dimanche, octobre 21, 2018

ANNIVERSAIRE DE LA MORT D’HERNÁN RAMÍREZ


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

LE PROFESSEUR HERNÁN RAMÍREZ ET
SON ÉPOUSE, CIRCA 1970 AU CHILI

 1979 - 21 octobre - 2018
Hernán Ramírez s'est éteint le 21 octobre 1979 en exil en France

Hernán Ramírez Necochea est né à Valparaiso le 27 mars 1917 et il est décédé à Paris le 21 octobre 1979. Il a été professeur, historien et universitaire. Il est considéré l’un des grands intellectuels chiliens et un des plus importants historiens de l'historiographie nationale. Après s’être diplômé en Histoire et Philosophie par l’université du Chili en 1939, il a obtenu un Master of Arts en Éducation par l’université de Columbia, à New York.
HOMMAGE DU PARTI COMMUNISTE CHILIEN 
SUR LE MÊME SUJET :

mercredi, octobre 17, 2018

LUCANO, LE MAIRE ITALIEN QUI ACCUEILLAIT LES RÉFUGIÉS, CONDAMNÉ À L’EXIL


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

 DOMENICO LUCANO, EN 2016, D’ÊTRE DÉSIGNÉ PAR LE
MAGAZINE AMÉRICAIN FORTUNE COMME L’UNE DES 50
PERSONNALITÉS LES PLUS INFLUENTES DU GLOBE.
Le maire Domenico Lucano n’est plus assigné à domicile, mais il lui est désormais interdit de résider à Riace. Le sort de Lucano – et de son village, connu comme un modèle de l’accueil des réfugiés – suscite de vives réactions en Italie, dans une société très divisée autour de la question de l’immigration.
LUCANO POSE DANS SON BUREAU À RIACE EN 2011.
PHOTO MARIO LAPORTA 
Il est resté à Riace aussi longtemps qu’il a pu, puis il a refermé la porte de sa maison derrière lui et il est parti, raconte La Repubblica. Vers 6 heures du matin ce 17 octobre, Mimmo Lucano, le maire ‘exilé’ sur décision d’une cour d’appel, a quitté Riace.


Domenico Lucano, dit “Mimmo”, est le maire – suspendu – de Riace depuis 2009, en Calabre, où il est parvenu à combiner accueil des réfugiés et relance d’un village déserté par ses habitants.

DOMENICO LUCANO, LE MAIRE ITALIEN QUI
ACCUEILLAIT LES RÉFUGIÉS, CONDAMNÉ À L’EXIL 
Le 2 octobre dernier, il a été arrêté et assigné à résidence. Il est accusé d’avoir organisé un mariage de convenance pour permettre à une femme sans papiers de demeurer en Italie et d’avoir attribué le marché de la récolte des déchets à une coopérative impliquant des migrants, sans passer par un appel d’offres. Le 16 octobre, le tribunal a levé son assignation à résidence et prononcé une interdiction de résider à Riace.

“Les avocats de Mimmo Lucano ont fait savoir qu’ils déposeraient un recours en cassation contre l’‘exil’ de Lucano, indique La Repubblica. Mais il faudra attendre au moins un mois avant qu’une décision ne tombe. D’ici là, Lucano devra trouver un autre domicile.

Parallèlement à ces démêlés judiciaires, le ministère de l’Intérieur a annoncé dans une circulaire “la fin du modèle Riace” et le transfert des demandeurs d’asile qui y sont hébergés, en raison d’un non-respect des règles du système d’accueil.

#AllezMimmo

CAPTURE D'ÉCRAN TWITTER
Décrié par le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini (extrême droite), Mimmo Lucano fait l’objet d’un important mouvement de solidarité. Plusieurs manifestations ont été organisées ces dernières semaines, et il a reçu l’appui de figures de gauche telles que l’écrivain Roberto Saviano et les maires de Palerme et Naples, qui se sont proposés de l’accueillir, rapporte encore La Repubblica.

Le journal de centre gauche mentionne un tweet de Roberto Saviano, le 16 octobre. Associant Mimmo Lucano à Virgile, figure de guide dans la Divine comédie, Saviano reprend cette citation :
“‘[Que t’importe ce qui se murmure ici ?] Marche derrière moi et laisse dire ces gens. Sois comme une tour solide, dont la cime ne croule jamais par le souffle des vents.’ Dante #AllezMimmo ”
LE LEADER DE L'EXTRÊME DROITE ET MINISTRE DE 
L'INTÉRIEUR ITALIEN, MATTEO SALVINI, À MOSCOU 
LE 16 JUILLET. 
PHOTO VASILY MAXIMOV. AFP

De son côté, Matteo Salvini, invité de la matinale de Rai Radio 2 le 17 octobre, a rappelé que les poursuites contre Lucano ont commencé sous le gouvernement précédent, de centre gauche, et qu’elles font suite à des irrégularités administratives. “Lucano n’est pas un héros des temps modernes, a déclaré Salvini. Les gens en Calabre me demandent plus d’emplois, pas plus d’immigrés.

mardi, octobre 16, 2018

PATRICIO PALOMO EXPOSE À SETE


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]
PATRICIO PALOMO EXPOSE À SETE
« ANIMALISTICO » / patopalomo 
PATRICIO PALOMO EXPOSE À LA GALERIE PLURIELLE À SETE.  
Exposition « ANIMALISTICO » de M. PATRICIO PALOMO 
L’exposition aura lieu du samedi 20 octobre 2018 au dimanche 24 mars 2019 à la Galerie Plurielle, 65 et 76, Grand-rue Mario Roustan à SETE.
 NIDO (NID)- 46 X 55 CM
« Avec humour et poésie, ce glaneur invétéré, latino-poète de l’absurde, joue de ses pinceaux et de ses assemblages sur des supports détournés (objets de récupération, recyclés et tout support vierge-ou-pas, …) Dans son univers graphique très personnel, à mi-chemin entre les géoglyphes de Nazca et les graffitis de Keith Haring, se mêlent tout un bestiaire déjanté (oiseaux, serpents, crocodiles, TV ou bateaux à pattes,…) et de drôles de bonhommes, qui tels des Shadocks, nous miment les contradictions de notre monde globalisé, le tout, bien sûr, dans un flot de couleurs savamment orchestré.  »  

SUR LE MÊME SUJET :

dimanche, octobre 14, 2018

86ÈME ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE DE GABRIELA PIZARRO


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

GABRIELA PIZARRO CIRCA 1975
MEMORIA CHILENA
1932 - 14 OCTOBRE - 2018
QUATRE-VINGT-SIXIÈMEMENT ANNIVERSAIRE DE 
LA NAISSANCE DE GABRIELA PIZARRO 
[ Pour écouter, cliquer sur la flèche ]


GABRIELA PIZARRO - « A PURO PAN A PURO TÉ »  

CASSETTE AUDIO 1986: « VAMOS CHILE »

GABRIELA PIZARRO 
Gabriela Eliana Pizarro Soto née à Lebu, le 14 octobre 1932 et décédée le 29 décembre 1999, fut une folkloriste, investigatrice, enseignante et chanteuse compositrice chilienne. Elle est considérée, avec Violeta Parra et Margot Loyola, comme l'une des trois investigatrices essentielles du folklore chilien. 

 GABRIELA PIZARRO Y CONJUNTO 

[ Pour écouter, cliquer sur la flèche ]

BLOQUE DEPRESIVO, BEAUX HÉRAUTS DU BOLÉRO


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

MACHA (DEUXIÈME EN PARTANT DE LA GAUCHE)
ET SON «BLOC DÉPRESSIF» EN CONCERT.
PHOTO ANA FUENTES
Né de ses réunions entre amis pour des reprises de chansons tristes oubliées, le nouveau groupe du Chilien Aldo «Macha» Asenjo franchit le pas et se dévoile sur disque comme sur scène.
Par Justine Fontaine
Dans les vestiaires du stade Víctor-Jara, à Santiago, Macha, penché sur la setlist, une serviette sur les épaules, a presque l’air d’un boxeur, concentré avant de monter sur le ring. Quinze minutes plus tard, il arrive sur scène en trottant et, tout en chantant, vient saluer le public assis dans les gradins pleins à craquer. Le groupe, - dix musiciens sur scène -, passe d’un boléro écrit par Aldo Asenjo (le vrai nom de Macha) à un vieux tube mexicain, puis à une valse péruvienne oubliée que le public connaît par cœur, trop heureux de crier ses paroles de désespoir. 

Bloque Depresivo assure ce soir-là le premier concert d’un festival en hommage à Víctor Jara, figure majeure de la chanson contestataire chilienne, torturé et assassiné dans ce stade il y a quarante-cinq ans, quelques jours après le coup d’État militaire de 1973. « Beaucoup de chansons qu’ils interprètent, nos parents et grands-parents les écoutaient déjà, se souviennent Freddy Fernandez et Mere Pereda, la trentaine, venus voir le concert ensemble. Mais ils apportent de nouveaux arrangements à ces chansons latino-américaines, ils dynamisent cette musique romantique, et ils la font sortir des bals de grands-mères. »
Lire la suite
« PEQUEÑA SERENATA DIURNA» 
[ Cliquez sur la flèche pour voir la vidéo ] 

    BLOQUE DEPRESIVO PEQUEÑA SERENATA DIURNA

    vendredi, octobre 12, 2018

    CANONISATION  : PAUL VI ET MGR ROMERO


    [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

    LES PORTRAITS DES DEUX CANDIDATS À LA
    CANONISATION ONT ÉTÉ EXPOSÉS AU VATICAN.
    PHOTO ALESSANDRO BIANCHI
    La canonisation le même jour de Paul VI et de Mgr Romero est plus qu’un symbole. ll s’agit pour François, au mitan du Synode des jeunes, de transmettre aux nouvelles générations la tâche de rénover l’Église que Vatican II s’était assignée.
    Nicolas Senèze
    MGR OSCAR ROMERO, EN 1979
    PHOTO KEN HAWKINS
    Le symbole est fort : dimanche 14 octobre, le premier pape latino-américain va canoniser le premier pape à avoir posé le pied en Amérique latine. « C’était en 1968, Paul VI venait à Medellin (Colombie) pour l’assemblée de l’épiscopat latino-américain : un rendez-vous marqué par la théologie de la libération », rappelle le journaliste Michel Cool pour qui « cet événement n’a pu que marquer le jeune Bergoglio. »

    LES ONZE FIORETTI DE
    SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
     
    Pape des années de formation de Jorge Mario Bergoglio, Paul VI peut en effet être considéré comme le « mentor » de François qui le cite souvent dans ses textes et considère l’exhortation apostolique Evangelii nuntiandi comme le « document pastoral le plus grand écrit à ce jour ».
    Lire la suite

    [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]
    PAR GIOTTO DI BONDONE

    SUR LE MÊME SUJET :

    LE CHILI POUSSE LE LITHIUM DANS LES BRAS DU LME



    [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

    UN SATELLITE EN ORBITE AUX PANNEAUX SOLAIRES DÉPLOYÉS?
    NON, IL S'AGIT D'UNE VUE AÉRIENNE DES BASSINS DE SAUMURE
    DES DIFFÉRENTES ZONES DE TRAITEMENT DU LITHIUM DANS LE
    SALAR D'ATACAMA, SITUÉ AU NORD DU CHILI.
    PHOTO IVAN ALVARADO
     
    Le Chili, le deuxième pays producteur de lithium au monde derrière l'Australie, espère bien que le LME entrera ce métal dans la liste des produits cotés afin d’avoir une meilleure visibilité sur sa valeur.
    LE MINISTRE CHILIEN DES 
    MINES BALDO PROKURICA.
    CAPTURE D'ÉCRAN CÁMARA DE DIPUTADOS
    En déplacement en Grande-Bretagne, le ministre chilien des Mines, Baldo Prokurica, a demandé le 10 octobre 2018 au London Metals Exchange (LME) d’inscrire le lithium à la cote. Le Chili extrait environ 35% de la production mondiale de ce métal, principalement utilisé dans la fabrication des batteries électriques des véhicules électriques et des smartphones. 

    Transparence

    "Nous voulons créer des conditions pour que nos produits soient vendus de manière transparente, ce qui met en avant la possibilité que le lithium soit commercialisé sur le LME afin de clarifier sa valeur", a déclaré le ministre chilien, selon le journal chilien Estrategia. Cette cotation devrait permettre au marché, d’être plus transparent. À l'heure actuelle, les producteurs négocient des contrats avec les acheteurs, mais les conditions des contrats ne sont pas rendues publiques. En septembre 2017, le LME avait annoncé étudier le référencement du lithium, et d'autres métaux, tout en se donnant 18 mois. 

    Au cours de ces derniers mois, la société minière SQM (Sociedad Quimica y Minera de Chile) qui exploite le lithium au Chili a augmenté ses capacités d’extraction dans le Salar del Carmen, pour atteindre un volume de 70 000 tonnes par an. Sur l’ensemble de ses sites, la SQM a produit 80 000 tonnes de lithium en 2017. SQM ne compte pas s’arrêter là et vise la premier place mondiale d’ici 2022. 

    [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

    SOURCE GOVAR - JUNIO 2012

    SUR LE MÊME SUJET :

    jeudi, octobre 11, 2018

    1492 ET LA DÉCOUVERTE DES AMÉRIQUES.

    [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

    LE CODEX GROLIER PORTE LE NOM
    DU CLUB DE BIBLIOPHILES
    NEW-YORKAIS AUQUEL IL
    FUT D'ABORD PRÉSENTÉ.
    PHOTO INAH
    « 1492 ET LA DÉCOUVERTE DES AMÉRIQUES »
    [ Cliquez sur la flèche pour voir la vidéo ] 


      Le médiéviste Patrick Boucheron décortique dix dates phares. Ici, 1492 et la découverte des Amériques. 

      QUAND L'EUROPE S'EST MISE À ÉCRIRE L'HISTOIRE DU MONDE

      [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]
      MINIATURE EXTRAITE DU « CODEX VATICANUS » (VERS 1570-1589).
       À DROITE, SUR SON CHEVAL, HERNAN CORTÉS.
      BIBLIOTECA APOSTOLICA VATICANA

       « QUAND L'EUROPE S'EST MISE À ÉCRIRE L'HISTOIRE DU MONDE »
      [ Cliquez sur la flèche pour voir la vidéo ]
      Esprit

      Serge Gruzinski est historien, il travaille depuis plus de trente ans sur la question de la colonisation européenne du Nouveau Monde. Il enseigne à l'EHESS (Paris), à l'université de Princeton (États-Unis) et à celle de Belém (Brésil). Spécialiste de l'Amérique latine des XVIe-XVIIIe siècles, il échange ici avec Emmanuel Laurentin, membre du conseil de rédaction d'Esprit, autour de son dernier livre : « La Machine à remonter le temps ; Quand l'Europe s'est mise à écrire l'histoire du monde », (Fayard histoire, octobre 2017). Pionnier de l'histoire "globale", Serge Gruzinsky tente de comprendre comment cette conquête spatiale des Européens s'est doublée de celle du temps. Comment les processus d’écrasement et de domination se sont-ils entremêlés aux traditions et aux imaginaires des Indiens ?


      mardi, octobre 09, 2018

      SAUVAGES, AU COEUR DES ZOOS HUMAINS

      [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]
      SAUVAGES, AU COEUR DES ZOOS HUMAINS
      «SAUVAGES, AU COEUR DES ZOOS HUMAINS» 
      [ Cliquez sur la flèche pour voir la vidéo ] 

        Pendant plus d'un siècle, les grandes puissances colonisatrices ont exhibé comme des bêtes sauvages des êtres humains arrachés à leur terre natale. Retracée dans ce passionnant documentaire, cette "pratique" a servi bien des intérêts.
        Ils se nomment Petite Capeline, Tambo, Moliko, Ota Benga, Marius Kaloïe et Jean Thiam. Fuégienne de Patagonie, Aborigène d’Australie, Kali’na de Guyane, Pygmée du Congo, Kanak de Nouvelle-Calédonie, ces six-là, comme 35 000 autres entre 1810 et 1940, ont été arrachés à leur terre lointaine pour répondre à la curiosité d'un public en mal d'exotisme, dans les grandes métropoles occidentales. Présentés comme des monstres de foire, voire comme des cannibales, exhibés dans de véritables zoos humains, ils ont été source de distraction pour plus d'un milliard et demi d'Européens et d'Américains, venus les découvrir en famille au cirque ou dans des villages indigènes reconstitués, lors des grandes expositions universelles et coloniales.
        Racisme populaire
        S'appuyant sur de riches archives (photos, films, journaux…) ainsi que sur le témoignage inédit des descendants de plusieurs de ces exhibés involontaires, Pascal Blanchard et Bruno Victor-Pujebet restituent le phénomène des exhibitions ethnographiques dans leur contexte historique, de l’émergence à l'essor des grands empires coloniaux. Ponctué d'éclairages de spécialistes et d'universitaires, parmi lesquels l'anthropologue Gilles Boëtsch (CNRS, Dakar) et les historiens Benjamin Stora, Sandrine Lemaire et Fanny Robles, leur passionnant récit permet d'appréhender la façon dont nos sociétés se sont construites en fabriquant, lors de grandes fêtes populaires, une représentation stéréotypée du "sauvage". Et comment, succédant au racisme scientifique des débuts, a pu s'instituer un racisme populaire légitimant la domination des grandes puissances sur les autres peuples du monde;
        Réalisation :  Bruno Victor-Pujebet   Pays    : France  
                            Pascal Blanchard         Année :  2017

        SUR LES MURS DE SANTIAGO DU CHILI, UN HYMNE COLORÉ À LA FEMME


        [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

         «LA FEMME AU BANDEAU VERT», ŒUVRE DE GONZALO MATIZ, 
        PEINTE AU CŒUR DU QUARTIER BELLAVISTA, À SANTIAGO DU CHILI
        PHOTO LISA HANOUN 
        Reportage.– Un an après #Metoo, immersion à Bellavista, plus vieux quartier de Santiago, où le street-art appelle à déconstruire la société machiste et condamne les violences faites aux femmes. 
        Par Lisa Hanoun
        LE GRAPHEUR GONZALO MATIZ
        PHOTO LISA HANOUN 
        «Je peins les femmes parce qu’elles sont une véritable source d’inspiration. À travers leur visage je peux raconter mon quotidien», explique Gonzalo Matiz Salinas, perché sur son échelle, pinceau dans la main droite. Dans l'autre, il tient son téléphone portable. Il reproduit avec précision le modèle qu'il a réalisé dans son atelier, situé juste en face. Fin août, c’est la fin de l’hiver à Santiago. En plein cœur de Bellavista, le plus vieux «barrio» (quartier) de la ville, ce grapheur chilien de 34 ans s’attèle à sa nouvelle fresque. Une femme. Pour le moment, on ne discerne que la moitié du visage. On devine qu’elle porte un bandeau vert, symbole du mouvement pro-IVG en Amérique latine. « Les femmes devraient avoir le droit de choisir de garder ou pas un enfant. Aujourd’hui c’est comme si l’avortement était encore illégal (au Chili, il est partiellement légalisé, NDLR). C’est pour cela que je peins ce bandeau vert». Matiz ne représente que des femmes. «Nous vivons dans une société machiste, ce n’est pas qu’au Chili, c’est historique. »
        DANS LES RUES DE BELLAVISTA
         À SANTIAGO DU CHILI
        LES PORTRAITS FÉMININS PONCTUENT 
        LES FAÇADES DES MAISONS
        PHOTO LISA HANOUN 

        SUR LE MÊME SUJET :

        samedi, octobre 06, 2018

        NUIT BLANCHE : L'ART URBAIN S'INVITE À L’INSTITUT DE FRANCE


        [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

        L’INSTITUT DE FRANCE
        INVITE L’ARTISTE URBAIN PASCAL BOYART, ALIAS PBOY
        Pascal Boyart dit PBoy
        Installation, performance et peinture 
        L’Institut de France a pour mission de perfectionner les arts et les sciences et d’encourager la création sous toutes ses formes. En son sein siègent l’Académie française, l’Académie des inscriptions et belles-lettres, l’Académie des sciences, l’Académie des beaux-arts et l’Académie des sciences morales et politiques.
        PASCAL BOYART DIT PBOY 

        LInstitut de France invite l’artiste urbain Pascal Boyart, alias PBoy, à lui donner un éclairage inédit. Depuis le pont des Arts, vous apercevrez, au pied de la majestueuse Coupole de l’Institut, un portrait revisité de Mazarin, bâtisseur des lieux, qui vous guidera jusqu’à la cour d’honneur pour y découvrir une performance artistique.

        vendredi, octobre 05, 2018

        LA RÉVOLUTION CUBAINE, ŒUVRE DE CE MONDE


        [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

        EDUARDO GALEANO PAR LE DESSINATEUR ARGENTIN
        PABLO FERNANDO CHUMBITA « CHUMBI » 

        Granma reproduit ce texte qui salue la dignité d'un peuple pacifique qui a perdu 3 478 de ses enfants victimes de la barbarie du terrorisme
        Il y a trente ans, je m'interrogeais sur l'attitude du gouvernement des États-Unis, qui interdisait à ses citoyens de se rendre librement à Cuba : « Si cette île est, comme on dit, l'enfer, pourquoi les États-Unis n'organisent-ils pas des excursions afin que leurs citoyens puissent la connaître et se désenchanter ? » 

        Aujourd’hui encore, je continue de me le demander.

        Il y a dix ans, je me posais une autre question sur l’infernalisation de Cuba : « Pourquoi la confondrais-je, maintenant, avec l'enfer, si je ne l'ai jamais confondu avec le paradis ? »

        Aujourd’hui encore, je continue de me le demander.

        Ni enfer, ni paradis. La Révolution cubaine, œuvre de ce monde, s'est façonnée avec la boue et la glaise des humains et c'est justement pour cette raison, et non malgré cela, qu'elle est contagieuse.

        Les temps que nous vivons ne sont pas très honorables. On a l’impression d’assister à une Coupe du monde des paillassons. On a l'impression, et j'espère me tromper, que les gouvernements sont en concurrence les uns avec les autres pour voir lequel se traîne le mieux sur le terrain, et lequel se laisse piétiner avec le plus d’enthousiasme. La concurrence ne date pas d’aujourd’hui, mais depuis les attaques terroristes du 11 septembre, il y a quasi-unanimité dans l'obsession officielle envers les dirigeants du monde.

        Je dis bien quasi-unanimité. Et je dis qu'aujourd'hui, je suis fier de recevoir cette distinction dans le pays qui a le plus clairement mis les points sur les i en disant non à l'impunité des puissants, le pays qui a le plus fermement et lucidement refusé d'accepter ce genre de laissez-passer universel accordé aux seigneurs de la guerre, qui au nom de la lutte contre le terrorisme peuvent pratiquer tout le terrorisme qui leur passe par la tête, bombarder qui ils veulent et tuer quand ils en ont envie. Dans un monde où la servilité est une grande vertu, il devient rare d’entendre la voix de la dignité que représente Cuba. Cette Révolution, punie assiégée, a réalisé bien moins que ce qu’elle voulait mais bien plus que ce qu’elle pouvait. Et elle continue à commettre la folie dangereuse de croire que les êtres humains ne sont pas condamnés à l’humiliation des puissants de ce monde.