mercredi, juillet 04, 2007

Le lac disparu soudainement réapparaît lentement

Le lac chilien de Patagonie, qui s'est récemment asséché pour des raisons inexpliquées, est en cours de réapparition, selon des scientifiques présents sur les lieux depuis lundi pour étudier le phénomène.

L'expédition conduite par le glaciologue Andres Rivera, qui s'est traduite par le survol de la zone dont l'accès est très difficile, a pu constater que le lac commençait à se remplir à nouveau.

"Effectivement, il se remplit à nouveau d'eau mais pas dans les mêmes dimensions d'avant son assèchement. Ceci parce que nous sommes en plein milieu de l'hiver et que la fonte des glaciers est minime", a déclaré Andres Rivera , du Centre d'études scientifiques de Valdivia (sud), cité mardi par le quotidien El Mercurio.

"J'ai l'impression qu'à un moment donné, entre la fin d'avril et mai, le lac, qui s'était formé seulement en 1986, avait pris une telle dimension qu'il a débordé jusqu'au glacier et au fjord Bernardo en raison d'une instabilité de la glace", a-t-il estimé avant d'ajouter que le fjord se poursuit jusqu'à la mer.

Des gardes forestiers et des scientifiques avaient découvert fin mai que le lac de Tempanos, situé à 2.000 kilomètres au sud de Santiago, à la limite des régions australes d'Aysen et de Magallanes, avait tout simplement disparu en se vidant.

Cette disparition n'est pas "une nouveauté" avait alors expliqué à l'AFP, Carlos Palacios, un géologue de l'université du Chili.

"C'est assez fréquent en Patagonie. Seulement on arrive rarement à l'observer à cause de la faible population" de la Patagonie, avait ajouté le scientifique.

"C'est un processus local qui n'a rien d'inhabituel. Je ne dis pas que cela survient tous les jours, mais, comme ces lacs se forment dans une zone dynamique, ils peuvent se vider par les mouvements de la glace", avait également affirmé à l'AFP Andres Rivera.

lundi, juillet 02, 2007

Copa America: Le Brésil écrase le Chili

Le Brésil est toujours aussi poussif mais il a glané ses premiers points dans cette 42e Copa America en se montrant pour le moins réaliste. Malgré le score assez large, la Seleçao s'est difficilement débarrassée du Chili (3-0), dimanche à Maturin et s'est donc relancée dans la qualification aux quarts de finale. La sélection de Dunga, qui s'était fait surprendre par le Mexique (0-2) pour son entreé dans la compétition, a fait la différence grâce à Robinho, auteur d'un triplé.

Sans Ronaldinho, Kakà (laissés au repos), Ronaldo, Adriano (indésirables), Dunga n'avait pas choisi la facilité. La claque mexicaine avait jeté un trouble certain et mis la pression sur les hommes qui seraient retenus pour affronter le Chili. La blessure de Fred n'a pas arrangé les choses et Dunga a choisi d'associer Vagner Love au Madrilène Robinho en attaque alors que le néo-Mancunien Anderson était aligné à droite avant que le Gunner Julio Baptista ne le remplace à la reprise. La première période fut équilibrée et guère trépidante. Pendant plus de trente minutes, le Chili a tenu la comparaison. Mais une poussette de Riffo sur Vagner Love a changé le cours du match. L'arbitre, pas toujours cohérent dans ses choix, a sifflé un penalty pour le Brésil, que Robinho a difficilement transformé (34e, 1-0).

La défense brésilienne ridiculisée mais Robinho intenable

Heureux de mener au score, le Brésil eu un mal fou à imposer sa loi et à se muer en patron. Les protégés de Dunga ont surtout cherché à gérer leur avantage. Mais à trop de prudence, ils ont bien failli se faire surprendre. Une première fois sur un coup franc de Suazo, le tir touchant la transversale de Doni (57e). Ce même Suazo a ensuite ridiculé la défense auriverde quelques minutes plus tard grâce à un petit festival de dribbles. Il s'est joué de Juan, Gilberto et Alex avant de tenter une frappe un peu trop molle (71e). A la 80e minute, Valdivia a lui aussi semé le trouble en se jouant de Gilberto mais son tir a été contré. Le Brésil a eu chaud et peut remercier Robinho, auteur d'un doublé à cinq minutes de la fin d'une petite balle piquée après un bon service de Vagner Love (84e, 2-0). Le Madrilène, finalement intenable en cette fin de match, a même inscrit un triplé d'une belle frappe du gauche (86e, 3-0). Le Brésil peut souffler, lui qui n'a toutefois pas franchement rassuré. - Da. Mi.


dimanche, juillet 01, 2007

Passe d'armes entre Evo Morales et Lula sur les biocarburants


Les présidents bolivien Evo Morales et brésilien Luis Inacio Lula da Silva se sont opposés sur l'opportunité des biocarburants vendredi au sommet du Mercosur, à Asuncion.
A Lula ayant mis en avant l'impact de la production d'éthanol sur l'économie régionale, Morales a répondu qu'il était "sinistre de transformer des aliments en carburants".
"L'utilisation de maïs pour produire des biocarburants a provoqué une inflation des cours. De plus en plus de terres sont utilisées pour produire du maïs plutôt que d'autres cultures vivrières, comme le soja", a déploré le président bolivien.
Lula, dont le pays est le principal producteur d'éthanol, avait défendu peu auparavant à la même tribune le rôle moteur des biocarburants dans la croissance économique du Mercosur (qui regroupe aussi l'Argentine, le Chili, l'Equateur, l'Uruguay et le Paraguay).

jeudi, juin 28, 2007

OBJECTIF : FIDEL CASTRO

Au début des années 1960, la CIA a tenté d'assassiner le président cubain, Fidel Castro, avec des cachets empoisonnés grâce à l'aide d'un membre de la mafia. L'agence avait pris contact, en 1960, avec Johnny Roselli, un membre de la mafia à Las Vegas, qui avait des relations indirectes avec des Cubains. 150 000 dollars furent proposés mais Roselli refusa l'argent. Six cachets contenant un poison mortel furent livrés à un responsable cubain Juan Orta, qui avait accès à Castro. "Après plusieurs semaines de tentatives, Orta apparemment a eu peur et a demandé à se retirer" du projet, peut-on lire dans le dossier.

Un autre Cubain fut recruté, le Dr Anthony Verona, un des principaux chefs de la "commission des exilés cubains". Contre 10 000 dollars, il se déclara prêt à organiser l'assassinat. Mais le projet fut annulé après l'épisode de la Baie des Cochons, une tentative ratée d'invasion de Cuba en 1961 par des exilés cubains soutenus par les Etats-Unis. "Verona fut prévenu que l'offre était retirée et les cachets furent récupérés", souligne le dossier.

LA CIA DÉVOILE SES « BIJOUX DE FAMILLE »

JAMES SCHLESINGER, A ÉTÉ DIRECTEUR DE LA CIA DE FÉVRIER À JUILLET 1973, AVANT DE DEVENIR SECRÉTAIRE D'ETAT À LA DÉFENSE SOUS RICHARD NIXON, PUIS SECRÉTAIRE D'ETAT À L'ÉNERGIE, SOUS JIMMY CARTER. PHOTO STEPHEN JAFFE

Le document, baptisé family jewels (bijoux de famille) par la CIA, était attendu par les historiens. Il a été rendu public, mardi 26 juin, et recense les activités illégales de l'agence de renseignement américaine. Pendant les heures chaudes de la guerre froide, la CIA n'a pas hésité à recourir à toutes sortes de "coups tordus" pour lutter contre ceux qui étaient perçus comme les ennemis des Etats-Unis, qu'il s'agisse de régimes adverses ou d'opposants politiques. 

Le dossier avait été commandé en mai 1973 par le directeur de la CIA de l'époque, James Schlesinger, après qu'il avait découvert l'implication de l'agence de renseignement dans le scandale du Watergate. Jusqu'à présent, seules quelques dizaines de pages, fortement censurées, avaient été déclassifiées. Au cours des années 1970, la presse et des enquêtes parlementaires en ont dévoilé les principaux traits et le scandale avait entaché la réputation des services de renseignement américains, entraîné une réforme de la CIA et du FBI et un contrôle accru de leurs activités par le Congrès.

Le dossier publié mardi contient encore quelques éléments censurés, pour des raisons de sécurité, a précisé un porte-parole de la CIA, George Little. "Le document fournit un aperçu d'une période très différente et d'une agence très différente", a estimé, la semaine dernière, le directeur de la CIA, Michael Hayden, quand il a annoncé la déclassification du dossier.

mercredi, juin 27, 2007

LA BOLIVIE ACCROCHE LE VÉNÉZUÉLA

Copa America 2007, les présidents du Vénézuéla Hugo Chávez et de la Bolivie Evo Morales donent le coup de pied initiale du mach entre le Vénézuéla et la Bolivie, au stade Peuple nouveau de San Cristobal.

Groupe A : La Bolivie accroche le Vénézuéla 

Le premier match du Vénézuéla s’est terminé sur le score nul de deux partout.

Diego Armando Maradona a donné le coup d’envoi de cette rencontre qui s’est achevé sur un résultat nul (2-2). Les hôtes ont pourtant pris les devants en inscrivant le premier but de la rencontre pas l’intermédiaire de Giancarlo Maldonado (21e). Les Vénézuéliens ont conservé cet avantage pendant un peu plus d’un quart d’heure, à la 38ème minutes de jeu, Jaime Moreno a remis les pendules à l’heure.

En seconde période, le Vénézuéla a repris les devants grâce à une réalisation de Paez à la 56ème minute de jeu. Mais encore une fois, les Boliviens sont parvenus à rétablir la parité en toute fin de rencontre. Arce permet aux hommes de Sanchez de prendre un précieux point.

Buts : Maldonado (21e), Paez (56e) ; Jaime Moreno (38e), Arce (84e)


lundi, juin 25, 2007

Pastèques carrées

[Cliquez sur la photo pour agrandir l'image]
Pastèques carrées japonaises une femme examine les pastèques carrées avant que celles-ci soient embarquées en Zentsuji, dans l'ouest du Japon. Environ 80 fruits ont été envoyés depuis de petites coopératives de régions, vers de grandes villes comme Tokyo et Osaka. Son prix fluctúa entre des USS137 et USS202. Photos : AP

INTERVIEW DE RICARDO NÚÑEZ SUR L'ARMÉNIE


GENOCIDE

Une interview exclusive du Sénateur chilien Ricardo Núñez Muñoz

lundi 25 juin 2007,
Stéphane/armenews

Le sénateur chilien Ricardo Núñez Muñoz, à l’origine de la résolution reconnaissant et condamnant le Génocide des Arméniens par le Sénat chilien, le 5 juin 2007, a bien voulu répondre aux questions de aux questions de Stéphane et de Jean Eckian pour ArmeNews.

Armenews : Vous avez pris l’initiative de faire voter une motion au parlement chilien sur le génocide des Arméniens. Pourquoi avez-vous pris cette initiative et pourquoi maintenant ?


Sénateur Ricardo Núñez Muñoz : Le Chili a vécu une dictature. Celle de Pinochet. Il a souffert comme d’autres pays du Cône sud de l’Amérique latine (Chili, Argentine, Uruguay), de la violation systématique des Droits de l’Homme. Cela a été une raison forte qui a poussé à prendre une décision de haute tenue éthique comme celle qu’a prise le Sénat Chilien par rapport au génocide Arménien. Il est évident aussi que, vu l’importance qu’a pris le sujet des Droits de l’Homme dans le monde actuel, qu’un pays souverain et d’une institution démocratiquement constituée se sent responsable et se doit de dénoncer les violations de tels droits dans toutes les parties du monde où ils sont violés ou ont été violés comme cela fut le cas pour le peuple Arménien.


Armenews : Est-ce que le vote à l’unanimité de cette motion vous a surpris ? Comment pouvez-vous l’expliquer ?


Sénateur Ricardo Núñez Muñoz
: Il est certain que le vote unanime m’a surpris. Je ne pourrais le dissimuler. Spécialement parce qu’au sein du Sénat chilien subsistent encore des personnes qui ont été très attachées au régime dictatorial. Toutefois, je dois dire qu’au Chili, le sujet des Droits de l’Homme, comme dans beaucoup d’autres régions du monde, est spécialement sensible. Notre pays a mené durant les dernières années une concertation entre partis démocratiques qui ont courageusement combattus le régime autoritaire, ont condamné toutes les instances multilatérales, y compris les Nations Unies, pour ce qui est des génocides, épurations éthniques ou tout autre barbarie commise contre la race humaine à l’heure actuelle ou par le passé. En conséquence, nous avons essayé d’apporter à nos relations internationales la vision que nous avons du monde contemporain, par un sens éthique et moral supérieur. Les chiliens, en outre, spécialement ceux qui ont été persécutés par le régime de Pinochet, n’oublient pas l’immense solidarité que notre lutte a généré aux quatre coins de la planète.


Armenews : Est-ce que la société chilienne est au courant de la question du génocide des Arméniens


Sénateur Ricardo Núñez Muñoz
: Sincèrement le cas du génocide commis contre le peuple arménien est encore inconnu de la grande majorité de la société chilienne. À la différence de la République Argentine, il n’existe pas au Chili d’émigrants d’origine arménienne dans une proportion suffisante pour que le cas arménien se soit installé au sein de l’opinion publique chilienne. Ce qui a en outre maintenu l’ignorance, est le fait qu’un tel génocide, connu par tous les arméniens, et qui a été perpétré au début du siècle passé, correspond à une époque où notre pays n’avait pas d’influence internationale et une grande préoccupation pour les sujets ou les problèmes qui étaient constatés loin de nos frontières. Cependant, nous chiliens assumons actuellement comme nôtre la signification profonde qu’ont les conventions et les traités internationaux qui protègent et condamnent la violation aux Droits de l’Homme.


Armenews : Pensez-vous que cette reconnaissance sera suivie par le gouvernement chilien ?


Sénateur Ricardo Núñez Muñoz : Malheureusement les compromis des gouvernements ne reflètent pas toujours les sentiments des peuples. Je dois, par conséquent, être très honnête. La difficulté du moment est que le Gouvernement du Chili fait partie de la résolution de la Sous-commission de Prévention des Discriminations et Protection aux Minorités des Nations Unies de l’année 1985. Néanmoins, je pense qu’en dépit de la forte colère suscité au sein des autorités gouvernementales turques, la décision souveraine du Sénat chilien, un pouvoir de l’État élu démocratiquement et autonome par rapport au pouvoir exécutif, devra être entendu à un certain moment par ceux qui conduisent notre politique étrangère.


Armenews : Le gouvernement turc a réagit négativement à votre initiative au travers d’une déclaration de son ambassadeur à Santiago, Osman Ulukan. Pensez-vous que cette reconnaissance aura des répercussions sur les relations entre le Chili et la Turquie ?


Sénateur Ricardo Núñez Muñoz :
La résolution adoptée souverainement et légitimement par le Sénat chilien n’a pas l’intention d’affecter les relations avec la Turquie. Il n’a pas non plus l’intention de compliquer les relations économiques que nous avons souscrites avec ce pays. Le Chili est un pays respectueux des principes de l’autodétermination des peuples. Par conséquent, les expressions induites dans notre pays par Monsieur l’ambassadeur de Turquie nous paraissent démesurées. Condamner la violation des droits de l’homme quelque en ait été le lieu exalte les relations internationales de tous les pays, gouvernements et peuples qui comprennent que l’humanité demande que soit définitivement aboli tout signe de barbarie qui subsisterait ou qu’on prétend encore justifier
.

dimanche, juin 24, 2007

Disparition d’un lac gelé au Chili


U
n lac gelé au sud du Chili a disparu, laissant derrière lui un cratère sec et un mystère scientifique. Les gardes-forestiers de la province de Magallanes, un désert isolé situé à environ 2000 kilomètres au sud de Santiago, capitale du Chili, ont été surpris de découvrir que le lac gelé n’existait plus. Quand il avait été vu pour la dernière fois il y a trois mois, il avait une surface de 101200 m² et étaient rempli d’eau glacée sur 30 mètres de profondeur.
« En mars nous avons patrouillé dans la zone et tout semblait normal. Nous y sommes retournés en Mai et à notre grande surprise, nous avons constaté que le lac gelé avait complètement disparu » a déclaré Juan José Romero, directeur régional de la Corporation Forestière du Chili. «La seule chose qui restait c’était un gros morceau de glace dans le lit du lac sec, et une énorme fissure. Nous ne parlons pas d’un petit lac gelé, il était au contraire plutôt grand. Personne ne sait ce qu’il s’est passé».
Une rivière large de 40 mètres qui s’écoulait sur cinq miles à partir du lac gelé jusqu’à l’Océan Pacifique a été réduite à un ruisseau et peut maintenant être facilement enjambée. Pour l’instant, cependant, le suspect principal n’est pas le réchauffement climatique ou toute autre forme de changement climatique. Une équipe de géologues et d’autres scientifiques, après avoir survolé le site, ont imaginé qu’un tremblement de terre avait pu faire fissurer la terre sous le lac, et vidé l’eau comme si un bouchon avait été enlevé.
Ricardo Jana, un chercheur de l’Institut Antarctique du Chili a déclaré au journal El Mercurio que si un tremblement avait causé l’effondrement, alors les scientifiques devraient être capables de déterminer exactement comment ça s’est produit. Le Chili du sud a enregistré des centaines de tremblements mineurs cette année. Un tremblement assez important en avril est suspecté d’être à l’origine d’avoir fait disparaître le lac gelé, mais les scientifiques insistent sur le fait que ce n’est qu’une supposition.
Le lac gelé qui était rempli principalement par les eaux provenant de la fonte des glaciers, était si isolé et éloigné qu’il n’avait pas été nommé et qu’il n’était indiqué sur aucune carte du Chili. Les gardes forestiers qui ont constaté sa disparition l’ont fait par hasard. Ils patrouillaient pour surveiller une espèce de cerf.
On fait souvent référence à la province de Mallaganes au Chili comme étant la fin du monde étant donné que c’est l’un des endroits du monde les plus au sud habités par les humains. Malgré le mystère de Magallanes, le réchauffement climatique est plus qu’une menace pour les lacs glaciers d’Amérique du sud. Des températures plus élevées ont forcé le retrait et parfois la disparition de lacs en Argentine, en Bolivie, au Chili, en Equateur et au Pérou.

samedi, juin 23, 2007

La droite chilienne toujours malade de Pinochet

(De Santiago du Chili.) Les récentes déclarations de Carlos Larrain, président du parti Rénovation Nationale (droite), ont donné une preuve de plus que les relations entre l'ancien dictateur et les partis qui l'ont soutenu demeurent troubles. Dans une interview à Radio Cooperativa, M. Larrain a comparé la recherche aujourd'hui des personnes disparues pendant la dictature "à une recherche de restes archéologiques". Une déclaration qui a fait du bruit, et que les associations de défense des Droits de l'homme n'ont pas tardé à critiquer, par la voix de Lorena Pizarro, présidente de l'association des familles de disparus.

Mme Pizarro a estimé dans un entretien au quotiden La Nacion que "si M. Larrain croit que lorsque quelqu'un perd un proche et le recherche, il réalise une fouille archéologique, cela veut dire que son sentiment d'humanité est très bas !". Avant d'ajouter : « Ce que l'on cherche, ce sont des hommes et des femmes assassinés par la dictature d'Augusto Pinochet, crimes dont bien des militants de Rénovation Nationale sont responsables, au moins comme complices ».

Ces déclarations de M. Larrain, président d'un parti de droite, certes, mais d'un parti démocratique, montre bien que les blessures de la dictature ne sont pas refermées au Chili, loin de là. Et que la droite a encore du mal à faire son auto critique. Lors des obsèques de l'ancien dictateur, en décembre dernier, M. Larrain était présent, aux côtés de nombreux parlementaires de droite, mais surtout de la majorité des entrepreneurs du pays, et notamment des plus puissants. Tous ou presque avaient tenu à rendre un dernier hommage à leur "Général", le "sauveur du peuple chilien, dernier rempart contre le marxisme".

L'éditorialiste Jaime Riera note que dans d'autres pays les mouvements de droite ont un comportement différent face à l'histoire, notamment en France. Observant que Nicolas Sarkozy "Président français, chef de la droite dans son pays, vient d'inaugurer son mandat en rendant hommage à une figure mythique de la lutte antifasciste, un jeune martyr communiste". Une situation hautement improbable au Chili. Et M. Riera de poser la question suivante : " Aujourd'hui encore, les européens doivent-ils nous enseigner le sens de l'histoire et les secrets de l'archéologie ?".

vendredi, juin 22, 2007

Bonne année !

Nouvelle année Aymara ou Machaq Mara,
pour vénérer le Tata Inti et la Pachamama.
Cérémonie dirigée par le "yatire" Fortunato Manzano
Photo Manriquez - El Mercurio

Le 21 juin marque le début de l'an 5515 pour des milliers d'Indiens en Amérique du Sud. Pour les Quechuas, le solstice d'hiver se dit Inti Raymi, les Aymaras parlent de Mara T'aka et les Mapuches de We Tripantu, rappelle le quotidien argentin Página 12. L'épicentre des festivités célébrant le retour du soleil se trouve à Tiwanaku (Tiahuanaco), la cité sacrée des Aymaras, en Bolivie. D'autres cérémonies auront lieu dans toutes les communautés indiennes des Andes. Mais la fête traditionnelle organisée à Tiwanaku est l'une des plus importantes de la culture andine. Près de 30 000 personnes y assistent chaque année depuis que la cérémonie, qui se déroule dans les ruines de l'ancienne cité, est ouverte à tous. Elle attire ainsi de nombreux touristes étrangers. Le rituel débute, après une nuit de veille, lorsque les premiers rayons du soleil traversent la Porte du Soleil, une pierre sculptée. L'anthropologue Milton Eyzaguirre, cité par le quotidien mexicain La Jornada, relativise cependant l'importance de la cérémonie, allant jusqu'à affirmer qu'elle n'a été créée qu'à des fins touristiques dans les années 1980. Se fondant sur des données archéologiques, il affirme que les Aymaras ne peuvent pas célébrer l'arrivée de l'an 5515 car "Tiwanaku n'existait pas il y a cinq mille ans, et encore moins les Aymaras".

AU CHILI, UN LAC DISPARAÎT MYSTÉRIEUSEMENT

Lac Chilien Témpanos, avant et après la disparition de l'eau. - Photos Conaf, Reuters

Un groupe d'experts chiliens est arrivé dans la région de Magallanes, dans le sud du Chili. Leur mission : comprendre pourquoi le lac Témpanos, situé à 2 000 kilomètres de la capitale, Santiago, s'est subitement asséché. Il n'en reste plus qu'une dépression de 30 mètres de profondeur. La disparition du lac pourrait être l'une des conséquences du tremblement de terre qui a secoué l'extrême sud du Chili en avril dernier.

jeudi, juin 21, 2007

UN ANCIEN CHEF DE LA DINA CONDAMNÉ EN FUITE

RAÚL EDUARDO ITURRIAGA NEUMANN

La rebellion d'un des ex-chefs de la DINA (police politique) qui a refusé de se présenter devant la justice et maintenant fugitif, a déclenché une vague de remises en cause des procès pour la vérité de la part des secteurs militaires chiliens. À nouveau les militaires retirés se défendent publiquement et assurent qu'ils "ils ont sauvé le pays du marxisme". Hier ces groupes se sont affrontés dans la rue avec les familles d'assassinés et de disparus par la dictature, qu'ils ont nommés "terroristes". "La situation est très dangereuse", a prévenu Lorena Pizarro, la présidente du Groupe de Familles de Détenus Disparus.

Raúl Iturriaga a dirigé, avec le désormais détenu général Manuel Contreras, la police sécrète de la dictature de Pinochet, plus connue comme la DINA. Il y a quelques jours, la justice l'a condamné pour la disparition d'un étudiant et militant de gauche, Luis San Martín. Iturriaga, a qualifié la sentence d' "arbitraire, inconstitutionnelle et contraire au droit", a décidé de s'enfuir et d'éluder les années de prison. "Si le ministre (le juge Alejandro Solís) m'a inculpé pour séquestration, il doit démontrer que le miriste (du Mouvement de Gauche Révolutionnaire, MIR) Luis Dagoberto San Martin Vergara est en vie et séquestré par moi", a-t-il expliqué dans un message postérieur à sa fuite.

Comme Iturriaga, le reste des officiers retirés qui sont inculpés et condamnés ont réitéré hier que les exécutions et les détentions ont été des missions "réalisées en accomplissement du service", responsabilisant de toutes les crimes les hauts commandements militaires de ces années. "L'institution a sauvé le Chili du chaos dans lequel il se trouvait avant 1973", a assuré le président du corps d'officiers supérieurs, Arnoldo Latorre, faisant revivre le fantôme marxiste. Les militaires retirés ont aussi remis en cause les déclarations "insolentes" de la présidente Michelle Bachelet et de ses ministres. Tout le cabinet et les législateurs de la Concertation ont serré les rangs ces derniers jours pour répudier la fuite de l'ex-chef de la DINA, aujourd'hui l'homme le plus recherché du Chili.


La crainte du parti de gouvernement et des organismes de défense des droits humains est que d'autres officiers retirés ou en activité suivent les pas d'Iturriaga. Au Chili il y a un peu plus d'une centaine de répresseurs inculpés et/ou condamnés pour leur participation dans des crimes de lèse humanité. Durant la dictature dirigée par Augusto Pinochet, plus de trois mille chiliens ont été exécutés ou ont disparu, des centaines de milliers ont été forcés à l'exil et environ 50 mille ont été torturés, y compris des enfants.


La figure d'Iturriaga n'est pas seulement centrale pour comprendre la répression au Chili, c'était aussi un des hommes qui a dirigé les missions les plus fameuses du gouvernement de facto à l'extérieur. Il a été signalé par les justices argentine et chilienne comme un des auteurs intellectuels de l'attentat à Buenos Aires contre l'ex-commandant en chef de l'Armée Carlos Prats et de son épouse, Sofía Couthbert. La Justice italienne l'a aussi condamné pour l'attentat contre le vice-président de Salvador Allende, Bernardo Leigthon, à Rome.


Après s'être confrontée aux officiers retirés, la dirigeante de l'association de familles de victimes Lorena Pizarro a souligné qu'au Chili les secteurs militaires préparent une contre-offensive pour freiner les procès pour la vérité. Et pour le prouver, elle a rappelé la tenue d'une réunion qui est passée presque inapercue pour beaucoup, quand un groupe de militaires se sont retrouvés avec Lucía Pinochet, la fille du dictateur, pour discuter de la stratégie conjointe à adopter pour faire face aux processus judiciaires.


Pagina/12, 19 juin 2007. Traduction : http://amerikenlutte.free.fr/

Chili-Pinochet: Une carte des centres de torture


Le Chili a l'intention de dresser la carte des centres de torture de dissidents sous la dictature du général Augusto Pinochet, entre 1973 et 1990, a déclaré mercredi la ministre des Biens nationaux, RomyJustifier Schmidt. "Nous voulons que tout le pays sache ce qui s'est passé et où", a-t-elle dit à l'ouverture d'un séminaire international à Santiago. Elle a précisé que la carte serait disponible sur internet et désignerait au moins 515 bâtiments publics où le régime de Pinochet torturait et assassinait des opposants. Près de 3 200 personnes sont mortes ou ont disparu, victimes des violences politiques sous la dictature. Selon les statistiques officielles, 28 000 autres personnes ont été torturées.

La lettre à Benoît XVI que les Français ne sont pas assez adultes pour lire

À mon frère Benoît XVI
Présentation par Jérôme Anciberro de la lettre de Claude Lacaille Publiée dans la presse québécoise au moment du voyage du pape au Brésil au mois de mai, cette lettre ouverte a été largement reçue dans les pays francophones et hispanophones, grâce notamment à internet. On l’a en revanche peu lue dans la presse française. TC la publie, avec l’autorisation de l’auteur, lequel s’avoue lui-même «surpris de son retentissement et ravi des débats qu’elle suscite.» La lettre à Benoît XVI de ce prêtre québécois, Claude Lacaille, soulève nombre de questions lancinantes pour l’ensemble de l’Église catholique : difficultés de communication avec la hiérarchie, place de la morale sexuelle dans le discours de l’institution, rôle des conférences épiscopales, etc. Mais c’est surtout la déception et l’incompréhension qui sont au cœur de ce texte. La tentative de mise au pas des courants liés à la théologie de la libération («pratique» et non pas «théorie», selon Claude Lacaille) et le recentrage sur la pastorale sacramentelle susciterait un véritable sentiment d’abandon massif chez les croyants et croyantes pauvres d’Amérique latine. «C’est une honte de saborder ainsi une Église sur l’autel d’un pouvoir clérical», nous a confié Claude Lacaille. «L’actuel cardinal de Santiago fait une crise chaque fois qu’il entend le mot “social” : pour lui, c’est du marxisme.»

mercredi, juin 20, 2007

UN COUP DE FEU MORTEL...IL Y A 500 ANS

Photo : EFE (Elena Goycochea © 2007 National Geographic
/Puruchuco-Huaquerones Archaeological Project)


Des archéologues péruviens ont découvert pour la première fois le squelette d’un Inca tué par balle à l’époque de la conquête espagnole.
C'est la première victime des armes à feu espagnoles jamais trouvée en Amérique, selon les archéologues péruviens qui ont découvert dans un ancien cimetière inca, près de Lima, un squelette dont le crâne perforé par une balle. Guillermo Cock et ses collègues ont d’abord pensé à un squelette contemporain, avant de réaliser qu’il s’agissait bien d’un indigène datant du 16ème siècle. Sans doute un Inca qui participait à la rébellion de son peuple contre les armées de l’Espagnol Pizarro qui assiégeaient Lima en 1536. La balle du mousquet espagnol a percé l’arrière du crâne et est ressortie du côté du visage, selon les experts en médecine légale qui ont étudié ce squelette. Grâce à un microscope à balayage, des chercheurs de l’Université du Connecticut (USA) ont repéré des traces de fer autour du trou laissé par le projectile. 

Depuis 2004, les archéologues ont exhumé quelque 500 squelettes du cimetière de Puruchuco, situé dans la banlieue de Lima, la capitale péruvienne. Plus de 70 corps avaient été enterré simplement, sans les parures et les offrandes habituelles. Plus d’une trentaine de squelettes portent les marques de blessures sérieuses, de coups portés avec des armes en fer. Il pourrait s’agir de victimes des combats enterrées à la hâte. Les fouilles de Puruchuco sont en partie financées par la National Geographic Society, qui a publié ces informations

Alberto Fujimori, futur sénateur japonais ?



Une petite formation politique japonaise, le Nouveau Parti du peuple, a demandé à l'ex-président péruvien d'origine nippone Alberto Fujimori de se présenter sous sa bannière aux élections sénatoriales prévues fin juillet prochain. Fondée en 2005 par des dissidents du Parti libéral-démocrate au pouvoir, cette formation conservatrice a envoyé un représentant à Santiago, où M. Fujimori est assigné à résidence en attendant la réponse de la justice chilienne à la demande d'extradition présentée par le Pérou. Selon l'Asahi Shimbun, l'ancien président a préféré ne pas répondre immédiatement à cette sollicitation, en précisant : "Il s'agit d'une décision que je ne peux prendre tout seul. Il faut que je consulte mes sympathisants au Pérou." Après son éviction du pouvoir en 2000, M. Fujimori, qui possède la double nationalité péruvienne et japonaise, avait passé cinq ans au Japon, avant de se rendre à l'improviste en 2005 au Chili, où il avait été arrêté.

LE CHILI, PARTENAIRE DISCRET MAIS EFFICACE

Un modèle économique exportable?·

Un nouveau consulat à Tanger

République du Chili (du mot aymara Chile, signifiant «là où la terre finit») est aujourd’hui un acteur clé, mais encore méconnu, des relations qu’entretient le Maroc avec les pays d’Amérique du Sud. « Cette coopération s’étant cristallisée avec la visite de Sa Majesté Mohammed VI, en décembre 2004, à Santiago», précise l’ambassadeur Marcia Covarrubias. «Un centre pour le dialogue des cultures, une mosquée et une bibliothèque ont d’ailleurs été ouverts à la suite de cette visite», ajoute-t-elle. De nombreux points communs peuvent être à l’origine de ce rapprochement diplomatique.

Côté géopolitique d’abord, les deux pays possèdent chacun des façades maritimes importantes (rappelons que le Chili s’étend sur 4.300 km et est bordé par l’océan Pacifique). Tous deux peuvent donc bénéficier de l’enrichissement des expériences acquises dans le domaine des infrastructures portuaires, dans les chantiers navals, la construction et la réparation de bateaux de taille moyenne (à Valparaiso, ou encore à Talcahuano…) La privatisation des ports les plus importants du Pacifique chilien pourrait aussi servir d’exemple... Cependant, le volet le plus important de cette coopération internationale rapprochée reste certainement le volet économique. Bon élève selon la Banque mondiale et le FMI, le Chili reçoit des délégations étrangères, financées par la BM, pour observer et apprécier son système économique. Un modèle exportable...? Certainement, et les chiffres sont là. 

En quinze ans, la pauvreté a été réduite de moitié, d’où son surnom de «jaguar de l’Amérique du Sud». Le Chili possède un marché ouvert sur le monde entier (avec une croissance annuelle de son PIB, depuis 24 ans, de l’ordre de 5,2%), et son économie se caractérise par l’exportation (agriculture et pêche notamment) et l’importation de matières premières. Des accords de libre-échange (ALE) sont conclus avec les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, la Corée du Sud et… la Chine. D’autres sont en discussion avec le Japon notamment. Membre de l’Apec (traité des pays du Pacifique) et membre associé du Mercosur (traité de libre-échange entre les pays du continent sud-américain), le Chili représente un allié de choix pour le Maroc qui s’ouvre vers le continent américain. 

Les exportations entre les deux partenaires sont en augmentation constante, bien que d’envergures différentes: le Maroc exporte pour 1,6 millions de dollars contre 13 millions de dollars pour le Chili. Pour relancer et dynamiser ces relations, une délégation marocaine est partie cette année à Santiago présenter les différents atouts marocains. L’artisanat est notamment au cœur d’un accord actuellement en négociation. 

Un séminaire sur les opportunités d’investissement Chili/Maroc aura lieu à Tanger fin novembre, dans le cadre de l’accord Chili/Maroc/Union européenne, et l’envoi d’une délégation de la CGEM au Chili est même programmée pour le deuxième semestre 2007. Rappelons que c’est à Tanger qu’un nouveau consulat chilien ouvrira ses portes, avec à sa tête Zakia Sekkat. 

Alexis BENSAAD

mardi, juin 19, 2007

Pollution chimique dans une rivière chilienne

Voir
SANTIAGO, Chili (AP) - L'un des plus gros producteurs de pâte à papier du Chili a annoncé lundi avoir déversé accidentellement plus de 50.000 litres de substances chimiques polluantes dans une rivière du sud du pays où des milliers de poissons avaient déjà succombé à une pollution chimique au début du mois.
Celulosa Arauco, qui possède une usine à Licantén, a déclaré lundi qu'une conduite du site avait cédé, déversant "des effluents chimiques" dans la rivière Mataquito, près de la ville de Talca.
La même usine avait été temporairement fermée par les autorités au début du mois, le temps d'enquêter sur la mort de poissons dans la rivière Mataquito, tués par un déversement de substances polluantes provenant apparemment du même site.
La ministre chilienne de l'Environnement Ana Lya Uriarte a qualifié l'accident de lundi de "particulièrement grave". "Nous assistons à une nouvelle pullution accidentelle de la rivière Mataquito alors même que l'usine est sous le coup d'une interdiction de fonctionner", a-t-elle observé.
Les moyens de subsistance de milliers de pêcheurs qui vivent de la rivière sont menacés par ces pollutions chimiques, ont déploré les autorités.
Celulosa Arauco a affirmé dans un communiqué qu'elle avait bien cessé ses activités après l'ordre de fermeture intimé par le gouvernement et que le liquide qui s'est écoulé lundi provenait du premier accident.

samedi, juin 16, 2007

UN COMPLOT «DIABOLIQUE»

Un complot «diabolique» en 1971: tuer Castro et accuser le KGB

Agence France-Presse -La Havane
Assassiner Fidel Castro durant sa visite au Chili en 1971 et en faire porter la responsabilité au KGB soviétique fut l'un des nombreux projet d'élimination du leader cubaine, le général Fabian Escalante, dans l'hebdomadaire Granma international.

À la tête du plan «diabolique», Luis Posada Carriles, le vieil activiste anticastriste, et ex-agent de la CIA, récemment remis en liberté aux États-Unis, «alors chef des opérations de la police politique vénézuélienne», soutient Fabian Escalante, 67 ans, à la retraite depuis 1996. Un révolver caché dans une caméra actionné par deux pseudo-journalistes vénézuéliens devait abattre Fidel Castro lors de sa première conférence de presse après son arrivée au Chili, alors présidé par Salvador Allende, affirme-t-il, sans révéler leurs noms. Mais, auparavant, Posada Carriles avait organisé une rencontre à Caracas entre les deux tueurs et le correspondant de l'agence TASS, «qui était également un officier du KGB», et fait photographier leur entrevue, raconte l'ancien chef de la sécurité cubaine, auteur de plusieurs livres. Après l'attentat, Posada Carriles aurait organisé en sous-main une «campagne médiatique» en utilisant les photos de la rencontre entre les tueurs et l'officier du KGB pour accréditer l'idée que les Soviétiques étaient derrière, «en raison des contradictions politiques existantes» alors entre Moscou et La Havane, selon le général cubain. Cuba était alors en faveur d'une radicalisation de l'expérience socialiste chilienne, contre l'avis de Moscou. Fabian Escalante ne précise pas ce qui a fait échouer le complot. Posada Carriles, âgé aujourd'hui de 79 ans, est accusé de terrorisme par le Venezuela et Cuba et d'être notamment l'instigateur de l'attentat en 1976 contre un avion de ligne cubain qui a fait 73 morts. Sa remise en liberté aux États-Unis a donné lieu à une campagne de protestation à Cuba.