dimanche, mars 31, 2019

LA TOUR EIFFEL FÊTE SES 130 ANS ET GARDE UNE SANTÉ DE FER

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BANNIÈRES WEB  130 ANS DE LA TOUR EIFFEL
Construit par l'ingénieur français Gustave Eiffel, comme son nom l'indique, à l'occasion de l'Exposition universelle de 1889, l'édifice (haut de plus de 300 mètres) domine Paris et il est devenu un incontournable. Mondialement connue, la tour est l'un des monuments culturels français les plus visités avec plus de 7 millions de visiteurs chaque année. En septembre 2017, la Tour Eiffel avait accueilli plus de 300 millions de touristes.
 «LA TOUR EIFFEL FÊTE SES 130 ANS ET GARDE UNE SANTÉ DE FER»
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EURONEWS
    Euronews 
    Un brin d'histoire
    Le ministre du Commerce et de l'Industrie, Edouard Lockroy, eut l'idée d'un concours en vue de l'Exposition. Le premier prix fut remporté par Gustave Eiffel qui se lança alors dans la construction de l'édifice. Elle durera deux ans, s'achevant en 1889, une date symbolique puisqu'il s'agissait du centenaire de la Révolution française. Pour l'occasion, le pays souhaitait faire état de son rayonnement et de sa puissance coloniale.

    Plébiscitée comme étant la vitrine de la France suite à l'événement, la Tour Eiffel est pourtant de plus en plus boudée au fil des années, et le nombre de visiteurs est en chute libre. L'attrait pour la Dame de fer ne renaîtra qu'à partir de la deuxième moitié du XXème siècle où le tourisme se démocratise et se développe davantage. Le monument n'aurait jamais dû vivre aussi longtemps, il devait être déconstruit au bout de 20 ans. Une décision impensable pour Gustave Eiffel qui réussit à prouver son utilité grâce à l'installation d'une station météorologique et d'un relais pour la TSF (transmission sans fil).


    C'est toute une histoire que recèle le monument. A l'occasion de ses 130 ans, une animation a été mise en place : musique et adventure game, des visites scénarisées retraçant les aventures de la Dame de fer. Vous pouvez le découvrir tout au long du week-end.
    PHOTO AFP

    LE MUSÉE NORVÉGIEN KON-TIKI VA RENDRE DES PIÈCES ARCHÉOLOGIQUES À L'ÎLE DE PÂQUES


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    PHOTO MUSÉE KON-TIKI
    PACIFIQUE - Des représentants du musée norvégien Kon-Tiki d'Oslo et du ministère chilien de la Culture ont signé un accord qui entérine la restitution de milliers de pièces archéologiques de l'Île de Pâques emportées à la moitié du XXe siècle par le célèbre explorateur Thor Heyerdahl.
     PHOTO  SEBASTIÁN RODRÍGUEZ
    La signature a eu lieu jeudi lors d'une cérémonie à Santiago fermée à la presse et en présence du couple royal norvégien, Harald V et Sonja Haraldsen, présent au Chili pour une visite officielle.

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    vendredi, mars 29, 2019

    LE NOUVEL ADMINISTRATEUR DE SANTIAGO VISITE DES PRÊTRES ABUSÉS PAR FERNANDO KARADIMA


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    MGR CELESTINO AÓS BRACO À EL BOSQUE, AVEC 
    DES PRÊTRES ABUSÉS PAR FERNANDO KARADIMA
    PHOTO IGLESIADESANTIAGO.CL

    Mgr Celestino Aós Braco, nouvel administrateur apostolique de l’archidiocèse de Santiago du Chili, est à nouveau sur la sellette. Le capucin  de 73 ans est questionné par la presse chilienne pour avoir renvoyé le Père Antonio Vargas à Valence, son diocèse d’origine, pour la durée de son procès pour “attitudes inadéquates” envers des femmes et des mineurs.
    PHOTO IGLESIADESANTIAGO.CL
    Nommé le 23 mars 2019 administrateur apostolique de Santiago,  Mgr Celestino Aós Braco a remplacé le cardinal Ricardo Ezzati, accusé d’avoir couvert des prêtres pédophiles.

    jeudi, mars 28, 2019

    CHILI 1985 : DES OPPOSANTS ÉGORGÉS

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    CHILI 1985 : DES OPPOSANTS ÉGORGÉS 
    NATTINO, PARADA ET GUERRERO
    1985 -29 MARS- 2019
    L'« Affaire des égorgés » Caso Degollados ) désigne au Chili l'assassinat de trois intellectuels communistes sous la dictature de Pinochet, le 29 mars 1985.
    Le Monde diplomatique
     NATTINO, PARADA Y GUERRERO 
    L’imagination des bourreaux connaît-elle des limites ? Les citoyens latino-américains ont longtemps supporté, à l’occasion de régimes répressifs, une riche panoplie de tortures « ordinaires », depuis les stades de concentration jusqu’à la pratique des «disparitions ». Au Chili, aujourd’hui, le régime du général Pinochet, dans son zèle autoritaire, retrouve un vieil usage perdu, introduit jadis par les Conquistadors, celui du couteau à égorger. Trois opposants, José-Manuel Parada, Manuel Guerrero et Santiago Nattino, enlevés par des inconnus, ont, en effet, été retrouvés égorgés le 29 mars 1985. Cet événement, que la presse en France a couvert insuffisamment, a eu un retentissement considérable dans le pays. Le bulletin Solidaridad du 13 avril 1985, publié par le vicariat à la solidarité de Santiago (où l’une des victimes, José-Manuel Parada, était employée) — et que reproduit intégralement DIAL (1) — décrit dans le détail les circonstances de ces enlèvements et des homicides, et publie des témoignages accablants pour les autorités.

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      mercredi, mars 27, 2019

      AU CHILI, LA JUSTICE CONDAMNE L’ÉGLISE À INDEMNISER DES VICTIMES D’AGRESSIONS SEXUELLES



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      DESSIN CHAPPATTE
      Juan Carlos Cruz, José Andrés Murillo et James Hamilton, trois victimes d’un même prêtre, recevront chacun 100 millions de pesos chiliens, soit quelque 130 000 euros.
      6Temps de Lecture 10 min.
      JOSE ANDRES MURILLO ET JUAN CARLOS CRUZ
      DEUX VICTIMES DU PRÊTRE PÉDOPHILE 
      FERNANDO KARADIMA, LE 2 JANVIER 
      LORS D’UNE CONFÉRENCE 
      DE PRESSE À SANTIAGO.
      PHOTO CLAUDIO REYES 
      Cent millions de pesos chiliens, soit environ 130 000 euros, pour chacun des trois plaignants. La justice chilienne a condamné, mercredi 27 mars, l’Église chilienne à indemniser trois des victimes du prêtre Fernando Karadima, accusé d’agressions sexuelles multiples sur des mineurs.

      PATOPALOMO BIENTÔT AU MEXIQUE


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      PATOPALOMO 
      BIENTÔT AU MEXIQUE

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      mardi, mars 26, 2019

      CHILI: ACCUSATIONS DE PÉDOPHILIE CONTRE LE NOUVEAU PLUS HAUT PRÉLAT


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      LE PAPE FRANÇOIS-SISYPHE / SUR LE ROCHER : 
      “ABUS SEXUELS COMMIS PAR LE CLERGÉ”. 
      DANS LA BULLE EN BAS À DROITE : “SI L’ÉGLISE 
      ÉTAIT UNE ENTREPRISE, TOUS LES DIRECTEURS 
      DEVRAIENT ÊTRE LICENCIÉS AFIN DE REPARTIR À ZÉRO…” 
      Tout juste nommé archevêque intérimaire de Santiago par le Pape, en remplacement de Ricardo Ezzati, Mgr Celestino Aos Braco est éclaboussé par une affaire de pédophilie, accusé d'avoir lui aussi couvert des agressions sexuelles commises par un prêtre.
      MGR CELESTINO AÓS BRACO, 
      ADMINISTRATEUR APOSTOLIQUE 
      DE L'ARCHIDIOCÈSE 
      DE SANTIAGO DU CHILI
      PHOTO NIBALDO PÉREZ 
      Le Figaro avec l'AFP
      Samedi, le pape François a accepté la démission de l'archevêque de Santiago du Chili, le cardinal Ricardo Ezzati, 77 ans, accusé d'avoir couvert des prêtres pédophiles. Mgr Ezzati avait présenté sa démission en mai 2018, comme l'ensemble des 34 évêques chiliens à la suite d'une série de scandales d'abus sexuels. Jusqu'à présent, le Pape avait accepté sept de ces démissions. Dans la foulée, le Vatican a nommé samedi l'Espagnol Celestino Aos Braco, jusqu'alors évêque de Copiapo (800 km au nord de la capitale) - qui avait lui aussi présenté sa démission - comme administrateur apostolique de l'archidiocèse de Santiago.

      «Nommer une personne qui a aidé à couvrir des agressions sexuelles, je pense que c'est la pire erreur que le Pape ait pu commettre cette année», a dénoncé dimanche au micro de la radio Bio Bio Mauricio Pulgar, un ancien séminariste du diocèse de Valparaiso, qui accuse Celestino Aos Braco d'avoir classé sans suite sa plainte en 2012. A cette époque, le nouveau plus haut prélat chilien occupait les fonctions de «promoteur de justice» (procureur) du tribunal ecclésiastique de Valparaiso.

      Des plaintes visant le père Jaime Da Fonseca, dont celle de Mauricio Pulgar, avaient alors été déposées par des victimes d'agressions sexuelles présumées. Celle de M. Pulgar aurait été classée sans suite car considérée comme «invraisemblable» par Celestino Aos Braco, dénonce l'ex-séminariste. «Durant l'enquête, il n'a pas estimé que (mes accusations) étaient vraisemblables et il ne m'a pas informé de ses conclusions. Il ne m'a jamais donné la possibilité de présenter des preuves, ni des témoins», a ajouté hier Mauricio Pulgar à la Radio Cooperativa. Le Vatican avait fini par défroquer le père Jaime Da Fonseca en 2018.

      Lundi, Mgr Celestino Aos Braco s'est défendu sur l'antenne de Radio Cooperativa, niant «catégoriquement avoir couvert» ces faits. «Le promoteur de justice avait à cette époque des fonctions bien délimitées, je les ai remplies du mieux possible (...) et le promoteur de justice n'était pas celui qui décidait des sanctions», a déclaré le prélat chilien. L'Eglise catholique est actuellement en pleine tourmente avec les révélations successives sur des scandales toujours plus massifs d'agressions pédophiles commises pendant des décennies par des prêtres ou des religieux et souvent couverts par leur hiérarchie.

      Le Chili est l'un des pays les plus touchés par ce scandale, dont le pape François a été accusé de ne pas avoir pris la mesure lors de sa visite très controversée en janvier 2018. 
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      PHOTO AFP/ARCHIVES - CLAUDIO REYES
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      DIPLOMATIE.LE PRÉSIDENT MEXICAIN DEMANDE DES EXCUSES POUR LES « ABUS » COLONIAUX, L’ESPAGNE REFUSE


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      PHOTO MARCO UGARTE
      Le président Andrés Manuel López Obrador a envoyé une lettre au roi d’Espagne et au pape François, demandant des excuses pour les « abus” perpétrés contre les peuples indigènes du Mexique. “Nous rejetons catégoriquement (le) contenu” de ce courrier, a réagi le gouvernement espagnol.
      PHOTO MARCO UGARTE
      «Le Mexique lance un défi diplomatique à l’Espagne », estime El País lundi 25 mars. Le quotidien espagnol rapporte que le président mexicain, Andrés Manuel López Obrador, a récemment envoyé une lettre au roi d’Espagne, l’exhortant à reconnaître les « abus » commis pendant la conquête du pays et à s’en excuser, une demande « fermement » exclue par Madrid.

      Amlo – le surnom du chef de l’État mexicain – avait révélé dans la journée avoir envoyé le 1er mars à Philippe VI cette missive, également adressée au pape François. Dans une vidéo diffusée sur Facebook, tournée avec son épouse devant le temple maya de Comalcalco (sud-est), il explique que « la prétendue conquête ou découverte d’un territoire ou rencontre entre deux mondes ou cultures fut en réalité une invasion et de nombreux actes arbitraires furent commis ».

      Le dirigeant de gauche reconnaît qu’il s’agit d’une question “très controversée”, raconte El Mundo, mais pense qu’elle doit être abordée :
      « J’ai envoyé une lettre au roi d’Espagne et une autre au pape pour que l’on procède au récit des abus et que des excuses soient présentées aux peuples indigènes (du Mexique) pour les violations de ce qu’on nomme aujourd’hui leurs droits de l’homme. »
      « Le président […] a souligné qu’il ne s’agissait pas de ressusciter les différends, mais de les exposer et de ne pas les garder enfouis, car ‘aujourd’hui […] il reste des plaies ouvertes’ », précise, au Mexique, Excelsior.

      «Malaise en Espagne »

      Madrid a réagi dans la soirée, « regrett(ant) profondément” que la lettre ait été rendue publique et « rejet(ant) catégoriquement son contenu »« L’arrivée, il y a cinq cents ans, des Espagnols sur les terres mexicaines actuelles ne peut être jugée à la lumière des considérations contemporaines », balaie le gouvernement espagnol dans un communiqué. Le palais de la Moncloa affirme toutefois espérer « intensifier les relations amicales » avec le Mexique.

      Le « message brutal » du président mexicain a créé un « malaise en Espagne », commente El País. Il survient à l’occasion « du cinquième centenaire de l’arrivée au Mexique du conquérant Hernán Cortés » et avant la célébration, en 2021, des « cinq cents ans de la chute de Tenochtitlán [nom de la capitale aztèque à l’époque pré-coloniale] et des deux cents ans de l’indépendance », contextualise le journal. Il « parvient à Madrid deux mois seulement après la visite officielle du Premier ministre (espagnol) Pedro Sánchez dans le pays nord-américain ».

      Il était « le premier dirigeant étranger à rendre visite à Lopez Obrador » après sa prise de fonction, complète El Mundo. « Cela augurait une bonne relation, bien qu’aujourd’hui cette demande d’excuses pour des événements survenus il y a cinq siècles puisse engendrer une sérieuse confrontation entre les équipes diplomatiques des deux pays. »

      samedi, mars 23, 2019

      PÉDOPHILIE: LE PAPE ACCEPTE LA DÉMISSION DU CARDINAL CHILIEN EZZATI


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      L'ARCHEVÊQUE DE SANTIAGO RICARDO EZZATI CÉLÉBRANT
      UNE MESSE DANS LA CATHÉDRALE MÉTROPOLITAINE
      DE SANTIAGO, LE 18 MAI 2018
      PHOTO AFP/ARCHIVES - CLAUDIO REYES
      Le Pape François a accepté la démission présentée par le cardinal Ricardo Ezzati Andrello qui, en janvier dernier, a fêté ses 77 ans, au gouvernement pastoral de l’archidiocèse de Santiago du Chili. Il a nommé Mgr Celestino Aós Braco, jusqu’à présent évêque de Copiapó, administrateur apostolique «sede vacante et ad nutum Sanctae Sedis».
      ILLUSTRATION ANTOINE MOREAU-DUSAULT
      Vatican news
      hier, la huitième section de la Cour d’appel de Santiago du Chili a repoussé la demande de classement des accusations adressées au cardinal d’avoir occulté des abus sur mineurs accomplis par des membres du clergé dans son diocèse. Le cardinal Ezzati a demandé à ses avocats de contacter le Parquet pour pouvoir faire une déclaration et accomplir toutes les formalités prévues par la loi.

      Dans une déclaration en juillet dernier, le cardinal avait rappelé l’exactitude de son comportement : «je réaffirme mon engagement et celui de l’Église de Santiago pour les victimes, pour la recherche de la vérité et pour le respect de la justice civile. J’ai la certitude de ne jamais avoir caché ou entravé la justice et en tant que citoyen je remplirai mon devoir de fournir toutes les informations qui aideront à éclaircir les faits».

      Le cardinal Ezzati, d’origine italienne, a été nommé évêque par Jean-Paul II en 1996. Benoît XVI l’a nommé archevêque de Santiago du Chili en 2010 et le Pape François l’a créé cardinal en 2014.

      Biographie de Mgr Celestino Aós Braco

      MGR CELESTINO AÓS BRACO, JUSQU’À PRÉSENT ÉVÊQUE 
      DE COPIAPÓ, NOMMÉ ADMINISTRATEUR APOSTOLIQUE
        «SEDE VACANTE ET AD NUTUM SANCTAE SEDIS».
      PHOTO 
      RADIO PROFETA
      Mgr Celestino Aós Braco est né à Artaiz, archidiocèse de Pampelune (Espagne), le 6 avril 1945. Il a étudié la philosophie à Saragosse et la théologie à Pampelune, et a obtenu une licence en psychologie à l’université de Barcelone. Il a formulé ses vœux religieux comme capucin le 14 août 1964 à Sangüesa et prononcé ses vœux perpétuels le 16 septembre 1967 à Pampelune. Il a été ordonné prêtre à Pampelune le 30 mars 1968.

      Comme prêtre, il a été doyen en Espagne et au Chili, vicaire paroissial, curé et supérieur de communauté. Il a été économe provincial des capucins au Chili, promoteur de justice du tribunal ecclésiastique de Valparaiso, juge du tribunal de l’archidiocèse de Concepción et trésorier de l’association chilienne du droit canon. Nommé évêque de Copiapó le 25 juillet 2014, il a reçu l’ordination épiscopale le 18 octobre suivant.
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        DESSIN D’AREND, PAYS-BAS
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      vendredi, mars 22, 2019

      ISABELLE GARO : «  LE COMMUNISME, CETTE RÉAPPROPRIATION DE SES PROPRES FORCES SOCIALES  »


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      ISABELLE GARO
      PHOTO JULIEN JAULIN/HANSLUCAS
      Présidente de la Grande Édition de Marx et d’Engels en français (Geme), la philosophe invite dans Communisme et stratégie à une redéfinition « dialectique » de l’alternative à partir des théories critiques du capitalisme, d’une relecture de Marx et des luttes actuelles afin de s’inscrire dans une perspective révolutionnaire.
      Dans Communisme et stratégie (1), vous entrez rapidement dans le vif du sujet en parlant du « retour de la question communiste » et d’une « réactivation du communisme ». Cela s’inscrit cependant dans un paradoxe, selon vous. Lequel ?

      COUVERTURE © SYLVAIN LAMY
      «
      COMMUNISME ET STRATÉGIE»
      ISBN 9782354801878,      19 €,
      336 PAGES, 
      PARU LE 15 FÉVRIER 2019
      Isabelle Garo 
      Le paradoxe est celui-ci : d’un côté, on peut constater un retour, relatif mais réel, de la thématique communiste, sous la plume d’auteurs dont l’écho est important, bien au-delà des cercles militants. Cette question se trouve aujourd’hui retravaillée par des philosophes comme Alain Badiou, Antonio Negri, Jacques Rancière ou Jean-Luc Nancy. De l’autre côté, sa portée politique ne bénéficie pas du même regain d’intérêt. J’ai laissé de côté les théoriciens qui se situent sur le terrain du marxisme et qui n’ont jamais déserté cette question : il faudrait consacrer un livre entier aux réflexions stratégiques développées notamment par Lucien Sève, André Tosel ou Daniel Bensaïd. Mon projet était ici d’analyser le sens complexe de cette reviviscence partielle, qui a migré sur le terrain théorique mais qui témoigne bien d’une recherche croissante d’alternatives, face aux dégâts colossaux du capitalisme contemporain. Elle manifeste aussi notre difficulté collective à combiner la réflexion à la construction effective d’une telle alternative, à partir des conditions existantes. Je tente de proposer quelques pistes en relisant ensemble ces auteurs et Marx à partir des enjeux actuels de la transformation sociale.
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      ISABELLE GARO
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      HAUSSE ALARMANTE DES ACTES LGBTPHOBES AU CHILI


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        MANIFESTATION  CONTRE LA VISITE DU PRÉSIDENT
      D’EXTRÊME DROITE BRÉSILIEN JAIR BOLSONARO, 
      Les cas de discriminations homophobes et transphobes au Chili ont augmenté de 44% en un an, la plus forte hausse en 17 ans dans ce pays réputé conservateur.

       
      CONTRE LES LGBT-PHOBIES 
      C’est une hausse pour le moins alarmante. Les actes LGBTphobes ont augmenté de 44% en 2018 au Chili, selon le dernier rapport du Mouvement pour l’intégration et la libération homosexuelle (Movih). «968 plaintes (…) fondées sur l’orientation sexuelle ou sur l’identité de genre » ont été relevées par l’organisation, soit le nombre le plus élevé jamais enregistré dans ce pays depuis le lancement du rapport en 2002.
      Lire la suite
      HAUSSE ALARMANTE DES 
      ACTES LGBTPHOBES AU CHILI 

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      ENQUÊTE.EN PATAGONIE, UN PARC NATIONAL ROGNÉ AU PROFIT D’UNE MINE


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      LE DÉCRET RETIRÉ PAR LE GOUVERNEMENT POUR
      RÉDUIRE LE PARC PATAGONIA ET LIVRER DES TERRES
      À L'EXPLOITATION MINIÈRE
      ILLUSTRATION RED DIGITAL
      Au cours de son mandat, Michelle Bachelet avait décidé de créer un réseau de parcs nationaux en Patagonie. Mais un projet minier controversé a rogné la superficie de l’un de ces parcs. Le site chilien Interferencia a retracé le lobbying qui a conduit à cette discrète amputation par les dirigeants actuels du pays. 
      UN PARC NATIONAL ROGNÉ 
      AU PROFIT D’UNE MINE
      Le 12 février 2018, un mois avant la fin de son mandat, le gouvernement de Michelle Bachelet soumettait au Contrôleur général de la République [la Cour des comptes chilienne] un décret visant à créer le parc national Patagonia, dans la région d’Aysén, à l’extrême sud du Chili. Ce projet, s’inscrivant dans le cadre du réseau des parcs de Patagonie, prévoyait d’en créer trois et d’étendre les zones protégées existantes s’étirant entre la région des Lacs et celle de Magallanes.

      Cet engagement portait sur 309 445,40 hectares, répartis entre l’actuelle réserve forestière du lac Cochrane, la réserve nationale du lac Jeinimeni, des domaines publics adjacents et des terres données à l’État chilien par la fondation Tompkins Conservations, créée par l’homme d’affaires américain Douglas Tompkins [cofondateur des marques North Face et Patagonia, mort en 2015].
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