lundi, octobre 05, 2026

« NON » ANNIVERSAIRE / CHILI


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

« NON JUSQU'À LA VICTOIRE »
 « DEHORS PINOCHET » 

  1988 - 5 octobre - 2026
LE 38èmeANNIVERSAIRE DU TRIOMPHE DU « NON»

Le « Non » et les mémoires de la victoire sur Pinochet

Le 30ème anniversaire du triomphe du « Non » au référendum chilien du 5 octobre 1988 a donné lieu à une série de polémiques. / La première fut déclenchée par une déclaration des présidents du Parti radical (PR) et de la Démocratie chrétienne (DC), qui excluaient le Parti communiste (PCCh) de l’invitation à la cérémonie de commémoration du « Non », au motif que ce parti n’aurait pas prôné une sortie pacifique de la dictature. [Ce texte avait été écrit en octobre 2018.]

Manuel Cáriz Publié le 4 septembre 2018

« C'EST FACILE D'AVOIR L'AIR PARFAIT,
QUAND T'AS JAMAIS RIEN FAIT…»
Le président du Parti socialiste (PS), Álvaro Elizalde, avait pour sa part affirmé que sa formation était favorable à l’unité, sans exclusion. Même position du côté du Parti pour la démocratie (PPD), dont le président, Heraldo Muñoz, déclarait que son organisation souhaitait une grande fête, sans exclure aucun parti ni mouvement : ceux qui avaient contribué, par leurs voix, à la victoire du « Non », mais également les partis nés après le retour à la démocratie.



La polémique s’était finalement apaisée avec l’appel unitaire de Rodolfo Seguel, ancien dirigeant syndical, puis député démocrate-chrétien et figure incontestée de la lutte antidictatoriale.

L’appel de Seguel fut largement suivi. La majorité des dirigeants de l’opposition ainsi que des représentants du mouvement social, syndical et des organisations de défense des droits humains répondirent présents. Les dirigeants les plus réticents furent ainsi contraints de se rallier à cet appel à l’unité.

Une autre lecture du 5 octobre

La polémique a resurgi plus récemment à la suite d’une chronique du sociologue Eugenio Tironi, ancien directeur des contenus de la campagne télévisée du « Non », publiée dans El Mercurio. Tironi y remet en question la signification même du 5 octobre.

Que célèbre-t-on réellement le 5 octobre ?

Selon Tironi, il s’agirait de « l’échec de la perspective insurrectionnelle des masses » adoptée par le PCCh en 1980. Pour lui, considérer le plébiscite comme le résultat des grandes mobilisations populaires des années 1980 et de l’action des « combattants » communistes relèverait d’une « supercherie narrative ».

Le président du PCCh lui répondit avec ironie  : À ceux qui prétendaient que la dictature avait été vaincue avec « un crayon et du papier », les militants qui avaient résisté et lutté contre Pinochet dès le jour du coup d’État répondaient en substance :

« Combien de milliers de morts, de tortures, d’exils, de persécutions, de coups, d’exécutions et de disparitions vous a-t-il fallu affronter pendant plus de quinze ans avant d’arriver avec un crayon pour marquer ce vote ? »

Bulletin de vote du référendum chilien du 5 octobre 1988, ou plébiscite chilien de 1988.
« Si Eugenio Tironi veut fêter l’échec de la “perspective insurrectionnelle des masses” le 5 octobre, qu’il aille au palais de La Moneda. Moi, je resterai dans la rue pour célébrer la victoire sur la dictature. J’ai lutté pour cela et je continue de lutter contre ses conséquences. »

Le rôle du PCCh dans la victoire du « Non »

Le PCCh défend, quant à lui, son rôle dans le triomphe démocratique. Les 4,38 % obtenus par les communistes neuf mois plus tard, lors des premières élections organisées après la dictature, démontreraient, selon cette lecture, que l’électorat communiste avait effectivement pesé dans le résultat final.

Le « Non » avait obtenu 55,99 % des suffrages au référendum, contribuant à la dynamique de l’arc-en-ciel, symbole des différentes forces politiques réunies contre la dictature.

Tironi avance alors une hypothèse pour le moins tendancieuse : « Le PCCh ne se serait-il pas mieux accommodé du triomphe du “Oui” que de celui du “Non” ? »

Une spéculation hasardeuse de la part d’un ancien membre du MAPU, qui a depuis changé radicalement de position politique et dirige aujourd’hui le cabinet de conseil Tironi Asociados.

La peur des jours précédant le référendum

Dans les jours qui précédèrent le référendum, tous les électeurs avaient peur.

À droite, certains redoutaient qu’un changement de régime n’entraîne une vengeance contre tout ce qu’avait représenté le « gouvernement militaire ». À gauche, beaucoup craignaient au contraire un faux référendum, un piège organisé par la dictature de Pinochet.

On peut considérer comme « tardive » l’adhésion du PCCh à l’appel à voter « Non ». Mais de là à affirmer que la consigne communiste « Non jusqu’à la victoire » aurait été aux antipodes de « La joie arrive », le slogan qui porta la campagne officielle du « Non », il y a un pas que l’on ne peut raisonnablement franchir.

Ces deux mots d’ordre, malgré leurs différences de ton et de stratégie, participaient d’un même objectif historique : mettre fin à la dictature de Pinochet.

L’arc-en-ciel après la défaite

Aujourd’hui, le défi du centre gauche chilien est tout autre. Battu lors des dernières élections présidentielles, il lui faudra reconstruire un projet politique capable de retrouver la dynamique de l’arc-en-ciel, cette coalition qui avait symbolisé, en 1988, le rassemblement des forces démocratiques contre la dictature.

Mais, après l’échec électoral et les divisions actuelles, cette reconstruction ne semble pas être pour tout de suite.
M. C.


« NO LO QUIERO NO » 

PAROLES ET MUSIQUE ISABEL PARRA 
INTERPRÉTÉ PAR ISABEL, JAVIERA, ET TITA PARRA, 
TATI PENNA ET CECILIA ECHENIQUE
CHANSON CONÇUE POUR LA CAMPAGNE DU « NON  » 
LORS DU RÉFÉRENDUM CHILIEN DU 5 OCTOBRE 1988

 SUR LE MÊME SUJET :  

jeudi, octobre 01, 2026

CHILI / HEURTS ENTRE ÉTUDIANTS ET POLICIERS LORS D'UNE MANIFESTATION CONTRE DE POSSIBLES COUPES DANS L'ÉDUCATION

 [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

MANIFESTATION D'ÉTUDIANTS À SANTIAGO,
CHILI, LE 1ER OCTOBRE 2026
PHOTO RODRIGO ARANGUA

 La Provence avec l'AFP Publié le 01/10/26 à 18:48 -  

KK KASST
DESSIN BECS

Des heurts ont opposé jeudi à Santiago des étudiants à la police lors d'une manifestation contre de possibles coupes dans l'éducation publique, au lendemain de la présentation par le président chilien José Antonio Kast de son projet de budget pour 2027

MANIFESTATION DE LA CONFECH
PHOTO LA CUARTA

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

Les policiers ont dispersé les étudiants à l'aide de gaz lacrymogènes et de canons à eau. Certains manifestants ont riposté en lançant des pierres et en brandissant des bâtons. Au moins six personnes ont été interpellées, a constaté l'AFP.

MARIO AGUILAR - LAURA MLYNARZ.
PHOTO LA CUARTA

Mario Aguilar, président du syndicat des enseignants, a dénoncé les faits: « Nous défilions pacifiquement, derrière la banderole, avec les dirigeants de la Confech, de la CUT... Et les Carabiniers ont déclenché une répression brutale, sauvage, insensée, absurde, contre ceux d'entre nous qui manifestaient pacifiquement ! »  LA CUARTA

Les principales organisations étudiantes avaient appelé à manifester, alors que le contenu exact du premier budget du président d'extrême droite, arrivé au pouvoir en mars avec une promesse d'austérité, n'est pas encore connu.

"Et elle va tomber, elle va tomber, l'éducation de Pinochet!", scandaient les manifestants, en référence à l'admiration affichée de M. Kast pour l'ancien dictateur chilien Augusto Pinochet (1973-1990).

Dans une ambiance festive, le cortège de plusieurs milliers de personnes était parti du centre de Santiago, en direction du palais présidentiel de La Moneda.

UNE MANIFESTANTE SCANDE DES SLOGANS LORS D'UNE MARCHE CONTRE DE
POSSIBLES COUPES DANS L'ÉDUCATION PUBLIQUE, EN TENANT UNE TÊTE
 À L'EFFIGIE DU PRÉSIDENT CHILIEN JOSÉ ANTONIO KAST
À SANTIAGO, LE 1ER OCTOBRE 2026 
PHOTO  RODRIGO ARANGUA

Vêtue de noir, une manifestante faisait face aux jets des canons à eau, les bras ouverts, tenant dans une main une tête factice de José Antonio Kast.

Mercredi, le président Kast a assuré qu'il maintiendrait la gratuité de l'enseignement supérieur pour plus de 600.000 étudiants, quelques mois après que le gouvernement avait envisagé de limiter ce droit.

Le gouvernement a également annoncé une hausse des financements consacrés à la sécurité (+9,1%), l'un de ses principaux chevaux de bataille, ainsi que des fonds destinés à la croissance et à l'emploi (+8,1%). gma/gta/sf/esp/ial/

 _____________________________________




MANIFESTATION ÉTUDIANTE AU CHILI : 35 INTERPELLATIONS SUR FOND DE COUPES BUDGÉTAIRES DANS L’ÉDUCATION

LA MAJEURE PARTIE DE LA MANIFESTATION S'EST DÉROULÉE SANS INCIDENT
PHOTO AGENCIA UNO
Ciper
La marche de la Confech se termine avec 35 interpellations, plusieurs blessés et l’agression d’un groupe d’étudiants de l’Université catholique par des encagoulés
Ciper radar 01-10-2026
GERMÁN CODINA DÉLÉGUÉ PRÉSIDENTIEL
 DE LA RÉGION MÉTROPOLITAINE 
PHOTO AGENCIA UNO

le délégué présidentiel de la région métropolitaine, Germán Codina, a indiqué que la marche convoquée ce jeudi par la Confédération des étudiants du Chili (Confech), soutenue par la Centrale unitaire des travailleurs (CUT) et le Collège des professeurs, a rassemblé quelque 4 500 personnes. La mobilisation s’est soldée par 35 interpellations et six blessés, dont trois policiers des Carabiniers.

Les incidents les plus violents se sont produits au siège central de l’Université catholique, où des individus encagoulés ont agressé un groupe d’étudiants syndicalistes qui manifestaient contre la mobilisation.

Germán Codina a déclaré : « Nous condamnons fermement ces groupes qui, profitant de rassemblements ayant un caractère essentiellement pacifique, finissent par mener des actions violentes et destructrices qui mettent en danger les citoyens. »

COUPURE DE PRESSE du vendredi 15 mai 2026
 Laura Mlynarz, présidente élue de la FECH (Fédération des étudiants de l'Université du Chili) et étudiante en génie civil hydraulique, dans El Mercurio : « Nous ne pouvons pas nous arroger une quelconque supériorité morale et dire : “Voilà la FECH qui arrive” » 
[L'UCHILE dans la presse]
De son côté, Laura Mlynarz, présidente de la Fédération des étudiants de l’Université du Chili (FECh), a dénoncé la répression exercée par les Carabiniers au cours de la journée : « La Brigade de santé de l’université indique avoir pris en charge plus d’une dizaine d’étudiants, dont cinq ont dû être transférés en urgence vers des centres de soins en raison de blessures graves. »

La mobilisation de la Confech avait été organisée pour protester contre les éventuelles coupes budgétaires dans l’éducation, lesquelles n’ont été confirmées que ce jeudi, après que La Tercera a révélé que le budget de l’Éducation n’augmenterait que de 0,78 % en termes réels.

LAURA MLYNARZ, PRÉSIDENTE DE LA FECH

Parmi les programmes les plus touchés figureraient les lycées Bicentenario [Sont un réseau d'établissements publics d'enseignement secondaire au Chili. Créé à l'origine en 2010 sous le premier gouvernement du président Sebastián Piñera ], dont les crédits diminueraient de 46,71 %, ainsi que les bourses d’accès aux TIC de la Junaeb [(Bourses d'accès aux technologies de l'information et de la communication) sont un programme gouvernemental chilien géré par la Junaeb (Junta Nacional de Auxilio Escolar y Becas). Il vise à réduire la fracture numérique en fournissant gratuitement du matériel informatique et une connexion Internet aux élèves de 7ème année de l'enseignement basique (7° básico, l'équivalent de la classe de 5ème en France).] Pour ces dernières, les fonds prévus ne sont pas précisés, alors qu’elles permettent notamment de fournir des ordinateurs aux élèves en situation de vulnérabilité. (traduit avec ChatGPT  )

DES CAMIONS À CANON À EAU DE LA POLICE DISPERSENT DES
ÉTUDIANTS  ET ÉTEIGNENT UN INCENDIE LORS D'UNE MARCHE
CONTRE LES POLITIQUES ÉDUCATIVES DU PRÉSIDENT CHILIEN
JOSÉ ANTONIO KAST, À SANTIAGO, LE 1ER OCTOBRE 2026
AFP

SUR LE MÊME SUJET :

JARA HAUSSE LE TON FACE AU PLAN EMPLOI DE KAST : « 100 000 EMPLOIS, C’EST LA MOITIÉ DE CEUX QUI ONT DÉJÀ ÉTÉ DÉTRUITS »

 [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

PHOTMONTAGE EL CIUDADANO

El Ciudadano
Face à la montée du chômage, Jeannette Jara appelle le gouvernement de José Antonio Kast à revoir ses ambitions à la hausse. Pour l’ancienne ministre du Travail, l’objectif de 100 000 emplois supplémentaires annoncé pour 2026-2027 ne suffit pas à répondre à l’ampleur du problème. 

Leonardo Buitrago 01/10/2026 7:05am

KK KASST
DESSIN BECS

Le chiffre est tombé comme un coup de semonce :  9,6 % de chômage sur la période juin-août. Un niveau qui, selon les données de l’Institut national de statistique (INE), n’avait plus été atteint depuis 2021. Dans ce contexte, le plan gouvernemental « Chile Despega, con más pega », qui prévoit la récupération de plus de 100 000 emplois entre 2026 et 2027, est désormais au cœur de la controverse.

« Le Chili décolle, avec plus de boulot »
FLYER DE PROPAGANDE DU GOUVERNEMENT DE KAST

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

Jeannette Jara n’a pas tardé à réagir.

L’ancienne ministre du Travail et ex-candidate présidentielle de Unidad por Chile a appelé José Antonio Kast à « être un peu plus ambitieux » et à prendre « des mesures plus efficaces pour renforcer l’emploi ».

► À lire aussi :        CHLI / UN APPEL À LA GRÈVE GÉNÉRALE ET À DES MANIFESTATIONS NATIONALES  

Son argument est direct : l’objectif affiché par le gouvernement serait loin de compenser les emplois qui, selon elle, ont déjà été détruits depuis le début du mandat.

« 100 000 emplois, c’est environ la moitié des emplois qui ont déjà été détruits sous son mandat », a-t-elle déclaré, dans des propos rapportés par BioBío Chile.

Le chômage revient au centre du débat

Cette remontée du chômage donne une nouvelle dimension aux critiques adressées à la politique économique et sociale du gouvernement.

Interrogée sur le taux de 9,6 % et sur le surnom de « ministre du chômage » qui lui avait été attribué par certains de ses adversaires pendant la campagne électorale, Jara a choisi de ne pas reprendre la polémique sur ce terrain.

« J’espère que le gouvernement du président Kast pourra prendre des mesures plus efficaces pour renforcer l’emploi », a-t-elle déclaré.

Et d’ajouter : « C’est un défi majeur pour le pays. Contrairement à ce que l’on pourrait attendre, je ne vais pas m’attarder sur les petites critiques, comme il l’a souvent fait pendant la campagne, parce que je sais que les questions de gouvernement et d’État sont difficiles. »

Un ton qui se veut à la fois critique et institutionnel. Mais lorsqu’elle évoque le plan gouvernemental pour l’emploi, son message devient nettement plus tranchant.

La facette « otaku » de Jeannette Jara :
sa passion méconnue pour Kimetsu no Yaiba.
CAPTURE D'ÉCRAN

« Le pays en a besoin »

Pour Jara, annoncer la création ou la récupération de 100 000 emplois ne peut constituer une réponse suffisante si le gouvernement ne s’attaque pas à l’ampleur réelle des pertes enregistrées sur le marché du travail.

« Je lui demanderais d’être un peu plus ambitieux, parce que le pays en a besoin », a-t-elle déclaré.

Elle ajoute toutefois une ouverture : « Pour tout ce qui nécessitera notre collaboration, il pourra compter sur nous. »

Une manière de placer le gouvernement face à ses responsabilités tout en laissant ouverte la possibilité d’un dialogue sur les mesures destinées à soutenir l’emploi.

Où sont les nouvelles ressources ?

L’autre interrogation soulevée par l’ancienne ministre concerne le financement du plan.

Jara demande au président Kast d’être « clair dans ses propositions ». Elle s’interroge notamment sur l’origine des ressources qui doivent être mobilisées : s’agit-il de nouveaux crédits ou de fonds déjà inscrits au budget mais qui n’ont pas été dépensés ?

Cette question renvoie directement à la capacité du gouvernement à transformer ses annonces en mesures concrètes.

Car derrière le chiffre de 100 000 emplois se trouve une question plus large : comment relancer effectivement le marché du travail dans un contexte de chômage élevé ?

Pour Jeannette Jara, la réponse ne peut se limiter à afficher un objectif chiffré. Elle doit passer par des mesures capables de produire des résultats tangibles.

Le débat sur l’emploi est donc relancé au Chili. Et, avec lui, une bataille politique autour des chiffres, des responsabilités et de la capacité du gouvernement Kast à transformer ses promesses en emplois réels.

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

JOSÉ ANTONIO KAST, AU CHILI, CE LUNDI.
GOUVERNEMENT DU CHILI

mercredi, septembre 30, 2026

MAGDALENA ET RAFAEL À L'ESPACE L'ESPACE SÉGUR

 [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

INVITATION

Rafael Monreal et Magdalena Vial ont le plaisir de vous inviter au vernissage de leur exposition « Pyrocène ?», à l'Espace Ségur, qui aura lieu jeudi 22 octobre 2026 à partir de 18h30.

 Situé dans le 15ème arrondissement,
accessible via les stations de métro voisines 
telles que Ségur ou Cambronne
Contact 06 51 40 14 60

CHILI / UN APPEL À LA GRÈVE GÉNÉRALE ET À DES MANIFESTATIONS NATIONALES

 [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ] 

PHOTO RADIO UCHILE

Un appel à la grève générale et à des manifestations nationales est lancé au Chili pour ce jeudi 1er octobre 2026.

 [ -Ñ- Cliquez sur la flèche pour visionner la vidéo ] 


Les raisons de la mobilisation

• Défense de l'éducation : La contestation s'articule autour du mot d'ordre « ¡Ni un peso menos para la educación! » (Pas un peso de moins pour l'éducation !).

• Projet de budget 2027 : Les grévistes protestent contre les coupes budgétaires prévues par le gouvernement pour l'année à venir, touchant l'éducation publique, les programmes d'aide alimentaire scolaire et d'autres secteurs sociaux (santé, logement).


LAURA MLYNARZ, PRÉSIDENTE DE LA FECH ET
PORTE-PAROLE NATIONALE DE LA CONFECH

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

Les organisations impliquées

• Confech (Confederación de Estudiantes de Chile) : principale confédération étudiante à l'origine de l'appel.

• CUT (Central Unitaria de Trabajadores) : la plus grande centrale syndicale du pays.

• Collège des professeurs (Colegio de Profesores) ainsi que divers syndicats de la fonction publique, mouvements féministes et organisations sociales.

 «HABRÁ UN BLOQUE SINDICAL Y UN BLOQUE ESTUDIANTIL»

► Para leer también:    LAURA MLYNARZ Y PARO CONFECH: «HABRÁ UN BLOQUE SINDICAL Y UN BLOQUE ESTUDIANTIL»

Modalités

• Des rassemblements et des marches sont prévus dans plusieurs grandes villes du pays, notamment à Santiago et Valparaíso.

• Des perturbations sont attendues dans le fonctionnement des lycées, des universités et de certains services publics.

SUR LE MÊME SUJET :


mardi, septembre 29, 2026

MICHEL NASH, LE CONSCRIT QUI S’EST REBELLÉ SOUS LA DICTATURE


 [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ] 

FLYER PCCH

1973 - 29 SEPTEMBRE - 2026
53 ans après son assassinat, nous rendons hommage à Michel Selim Nash Sáez, un jeune homme de 19 ans, militant des Jeunesses communistes et conscrit de l’armée à Iquique. / Après le coup d’État, Michel a refusé de prendre les armes contre son peuple. / En raison de cette décision, il a été renvoyé de l’armée, arrêté et transféré au camp de prisonniers de Pisagua, où il a été fusillé. Michel Nash, présent. Aujourd’hui et pour toujours.

Michel Nash, mon frère. C’est le nom de l’exposition qui, jusqu’au 26 juillet sera présentée dans la municipalité populaire de Recoleta à Santiago du Chili. L’exposition comprend diverses images qui rendent compte de la vie du militant communiste qui, étant conscrit, s’est opposé à la violence exercée par les militaires.
ZIN TV
MICHEL NASH, LE CONSCRIT
 QUI S’EST REBELLÉ

ARCHIVES PHOTO FAMILLE NASH-SAEZ 
Le regard figé. Décoiffé et avec un léger sourire contenu. C’est ce à quoi ressemble Michel Nash dans l’une des images de l’exposition récemment inaugurée par la municipalité de Recoleta en son honneur, au premier étage de la municipalité, né d’une collaboration entre la famille Nash-Sáez, l’Association des photographes indépendants de Santiago (AFI) et le Recoleta Memorial Collective.


LE CHILI LANCE UN PLAN POUR CRÉER PLUS DE 100.000 EMPLOIS

 [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

 

JOSÉ ANTONIO KAST, AU CHILI, CE LUNDI.
GOUVERNEMENT DU CHILI

Logo
Le Figaro
Le Chili affiche un taux de chômage de 9,5%, son niveau le plus élevé en cinq ans.  / Le gouvernement chilien du président d'extrême droite José Antonio Kast a annoncé ce lundi 28 septembre un ensemble de mesures visant à relancer l'économie et à créer plus de 100.000 emplois dans un contexte de hausse du chômage. Le Chili affiche un taux de chômage de 9,5%, son niveau le plus élevé en cinq ans, selon les dernières données de l'Institut national de statistiques.

Par Le Figaro avec l'AFP Publié le 29/09/2026 à 06h57

Le plan prévoit la mobilisation de plus de 1,3 milliard de dollars en investissements, travaux et mesures pour l'emploi, «avec des effets qui commenceront à se matérialiser au cours des prochains mois et tout au long de 2027», selon un communiqué de la présidence.

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

Le projet repose sur quatre axes: accélérer l'investissement public et les travaux à exécution rapide, stimuler les embauches et l'emploi direct, offrir davantage de liquidités aux entreprises et aux fournisseurs et créer une nouvelle politique nationale de l'emploi.

Le plan prévoit notamment des mesures de soutien dont une «subvention à l'emploi» dans les zones et secteurs les plus touchés par le chômage, dotée d'environ 94 millions de dollars de fonds publics entre 2026 et 2027. La crise, qui touche près d'un million de personnes, frappe plus durement les femmes et les moins de 24 ans.

chômage

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ] 

 « Le dernier tango à paris» 
IMÁGEN IA CHATGPT

SUR LE MÊME SUJET :

lundi, septembre 28, 2026

PATRICIO GUZMÁN : L’ADIEU À PARIS

  [ Pinchar la imagen para ampliar ] 

PATRICIO GUZMÁN : L’ADIEU À PARIS

Dans le cadre remarquable du crématorium du Père Lachaise, un bel espace style néobyzantin dominé par sa célèbre coupole et ses décors intérieurs de vitraux, considéré comme le plus prestigieux de France, des centaines de personnes se sont réunies pour un dernier adieu à Patricio Guzmán, récemment parti.

Des nombreuses figures de la sphère franco-chilienne et latino-américaine, des artistes, des responsables politiques et associatifs et des centaines d’anonymes, sont venus témoigner leur sympathie à la famille et les proches et signifier leur reconnaissance à Patricio.

Sa trajectoire est largement connue et a été amplement évoquée par plusieurs canaux. Primé à plusieurs reprises dans diverses villes autour du monde et différents festivals, docteur honoris causa avec plus de 50 ans de métier, le cinéaste et documentaliste a été unanimement reconnu par ses pairs et les milieux artistiques, mais aussi par un très vaste public, au sud du monde et ailleurs.

Son oeuvre a toujours été liée au processus politique de la fin du 20ème siècle au Chili, notamment à la période du président Salvador Allende, à sa destruction sanglante en septembre 1973 et aux conséquences de ces décennies funestes.

Lors de l’hommage funèbre à Paris, des orateurs ont signalé un détail symbolique du site, qui expose très haut dans le plafond le mot « Mémoire », serti dans le minutieux décor en pierre polychrome qui orne la majestueuse coupole. Ils y ont vu un clin d’oeil au travail de Patricio, à sa démarche et son but ultime, car il a été l’oeil rigoureux, fidèle à l’histoire récente de son peuple et l’a rendue ineffaçable, peut-être éternelle. Il reste ainsi à jamais un réel et véritable passeur de mémoire, défi et pied de nez incessant à la négation et à l’oubli.