dimanche, mars 22, 2026

CHILI : IL NE FAUT PAS GRACIER D’ANCIENS CARABINEROS ET RESPONSABLES DE L’ARMÉE

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"Traumatismes oculaires, coups de pied à la tête et coups de feu à bout portant :
voici les carabiniers et militaires condamnés que Kast souhaite gracier "

PHOTOMONTAGE INTERFERENCIA

Amnesty
International
 
Chili : Il ne faut pas gracier d’anciens carabineros et responsables de l’armée / 
Le président José Antonio Kast a déclaré le 12 mars 2026 qu’il était possible qu’il accorde une grâce à d’anciens carabineros (police nationale en uniforme) et responsables de l’armée, qui ont été déclarés coupables de crimes commis dans le contexte des manifestations de 2019. Cela renforcerait encore davantage l’impunité et compromettrait l’obligation de rendre des comptes.

Amnesty International 

PASSEZ À L’ACTION : ENVOYEZ UN APPEL EN UTILISANT VOS PROPRES MOTS OU EN

VOUS INSPIRANT DU MODÈLE DE LETTRE CI-DESSOUS

José Antonio Kast Rist

Presidente de la República de Chile

Palacio de La Moneda

Santiago de Chile

Chili

Monsieur le Président,

je vous écris afin d’exprimer l’inquiétude que m’inspirent vos récentes déclarations dans les médias chiliens concernant la possibilité d’octroyer une grâce à d’anciens carabineros et responsables militaires ayant été déclarés coupables de crimes perpétrés dans le contexte des manifestations de 2019, notamment des homicides illégaux, des actes de torture et des blessures physiques graves.

CHILI : IL NE FAUT PAS GRACIER D’ANCIENS CARABINEROS ET RESPONSABLES DE L’ARMÉE

 ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Dès octobre 2019, ce qui avait commencé par des manifestations étudiantes s’est rapidement étendu à tout le pays, sous l’impulsion de revendications pour plus d’égalité au sein de la société et en faveur d’une protection accrue des droits sociaux et économiques. Les autorités ont réagi en utilisant la force de manière disproportionnée, en grande partie par le biais d’opérations menées par les carabineros. Amnesty International a recensé de nombreux exemples de violations graves des droits humains et de crimes de droit international, notamment d’actes de torture, commis durant cette période par des carabineros.

► À lire aussi :           CHILI. QUATRE ANS APRÈS LE SOULÈVEMENT SOCIAL, L’IMPUNITÉ PERSISTE ET LES RÉPARATIONS COMPLÈTES SE FONT TOUJOURS ATTENDRE

Plus de six ans plus tard, l’impunité persiste ; peu de cas ont donné lieu à un procès, et il est très rare qu’ils débouchent sur des condamnations. Gracier le petit nombre de fonctionnaires dont la responsabilité a été établie renforcerait encore davantage l’impunité et compromettrait les efforts déployés pour réformer les carabineros dans une optique de respect accru du droit et de l’obligation de rendre des comptes.

Monsieur le Président, je vous exhorte à garantir l’obligation de rendre des comptes pour toutes les violations graves des droits humains et crimes au regard du droit international, notamment ceux perpétrés par des carabineros et des responsables militaires dans le contexte des manifestations de 2019, et à vous  abstenir de gracier d’anciens carabineros et hauts gradés de l’armée.

Veuillez agréer l’expression de ma haute considération.

PHOTO AMNESTY INTERNATIONAL 


COMPLÉMENT D’INFORMATION

À la mi-octobre 2019, le Chili est entré dans une période de changement profond caractérisée par des manifestations de grande ampleur et une grave intensification du recours excessif à la force contre les manifestant·e·s. Ce qui avait commencé par des manifestations étudiantes s’est rapidement étendu à tout le pays, alimenté par des revendications en faveur d’une égalité accrue au sein de la société et d’une meilleure protection des droits sociaux et économiques.

Loin de calmer la situation, la réponse des autorités a exacerbé les troubles sociaux. Au lieu de favoriser des rassemblements pacifiques et de répondre de manière proportionnée à des violences isolées - ainsi que le prévoit le droit international - les forces de sécurité ont agi de manière disproportionnée et blessé des milliers de personnes, grièvement pour un grand nombre d’entre elles. Amnesty International a recueilli des informations sur des violations de grande ampleur du droit à l’intégrité physique, perpétrées par des carabineros entre le 18 octobre et le 30 novembre 2019, concluant qu’il ne s’agissait pas d’incidents isolés mais qu’elles s’inscrivaient dans des pratiques institutionnelles établies devant donner lieu à de profondes réformes structurelles et à la responsabilisation de la hiérarchie.

Des années plus tard, les victimes n’ont toujours pas reçu des réparations complètes, les réformes structurelles n’ont toujours pas été menées, et l’impunité persiste. Au mois de mars 2026, seuls 2 % des plus de 12 000 cas signalés de violations présumées des droits humains, constituant des crimes au regard du droit national et/ou international, commises par des représentants de l’État durant des manifestations ont débouché sur des condamnations. Ils sont accusés de coercition illégale, de torture et de graves blessures, entre autres.

En vertu du droit international relatif aux droits humains, les autorités chiliennes sont tenues de mener des enquêtes rigoureuses sur l’ensemble des crimes de droit international et de violations des droits humains, et – lorsqu’il existe suffisamment d’éléments recevables à titre de preuve -, de poursuivre les responsables présumés dans le cadre de procès équitables devant des tribunaux civils. Lorsque des condamnations sont prononcées, les sanctions doivent être proportionnées. Si l’octroi de grâces est une mesure discrétionnaire, dans ce cas spécifique, gracier d’anciens policiers reconnus coupables fragiliserait le principe d’obligation de rendre des comptes et la justice pour les  violations graves des droits humains et les crimes de droit international.

LANGUE À PRIVILÉGIER POUR LA RÉDACTION DE VOS APPELS : espagnol

Vous pouvez également écrire dans votre propre langue.

MERCI D’AGIR DANS LES PLUS BREFS DÉLAIS ET AVANT LE : 30 avril 2026

Au-delà de cette date, vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir.

PRÉNOM, NOM ET PRONOM À UTILISER : Victimes du recours excessif à la force au CHili.

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samedi, mars 21, 2026

LE PRÉSIDENT DU CHILI, JOSÉ ANTONIO KAST, L’ALLIÉ DE DONALD TRUMP DANS LA COURSE AUX MÉTAUX STRATÉGIQUES DE SON PAYS FACE À LA CHINE

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JOSÉ ANTONIO KAST, PRÉSIDENT CHILIEN, LORS D’UNE VISITE
 AU CENTRE DE FORMATION INDUSTRIELLE ET MINIÈRE (CEIM),
 À ANTOFAGASTA (CHILI), LE 17 MARS 2026.
PHOTO SEBASTIAN ROJAS ROJO

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Le Monde

INTERNATIONAL / CHILI / Le président du Chili, José Antonio Kast, l’allié de Donald Trump dans la course aux métaux stratégiques de son pays face à la Chine / L’intérêt des États-Unis pour les terres rares du Chili et l’alignement idéologique de José Antonio Kast avec le président américain expose le pays d’Amérique latine à des tensions avec son principal partenaire commercial, la Chine.[José Antonio Kast, le nouvel allié de Donald Trump]

Par Victor Vargas (Santiago, correspondance) Publié le 20 mars 2026  Temps de Lecture 3 min.

Les États-Unis n’ont pas attendu pour imprimer leur marque sur le mandat du nouveau président chilien, José Antonio Kast. Le 12 mars, au lendemain de l’investiture du dirigeant d’extrême droite, le sous-secrétaire d’État américain, Christopher Landau, a signé avec le ministre chilien des relations extérieures une déclaration d’intention en vue d’un accord sur les « minéraux critiques [dont le cuivre et le lithium] et les terres rares ». Washington avait exprimé son intérêt aux équipes du président élu durant la période de trois mois de transition entre l’élection, le 14 décembre 2025, et l’investiture. Premier et troisième producteur mondial de cuivre et de lithium, le Chili n’est qu’aux prémisses de l’extraction de terres rares, métaux stratégiques pour les technologies numériques et de défense.

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

L’élection de l’ultralibéral José Antonio Kast est une aubaine pour le président américain, Donald Trump, qui cherche à réduire la dépendance des États-Unis à son rival chinois. Celui-ci assure 60 % de la production des terres rares et 90 % du raffinage dans le monde. « Ils ont trouvé en Kast un allié, fasciné par la figure de Donald Trump », explique l’historien Fernando Estenssoro, docteur en études américaines à l’université de Santiago. L’objectif de l’accord est de « renforcer les chaînes d’approvisionnement », identifier des « projets d’intérêt » et explorer des pistes « d’investissement », selon le gouvernement chilien.

Les États-Unis sont le deuxième client du Chili (15 % de ses exportations, contre près de 40 % vers la Chine). Le président sortant Gabriel Boric (gauche) avait pourtant souvent critiqué la politique agressive de Donald Trump. Son mandat s’est conclu par le retrait, de la part des États-Unis, des visas de trois responsables gouvernementaux chiliens : un signe clair du mécontentement de Washington face au projet de câble optique sous-marin entre le Chili et la Chine, désormais suspendu.

Le gouvernement de M. Boric n’a pas été convié à la conférence de février sur les minéraux critiques à Washington, où 54 pays et l’Union européenne étaient représentés. En revanche, alors qu’il n’avait pas encore pris ses fonctions, M. Kast s’est, lui, rendu au sommet « Bouclier des Amériques », le 7 mars à Miami, réunissant les dirigeants de droite de la région.

Les intérêts se manifestent

La diplomatie américaine vante un accord qui pourrait bénéficier au Chili. « Kast n’a pourtant rien à gagner des États-Unis, qui n’ont pas d’argent pour investir et dont les offres sont moins compétitives que celles des Chinois », estime Fernando Estenssoro. De même, « il est probable que les États-Unis demandent des contreparties au Chili pour contrer les intérêts chinois », anticipe Julie Klinger, géographe de l’université du Wisconsin. Washington pourrait exiger de freiner des projets miniers, maritimes ou d’infrastructures portés par la Chine. Le point le plus stratégique est le projet de mégaport à San Antonio (à 110 kilomètres à l’ouest de Santiago), convoité par des entreprises chinoises. « La proximité politique de Kast avec Trump ne doit pas signifier un sacrifice de la relation avec la Chine », avertit l’ex-ministre chilien des relations extérieures Heraldo Muñoz (centre gauche), en poste durant le second mandat de Michelle Bachelet (2014-2018).

Dans le secteur minier, les intérêts se manifestent. Trois entreprises américaines et une firme chinoise sont candidates à des investissements pour la fonderie de cuivre à Paipote, dans le désert d’Atacama (800 kilomètres au nord de la capitale). Le géant américain Freeport attend par ailleurs un feu vert environnemental pour étendre la grande mine de cuivre d’El Abra, qu’il possède à 51 % avec le chilien Codelco. Les Chinois de Tianqi sont déjà bien implantés, possédant 23 % de la compagnie chilienne SQM, qui exploite le lithium du salar de l’Atacama.

Alléger les normes environnementales

Quant aux terres rares, le projet le plus avancé pourrait bénéficier aux intérêts américains. A Penco (Biobio, 500 kilomètres au sud de Santiago), le groupe canadien Aclara souhaite explorer des sols argileux malgré l’opposition des organisations environnementales. « La politique de cette entreprise s’aligne sur celle des États-Unis. Aclara veut envoyer les minerais dans une raffinerie qu’elle compte développer en Louisiane », selon le géographe Javier Arroyo, de l’université de Concepcion. Par ailleurs, la firme américaine Chilean Cobalt Corp participe avec le chilien NeoRE au projet de prospection Marigen sur les terres rares entre les régions de Ñuble et du Biobio.

Tous ces projets seront en tout cas facilités par la volonté de José Antonio Kast d’alléger les normes environnementales pour favoriser l’industrie. Une semaine après sa prise de fonctions, il a suspendu l’entrée en vigueur de 43 décrets sur la protection de l’environnement signés par son prédécesseur.

« Si l’accord signé va à l’encontre de l’intérêt chinois, ces derniers pourraient réagir. Des disputes triangulaires pourraient éclater sur les minéraux, l’énergie, les infrastructures portuaires ou encore les voies maritimes comme le détroit de Magellan, qui suscite l’intérêt des deux puissances », prévient Andres Borquez, politiste à l’Institut d’études internationales de l’université du Chili.

Victor Vargas (Santiago, correspondance)

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DESSIN SERGIO LANGER

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mercredi, mars 18, 2026

ANNIVERSAIRE DE LA COMMUNE DE PARIS

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« LE CRI DU PEUPLE » - DESSIN TARDI

 1871 - 18 mars - 2026
155ème anniversaire de la Commune de Paris

«LE TEMPS DES CERISES»,

    «LE TEMPS DES CERISES», EXTRAIT DE L'ALBUM «AVANTI! », 

    La Commune de Paris est l'une des premières révolutions prolétariennes de l'histoire : Paris sous un gouvernement réellement populaire pendant 2 mois. Malgré son échec, elle est une précieuse source d'enseignement pour tous les révolutionnaires. Survenue du vivant de Marx, elle suscita son intérêt et plus tard, celui de Trotski et de nombreux autres socialistes. (Wiki Rouge)

    ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

    La Commune de 1871

    « Si tu relis le dernier chapitre de mon 18-Brumaire, tu verras que j'y prévois que le prochain assaut révolutionnaire en France devra s'attacher non plus à faire passer la machine bureaucratico-militaire en d'autres mains, comme ce fut le cas jusqu'ici, mais à la détruire, et que c'est là la condition préalable de toute révolution véritablement populaire sur le continent. C'est aussi ce qu'ont tenté nos héroïques camarades de Paris. De quelle souplesse, de quelle initiative historique, de quelles capacités de sacrifice ont fait preuve ces Parisiens ! Après six mois de famine et de destructions dues à la trahison intérieure plus encore qu'à l'ennemi extérieur, ils se soulèvent, sous le règne de la baïonnette prussienne, comme s'il n'y avait jamais eu de guerre entre la France et l'Allemagne, comme si l'ennemi n'était pas toujours aux portes de Paris ! L'histoire n'a pas connu à ce jour d'exemple aussi grand !

    S'ils succombent, la faute en sera uniquement à leur « magnanimité». Il eût fallu marcher aussitôt sur Versailles, après que Vinoy d'abord, les éléments réactionnaires de la Garde nationale parisienne ensuite, eurent eux-mêmes laissé le champ libre. On laissa passer le moment propice par scrupule de conscience: on ne voulait pas déclencher la guerre civile, comme si le méchant avorton de Thiers ne l'avait pas déjà déclenchée lorsqu'il tenta de désarmer Paris ! Deuxième faute: le Comité Central abandonna trop tôt le pouvoir en cédant la place à la Commune.  [21]. Encore par un excessif scrupule d' « honneur » !

    Quoi qu'il en soit, même si elle est en train de succomber devant les loups, les porcs et les chiens de la vieille société, l'actuelle insurrection de Paris est le plus glorieux exploit de notre Parti depuis l'insurrection parisienne de juin 1848. Que l'on compare ceux qui, à Paris, sont montés à l'assaut du ciel avec ceux qui sont les esclaves du céleste Saint-Empire romain de la Germanie prussienne, avec ses mascarades posthumes et ses relents de caserne et d'église, de féodalité et surtout de philistinisme. (Marx à Kugelmann / Londres, le 12 avril 1871)

    K. M.
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    ANNIVERSAIRE DE LA COMMUNE DE PARIS


    CHILI / LE NOUVEAU GOUVERNEMENT DE L’ULTRACONSERVATEUR JOSÉ ANTONIO KAST SUSPEND 43 DÉCRETS SUR L'ENVIRONNEMENT

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    PINGOUIN DE HUMBOLDT

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    Le Figaro
    Chili Environnement / Chili : le nouveau gouvernement de l’ultraconservateur José Antonio Kast suspend 43 décrets sur l'environnement / Ces textes portaient notamment sur la régulation des émissions des centrales thermiques, la création de plusieurs parcs nationaux et la protection de la grenouille de Darwin, un amphibien endémique du sud du Chili et de l’Argentine, en danger d’extinction. [ Un désastre annoncé pour l’écologie]

    Par Le Figaro avec l'AFP Il y a 11 heures

     « Petite Grenouille de Darwin
    et manchot de Humboldt 
    la fête est finie... »

    FOTOMONTAJE INTERFERENCIA

    Le gouvernement chilien du nouveau président ultraconservateur José Antonio Kast a suspendu l'entrée en vigueur de 43 décrets sur la protection de l'environnement signés par son prédécesseur de gauche Gabriel Boric, a annoncé mardi le ministère de l'Environnement.

    ► À lire aussi :           AU CHILI, LES MANCHOTS REMPORTENT UNE BATAILLE CONTRE UN PROJET MINIER

      « Petite Grenouille de Darwin et manchot
    de Humboldt  la fête est finie... »

    MÈME KAST 

    ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

    Ces textes portent notamment sur la régulation des émissions des centrales thermiques, la création de plusieurs parcs nationaux et la protection de la grenouille de Darwin, un amphibien endémique du sud du Chili et de l'Argentine, en danger d'extinction. «Nous voulons élaborer la meilleure politique publique possible en matière de plein-emploi, tout en respectant toujours l'environnement», a déclaré José Antonio Kast à la presse. Le leader d'extrême droite de 60 ans a pris ses fonctions mercredi dernier.

    MÈME PINGÜINOS DE HUMBOLDT

    ► À lire aussi :           KOHEI SAITO, PHILOSOPHE : « LE COMMUNISME DE DÉCROISSANCE EST L’ALTERNATIVE »

    Les décrets concernés, signés entre 2023 et 2026, étaient encore en cours d'examen par la Cour des comptes, une étape préalable à leur entrée en vigueur, selon un document diffusé par la presse et confirmé par l'institution.

    ► À lire aussi :           CHILI : UNE NOUVELLE CONSTITUTION PIRE QUE CELLE DE PINOCHET ? 

    «Les citoyens ont surtout besoin d’emploi»

    Le ministère de l'Environnement a indiqué qu'il s'agit «d'une pratique habituelle au début d'une nouvelle administration», visant à «s'assurer» que ces instruments «répondent aux normes techniques et réglementaires en vigueur».

     « Petite Grenouille de Darwin la fête est finie... »
    PHOTO SOCIÉTÉ ZOOLOGIQUE DE LONDRES

    ► À lire aussi :           CHILI : UNE RARE ESPÈCE DE GRENOUILLE SAUVÉE IN EXTREMIS DE LA DISPARITION

    «Je comprends qu'il puisse y avoir des inquiétudes (...), mais les citoyens ont besoin de croissance, de protection de l'environnement et surtout d'emploi. Et cela va dans ce sens», a ajouté José Antonio Kast.

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    « K4st veut imposer l’état
     antisocial de droite»
    FLYER PCCH

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    mardi, mars 17, 2026

    CONTRE L'IMMIGRATION ILLÉGALE, LE CHILI CONSTRUIT DES BARRIÈRES À LA FRONTIÈRE AVEC LE PÉROU


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    UNE EXCAVATRICE CREUSE UNE TRANCHÉE PRÈS DU POSTE FRONTALIER
    DE CHACALLUTA, À ARICA, LE 16 MARS 2026, UNE LOCALITÉ SITUÉE
    DANS LE NORD DU CHILI OÙ S'EST RENDU LE NOUVEAU PRÉSIDENT
    JOSÉ ANTONIO KAST. IL ENTEND AINSI CONTRÔLER L'IMMIGRATION
     CLANDESTINE EN PROVENANCE DU PÉROU.
    PHOTO PATRICIO BANDA
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    France24
    Contre l'immigration illégale, le Chili construit des barrières à la frontière avec le Pérou / 
    Amériques / Le nouveau président chilien d'extrême droite, José Antonio Kast, a donné le coup d'envoi lundi de la construction de 500 km de barrières physiques le long de la frontière avec le Pérou afin de freiner l'immigration irrégulière.[ 
    « Bouclier  frontalière » le discours de la peur : Mise en scène d’une terrifiante immigration]

    Par FRANCE 24 Publié le : 16/03/2026 - Modifié le : 17/03/2026  2 min Temps de lecture

    « #EscudoFronterizol !   »
    « Bouclier  frontalière »
    Mise en scène d’une
    terrifiante immigration"
    FLYER PROPAGANDE
    Le nouveau président chilien, José Antonio Kast, a lancé, lundi 16 mars, la construction de "barrières physiques" à la frontière avec le Pérou, une promesse de campagne destinée à freiner l'immigration irrégulière depuis ce pays et la Bolivie. / "Aujourd'hui, nous commençons à freiner la migration irrégulière", a déclaré José Antonio Kast à la presse, devant une excavatrice en train de creuser une tranchée (Zanja) près du poste frontalier de Chacalluta, à Arica. Le dirigeant d'extrême droite s'est rendu dans cette localité, située à environ 2 000 km de Santiago, cinq jours après son entrée en fonctions.

    ► À lire aussi :           « LES MIGRANTS SONT DEVENUS LES BOUCS ÉMISSAIRES »  

    DESSIN TARIFS GAREBET

    ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

    Le gouvernement a fixé un délai de 90 jours pour la construction de ces barrières, sans toutefois préciser le type d'infrastructure déployée.

    La « tranchée (Zanja Kast) », le ciment et
    fondation d’une politique populiste et xénophobe

    BEAUCOUP DE VÉNÉZUÉLIENS TRAVERSENT LA FRONTIÈRE
    ENTRE LA BOLIVIE ET LE CHILI À COLCHANE, DANS LE
    TARAPACA, UNE RÉGION ARIDE À 3600 M D'ALTITUDE. 
    PHOTO MARTIN BERNETTI

    ► À lire aussi :           LA VIOLENCE, LE LEGS DE PIÑERA

    Selon les annonces de campagne de José Antonio Kast sur son plan de "bouclier frontalier", les tranchées devraient avoir une profondeur de trois mètres. Les mêmes travaux sont prévus dans la région de Tarapaca, dans les environs de Colchane, à la frontière avec la Bolivie, épicentre de l'entrée de migrants en situation irrégulière en provenance notamment du Venezuela. Selon le ministre de l'Intérieur, Claudio Alvarado, les dispositifs physiques de protection devraient s'étendre sur environ 500 km.

    « Bouclier de propagande à la Trump »
    Le lexique de la peur / Champs lexicaux et répétitions /
    Dans son discours Kast fait appel à un nombre important de
    mots comprenant des sens ou des connotations négatives.
    « Le ridicule ne tue pas, il rend immortel. » le Kaka-Kast
     en super-héros de bande dessinée étasunienne

    Compte x de Kast

    ► À lire aussi :           LE « BOUCLIER DES AMÉRIQUES », CONFRÉRIE CONSERVATRICE VOULUE PAR TRUMP EN AMÉRIQUE LATINE POUR CONTRER LA CHINE

    Davantage de militaires déployés aux frontières

    Le plan promis par José Antonio Kast comprend également le déploiement de davantage de militaires aux frontières.

    Le président le plus à droite du pays depuis la dictature militaire d'Augusto Pinochet (1973-1990) est arrivé au pouvoir avec un discours de fermeté face à la délinquance et à l'immigration irrégulière. Il a promis d'agir rapidement pour juguler la hausse des meurtres, des enlèvements et de l'extorsion, qu'il lie en partie à l'immigration irrégulière.

    « Tu veux que je te fasse un dessin ? »
    INFOGRAPHIE EL MERCURIO

    Au Chili, environ 337 000 étrangers sont en situation irrégulière, selon une estimation officielle.

    Même si les crimes violents ont augmenté au cours de la dernière décennie, le Chili reste l'un des pays les plus sûrs d'Amérique latine avec un taux d'homicides en 2025 de 5,4 pour 100 000 habitants.

    Avec l'AFP

    «La "Droite médiatique" assure le service de marketing,
    lorsque l’extrême droite accède au pouvoir,
    elle transforme le medias en outil de propagande.»

    UNE DU JOURNAL «EL MERCURIO»,
     du mardi 17 mars 2026

    ► También le puede interesar :      ALCALDESA BAJO AMENAZA


    LE CHILI LANCE LA CONSTRUCTION DE BARRIÈRES À LA FRONTIÈRE AVEC LE PÉROU POUR FREINER L’IMMIGRATION IRRÉGULIÈRE 

    LE PRÉSIDENT CHILIEN, JOSÉ ANTONIO KAST (AU CENTRE),
    ET SON MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS, MARTIN ARRAU (À DROITE),
     À ARICA, À LA FRONTIÈRE AVEC LE PÉROU, LE 16 MARS 2026.
    PHOTO ALEXANDER INFANTE

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    Le Monde

    International / Chili / Le Chili lance la construction de barrières à la frontière avec le Pérou pour freiner l’immigration irrégulière / Le nouveau président, José Antonio Kast, a annoncé, lundi, les travaux de son « bouclier frontalier », une promesse de campagne qui pourrait couvrir jusqu’à 500 kilomètres.« Bouclier  frontalière » le discours de la peur : Mise en scène d’une terrifiante immigration]
    Le Monde avec l'AFP Publié aujourd’hui à 01h00, modifié à 08h23  Temps de Lecture 1 min.
    «Le ridicule ne tue pas, il rend immortel»
    le Kaka-Kast en super-héros de BD 

    « Bouclier  frontalière »
    Mise en scène d’une
    terrifiante immigration"
    FLYER PROPAGANDE

    Le nouveau président chilien, José Antonio Kast, a lancé, lundi 16 mars, la construction de « barrières physiques » à la frontière avec le Pérou, une promesse de campagne destinée à freiner l’immigration irrégulière en provenance de ce pays et de la Bolivie, a constaté l’Agence France-Presse.
    La « tranchée (Zanja Kast) », le ciment et
    fondation d’une politique populiste et xénophobe
    UNE DU JOURNAL « LA TERCERA »,
     du mardi 17 mars 2026


    « Aujourd’hui, nous commençons à freiner la migration irrégulière », a déclaré M. Kast à la presse, devant une excavatrice en train de creuser une tranchée près du poste frontalier de Chacalluta, à Arica. Le dirigeant d’extrême droite s’est rendu dans la localité, à environ 2 000 kilomètres de la capitale, Santiago, cinq jours après son entrée en fonctions.

    LA MACHINERIE LOURDE A COMMENCÉ SON EXCAVATION
     À LA FRONTIÈRE CHILI-PÉROU, LE 16 MARS 2026.
    PHOTO PATRICIO BANDA
    Le gouvernement a fixé un délai de quatre-vingt-dix jours pour la construction de ces barrières, sans toutefois préciser le type d’infrastructure déployée. Selon les annonces de campagne de M. Kast sur son plan de « bouclier frontalier », les tranchées devraient avoir une profondeur de 3 mètres. Les mêmes travaux sont prévus dans la région de Tarapaca, à la frontière avec la Bolivie, entrée principale des migrants en situation irrégulière en provenance notamment du Venezuela.
    LE PRÉSIDENT CHILIEN D'EXTRÊME DROITE, PRÈS
    DU POSTE FRONTIÈRE DE CHACALLUTA, LE 16 MARS
    PHOTO PATRICIO BANDA/

    337 000 étrangers en situation irrégulière

    Selon le ministre de l’intérieur, Claudio Alvarado, les dispositifs physiques de protection devraient s’étendre sur environ 500 kilomètres. Le plan promis par M. Kast comprend également le déploiement de plus de militaires aux frontières.

    Le président le plus à droite du pays depuis la dictature militaire d’Augusto Pinochet (1973-1990) est arrivé au pouvoir grâce à un discours de fermeté contre la délinquance et l’immigration irrégulière. Il a promis d’agir vite pour juguler la hausse des meurtres, des enlèvements et de l’extorsion, qu’il lie en partie à l’immigration. Au Chili, environ 337 000 étrangers sont en situation irrégulière, selon une estimation officielle.
    Même si les crimes violents ont augmenté au cours de la dernière décennie, le Chili reste l’un des pays les plus sûrs d’Amérique latine, avec un taux d’homicides en 2025 de 5,4 homicides pour 100 000 habitants.

    Le Monde avec l'AFP

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    «ZANJA» KAST S'EST INSPIRÉ DES
    FOSSÉS DE MAUTHAUSEN EN AUTRICHE 

    PHOTO ENCYCLOPÉDIE DE LA SHOAH