mardi, octobre 13, 2026

À SANTIAGO, LE PRINTEMPS FLEURIT AU MILIEU DES LIVRES

 

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PHOTO PRISE LE 9 OCTOBRE 2026 MONTRANT DES EXPOSANTS PARTICIPANT À LA QUINZIÈME ÉDITION DE LA « PRIMAVERA DEL LIBRO », À LA GARE MAPOCHO, À SANTIAGO, CAPITALE DU CHILI. L'ARRIVÉE DU PRINTEMPS (AUSTRAL) A ÉTÉ CÉLÉBRÉE À SANTIAGO DU CHILI AU MILIEU DES LIVRES, DES AUTEURS ET DES LECTEURS À LA GARE DE MAPOCHO, UNE GARE FERROVIAIRE CENTENAIRE SITUÉE AU CŒUR DE LA CAPITALE CHILIENNE, QUI A ACCUEILLI CE WEEK-END PLUS DE 200 MAISONS D'ÉDITION À L'OCCASION DE LA QUINZIÈME ÉDITION DU « PRIMAVERA DEL LIBRO ».
PHOTO JORGE VILLEGAS

Xinhuanet
SANTIAGO, 12 octobre 2026. — L’arrivée du printemps austral s’est célébrée à Santiago du Chili au rythme des livres, des auteurs et des lecteurs. Située au cœur de la capitale chilienne, l’Estación Mapocho, ancienne gare ferroviaire centenaire, a accueilli ce week-end plus de 200 maisons d’édition à l’occasion de la quinzième édition du Printemps du livre (Primavera del Libro).

Xinhua Spanish.news.cn | 13 octobre 2026, 06 h 10

organisée par Editoriales de Chile, la manifestation a investi cette année un nouveau lieu, après plusieurs éditions tenues au parc du Stade national. Ce changement a permis de rapprocher la foire de l’un des principaux espaces culturels et patrimoniaux de la ville.

DES VISITEURS DÉCOUVRENT DES LIVRES LORS DE LA QUINZIÈME ÉDITION DU PRINTEMPS DU LIVRE, LE 9 OCTOBRE 2026, À L’ESTACIÓN MAPOCHO, À SANTIAGO, CAPITALE DU CHILI. CETTE ANCIENNE GARE FERROVIAIRE CENTENAIRE A ACCUEILLI PLUS DE 200 MAISONS D’ÉDITION À L’OCCASION DE LA MANIFESTATION.
PHOTO JORGE VILLEGAS

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

« Nous célébrons les 15 ans du Printemps du livre, qui s’est imposé comme un important lieu de rencontre autour du livre et de la lecture », a déclaré le ministre des Cultures, des Arts et du Patrimoine, Francisco Undurraga.

Le ministre a également salué la contribution de la foire à la diffusion des livres et au renforcement du secteur éditorial, ainsi qu’à la consolidation des liens entre auteurs et lecteurs.

De son côté, Rocío Barros, présidente du conseil d’administration d’Editoriales de Chile, a souligné que « le Printemps du livre reste le reflet de la bibliodiversité, mais aussi de la professionnalisation du secteur », mettant en avant l’évolution de la manifestation et de l’édition indépendante au Chili.

DES EXPOSANTS PARTICIPENT À LA QUINZIÈME ÉDITION DU PRINTEMPS
 DU LIVRE, LE 9 OCTOBRE 2026, À L’ESTACIÓN MAPOCHO,
À SANTIAGO, CAPITALE DU CHILI.
PHOTO JORGE VILLEGAS

Elle a ajouté que le développement de la foire témoignait de la persévérance d’un secteur qui a su se maintenir et surmonter de nombreux défis.

La programmation comprenait plus de 100 activités : présentations de livres, rencontres et discussions avec des auteurs, séances de dédicaces, rendez-vous professionnels, ateliers et spectacles musicaux.

Roman, poésie, illustration, bande dessinée, littérature pour enfants et adolescents, recherche, patrimoine et bien d’autres domaines littéraires se sont côtoyés tout au long de la manifestation.

Parmi les invités figurait l’écrivaine chilienne Cynthia Rimsky, lauréate du Prix national de littérature 2026, aux côtés d’auteurs et d’éditeurs venus d’Argentine, du Pérou, de Colombie et du Mexique.

La foire a également mis à l’honneur les métiers du livre à travers des activités consacrées à la gravure, au collage, à la reliure, à la sérigraphie et à l’édition expérimentale.

Tania López, une jeune femme de 23 ans venue visiter la foire dimanche, a salué la diversité des livres et des auteurs proposés au public.

« J’essaie de venir chaque année au Printemps du livre, parce qu’on y trouve une très grande diversité d’écrivains et d’ouvrages. C’est passionnant de pouvoir prendre le temps de regarder tranquillement. Il y a aussi toujours des conférences et des présentations intéressantes », a-t-elle déclaré à Xinhua.

DES VISITEURS PARCOURENT LES OUVRAGES PRÉSENTÉS LORS DE LA QUINZIÈME
ÉDITION DU PRINTEMPS DU LIVRE, LE 9 OCTOBRE 2026,
À L’ESTACIÓN MAPOCHO, À SANTIAGO, CAPITALE DU CHILI.
PHOTO JORGE VILLEGAS

Le changement de lieu témoigne également de la croissance d’une initiative lancée en 2012 dans le quartier Italia, dans la commune de Providencia, avec une quarantaine de maisons d’édition.

Depuis, le Printemps du livre n’a cessé d’élargir son public. Cette année, il a célébré sa quinzième édition, tandis qu’Editoriales de Chile marquait le vingt-cinquième anniversaire de sa création.

La manifestation a également proposé des concerts et des prestations musicales d’artistes chiliennes, notamment Cancamusa et Pascuala Ilabaca, ainsi que du chanteur et auteur-compositeur Ángel Parra. Des activités comme le traditionnel « Round de l’illustration » ont élargi la programmation à d’autres formes de création graphique.

Le Printemps du livre a ainsi refermé les portes de sa quinzième édition dans un nouveau cadre, tout en préservant l’essentiel : permettre au public d’accéder gratuitement à une grande diversité de maisons d’édition, de créateurs et de conceptions du livre.


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lundi, octobre 12, 2026

L’AMBASSADEUR DES ÉTATS-UNIS AU CHILI INTERVIENT AVEC PEU DE DIPLOMATIE

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FRANCISCO PÉREZ MACKENNA ET  BRANDON JUDD  
PHOTOMONTAGE EL MOSTRADOR

Diario
Red

L’ingérence manifeste du représentant de Donald Trump au Chili a fragilisé le ministre des Affaires étrangères du gouvernement d’extrême droite de José Antonio Kast. Celui-ci préfère éviter l’escalade des controverses plutôt que de confronter le département d’État aux agissements de l’ambassadeur Brandon Judd.

Libio Pérez Zúñiga — Diario Red   12 octobre 2026, 10 h

LIBIO PÉREZ ZÚÑIGA

Il y a près d’un an, l’ambassadeur de Donald Trump au Chili arrivait à Santiago. Brandon Judd bénéficiait du soutien de la Maison-Blanche, qui le présentait comme un agent particulièrement performant des services américains de contrôle des frontières. Selon les autorités américaines, il avait obtenu des résultats remarquables en matière de contrôle migratoire après avoir travaillé dans une dizaine de postes le long de la frontière avec le Mexique, où il avait également appris l’espagnol.

PHOTO IA CHATGPT

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR 

Son style direct et rugueux est devenu un véritable casse-tête pour la diplomatie chilienne sous le gouvernement d’extrême droite de José Antonio Kast. À plusieurs reprises, Judd a suscité la controverse par ses déclarations sur la sécurité dans l’hémisphère américain, les accords commerciaux avec le Chili, la souveraineté chilienne dans le détroit de Magellan, les revendications territoriales en Antarctique, les minerais critiques et les terres rares. En toile de fond de toutes ces interventions : les relations avec la Chine.

La semaine dernière, le diplomate n’a pris aucune précaution dans ses déclarations sur des sujets particulièrement sensibles.

Le mardi 6 octobre, lors d’un forum ouvert organisé par la Fondation chilienne du Pacifique, un participant l’a interrogé sur l’avenir du système antarctique, les revendications territoriales et le rôle que les États-Unis pourraient jouer dans ce contexte. « L’Antarctique ne relève pas de ma juridiction », a-t-il commencé par répondre, avant d’ajouter : « Le système des traités sur l’Antarctique stipule qu’aucun territoire n’appartient à un pays ; par conséquent, il n’existe pas d’Antarctique qui appartienne au Chili. »

Cette déclaration a ouvert une controverse que les gouvernements concernés par les revendications territoriales préfèrent, jusqu’à présent, ne pas faire monter en intensité, alors que les traités en vigueur continuent de s’appliquer.

Le lendemain, mercredi 7 octobre, Judd a déclenché une nouvelle polémique lors d’une rencontre consacrée à la Journée du commerce mondial. Il a déclaré que les États-Unis « seraient fermes » dans le respect et la défense de la souveraineté chilienne sur le détroit de Magellan, que des responsables argentins ont remise en question. Mais il a immédiatement ajouté :

« Si vous voulez un pays qui vous aide à protéger vos droits sur le détroit de Magellan, si vous voulez toutes ces choses, alors vous devrez aussi travailler avec nous sur les questions qui sont importantes pour nous. »

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Cette déclaration a provoqué une vague de rejet dépassant les clivages politiques. À l’exception de l’extrême droite, une grande partie de la classe politique a dénoncé cette forme de « colonialisme », selon l’expression employée par le sénateur de droite Iván Moreira.

L’opposition a également mis en cause l’ambassadeur Judd et le ministre chilien des Affaires étrangères, Francisco Pérez Mackenna. Le premier a rappelé qu’un ambassadeur ne devait pas s’immiscer dans les affaires intérieures d’un pays, et encore moins de manière aussi répétée que le fait Judd.

La semaine précédente, celui-ci avait déjà critiqué les organisations étudiantes universitaires qui manifestaient dans les rues contre les mesures d’austérité économique du gouvernement Kast. « Nous ne laisserons pas les violents entrer aux États-Unis », avait déclaré le diplomate, alors même que personne ne l’avait interrogé sur les étudiants ni sur leurs actions.

Le ministre chilien des Affaires étrangères a, lui aussi, essuyé des critiques. Francisco Pérez Mackenna a affirmé que la souveraineté du Chili n’avait pas besoin de la protection proposée par les États-Unis. Pourtant, il s’est jusqu’ici refusé à adresser une protestation officielle contre les interventions répétées du diplomate américain.

L’opposition lui reproche le ton conciliant adopté par le chef de la diplomatie chilienne. Celui-ci invoque l’existence de traités bilatéraux, alors même que les États-Unis ne les auraient pas toujours respectés. Washington a notamment imposé des droits de douane sur des produits chiliens exportés vers le marché américain, passant outre les accords de libre-échange conclus entre les deux pays.

Des pressions américaines sur les relations entre Santiago et Pékin

Les débuts de Brandon Judd au Chili ont été difficiles et ont donné le ton de ses interventions ultérieures. L’accord conclu entre le Chili et la Chine pour le déploiement d’un câble de fibre optique reliant Valparaíso à Hong Kong a été écarté à la suite de pressions américaines. Celles-ci ont notamment donné lieu à l’annulation de visas délivrés à un ministre chargé des communications et à d’autres hauts responsables chiliens.

Le lendemain de l’investiture de José Antonio Kast à la présidence du Chili, le département d’État américain et la diplomatie chilienne ont signé un mémorandum portant sur l’accès des États-Unis aux minerais critiques — notamment le cuivre et le lithium, abondants dans le pays sud-américain — ainsi qu’aux terres rares, indispensables aux technologies de pointe dans les communications et l’industrie militaire.

Le contenu de ce document n’a été rendu public que plusieurs mois plus tard. Face au refus des autorités chiliennes de le rendre transparent, c’est l’ambassadeur Judd lui-même qui l’a divulgué.

Un scénario similaire s’est produit avec l’accord baptisé « Bouclier des Amériques », auquel le Chili a adhéré le 22 septembre dernier à New York. Kast avait pourtant participé à la cérémonie de lancement de cette initiative en mars, à Miami, quelques jours avant son entrée en fonction.

Là encore, la présentation chilienne s’est limitée aux aspects liés à la sécurité et à la coopération policière dans la lutte contre la criminalité. Elle a passé sous silence les dimensions militaires de l’accord, la réactivation du Traité interaméricain d’assistance réciproque (TIAR) et les dispositions relatives aux minerais critiques. Les implications de cette initiative pour les relations avec la Chine ont également été occultées, alors que celle-ci est le premier partenaire commercial du Chili en matière d’échanges extérieurs.

Le ministre Pérez Mackenna a d’ailleurs qualifié les États-Unis de « partenaire stratégique », sans rappeler que le volume des échanges commerciaux du Chili avec la Chine dépasse celui réalisé avec Washington.

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Jusqu’où ira l’ingérence de l’ambassadeur ?

Les interventions de Brandon Judd dans les affaires intérieures chiliennes ont atteint un point tel que le parquet national est lui-même intervenu.

L’ambassadeur avait affirmé que son pays disposait d’informations sur la présence présumée de groupes étrangers de gauche qui auraient participé aux épisodes de violence survenus pendant le soulèvement populaire d’octobre 2019. Ces faits font toujours l’objet d’enquêtes de la justice chilienne.

Invité à transmettre ces informations aux tribunaux et à expliquer comment les services de renseignement américains les avaient obtenues, Judd a répondu qu’elles provenaient de sources ouvertes, principalement de la presse.

Cet épisode a mis en évidence, selon l’auteur, le caractère interventionniste des déclarations de l’ambassadeur, mais aussi la fragilité des informations sur lesquelles elles reposaient.

Les deux protagonistes de cette séquence diplomatique ont en commun de ne pas avoir de formation spécifique en relations internationales ni de parcours politique traditionnel.

Brandon Judd, ancien agent du contrôle des frontières et dirigeant syndical, connaît peu les usages diplomatiques. Quant au ministre chilien des Affaires étrangères, il a passé vingt-huit ans à exercer des fonctions de direction au sein du groupe Luksic, l’un des principaux conglomérats économiques du pays, dont la fortune repose notamment sur les secteurs minier, bancaire, forestier et des communications.

Au Chili, plusieurs secteurs politiques réclament que l’ambassadeur américain soit déclaré persona non grata et contraint de regagner son pays. Dans le même temps, des voix demandent la démission du ministre Pérez Mackenna, dont l’autorité diplomatique apparaît affaiblie par les interventions répétées de Judd.

Source : Diario Red — Libio Pérez Zúñiga, 12 octobre 2026.

Mots-clés : extrême droite, Chili, José Antonio Kast, États-Unis, Antarctique, Chine, Brandon Judd, souveraineté nationale.

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« Politique et gouvernement / Comment les flatteries adressées à Trump
ont permis à un agent de la police des frontières d'obtenir un poste
confortable à l'étranger. / Brandon Judd, chef du syndicat
de la police des frontières, flattait Trump.
Il est désormais ambassadeur au Chili. 
»
 ILLUSTRATION  GREG HOUSTON
 


DÉCÈS DU JOURNALISTE CHILIEN JUAN PABLO CÁRDENAS

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JUAN PABLO CÁRDENAS, JOURNALISTE ET UNIVERSITAIRE, LORS
D'UNE INTERVIEW DANS L'ÉMISSION « VOCESENLUCHA »,
 EN MAI 2017. VOCESENLUCHA


Prensa Latina
Santiago du Chili, 11 octobre 2026. Juan Pablo Cárdenas, lauréat du Prix national de journalisme du Chili en 2005 et auteur d’une œuvre reconnue au Chili comme à l’étranger, est décédé dimanche dans la capitale, à l’âge de 76 ans. / Fondateur et directeur de la revue Análisis, il s’imposa comme l’une des voix du journalisme indépendant face à la censure et aux exactions de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990). / Son engagement lui valut, ainsi qu’à son équipe, une sévère répression. Le 7 septembre 1986, José Carrasco Tapia, rédacteur chargé de l’information internationale de la revue, fut enlevé puis assassiné. Poursuivi en vertu de la loi sur la sécurité intérieure de l’État, Cárdenas fut condamné à un an et demi de détention nocturne. Son domicile fut également incendié à deux reprises.

Prensa Latina  11 octobre 2026 | 15 h 37

JUAN PABLO CÁRDENAS

Après la dictature, il poursuivit sa carrière à l’Institut de la communication et de l’image de l’Université du Chili, où il enseigna le journalisme et dirigea la radio universitaire pendant dix-huit ans.

Juan Pablo Cárdenas aux côtés de Fernando Villagrán,
Óscar Espinoza, Guillermo Torres, Víctor Hugo de la Fuente,
Jean-Luc Mélenchon et Jorge Andrés Richard, au Sénat français,
en 1986, lors d'un séminaire organisé par Mélenchon
en soutien à la presse indépendante chilienne.
PHOTO LE MONDE DIPLOMATIQUE CL

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Son œuvre comprend notamment Crónicas impertinentes, América Latina: democracias en penumbra, Contigo en la distancia, NO a Pinochet, Bajo el agua et Desobediencia debida.

Collaborateur de la rubrique « Firmas Selectas » de Prensa Latina, il y côtoya des auteurs tels que Frei Betto, Kintto Lucas et Atilio Borón. Le 18 février 2026, il publia dans l’édition chilienne du Monde diplomatique un article intitulé « Testimonio en favor de Cuba » (Témoignage en faveur de Cuba).

Son travail fut salué par de nombreuses distinctions, dont la Plume d’or de la liberté, décernée par la Fédération mondiale de la presse, le Prix latino-américain de journalisme et les prix des droits humains Vladimir Herzog, au Brésil, et Monseigneur Leonidas Proaño, en Équateur. La Fédération internationale des journalistes l’avait également inscrit sur sa liste des 60 journalistes considérés comme des héros de la liberté d’expression.

En recevant le Prix national de journalisme en 2005, Cárdenas avait tenu à partager cette distinction avec toute la génération de journalistes qui avait résisté aux restrictions imposées par la dictature. mar/car/eam

Chili Décès Journalisme

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samedi, octobre 10, 2026

PLUSIEURS BLESSÉS ET DES DÉGÂTS IMPORTANTS APRÈS DES PLUIES DILUVIENNES SUR SANTIAGO DU CHILI

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DES VÉHICULES SONT SUBMERGÉS DANS DES EAUX BOUEUSES APRÈS
DES PLUIES AYANT PROVOQUÉ DES CRUES SOUDAINES À LAS CONDES,
SANTIAGO, AU CHILI, JEUDI 8 OCTOBRE 2026 -  TOUS DROITS RÉSERVÉS 
AP PHOTO

Euronews
Des véhicules sont inondés par des eaux boueuses après des fortes pluies et des crues soudaines dans le quartier de Las Condes à Santiago, Chili, jeudi 8 octobre 2026 / Les autorités ont placé 10 autres districts chiliens en état d'alerte maximale, face au risque de coulées de boue et d'urgences liées aux pluies. 
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Par Malek Fouda Publié le 09/10/2026 - 8:12 UTC+2

des pluies diluviennes ont frappé la capitale chilienne, Santiago, et les régions alentour jeudi, provoquant des coulées de boue qui ont emporté des voitures dans les rues, inondé des maisons, contraint des habitants à évacuer et blessé au moins six personnes, selon les autorités.

MEME OLLAS COMUNES

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Le président chilien José Antonio Kast a décrété l'état d'urgence à Las Condes, banlieue aisée située à l'est de Santiago, donnant davantage de pouvoirs aux services de l'État pour intervenir alors que des pluies torrentielles transformaient des axes routiers majeurs en cours d'eau impraticables.

Des eaux boueuses submergent partiellement des véhicules après des inondations soudaines provoquées par de fortes pluies dans le district de Las Condes, à Santiago, au Chili, jeudi 8 octobre 2026

DES EAUX BOUEUSES SUBMERGENT PARTIELLEMENT DES VÉHICULES
APRÈS DES INONDATIONS SOUDAINES PROVOQUÉES PAR DE FORTES PLUIES
DANS LE DISTRICT DE LAS CONDES, À SANTIAGO, AU CHILI, JEUDI 8 OCTOBRE 2026
PHOTO ESTEBAN FELIX

La maire du district, Catalina San Martín, a indiqué que 14,4 centimètres de pluie étaient tombés ces derniers jours — soit environ neuf fois la moyenne des précipitations d'octobre — laissant la zone "totalement détrempée".

Le fleuve Mapocho, qui traverse Santiago, est sorti de son lit, entraînant des ordres d'évacuation.

L'agence chilienne de gestion des catastrophes a placé 10 autres communes en alerte maximale face au risque de nouveaux glissements de terrain et a ordonné la fermeture des écoles vendredi.

UN SAUVETEUR TRAVERSE DES DÉBRIS BOUEUX DANS UN COMMERCE
 ENDOMMAGÉ PAR DES INONDATIONS SOUDAINES PROVOQUÉES
 PAR DE FORTES PLUIES DANS LE DISTRICT DE LAS CONDES,
 À SANTIAGO, AU CHILI, JEUDI 8 OCTOBRE 2026
PHOTO ESTEBAN FELIX


Des épisodes pluvieux survenus plus tôt dans la semaine avaient déjà endommagé quelques dizaines de maisons dans le centre du Chili et privé près de 12 000 abonnés d'électricité à Santiago, ont indiqué les responsables. Les averses devaient s'atténuer vendredi.

Aucun décès n'a été signalé jeudi à la suite de ces fortes pluies. Les blessés comprennent toutefois un enfant de 1 an, qui souffre de fractures. Les pompiers affirment avoir secouru ou évacué plus de 1 000 personnes.
DES SAUVETEURS METTENT UN HOMME EN SÉCURITÉ APRÈS DES
INONDATIONS SOUDAINES PROVOQUÉES PAR DE FORTES PLUIES
 DANS LE DISTRICT DE LAS CONDES,
À SANTIAGO, AU CHILI, JEUDI 8 OCTOBRE 2026
PHOTO ESTEBAN FELIX
Ces inondations surviennent alors qu'un puissant épisode El Niño gagne en intensité.

Ce réchauffement naturel récurrent des eaux du Pacifique tropical bouleverse les régimes de précipitations dans le monde et apporte souvent des printemps plus humides dans l'hémisphère sud.

L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a indiqué jeudi que l'épisode El Niño de cette année devrait atteindre son pic en décembre et pourrait compter parmi les plus intenses depuis au moins 1950.

Sources additionnelles • AP

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LE FLEUVE MAPOCHO AU PIED DES ANDES, EN PÉRIPHÉRIE
 DE SANTIAGO, LE 28 AVRIL 2026 AU CHILI
PHOTO RODRIGO ARANGUA

jeudi, octobre 08, 2026

CHILI / FACE AUX CRITIQUES, LE PRÉSIDENT KAST RETIRE SON PROJET DE RÉFORMES SÉCURITAIRES

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 LE PRÉSIDENT DU CHILI, JOSÉ ANTONIO KAST, LORS DE
SON DISCOURS DE VANT L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES
NATIONS UNIES À NEW YORK LE 22 SEPTEMBRE 2026

La Libre
Le gouvernement du président chilien d'extrême droite José Antonio Kast a retiré son projet de réformes en matière de sécurité, face au manque de soutien et aux critiques émanant y compris de la coalition au pouvoir. / Le projet soumis au Parlement proposait huit modifications de la Constitution, dont la création d'un état d'exception controversé pouvant durer jusqu'à 240 jours, sans approbation du Parlement, et une restriction des libertés de mouvement et de réunion en cas de grave menace pour la sécurité publique.


Agence Belga  Publié le 07-10-2026 à 21h47

à Santiago, Chili

KK KASST
DESSIN BECS

Le retrait du texte constitue un dur revers pour le dirigeant arrivé au pouvoir en mars. Le durcissement des mesures de sécurité figurait parmi ses principales promesses de campagne.

Une commission du Sénat travaillait parallèlement sur une autre réforme destinée à remplacer celle du gouvernement.

« Opération de propagande à la Bukele » mise en scène médiatique
et politique de la stratégie sécuritaire ultra-ferme adoptée par le président
chilien  José Antonio Kast, calquée sur le modèle très médiatisé
 du président salvadorien Nayib Bukele./

PHOTO DIFFUSÉE PAR LE MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR CHILIEN,

 LE PRÉSIDENT DU CHILI, JOSÉ ANTONIO KAST, VISITE LA PRISON
 DE LA LAGUNA, 
À TALCA, À ENVIRON 300 KILOMÈTRES AU SUD
DE SANTIAGO, 
LE 13 AOÛT 2026. LA POLICE CHILIENNE A COMMENCÉ À Y
 TRANSFÉRER 295 DÉTENUS “À HAUT RISQUE” DE SANTIAGO.
PHOTO HANDOUT

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

L'exécutif a choisi de soutenir ce projet, déposé mercredi. "Étant donné ce travail (des sénateurs) et par respect des accords, nous n'allons pas persévérer avec la réforme que nous avions présentée", a déclaré le ministre de l'Intérieur Claudio Alvarado.


CADUC
Départ de la ministre de la Sécurité publique de Kast / 
« On peut y aller avec la voiture de fonction de l'État ? »  /
 « Tu es le pire chamane que j'ai jamais eu.» /
« Tu es viré. » /
« GUAJA ㅋㅋㅋ » LOL ou  MDR 

MALAIMAGEN

► À lire aussi :    AU CHILI, LE PRÉSIDENT KAST LIMOGE DÉJÀ SA MINISTRE DE LA SÉCURITÉ

Le nouveau projet vise à qualifier le crime organisé de menace contre les droits fondamentaux, à séparer les détenus afin d'empêcher que des délits soient organisés depuis les prisons et à fixer à 30 jours la durée des états d'urgence, dont les prolongations devront être autorisées par le Parlement.

MARA SEDINI, MINISTRA SECRETARIA GENERAL DE GOBIERNO,
TRINIDAD STEINERT, MINISTRA DE SEGURIDAD PUBLICA.
FOTO SEBASTIAN BELTRAN GAETE 

► Para leer también:     KAST REMUEVE A MINISTRA DE SEGURIDAD Y A VOCERA DEL GOBIERNO CHILENO

L'ONG Human Rights Watch avait exprimé son inquiétude face au projet initial de M. Kast, notamment au sujet de l'état d'exception et de la possibilité d'intercepter des communications et de saisir des biens.

DESSIN  KLAWE RZECZY

► À lire aussi :    AU SALVADOR, NAYIB BUKELE PROCLAME SA VICTOIRE « HISTORIQUE », AU MÉPRIS DE LA CONSTITUTION

Des centaines de personnes sont descendues dans les rues en septembre pour rejeter les réformes.

Le Chili est l'un des pays les plus sûrs d'Amérique latine, même si les homicides et les enlèvements ont augmenté ces dernières années notamment avec l'arrivée de groupes criminels étrangers.

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TRINIDAD STEINERT, ALORS MINISTRE
 DE LA SÉCURITÉ DU CHILI,
À SANTIAGO, LE 20 AVRIL 2026.
PHOTO RODRIGO ARANGUA

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lundi, octobre 05, 2026

« NON » ANNIVERSAIRE / CHILI


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« NON JUSQU'À LA VICTOIRE »
 « DEHORS PINOCHET » 

  1988 - 5 octobre - 2026
LE 38èmeANNIVERSAIRE DU TRIOMPHE DU « NON»

Le « Non » et les mémoires de la victoire sur Pinochet

Le 30ème anniversaire du triomphe du « Non » au référendum chilien du 5 octobre 1988 a donné lieu à une série de polémiques. / La première fut déclenchée par une déclaration des présidents du Parti radical (PR) et de la Démocratie chrétienne (DC), qui excluaient le Parti communiste (PCCh) de l’invitation à la cérémonie de commémoration du « Non », au motif que ce parti n’aurait pas prôné une sortie pacifique de la dictature. [Ce texte avait été écrit en octobre 2018.]

Manuel Cáriz Publié le 4 septembre 2018

« C'EST FACILE D'AVOIR L'AIR PARFAIT,
QUAND T'AS JAMAIS RIEN FAIT…»
Le président du Parti socialiste (PS), Álvaro Elizalde, avait pour sa part affirmé que sa formation était favorable à l’unité, sans exclusion. Même position du côté du Parti pour la démocratie (PPD), dont le président, Heraldo Muñoz, déclarait que son organisation souhaitait une grande fête, sans exclure aucun parti ni mouvement : ceux qui avaient contribué, par leurs voix, à la victoire du « Non », mais également les partis nés après le retour à la démocratie.



La polémique s’était finalement apaisée avec l’appel unitaire de Rodolfo Seguel, ancien dirigeant syndical, puis député démocrate-chrétien et figure incontestée de la lutte antidictatoriale.

L’appel de Seguel fut largement suivi. La majorité des dirigeants de l’opposition ainsi que des représentants du mouvement social, syndical et des organisations de défense des droits humains répondirent présents. Les dirigeants les plus réticents furent ainsi contraints de se rallier à cet appel à l’unité.

Une autre lecture du 5 octobre

La polémique a resurgi plus récemment à la suite d’une chronique du sociologue Eugenio Tironi, ancien directeur des contenus de la campagne télévisée du « Non », publiée dans El Mercurio. Tironi y remet en question la signification même du 5 octobre.

Que célèbre-t-on réellement le 5 octobre ?

Selon Tironi, il s’agirait de « l’échec de la perspective insurrectionnelle des masses » adoptée par le PCCh en 1980. Pour lui, considérer le plébiscite comme le résultat des grandes mobilisations populaires des années 1980 et de l’action des « combattants » communistes relèverait d’une « supercherie narrative ».

Le président du PCCh lui répondit avec ironie  : À ceux qui prétendaient que la dictature avait été vaincue avec « un crayon et du papier », les militants qui avaient résisté et lutté contre Pinochet dès le jour du coup d’État répondaient en substance :

« Combien de milliers de morts, de tortures, d’exils, de persécutions, de coups, d’exécutions et de disparitions vous a-t-il fallu affronter pendant plus de quinze ans avant d’arriver avec un crayon pour marquer ce vote ? »

Bulletin de vote du référendum chilien du 5 octobre 1988, ou plébiscite chilien de 1988.
« Si Eugenio Tironi veut fêter l’échec de la “perspective insurrectionnelle des masses” le 5 octobre, qu’il aille au palais de La Moneda. Moi, je resterai dans la rue pour célébrer la victoire sur la dictature. J’ai lutté pour cela et je continue de lutter contre ses conséquences. »

Le rôle du PCCh dans la victoire du « Non »

Le PCCh défend, quant à lui, son rôle dans le triomphe démocratique. Les 4,38 % obtenus par les communistes neuf mois plus tard, lors des premières élections organisées après la dictature, démontreraient, selon cette lecture, que l’électorat communiste avait effectivement pesé dans le résultat final.

Le « Non » avait obtenu 55,99 % des suffrages au référendum, contribuant à la dynamique de l’arc-en-ciel, symbole des différentes forces politiques réunies contre la dictature.

Tironi avance alors une hypothèse pour le moins tendancieuse : « Le PCCh ne se serait-il pas mieux accommodé du triomphe du “Oui” que de celui du “Non” ? »

Une spéculation hasardeuse de la part d’un ancien membre du MAPU, qui a depuis changé radicalement de position politique et dirige aujourd’hui le cabinet de conseil Tironi Asociados.

La peur des jours précédant le référendum

Dans les jours qui précédèrent le référendum, tous les électeurs avaient peur.

À droite, certains redoutaient qu’un changement de régime n’entraîne une vengeance contre tout ce qu’avait représenté le « gouvernement militaire ». À gauche, beaucoup craignaient au contraire un faux référendum, un piège organisé par la dictature de Pinochet.

On peut considérer comme « tardive » l’adhésion du PCCh à l’appel à voter « Non ». Mais de là à affirmer que la consigne communiste « Non jusqu’à la victoire » aurait été aux antipodes de « La joie arrive », le slogan qui porta la campagne officielle du « Non », il y a un pas que l’on ne peut raisonnablement franchir.

Ces deux mots d’ordre, malgré leurs différences de ton et de stratégie, participaient d’un même objectif historique : mettre fin à la dictature de Pinochet.

L’arc-en-ciel après la défaite

Aujourd’hui, le défi du centre gauche chilien est tout autre. Battu lors des dernières élections présidentielles, il lui faudra reconstruire un projet politique capable de retrouver la dynamique de l’arc-en-ciel, cette coalition qui avait symbolisé, en 1988, le rassemblement des forces démocratiques contre la dictature.

Mais, après l’échec électoral et les divisions actuelles, cette reconstruction ne semble pas être pour tout de suite.
M. C.


« NO LO QUIERO NO » 

PAROLES ET MUSIQUE ISABEL PARRA 
INTERPRÉTÉ PAR ISABEL, JAVIERA, ET TITA PARRA, 
TATI PENNA ET CECILIA ECHENIQUE
CHANSON CONÇUE POUR LA CAMPAGNE DU « NON  » 
LORS DU RÉFÉRENDUM CHILIEN DU 5 OCTOBRE 1988

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