL CONTRERAS, CHEF DE LA POLICE SECRÈTE  DE PINOCHET,
ET 
ADRIANA RIVAS  DANS UNE IMAGE TIRÉE DU DOCUMENTAIRE
« EL PACTO DE ADRIANA ». CAPTURE D'ÉCRAN

► À lire aussi :      LE PACTE D'ADRIANA  

SOBRE EL MISMO TEMA :

CHICO BUARQUE SE REND À #CUBA PAR SOLIDARITÉ

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CHICO BUARQUE EST RETOURNÉ À CUBA 34 ANS APRÈS SA DERNIÈRE VISITE DANS LE PAYS.
LE CHANTEUR ET COMPOSITEUR A ATTERRI MARDI DERNIER (7) À LA HAVANE, LA CAPITALE,
À L'INVITATION DU CHANTEUR ET COMPOSITEUR SILVIO RODRIGUEZ,
UNE FIGURE MAJEURE DE LA MUSIQUE CUBAINE.
PHOTO FRANCISCO PRONER

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L'Humanité
L’artiste brésilien Chico Buarque de retour à la Havane au nom de la solidarité / Sur l’invitation de son camarade Silvio Rodriguez, Chico Buarque revendique « une marque de solidarité envers ce peuple et ce pays alors que les sanctions se durcissent et que la crise économique et énergétique s’aggrave ».

Luis Reygada Publié le 9 avril 2026

CHICO BUARQUE SE REND À  #CUBA
 PAR SOLIDARITÉ PHOTO 

C’est dans les moments difficiles qu’on reconnaît les vrais amis. Chanteur, compositeur, poète, acteur, dramaturge et écrivain, le Brésilien Chico Buarque est aussi à n’en pas douter un grand ami de Cuba. Trente-quatre ans que l’artiste engagé n’avait pas mis les pieds à La Havane : le voici de retour suite à l’invitation de son camarade Silvio Rodriguez.

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« Une marque de solidarité envers ce peuple et ce pays alors que les sanctions (imposées par les États-Unis) se durcissent et que la crise économique et énergétique s’aggrave », a-t-il expliqué sur son compte Instagram. Au menu de la visite : un don symbolique de médicaments au ministère de la Santé, et un nouvel enregistrement en duo de l’une des chansons les plus connues de l’artiste cubain, Sueño con serpientes.


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mardi, avril 07, 2026

ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE DE GABRIELA MISTRAL

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GABRIELA MISTRAL
ANNIVERSAIRE DE 
LA NAISSANCE DE GABRIELA MISTRAL
1889 -7 AVRIL- 2026
POÈME DU JOUR AVEC LA COMÉDIE-FRANÇAISE, 
FRANCE CULTURE, LE  08.03.2013,  
« ABSENCE» LU PAR SYLVIA BERGÉ, 
DURÉE : 00:01:45 


Poème extrait du recueil D'amour et de désolation , traduit de l’espagnol par Claude Couffon (© ELA/La Différence 1988)
Poèmes choisis par Philippe Garnier
Prise de son, montage Claude Niort, Pierre Henry
Réalisation Anne-Pascale Desvignes
DORIS DANA ET GABRIELA MISTRAL 
À NUEVA YORK, 1954.
Gabriela Mistral, de son vrai nom Lucila de María del Perpetuo Socorro Godoy Alcayaga, née le 7 avril 1889 à Vicuña et décédé le 10 janvier 1957 à New York, fut une éducatrice, diplomate, féministe et poétesse chilienne, Prix Nobel de littérature en 1945.

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CHILI / DROITS DE L'HOMME


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Araucaria
CHILI, Santiago le 7 avril 2026 / Droits de l'Homme / Au Chili, l’intitulé officiel du ministère de la justice est Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme. / Depuis le 11 mars, le ministre est un ancien avocat de Pinochet qui a participé à sa défense quand il était mis en accusation à Londres en 1998.  Cherchez l’erreur.

Qu’a-t-il fait depuis un mois ?

Avec notre correspondant à Santiago, Pierre Cappanera 

Pierre
Cappanera

il y a eu d’abord l’arrêt du Plan Triannuel des Droits de l’Homme. Les plans triannuels des Droits de l’Homme ont été inaugurés par Michelle Bachelet, poursuivis ensuite par Piñera et Boric. Il s’agit d’une politique d’État. Le dernier plan, lancé par Boric, a été purement et simplement suspendu. Ces Plans consistent en une liste de propositions que le gouvernement s’engage à mettre en œuvre. Ils touchent à tout ce qui se rapporte aux droits de l’homme (discrimination, LGBT, conditions des prisonniers de droits communs, formation des carabiniers, racisme, …). 

PLAN NACIONAL DE BÚSQUEDA
FOTO PRENSA LATINA

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Ensuite les trois responsables du Plan de recherche des disparus ont été éliminés ce qui revient à démanteler ce programme. Depuis la fin de la dictature en 1990, les militaires ont refusé de donner les informations pour dire ce que sont devenus les disparus : quel a été leur sort ? où sont-ils ? quels sont les responsables ? Il reste un millier de cas en attente d’une réponse.

LA PHOTO MONTRE KK KASST
EMBRASSANT LE FRONT DE L'ABOMINABLE
 PÉDOPHILE PAUL SCHÄFER,
FONDATEUR DE COLONIA DIGNIDAD

► À lire aussi :           AU CHILI, LE NOUVEAU PRÉSIDENT SUSPEND LA CRÉATION D’UN SITE DE MÉMOIRE DANS L’ANCIENNE COLONIA DIGNIDAD

"AU CHILI, IL Y AVAIT UNE ÎLE EPSTEINET ELLE S'APPELAIT VILLA BAVIERA" :
LES HORREURS D'UNE SECTE DIRIGÉE PAR LE PÉDOPHILE PAUL SCHÄFER

Enfin depuis 2017 existait une commission mixte germano-chilienne qui était chargée de l’ancien camp de tortures et de disparitions de Colonia Dignidad. Les projets de cette commission pour établir un mémorial à Colonia Dignidad ont été stoppés. Le gouvernement allemand s’intéressait spécialement à Colonia Dignidad parce que son créateur avait été un nazi allemand.


CHILI / DROITS DE L'HOMME
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lundi, avril 06, 2026

CHILI / LE PRÉSIDENT KAST SE REND DANS L’ARGENTINE DE MILEI POUR SON PREMIER DÉPLACEMENT À L’ÉTRANGER

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Ouest France
Chili : le président Kast se rend dans l’Argentine de Milei pour son premier déplacement à l’étranger / 
Le président chilien d’extrême droite José Antonio Kast doit se réunir lundi 6 avril à Buenos Aires avec son homologue argentin, le libertarien Javier Milei, à l’occasion de son premier déplacement à l’étranger depuis son investiture en mars.

Ouest-france.fr/ 

Le chef de l’État perpétue la tradition des présidents chiliens d’effectuer leur première visite officielle en Argentine.

Positions proches de Donald Trump

Proches politiquement, les deux dirigeants affichent des positions rejoignant souvent celles du président américain Donald Trump et s’inscrivent dans la progression de la droite radicale dans la région.

► À penser en dessin :     FENÊTRE SUR COUR

Les deux hommes s’étaient déjà rencontrés en décembre, après l’élection de M. Kast, posant ensemble avec une tronçonneuse, symbole des coupes budgétaires engagées par Javier Milei.

« Aujourd’hui plus que jamais, il est important de développer des projets communs. Nous avons de grandes idées dans les domaines minier et énergétique, ainsi que sur les passages frontaliers et la lutte contre le crime organisé », a déclaré dimanche le ministre chilien des Affaires étrangères, Francisco Pérez Mackenna.

GALVARINO APABLAZA, À DROITE SUR LA PHOTO, PORTE
UN TOAST DEVANT LES PORTRAITS DE SAINT ÓSCAR
ARNULFO ROMERO ET D'ERNESTO « CHE GUEVARA »

Cette visite, qualifiée de « protocolaire » par le gouvernement chilien, intervient toutefois dans un contexte sensible, quelques jours après l’échec d’une tentative d’arrestation en Argentine de Galvarino Apablaza, un ancien guérillero accusé d’avoir participé à l’assassinat en 1991 du sénateur chilien de droite Jaime Guzman.

Le président chilien d’extrême droite José Antonio Kast doit se réunir lundi 6 avril à Buenos Aires avec son homologue argentin, le libertarien Javier Milei, à l’occasion de son premier déplacement à l’étranger depuis son investiture en mars.

Le chef de l’État perpétue la tradition des présidents chiliens d’effectuer leur première visite officielle en Argentine.

ILLUSTRATION DE RAMIRO ALONSO

Positions proches de Donald Trump

Proches politiquement, les deux dirigeants affichent des positions rejoignant souvent celles du président américain Donald Trump et s’inscrivent dans la progression de la droite radicale dans la région.

Les deux hommes s’étaient déjà rencontrés en décembre, après l’élection de M. Kast, posant ensemble avec une tronçonneuse, symbole des coupes budgétaires engagées par Javier Milei.

« Aujourd’hui plus que jamais, il est important de développer des projets communs. Nous avons de grandes idées dans les domaines minier et énergétique, ainsi que sur les passages frontaliers et la lutte contre le crime organisé », a déclaré dimanche le ministre chilien des Affaires étrangères, Francisco Pérez Mackenna.

Cette visite, qualifiée de « protocolaire » par le gouvernement chilien, intervient toutefois dans un contexte sensible, quelques jours après l’échec d’une tentative d’arrestation en Argentine de Galvarino Apablaza, un ancien guérillero accusé d’avoir participé à l’assassinat en 1991 du sénateur chilien de droite Jaime Guzman.

Galvarino Apablaza bénéficiait du statut de réfugié politique en Argentine depuis 2010, jusqu’à sa révocation par la justice en février. Mais la police n’a pas réussi à l’arrêter après l’émission d’un mandat d’arrêt la semaine dernière.

« Tôt ou tard, M. Apablaza devra rendre des comptes devant la justice chilienne et nous entreprendrons toutes les démarches nécessaires auprès du gouvernement argentin pour cela », a assuré dimanche le ministre Mackenna.

Le ministère argentin de la Sécurité a offert vendredi une récompense d’environ 14 000 dollars pour toute information permettant de le localiser.

Au pouvoir depuis le 11 mars 2026, José Antonio Kast, largement élu en décembre, a engagé un net tournant sur les plans sécuritaire et économique, à rebours des décisions clés de son prédécesseur de gauche Gabriel Boric.

Le Chili et l’Argentine partagent une frontière de plus de 5 300 km, et Buenos Aires est le deuxième partenaire commercial de Santiago en Amérique latine, avec des échanges estimés à près de huit milliards de dollars en 2025.

ILLUSTRATION SANDRO BAEZA