mardi, août 04, 2020

LE SUD DU CHILI TOMBE DANS LE CONFLIT RACIAL ENTRE GROUPUSCULES ET INDIGÈNES MAPUCHES

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PHOTO MARTIN BERNETTI / AFP
Des épisodes de violence raciale, deux mairies incendiées : la région de l'Araucanie, dans le sud du Chili, a vécu un week-end sous haute tension avec des faits d'une gravité jamais vue depuis des années dans cette région berceau des Mapuches, principal peuple autochtone du pays. Dans la nuit de samedi 1er août, des affrontements ont éclaté dans cinq communes de la région entre des membres de cette communauté, la police et des groupuscules « anti-indigènes».
après deux mairies en flammes, en pleine nuit et en plein couvre-feu, des groupes racistes armés de bâtons sont venus en découdre avec des militants mapuches. Au total, des affrontements ont eu lieu dans cinq mairies de la région, qui étaient occupées depuis près d'une semaine par des militants indigènes. Des occupations en soutien à des prisonniers de cette communauté en grève de la faim, notamment un « machi » (un « shaman »), avec qui le gouvernement refuse pour l'instant de dialoguer.

Vendredi 31 juillet, le tout nouveau et très à droite ministre de l'Intérieur s'était rendu dans la région et avait appelé les maires des communes concernées à faire évacuer les bâtiments occupés. Dès le lendemain, des groupes racistes ont précédé ou accompagné les évacuations, en frappant les militants indigènes expulsés des bâtiments. Deux mairies ont été en grande partie brûlées en marge des affrontements.

Une quinzaine de prisonniers mapuches en grève de la faim


À l’origine de ces tensions se trouve une quinzaine de prisonniers mapuches qui respectent une grève de la faim, demandant à finir leur peine dans leur communauté, comme le recommande l'ONU. Pour les soutenir, des militants pour l'autonomie de leur peuple ont alors occupé depuis deux municipalités du sud du pays, où des affrontements violents ont eu lieu lorsque la police a tenté de les déloger samedi 1er août.

Pour apaiser ces tensions en Araucanie, il faudrait non seulement « mettre un terme » à la « grève de faim des prisonniers mapuches », mais aussi « mettre en place un dialogue politique entre l’État chilien et les communautés mapuches sur les questions des droits politiques, collectifs, des revendications territoriales et de l’autonome : autant de sujets que l’État chilien n’a jamais voulu aborder », opine Juan Ignacio Latorre, sénateur d'opposition et président la Commission des droits de l'Homme du Sénat chilien.

Les Mapuches demandent notamment la restitution des terres de leurs ancêtres. Si certains groupuscules ont revendiqué ces dernières années des attaques contre des entreprises forestières, la police a aussi parfois monté de fausses accusations contre des membres de cette communauté, et Amnesty International a dénoncé plusieurs procès injustes contre des membres de ce peuple.

Le Chili est le seul ou l'un des seuls pays en Amérique latine à ne pas reconnaître l'existence des peuples indigènes dans sa Constitution. Or, nous entrons bientôt dans un processus de renouvellement constitutionnel. En ce moment, nous légiférons sur l'attribution de sièges réservés aux peuples indigènes dans la future assemblée constituante, je crois que nous tenons là un bon point de départ pour le dialogue, mais nous sommes vraiment en retard et nous avons besoin de ce dialogue permanent. Car au Chili, tous les politiques se sont trompés de chemin—: ils ont fait le choix de la répression contre les revendications territoriales Mapuche, ils ont opté pour la persécution, la criminalisation et l'emprisonnement politique.

mercredi, juillet 15, 2020

CHILI. DES CHIENS DRESSÉS POUR DÉTECTER LES MALADES DU COVID-19

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ILLUSTRATION MARTIN BERNETTI / AFP
Des goldens retrievers et un labrador ont été dressés au Chili pour détecter les malades du coronavirus. La police chilienne a commencé à dresser des chiens pour repérer les malades du Covid-19 en détectant la présence du virus dans leur transpiration.
MISE À JOUR LE  15 07 2020
Les chiens sélectionnés, trois goldens retrievers et un labrador âgés de 4 à 5 ans, étaient jusqu’ici employés à rechercher des drogues, des explosifs ou des personnes disparues, selon la police.

Ce programme est né de la collaboration de la police nationale du Chili, les Carabineros et de spécialistes de l’Université catholique du Chili. Des initiatives similaires ont eu lieu récemment en France et en Grande-Bretagne.

Les chiens possèdent 330 millions de capteurs olfactifs


Les chiens possèdent 330 millions de capteurs olfactifs et une capacité à détecter des odeurs 50 fois meilleure que les humains.

« Le virus n’a pas d’odeur, c’est plutôt l’infection qui génère des changements dans le métabolisme », qui se traduisent à leur tour par une variété particulière de transpiration que « peut repérer le chien », explique Fernando Mardones, professeur d’épidémiologie vétérinaire, à l’AFP.

Selon lui, il a été prouvé que les chiens peuvent détecter des maladies comme la tuberculose, des infections parasitaires et même certains stades précoces du cancer.

Ils peuvent aussi percevoir de faibles changements de température de la peau, ce qui peut aider à déterminer si une personne est fiévreuse. Ils ont en revanche peu de chance d’être eux-mêmes contaminés selon l’Organisation mondiale de la santé animale.

Les chiens ont débuté leur entraînement il y a un mois et travaillent à partir d’échantillons de sueur prélevés sur des patients hospitalisés à la clinique de l’Université catholique.

Les spécialistes espèrent qu’ils seront opérationnels d’ici le mois d’août. Ils pourront être déployés dans des lieux de passage comme les gares, les aéroports ou les dispensaires.

Le Chili a fait état mardi de 1 836 nouveaux cas de covid-19, le chiffre le plus bas depuis deux mois.

Au total, le pays a recensé 319 493 cas d’infection depuis le 3 mars. Plus de 11 000 personnes en sont mortes, selon un rapport du ministère de la Santé qui compte également les cas « probables » de coronavirus.

mardi, juillet 14, 2020

CHILI. LE CUIVRE À PRIX D’OR, LES MINEURS SACRIFIÉS

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 CHILI. LE CUIVRE À PRIX D’OR, LES MINEURS SACRIFIÉS
Les foyers de Covid-19 se multiplient sur les sites d’exploitation du métal rouge. À Antofagasta, les ouvriers entrent en grève pour exiger une meilleure protection sanitaire.
LES FOYERS DE COVID-19 SE MULTIPLIENT SUR
LES SITES D’EXPLOITATION DU MÉTAL ROUGE.
Ils veulent voir reconnus « leur contribution et leurs sacrifices » en ces temps de pandémie. Les mineurs d’Antofagasta, au Chili, appellent à partir de ce mercredi « à une grève prolongée qui arrêtera complètement la production », après avoir rejeté à 99 %, dans les négociations avec la société minière Zaldivar, propriété du groupe Luksic, une offre qui n’améliore ni leurs rémunérations, ni leurs conditions de travail. « Nous regrettons ce scénario, d’autant plus que l’exploitation minière est aujourd’hui le principal soutien de l’économie nationale », affirme le syndicat dans un communiqué, en dénonçant l’intransigeance d’une direction dont le projet d’accord « élimine même les avantages » actuels des mineurs. « Les travailleurs maintiennent la production à un coût élevé pour leur santé, car chaque jour davantage de mineurs sont infectés par le coronavirus », font valoir les grévistes, dont le mouvement pourrait s’étendre à d’autres sites.

Depuis le début de la pandémie au Chili, début mars, la production de cuivre a échappé aux restrictions sanitaires imposées pour endiguer la propagation du Covid-19 et, ces dernières semaines, les cas de contamination se sont multipliés dans les mines, comme dans d’autres secteurs de l’industrie. Chez Codelco, le numéro un chilien et mondial du cuivre, les syndicats recensaient au 5 juillet près de 3 000 cas de Covid-19, malgré la présence alternée, une semaine sur deux, des salariés sur certains sites pour réduire leur exposition. Dans la mine de Chuquicamata, propriété de cette compagnie, trois travailleurs ont déjà succombé au coronavirus ; à Antofagasta, le responsable syndical Guillermo Esquivel fait état d’un «nombre important de contaminations », sans avancer de chiffres précis ; d’un site à l’autre, les syndicats déplorent l’absence de bilan sanitaire transparent et quotidien.

Ces foyers de contamination suscitent l’inquiétude : des voix se sont élevées cette semaine, au-delà de la sphère syndicale, pour demander la fermeture de toutes les mines de cuivre pour deux semaines au moins. Perspective aussitôt rejetée par le PDG de Codelco, Octavio Araneda, qui crie à la catastrophe si une telle décision devait être prise. Devant les revendications portant sur les mesures de protection sanitaire et l’augmentation des salaires, Antofagasta Minerals, de son côté, dit espérer « parvenir à un accord par le dialogue », quitte à solliciter la médiation de l’inspection du travail. Les mineurs, eux, pointent les profits engrangés par l’industrie minière, alors que les cours mondiaux du cuivre s’envolent. Avec une demande chinoise repartie à la hausse et des cadences ralenties pour cause de pandémie au Chili comme au Pérou, les prix du métal rouge ont grimpé de 50 % depuis le creux du mois de mars : le cuivre se négocie désormais plus de 6 000 dollars la tonne, son plus haut niveau depuis un an.

Poutre maîtresse de l’économie nationale, l’exploitation de ce minerai cristallise toutes les tensions sociales et politiques qui traversent le Chili. Il y a quarante-neuf ans, le 11 juillet 1971, l’Unité populaire inscrivait dans la Constitution la nationalisation du cuivre, condition d’une « seconde indépendance ». Pour Washington et ses auxiliaires locaux, une ligne rouge était franchie : le processus qui devait mener au coup d’État de Pinochet et à l’assassinat de Salvador Allende était enclenché. Avec la dictature, la privatisation du cuivre et de tous les biens communs donna corps au modèle de pillage que les Chiliens contestent aujourd’hui massivement. En confinement et à la veille de la grève des mineurs, ils étaient nombreux à commémorer, ce 11 juillet, le Jour de la dignité nationale.

LE CUIVRE PORTÉ PAR L’INQUIÉTUDE SUR L’OFFRE DU CHILI ET DU PÉROU

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MINE DE CUIVRE ZALDIVAR 

Les prix du cuivre ont largement retrouvé leur niveau d’avant le coronavirus. Ils sont au plus haut depuis deux ans, dopés par le rebond de la demande chinoise et surtout par l’inquiétude sur l’offre de métal rouge en Amérique latine.


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    RADIO FRANCE INTERNATIONALE - RFI
    CHRONIQUE DES MATIÈRES PREMIÈRES
    « LE CUIVRE PORTÉ PAR L’INQUIÉTUDE SUR L’OFFRE DU CHILI ET DU PÉROU » 
    PAR CLAIRE FAGES DIFFUSION : MARDI 14 JUILLET 2020

    MISE À JOUR LE  14 07 2020
    au Chili, premier producteur mondial de cuivre, les mineurs du gisement de Zaldivar ont voté à 99 % pour la grève, estimant que la compagnie Antofagasta « ne reconnaissait pas leur contribution et leur sacrifice » en ces temps de coronavirus.

    Le mouvement social pourrait faire tache d’huile dans d’autres mines de cuivre d’Antofagasta et chez Codelco, le numéro un chilien et mondial du cuivre, qui comptait 3 000 contaminations au Covid-19 au début du mois, selon ses syndicats, 10 % de celles du pays, malgré une diminution de moitié de la présence des salariés sur les sites.

    Grèves et milliers de contaminations dans les mines du Chili et du Pérou

    Les grèves risquent d’amoindrir l’approvisionnement mondial de cuivre, déjà perturbé par le coronavirus. Après le confinement, les cadences ont été ralenties au Chili, certaines opérations d’agrandissement ou de raffinage ont été reportées pour empêcher la propagation du virus.

    Au Pérou, deuxième producteur mondial, les contaminations se multiplient aussi. Le retour à la normale dans les mines n’aura pas lieu fin juillet comme prévu, reconnaît le ministre péruvien des Mines.

    Reprise plus rapide que prévu de la consommation de cuivre en Chine


    Les craintes sur l’offre de cuivre grandissent, d’autant qu’en Chine, les inondations menacent la première région de production de cathodes de cuivre, la province du Jiangxi. Et ce, alors que la demande en métal rouge reprend très fort en Chine, le pays qui consomme la moitié du cuivre mondial. La production chinoise de cathodes de cuivre a augmenté de 4 % en juin, par rapport à l’an dernier.

    On connaît l’usage du cuivre dans le bâtiment, les réseaux d’électricité, et les véhicules électriques. Certains analystes en arrivent à prévoir un déficit mondial de l’offre de cuivre par rapport à la demande cette année.

    Des cours en hausse de 50 % par rapport au creux de mars


    D’où l’envolée des prix du métal rouge. Ils ont gagné 50 % depuis leur creux du mois de mars. Après huit semaines consécutives de hausse, ils ont dépassé les 6 600 dollars la tonne en séance, ce lundi, c’est leur plus haut niveau depuis juin 2018, alors qu’on est en pleine crise économique mondiale, causée par le Covid-19. Mais le cuivre n’est peut-être pas cette fois le meilleur baromètre de l’économie planétaire.


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    samedi, juillet 11, 2020

    CHILI : ANNIVERSAIRE DE LA NATIONALISATION DU CUIVRE

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     ANNIVERSAIRE DE LA NATIONALISATION DU CUIVRE AFFICHES DE L’UNITÉ  POPULAIRE 
    QUARANTE-NEUVIÈME ANNIVERSAIRE DE LA NATIONALISATION DU CUIVRE 
    « LE JOUR DE LA DIGNITÉ NATIONALE » 
     1971 -11 JUILLET- 2020
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    « NUESTRO COBRE »  DU  COMPOSITEUR EDUARDO YAÑEZ BETANCOURT,
     PARU DANS L'ALBUM «LA MARCHE ET LE DRAPEAU. ANTHOLOGIE DE CHANSONS INÉDITES » 
    ENREGISTRÉ À PARIS FRANCE EN 1977, DANS LES ÉTUDES PATHÉ MARCONI-EMI 
    SOUS LE LABEL: DICAP ‎– 2C 150-99461 /2. LE THÈME « NUESTRO COBRE» 
    FUT ENREGISTRÉ EN PUBLIC À L'OLYMPIA, LE 15 SEPTEMBRE 1973. 
    LICENCE YOUTUBE STANDARD
    L11 juillet 1971, l’État chilien prend le contrôle de la quasi-totalité de l’industrie minière, dont le cuivre, et de toutes les activités stratégiques comme la métallurgie. C’est la nationalisation décidée par le gouvernement de l'Unité populaire de Salvador Allende avec le soutien de tous les groupes politiques du Parlement chilien, et votée à l'unanimité au Congrès lors d’une séance historique. Le 11 juillet 1971 est nommé depuis au Chili « le jour de la Dignité Nationale ».

    vendredi, juillet 10, 2020

    BOLIVIE. LA DROITE PUTSCHISTE PRÊTE À ORCHESTRER UN « COUP D’ÉTAT JUDICIAIRE ».

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     EVO MORALES ET LUIS ARCE
    PHOTO MARIELISA VARGAS
    Donné favori de l’élection présidentielle du 6 septembre, Luis Arce, le candidat de gauche, est visé par d’opportunes plaintes pour « corruption ».
    Désigner Evo Morales comme un « terroriste » et son camarade Luis Arce, favori de l’élection présidentielle du 6 septembre prochain, comme un corrompu, déclarer hors la loi leur parti, le Mouvement vers le socialisme (MAS), en vue des élections législatives. En Bolivie, le gouvernement de facto qui s’est emparé du pouvoir l’automne dernier est donné battu sur le terrain électoral et politique : il choisit donc la stratégie du harcèlement judiciaire déjà éprouvée en Amérique latine contre plusieurs anciens chefs d’État : Luis Ignacio Lula da Silva au Brésil, Rafael Correa en Équateur, Cristina Fernandez de Kirchner en Argentine. Objectif : laisser les putschistes et leurs alliés seuls en piste.
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    jeudi, juillet 09, 2020

    OTAGES DES PUTSCHISTES BOLIVIENS

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    Bolivie post-coup d’État… « Nous vivons dans la douleur, l’incertitude, l’angoisse la peur, l’indignation… » Elle s’appelle Patricia Moldiz. Elle est Bolivienne, on l’aura compris. Elle continue, d’une voix altérée : « Depuis sept mois, nos proches n’ont pas pu obtenir le sauf-conduit qui leur permettrait de quitter l’ambassade où ils se sont réfugiés. » Fille de Hugo Moldiz, avocat, universitaire et ministre de l’intérieur d’Evo Morales en 2015, la jeune femme s’exprime dans le cadre de la conférence de presse virtuelle qui, le 17 juin, organisée depuis l’Argentine, où est réfugié le président renversé, lance la « Campagne internationale pour la liberté et l’obtention de laissez-passer pour les sept demandeurs d’asile à l’ambassade du Mexique en Bolivie [1] ». Des fidèles et proches collaborateurs de l’ex-chef de l’État. À savoir : Moldiz, Juan Ramón Quintana (ministre de la présidence) [2], Javier Zavaleta (défense), Héctor Arce Zaconeta (justice), Wilma Alanoca Mamani (culture), Víctor Hugo Vásquez (gouverneur du département d’Oruro), Nicolás Laguna (directeur de l’Agence des technologies et de l’information [Agetic]).
    PHOTO FEDERICO RIOS
    Par Maurice Lemoine
    6Temps de Lecture 16 Min
    Rapidement disparue des radars après le «golpe» de novembre 2019, la Bolivie se retrouve davantage encore abandonnée à elle-même du fait de l’isolement provoqué par la pandémie de Covid-19. Oubliés ces jours où, du 11 au 13 novembre, la putschiste Janine Añez et ses acolytes exorcisent, Bible à la main, un palais présidentiel où, symboliquement, en la personne d’Evo Morales, gouvernait la Pacha Mama. Béni par Washington, orchestré par son appendice, l’Organisation des États américains (OEA), misérablement entériné par l’Union européenne, un coup d’État dans les règles, amplement confirmé depuis par plusieurs études indépendantes [3]. Violence, racisme, fanatisme se déchaînent. La haine du peuple, et surtout de sa composante indigène, ne cherche même pas à se cacher.

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    EVO MORALES, PRÉSIDENT DE LA BOLIVIE,
    A QUITTÉ LE PAYS SUITE À UN COUP D'ÉTAT

    LE CHILI ENVISAGE UNE SORTIE EXTRÊMEMENT PRUDENTE DU CONFINEMENT

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    «...ET QUE DIEU BÉNISSE LE CHILI »
    DESSIN LAUZAN 
    Le pays est l'un des pays les plus durement frappés au monde. La barre des 300.000 cas et 10.000 décès dus au coronavirus a été franchie. Le gouvernement envisage timidement un début de levée des contraintes dans la capitale.
    MISE À JOUR LE  09 07 2020
    equipé d'un masque jetable se gonflant au gré des annonces, le ministre chilien de la Santé Enrique Páris a fait part de chiffres « porteurs d'espoir » lors d'une conférence de presse qui a fait état d'une décélération des contaminations depuis 23 jours, mardi 7 juillet.

    Le ministre a annoncé « un plan pour commencer très progressivement, peu à peu et étape par étape, à avancer vers une future stratégie de déconfinement». D'abord réticent à l'instauration d'un isolement obligatoire, le Chili avait fini par déclarer, le 15 mai, une quarantaine stricte dans la capitale et sa région où vit plus d'un tiers de la population et où se concentrent 80 % des cas. Dans ce pays, l'un des plus touchés au monde par le virus en nombre de contaminations ramenées au nombre d'habitants, la barre des 300.000 cas et des 10.000 morts a été franchie.


    L´ARGENTINE REND HONNEUR À MERCEDES SOSA POUR SES 85 ANS

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    Buenos Aires, 9 juillet (Prensa Latina) La grande voix folklorique d’Argentine, Mercedes Sosa, aurait eu aujourd’hui 85 ans. La Negra, comme on l’appelait, est née à une date très particulière pour le pays.
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    POCHETTES DU 33T
    «CANCIONES CON 
    FUNDAMENTO»
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    «EL COSECHERO», 

    AUTEUR RAMÓN GUMERCINDO CIDADE DIT  « RAMÓN AYALA », 
    PARU DANS LE VINYL, LP, «CANCIONES CON FUNDAMENTO» 1965
    LABEL: EL GRILLO ‎– 002
    Prensa Latina
    MERCEDES SOSA 
    Dès les premières heures, les hommages se succèdent notamment sur Twitter pour lui rendre hommage, mais le moment le plus symbolique a été l´acte central présidé par le mandataire Alberto Fernández pour le 204ème anniversaire de l’indépendance argentine et lors duquel il lui a également rendu hommage.
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    mercredi, juillet 08, 2020

    CHILI: LES SECOURISTES DES MANIFESTATIONS D’OCTOBRE EN PREMIÈRE LIGNE CONTRE LE COVID-19

    DU PERSONNEL HOSPITALIER AUTOUR D'UN MALADE DU COVID-19 À SANTIAGO DU CHILI, À L'HOPITAL POSTA CENTRAL, L'UN DES ÉTABLISSEMENTS HOSPITALIERS LES PLUS IMPORTANTS DE LA CAPITALE CHILIENNE, LE 27 JUIN 2020 (PHOTO D'ILLUSTRATION).
    PHOTO IVAN ALVARADO /
     REUTERS
    Au Chili, gros plan sur ces soignants qui étaient secouristes pendant les manifestations lancées en octobre dernier contre les inégalités dans le pays. Alors en première ligne pour soigner les manifestants blessés, lors des rassemblements qui ont souvent été réprimés, ils sont nombreux aujourd'hui à travailler dans les hôpitaux, en pleine pandémie de Covid-19 dans le pays. Le nouveau coronavirus a déjà fait près de 9 000 morts au Chili (au 1er juillet selon méthodologie OMS), qui compte aussi le plus grand nombre de cas au monde par rapport à sa population, derrière le Qatar. Notre correspondante au Chili a recueilli les témoignages d'anciens secouristes bénévoles, aujourd'hui en première ligne pour prendre en charge les patients atteints du coronavirus.
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    ÉMISSION « REPORTAGE INTERNATIONAL»,
    «LES SECOURISTES DES MANIFESTATIONS D’OCTOBRE 
    EN PREMIÈRE LIGNE CONTRE LE COVID-19 »
    PAR JUSTINE FONTAINE, DIFFUSION DU MERCREDI 08 JUILLET 2020
    Sebastian n'a pas encore fini ses études d'infirmier, et pourtant, il travaille déjà depuis début juin dans une clinique privée de Santiago : «À cause de la pandémie, les établissements de santé embauchent des étudiants en soins infirmiers, aides-soignants, étudiants en kiné, pour pouvoir satisfaire leurs besoins actuels en personnel. »

    lundi, juillet 06, 2020

    EN MARCHE FORCÉE

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    « ON SE RETROUVE EN 2022 ... »

    AU CHILI, LE VIRUS FREINE LES AVORTEMENTS

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     DES MILITANTS POUR LA DÉPÉNALISATION DE L'AVORTEMENT
    LORS D'UNE MANIFESTATION À SANTIAGO AU CHILI

    PHOTO MARTIN BERNETTI. AFP 
    Pandémie rime avec pénurie de pilule abortive. Le prix du médicament, très utilisé par les Chiliennes, flambe sur le marché noir.
    L’angoisse de Clara a pris fin il y a deux semaines. L’enseignante de 27 ans a avorté chez elle, au milieu de la nuit, après avoir déposé sous sa langue douze pilules de Misoprostol. J’ai eu beaucoup de mal à me procurer le médicament, raconte-t-elle. Depuis mai, le Chili fait face à une pénurie de cet antiulcéreux, utilisé depuis des décennies pour des avortements médicamenteux autoadministrés.
    MISE À JOUR LE  07 07 2020
    Partiellement dépénalisée en 2017, l’Interruption volontaire de grossesses (IVG) reste limitée au Chili aux cas de risque vital pour la mère, de non-viabilité du fœtus ou de viol, soit 500 par ans. À comparer à quelque 120 000 avortements « clandestins », la plupart à l’aide de Misoprostol. Sauf que son commerce, illégal, a été rendu encore plus compliqué avec la fermeture des frontières, le 18 mars, pour cause de Covid-19.

    J’ai acheté du “Miso” sur Internet, reprend Clara, mais le colis a été saisi par la douane. L’institutrice s’est tournée vers Facebook. Dans le maquis des annonces parfois douteuses, elle a réussi à s’en procurer in extremis. J’étais enceinte de presque treize semaines, la limite pour avorter…

    Le Misoprostol a flambé sur le marché noir, passant de 80 000 pesos (86 €) la boîte à plus de 300 000 (325 €), soit le revenu mensuel moyen… Cette pénurie affecte d’abord les femmes sans emploi ou à faibles revenus, explique Dominique Truan, gynécologue et directrice de l’ONG Miles. Elles ont des difficultés d’accès aux contraceptifs et, une fois enceinte, elles ne peuvent pas débourser ces sommes délirantes. Miles craint une hausse de la mortalité maternelle.

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    PHOTO MARTIN BERNETTI / AFP
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