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BRANDON JUDD RECONNAÎT QU’IL N’Y A PAS EU D’ENQUÊTE INDÉPENDANTE AMÉRICAINE SUR L’EXPLOSION SOCIALE DE 2019

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PHOTO IA CHATGPT

Brandon Judd est un ancien agent de la patrouille frontalière américaine et ex-président du syndicat National Border Patrol Council. Proche allié politique de Donald Trump, il a vigoureusement soutenu sa politique migratoire stricte au fil des ans. / En récompense de sa loyauté et de son alignement idéologique, Donald Trump l'a nommé ambassadeur des États-Unis au Chili, poste qu'il occupe officiellement depuis la fin de l'année 2025. / Cette transition d'un rôle syndicaliste à un poste diplomatique de haut rang a fait l'objet de vives critiques / Critiques des médias et opposants : Des publications comme le Phoenix New Times ont ouvertement qualifié sa nomination de récompense politique, utilisant des expressions familières ou satiriques pour décrire son attitude passée très flatteuse et soumise envers Donald Trump afin d'obtenir ce poste confortable. 

L’ambassadeur des États-Unis au Chili précise qu’il n’y a pas eu d’enquête indépendante sur l’explosion sociale /  Brandon Judd précise à Santiago que ses déclarations sur les événements de 2019 reposent sur des rapports chiliens examinés par les services de renseignement américains. [Le bluff « pour voir si ça passe » ]

Par Agencias Publié le 9 septembre 2026 2 minutes 

L’ambassadeur des États-Unis au Chili, Brandon Judd, a précisé ce mercredi, après avoir été convoqué par le ministère des Affaires étrangères chilien à la suite de déclarations dans lesquelles il attribuait à « des activistes de gauche » les désordres de l’explosion sociale de 2019, que ses affirmations reposaient sur des conclusions des services de renseignement américains élaborées à partir d’informations provenant du Congrès chilien, du monde académique et des forces de l’ordre.

PENDANT DES ANNÉES, BRANDON JUDD, ANCIEN PRÉSIDENT DU
SYNDICAT DE LA POLICE DES FRONTIÈRES, A PROPAGÉ LA MÊME
RHÉTORIQUE ALARMISTE ET XÉNOPHOBE QUI ÉTAIT DEVENUE
LA MARQUE DE FABRIQUE DE LA POLITIQUE DE DONALD TRUMP. 
 ILLUSTRATION GREG HOUSTON

► À penser en dessin :    FENÊTRE SUR COUR

« Nous n’avons pas mené d’enquête indépendante. Ce que nous avons fait, c’est examiner les informations provenant du Chili », a-t-il déclaré devant la presse, selon le quotidien La Tercera, après avoir rencontré le ministre des Affaires étrangères, Francisco Pérez Mackenna.

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Judd avait été convoqué au siège de la Chancellerie après avoir affirmé, dans une interview accordée à CNN, que « sans aucun doute, les preuves montrent que ce sont des activistes de gauche qui ont perpétré » les troubles qui ont secoué le Chili en 2019.

 BRANDO NJUDD vs LAUTARO CARMONA 
IMÁGEN PIPPIT AI 

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« En 2019, ce que nos services de renseignement nous disent, c’est que, catégoriquement, cela provenait d’organisations de gauche ou d’idéologie de gauche », avait alors insisté le représentant diplomatique de Washington à Santiago, tout en précisant que les agences de renseignement s’étaient limitées à « analyser » les informations disponibles et ne s’étaient pas rendues sur le territoire chilien pour mener leurs propres investigations.

À la suite de ces déclarations, et après avoir souligné que ces éléments n’avaient pas été transmis à la justice chilienne, le ministère des Affaires étrangères avait convoqué l’ambassadeur afin de « demander des informations concernant les éléments liés aux épisodes de violence survenus le 18 octobre 2019 et dans les jours suivants ».

Selon un rapport de la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH), en 2019, divers groupes avaient attaqué des propriétés privées, des lieux de culte, des infrastructures publiques et des sièges de médias. L’organisme avait également conclu que les forces de sécurité avaient agi « de manière disproportionnée » et qu’il y avait eu un « usage excessif de la force » de la part de l’État, alors présidé par Sebastián Piñera, qui avait décrété l’état d’urgence et instauré un couvre-feu pour tenter de contenir les manifestations.

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Collage fotográfico en el que aparece Brandon Judd, presidente del
 sindicato de la Patrulla Fronteriza, el presidente Donald Trump
ILUSTRACIÓN MAX-O-MATIC)