dimanche, octobre 28, 2007
COUPES DU MONDE FÉMININES U-17 ET U-20
Non-lieu pour la famille Pinochet
mardi, octobre 23, 2007
SÉGOLÈNE ROYAL POURSUIT SA PHASE DE «RÉFLEXION»
Ségolène Royal, toujours "dans une phase de réflexion et de reconstruction" près de six mois après la présidentielle, dit vouloir prendre toute sa place dans le PS, tout en se tenant à distance de la vie du parti.Plutôt silencieuse depuis son échec à la présidentielle, l'ex-candidate a fait depuis début octobre quelques interventions dans les médias: le 1er dans le Monde, vendredi dans les Echos, lundi dans Libération.Dans ce dernier entretien, elle affirme ne pas être " en hibernation" mais poursuivre dans une phase "de réflexion et de reconstruction", qui l'a menée dans plusieurs métropoles: Montréal, Prague, Rome...
Elle dit qu'elle ne "quitte pas la politique" et qu'"on ne peut pas faire de la politique sans parti". Mais la responsable socialiste n'a toujours pas pris de décision sur une candidature au poste de Premier secrétaire quand son ex-compagnon François Hollande le quittera à l'automne 2008.
"Le jour où je dirai +on y va+, nous irons vraiment", affirme-t-elle. Mais il n'est pas encore temps, et elle ne sera pas samedi au conseil national de son parti.
Le présidente de Poitou-Charentes consacre ses efforts, comme elle l'a indiqué au début du mois à Prague, à une entreprise "de rénovation politique et théorique à l'intérieur de son parti". Refusant le "piège de la tactique interne", elle veut "rassembler, expliquer, fédérer", en s'appuyant sur les militants, à qui "il faut rendre la parole".
Une réminiscence des débuts de sa campagne présidentielle et de ses réunions ouvertes à tous, sur le mode de la "démocratie participative".
Mme Royal estime que la gauche italienne peut servir d'exemple pour le processus de désignation des responsables, avec des primaires ouvertes à tous les sympathisants comme celles du 14 octobre qui ont consacré le triomphe de Walter Veltroni, maire de Rome.
De même, elle trouve "très intéressante" l'idée d'une alliance, contre la droite, "entre un parti issu du parti communiste et un parti du centre, d'inspiration chrétienne".
Deux sondages ne peuvent que l'encourager: l'un, auprès des sympathisants socialistes, voire de gauche, la plaçait fin septembre en tête pour diriger la gauche. L'autre, mi-octobre, faisait apparaître que plus de 70% des électeurs de gauche souhaitaient qu'elle soit candidate à la présidentielle de 2012.
En attendant de se remettre dans le bain politique national, Mme Royal circule à l'étranger, où elle picore des idées neuves.
Après le Québec, où elle avait été reçue à la mi-septembre avec enthousiasme, Prague, puis l'Italie, l'ex-candidate part vendredi en tournée de six jours en Argentine et au Chili. Elle sera à Buenos Aires au moment de l'élection présidentielle, où la péroniste Cristina Kirchner -qu'elle avait reçue à Paris pendant la campagne- est largement favorite pour succéder à son mari.
Au Chili, elle rencontrera la présidente Michelle Bachelet, dont elle était venue soutenir la candidature en janvier 2006, ainsi que des élus et devrait discuter environnement
samedi, octobre 20, 2007
LES GEYSERS DE L'ATACAMA MENACÉS PAR UN PROJET DE CENTRALE
![]() |
| DÉSERT D'ATACAMA, GEYSER DEL TATIO |
![]() |
| GEYSER DEL TATIO |
"Le projet génère de graves problèmes environnementaux, sociaux et culturels pour les communautés indigènes dont le territoire [qui leur appartient depuis onze mille ans, ndlr] se situe exactement là où est prévu la centrale."
"Le projet compromet de manière irréversible les stratégies productives des communautés locales, qui ont fait de l'éco-tourisme la base de leur développement économique."
vendredi, octobre 19, 2007
Projet projet de réforme constitutionnelle pour la Reconnaissance des Peuples Indigènes du Chili
La Présidente de la République Mme Michelle Bachelet en présence du Ministre Secrétaire Général de la Présidence José Antonio Viera-Gallo et de la Ministre de Planification Mme Clarisa Hardy, signe le projet de réforme constitutionnelle pour la Reconnaissance des Peuples Indigènes du Chili, au Palais de la Moneda.
jeudi, octobre 18, 2007
Benoît XVI reçoit en audience Mme Bachelet, Présidente de la République du Chili
Photo Alex Ibañez
Cité du Vatican, le 18 octobre 2007 - (E.S.M.) - Ce matin, le pape Benoît XVI a reçu en Audience Madame Michelle Bachelet, Président de la République du Chili, qui, successivement, a rencontré Son Éminence le Cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d'État, accompagné de S.E. Mons. Dominique Mamberti, Secrétaire pour les Rapports avec les États. L'entretien privé entre le Pape Benoît XVI et le président chilien Michelle Bachelet a duré 40 minutes.
Ce matin, le Saint-Père Benoît XVI a reçu Mme Michelle Bachelet Jeria, Présidente du Chili, qui, a ensuite rencontré Son Éminence le Cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d'État, accompagné de S.E. Mons. Dominique Mamberti, Secrétaire pour les Rapports avec les États.
Ces entretiens cordiaux ont permis un échange d'informations et de réflexions sur la situation socio-politique du Chili et le rôle de ce pays en Amérique latine. Des sujets d'intérêts plus particulièrement communs ont été abordés, tels la vie humaine et la famille, l'éducation et les droits de la personne, la justice et la paix, ainsi que des questions de premier plan dans l'actuel débat international. Ils ont été l'occasion de souligner l'importante contribution de l'Eglise catholique à la vie sociale chilienne, en particulier dans le domaine social et éducatif
L'entretien privé entre le Pape Benoît XVI et le président chilien Michelle Bachelet a duré 40 minutes. Madame Bachelet, tailleur noir, était accompagnée d'une suite de 15 personnes, et a assuré Benoît XVI de l'engagement de son Gouvernement à restaurer les nombreuses Églises du Pays, détruites suite à des calamités naturelles.
«C'est un plaisir d'être ici comme représentant de peuple chilien», a déclaré le président, en parlant en allemand. «Vous êtes la bienvenue», a répondu souriant Benoît XVI.
Une chaleureuse poignée de main, sourires, séance photos et ensuite la Bibliothèque privée, qui se ferme pour un entretien privé entre Mme Bachelet et le Pape. A son terme, le chef d'État chilien a présenté à Benoît XVI sa suite, composée du ministre des Affaires Étrangères, du président du Sénat, d'ambassadeurs et de nombreux fonctionnaires. La fille de Mme Bachelet, Sofia, était présente.
Et voilà l'instant de l'échange des dons. Madame Bachelet a offert au Saint Père une grande sculpture en bois représentant la Fête de Quasimodo, typique fête folklorique du Chili et représentant un chariot avec quelques chevaux et le drapeau du Pays. Le Pape a également reçu trois livres avec les photographies des Églises du Pays, Patrimoine National. Benoît XVI a, à son tout, offert les traditionnelles monnaies du Pontificat. Au terme de l'audience avec le Pape, Madame Bachelet a rencontré le secrétaire d'État, le cardinal Tarcisio Bertone, pour ensuite s'accorder un petit déjeuner de travail avec la délégation chilienne et quelques représentants du Saint Siège.
Radio Vatican -Les Mapuches, peuple spolié au Chili
Pour nous parler des discriminations subies par ce peuple, Gaston Lion, porte-parole du peuple Mapuche auprès des Institutions européennes depuis 15 ans.
Le Chili avec la manière
Première victoire du Chili dans ces éliminatoires. La Roja a marqué un but par mi-temps face à des Péruviens, incapables de hausser leur niveau de jeu. C'est Suazo, qui a rapidement débloqué la situation (1-0, 11e) avant que Fernandez, juste après le repos, donne le break aux locaux (2-0, 51e).
Le Chili a disputé sept phases finales de Coupe du Monde (la dernière en 1998), obtenant sa meilleure performance en 1962 avec une troisième place sur ses terres. Elle a disputé quatre fois la finale de la Copa America, sans jamais réussir à s'imposer. Enfin elle a décroché la médaille de bronze aux Jeux Olympiques de 2000 aux dépends des États-Unis (2-0, doublé de Zamorano).
Le Chili compte 3 points dans ces éliminatoires contre 1 seul pour le Pérou.
Chili - Pérou : 2-0
Buts : Suazo (11eme), Fernandez (51eme) pour le Chili
mercredi, octobre 17, 2007
La RP Chine en route pour le Chili
Les deux équipes s'étaient séparées sur un match nul (1:1) à l'occasion de la phase de poules, mais cette fois, la victoire a souri aux Chinoises. A l'issue d'une première période relativement pauvre en occasions de but, la RP Chine a rapidement pris l'ascendant en deuxième mi-temps.
Dominatrices mais inefficaces, les Chinoises allaient prendre l'avantage à 14 minutes du coup de sifflet final, lorsque Ruan Xiaoqing reprenait de la tête un corner tiré par Zhu Wei. Cette victoire permet à la RP Chine de décrocher son billet pour Chili 2008. Le Japon et la RDP Corée, qui s'affronteront le mardi 16 octobre en finale du tournoi, accompagneront les Chinoises en Amérique du Sud.
«SEX», «NAZI», «BURRITO» ET «VIAGRA»: QUI CHERCHE QUOI SUR GOOGLE?

Les internautes de l’Égypte, de l’Inde et de la Turquie sont les utilisateurs qui emploient le plus souvent le mot clé «sex» dans leurs recherches de sites sur Google, selon des statistiques mondiales fournies par le moteur de recherche américain.
L’Allemagne, le Mexique et l’Autriche sont les trois premiers utilisateurs mondiaux du mot «Hitler» tandis que «Nazi» a servi au plus grand nombre de recherches sur Google au Chili, en Australie et au Royaume-Uni, indiquent des données recueillies de 2004 jusqu’à maintenant et affichées sur le micro site «Google Trends».
Le Chili est également au premier rang pour l’utilisation du mot «gay», suivi du Mexique et de la Colombie.
D’autres exemples de mots clés suivent ici; à chacun correspondent, dans l’ordre, les trois premiers pays utilisateurs:
«Hangover» - Irlande, Royaume-Uni, États-Unis
«Burrito» - États-Unis, Argentine, Canada
«Iraq» - États-Unis, Australie, Canada
«Taliban» - Pakistan, Australie, Canada
«Tom Cruise» - Canada, États-Unis, Australie
«Britney Spears» - Mexique, Venezuela, Canada
«Homosexual» - Philippines, Chili, Venezuela
«Love» - Philippines, Australie, États-Unis
«Botox» - Australie, États-Unis, Royaume-Uni
«Viagra» - Italie, Royaume-Uni, Allemagne
«David Beckham» - Venezuela, Royaume-Uni, Mexique
«Kate Moss» - Irlande, Royaume-Uni, Suède
«Dolly Buster» - République tchèque, Autriche, Slovaquie
«Car bomb» - Australie, États-Unis, Canada
«Marijuana» - Canada, États-Unis, Australie
«IAEA» - Autriche, Pakistan, Iran
dimanche, octobre 14, 2007
OJO EN TINTA, (l’œil au beurre noir).
Les meilleurs afiches de cinéma de tous les temps
Une sélection de plus de 100 affiches de cinéma, effectués par des dessinateurs connus du monde, comme Andy Warhol, Saul Bass, Jan Lenica, René Ferracci et Georgi et Vladimir Stenberg, entre beaucoup de d'autres, se présente dans la Corporation Culturelle de Las Condes.
L'Argentine annonce la couleur
Les éliminatoires de la Coupe du Monde 2010 zone sud-américaine, c'est parti. Dans la nuit de samedi à dimanche se sont déroulés les quatre premiers matches avec notamment un excitant Argentine-Chili qui a vu Juan Roman Riquelme offrir la victoire aux siens (2-0) grâce à deux somptueux coups francs . L'Uruguay a étrillé la Bolivie (5-0) pendant que le Venezuela s'imposait en Equateur (1-0) alors que le Peru et le Paraguay se sont quittés sur un score vierge (0-0). Dimanche soir, le Brésil se déplacera en Colombie.
Une génération synonyme de talent
Malgré cet échec retentissant, l'Albiceleste croit en sa bonne étoile et la première victoire acquise aux dépens du Chili est venue mettre du baume en coeur à une génération argentine marquée par le talent à l'état pur : Lionel Messi, Carlos Tevez et Juan Roman Riquelme sont quelques uns des dignes successeurs d'El Pibe de Oro sous le maillot Ciel et Blanc. L'avenir est plein de promesses pour une équipe qui joue un des footballs les plus spectaculaires du globe.
L'Uruguay explose la Bolivie
Dans les autres matches de cette première journée, l'Uruguay n'a pas fait de détails face à la Bolivie en s'imposant nettement (5-0). Des buts inscrits par Luis Suarez, Diego Forlan, Sebastian Abreu, Vicente Sanchez et une vieille connaissance éphémère de la Ligue 1, l'ancien Parisien Carlos Bueno. Un large succès qui place l'Uruguay aux commandes du groupe Amérique du Sud. Le Venezuela a lui aussi bien débuté l'exercice en allant s'imposer sur le terrain de l'Equateur (1-0) grâce à une réalisation signée José Manuel Rey. Enfin, le Pérou et le Paraguay n'ont pas réussi à se départager (0-0).
Le Brésil au révélateur colombien
Vainqueur de la Copa América, le Brésil entame les éliminatoires de la Coupe du Monde 2010 avec quelques certitudes même si le fiasco de 2006 - élimination prématurée en quart de finale du Mondial - reste dans toutes les têtes. Kaka et Ronaldinho font partie de l'équipe de Carlos Dunga qui se déplacera à Bogota dimanche. La Colombie, qui n'a plus battu le Brésil depuis 1991, cherchera à contenir les assauts auriverde pour prendre un point précieux dans l'optique de la qualification.
Samedi 13 octobre
Uruguay 5-0 Bolivie Argentine 2-0 Chili Equateur 0-1 Venezuela Pérou 0-0 Paraguay
Dimanche 14 octobre
Colombie - Brésil
vendredi, octobre 12, 2007
LE CHILI VEUT RENFORCER LA PRÉSENCE DES FEMMES DANS LA VIE POLITIQUE
Mme María de la Cruz ToledoEn 1953 elle a été élue avec 107.585 votes sur un total de 210.802, devenant la première femme sénateur du Chili.
La présidente chilienne Michelle Bachelet a déclaré jeudi avoir soumis un projet de loi au Congrès national pour accroître la présence des femmes dans la vie politique du pays.
La première sénatrice chilienne a été élue en 1953, a fait savoir la présidente, cependant, "aujourd'hui, 54 ans plus tard, nous n'avons que deux femmes sénateurs. Il s'agit d'un retard (...) compte tenu des besoins de représentation de millions de femmes en Chili et dans les pays ibéro-américains", a-t-elle déploré.
Lors de la 10ème Conférence régionale des femmes de l'Amérique latine et des Caraïbes en septembre à Quito, la capitale équatorienne, la présidente chilienne a indiqué que son gouvernement était en train de rédiger un projet pour réviser la loi concernant le vote et le scrutin pour les partis politiques afin d'assurer un nombre minimum des candidates féminines que chaque parti est obligé de présenter aux élections municipales et parlementaires.
Source: xinhua
jeudi, octobre 11, 2007
LA PASSION OVALE DE CHE GUEVARA
![]() |
| L'ATALAYA POLO CLUB A COMPTÉ LE CHE PARMI SES JOUEURS, AU DÉBUT DES ANNÉES 1950 |
Parmi les nombreuses histoires qui circulent au sujet du mythique Che Guevara, son extraordinaire passion pour le rugby devrait en étonner plus d’un. Le ballon ovale lui a appris en outre à mieux supporter les difficultés liées à son asthme. Certains vont même jusqu’à dire qu’il lui a permis de trouver des solutions dans sa vie de révolutionnaire. “Ce qui a déterminé une grande partie de notre vie, ce fut l’asthme terrible d’Ernesto. Je me rappelle le jour où il a eu sa première crise et où nous avons découvert son mal. Il avait 2 ans. C’était le 2 mai 1930. Pendant les deux années qui ont suivi, on lui a fait prendre tous les traitements possibles et imaginables.
Quand la famille Guevara s’est installée à Buenos Aires, Ernesto s’est inscrit au San Isidro Club (SIC) pour garder le contact avec le rugby. “Les médecins m’avaient dit que ce sport était pour mon fils presque du suicide, que son cœur ne pourrait pas le supporter. Un jour, je le lui ai dit et il m’a répondu : ‘Papa, j’aime le rugby et, même si je dois en crever, je vais continuer à le pratiquer.’ Face à un tel entêtement, j’ai décidé de recourir à d’autres méthodes. Mon beau-frère Martínez Castro était président du SIC et je lui ai demandé de faire sortir Ernesto de l’équipe où il jouait”, raconte son père.
C’était un demi de mêlée qui ne ménageait pas ses efforts
D’après la plupart des témoignages, le Che, écœuré de son exclusion, serait parti pour l’Atalaya, un autre club de la région de San Isidro. A Atalaya, le journaliste Diego Bonadeo jure avoir été l’un des gamins qui couraient le long de la touche pour tendre l’inhalateur au Che, qui de temps en temps sortait du terrain pour reprendre son souffle. Lors de son passage à Atalaya, le Che a reçu encore un nouveau surnom : Chancho [cochon]. Il le devait à son nez retroussé et aussi à la férocité de son jeu, même si on ne l’a jamais vu mener une action qui aurait pu disqualifier son équipe. Pablo Pirán, neveu du Che, se rappelle une autre activité que pratiquait Guevara. “Il aimait tellement le rugby qu’il a commencé à éditer la première revue sur ce sport. Elle s’intitulait Tackle [Plaquage]. Il y publiait des commentaires sous le pseudonyme de Chancho”, se souvient-il.
Mais, à force d’entendre dire que son surnom ne faisait pas sérieux, le Che finit par le troquer contre Chang-Cho, comme s’il s’agissait d’un nom chinois. Pour la plupart des gens, il était demi de mêlée, même si là encore Diego Bonadeo est d’un autre avis : “Il était plutôt trois-quarts centre.”
En 1951, le Che a quitté l’Argentine, et c’est une autre histoire qui a commencé. “Un jour, pendant des jeux interuniversitaires, j’ai entendu un dialogue que je n’oublierai jamais. La sélection de rugby de la faculté de médecine [le Che se destinait à devenir médecin] devait jouer. Un type a demandé pourquoi Guevara ne jouait pas, et un autre lui a répondu : ‘Il fait une révolution au Panamá’”, rapporte Diego Bonadeo.
Jorge Búsico
Rugby Mundial
RETOUR SUR LA « PASSION » DU CHE
Sa défaite, sublime jusque dans l’erreur stratégique grossière qui l’y a conduit, ajoutée à la diffusion quasi simultanée de ses deux portraits, a fait d’Ernesto Guevara un symbole d’abnégation, de courage, de détachement absolu, l’emblème enfin d’une victoire quasi métaphysique. L’Histoire est loin d’avoir tout dit quant aux raisons qui ont conduit Guevara et ses idéaux à l’impasse de la Quebrada del Churo, dans la forêt de Ñancahuazú (sud-est de la Bolivie) [pour créer en 1967 un foyer de rébellion contre la dictature du général René Barrientos]. La manière même dont le Che a été capturé par l’armée bolivienne [le 8 octobre 1967], blessé, en haillons, avec son arme brisée, allait être aussi significative que son corps étendu sur un brancard dans la buanderie de l’hôpital de Vallegrande.
“Ne vous inquiétez pas, capitaine, c’est fini”, aurait dit Guevara à Gary Prado au moment de se rendre. Aujourd’hui, Prado est général et se déplace en fauteuil roulant : on lui a tiré dans le dos par erreur alors qu’il faisait évacuer, des années plus tard, un puits de pétrole pris par des commandos d’extrême droite. Le “c’est fini” du Che n’était rien d’autre que l’aveu presque sarcastique d’une impuissance qui n’a jamais été expliquée. Dans le domaine du mythe, où Guevara a été envoyé pour toujours par le sergent Mario Terán et ses deux rafales de fusil automatique [le 9 octobre 1967], ce ne sont pas ces mots-là qui ont été retenus, mais : “Visez bien. Vous allez tuer un homme.” Terán s’est chargé de les répéter. Et, aujourd’hui, ces mots ont une résonance étrange. Guevara a non seulement l’air de dire : “Vous allez tuer un homme courageux”, mais surtout : “Vous allez tuer un homme, et non sa légende.” Comment s’est construit ce mythe face auquel les protestations d’erreur, d’aveuglement profond, voire définitif, ne pesaient rien hier et pas plus aujourd’hui ? Aujourd’hui, les paysans de cette région de Bolivie ont fait un sanctuaire non pas de l’endroit où le Che a été fusillé – la petite école de La Higuera –, mais de la buanderie de Vallegrande, où son cadavre avait été exposé. Les paysans qui, à l’époque, ne l’avaient pas suivi le considèrent aujourd’hui presque comme un saint. C’est ce à quoi se réduit la religiosité véritable qu’inspire encore le Che. Le reste n’est qu’un déferlement d’images dont il n’est pas possible d’établir le contenu ni la signification. Des milliers de jeunes qui n’étaient pas nés quand le Che est mort les arborent sur leurs tee-shirts, à même la peau ou sur la lunette arrière de leur voiture – des jeunes qui pourtant ne sont pas socialistes, qui ne le seront jamais et qui ignorent presque tout des idéaux révolutionnaires de Guevara.
Le Che a quitté Cuba en 1965. Il avait indéniablement perdu plusieurs batailles politiques qu’il n’était de toute façon plus vraiment apte à livrer. En 1967, l’année de sa mort, l’éditeur marxiste italien Giangiacomo Feltrinelli – qui allait se tuer en 1972 dans une explosion, alors qu’il tentait, suppose-t-on, de saboter un pylône d’une ligne à haute tension près de Milan – s’est vu offrir une photo d’Alberto Korda datant de 1960. Le photographe cubain l’avait prise à La Havane, lors d’un meeting en plein air, alors que le Che s’avançait vers le bord de la tribune pour regarder la foule amassée. Feltrinelli a perçu les possibilités de cette image où Guevara apparaît sous les traits d’une sorte d’ange sévère et visionnaire. Quelques semaines plus tard, le premier poster du Che était diffusé, envahissant pancartes et panneaux d’affichage. Quelque mois plus tard, le Che mourait. Presque simultanément, une autre photo s’est superposée à la première : celle prise par le photographe de l’agence UPI Freddy Alborta dans la buanderie de l’hôpital de Vallegrande. Qu’Alborta l’ait voulu ou non, le Che y rappelle le Christ. L’iconographie du martyre était en place. L’écrivain anglais John Berger n’allait pas tarder à alimenter le débat en faisant un lien entre le La Leçon d’anatomie de Rembrandt et les photographies de Vallegrande.
“J’avais l’impression de photographier le Christ”
En réalité, les faits, les hasards, la peinture, le catholicisme, tout semble conspirer pour que l’image de Guevara sorte de l’Histoire et entre dans la légende, à l’instant même de sa mort. L’ange de 1960 et le martyr de 1967 sont les deux faces d’un même sacrifice. Lorsque la photo de Korda fait le tour du monde, elle est déjà empreinte de l’aura sacrificielle du cliché d’Alborta. Des décennies plus tard, interrogé par le réalisateur argentin Leandro Katz pour son documentaire El día que me quieras [Le jour où tu m’aimeras] (1997), le photographe bolivien raconte : “J’ai été ému par le regard de Guevara. J’avais l’impression de photographier le Christ, et c’est dans cet esprit que j’ai travaillé. Ce n’était pas simplement un cadavre, c’était quelque chose d’extraordinaire.” Si Alborta a vraiment perçu une aura mystique émanant du personnage, c’est parce qu’il était instinctivement l’héritier d’une tradition iconographique qui, depuis la Renaissance, a placé un pouvoir surnaturel dans les images du Christ et du corps du Christ. Ni le commando militaire bolivien, ni Terán, qui n’a pas blessé le visage du Che, ni l’agent de la CIA Félix Rodríguez, qui lui a ordonné d’éviter toute défiguration, n’ont pu prévoir comment l’œil du photographe allait creuser dans l’obscurité jusqu’à trouver un corps humain étendu et un regard surhumain, au point qu’on ait pu comparer la scène avec La Lamentation sur le Christ mort d’Andrea Mantegna [vers 1490] et avec une œuvre de Rembrandt où les lumières et les ombres unissent la chair détestable et périssable, l’odeur de morgue et d’hôpital, à un souffle cosmique. Il y a beaucoup de poésie dans tout cela, une poésie qui traverse les générations. La lentille photographique, l’art mécanique du siècle, a produit l’effet de tout grand art, depuis le début jusqu’à la fin du mythe du Che. Tout le reste n’est que littérature.
Jorge Aulicino Clarín A la une “Pourquoi le Che est-il un mythe ?” s’interroge Ñ, le magazine culturel de Clarín. L’anniversaire de la mort du Che a donné lieu à de nombreuses commémorations en Argentine, en Bolivie et à Cuba, couvertes par la plupart des journaux latino-américains.
mercredi, octobre 10, 2007
EVO MORALES REMÉMORE LE « CHE»

Le Président de la Bolivie Evo Morales soutient une chemisette avec la face imprimée du « Che » Guevara, pendant une cérémonie en Vallegrande, la Bolivie, en commémorant les 40 années du décès de de ce qui est révolutionnaire dans La Higuera.
SUEZ VA CONSTRUIRE UN GRAND TERMINAL GAZIER AU CHILI

Il représente un projet total de 500 millions de dollars soit 350 millions d'euros. Suez est associé au géant public chilien du cuivre Codelco.
Le groupe d'énergie et de services aux collectivités qui doit bientôt se marier avec Gaz de France précise qu'il détiendra à parts égales avec Codelco la société GNL Mejillones, la société créée pour la construction de ce terminal.
Suez précise que "dans une première phase en régime accéléré (2009-2012), le projet consistera à construire une jetée et un terminal terrestre de regazéification GNL d'une capacité d'émission de 5,5 millions m³ de gaz, de quoi produire 1.100 MW d'électricité. Un méthanier d'une capacité de stockage d'environ 135.000 m³ mouillera en permanence et servira de plate-forme de stockage flottante."
Dans une seconde phase, un réservoir de stockage terrestre de 160.000 m³ sera construit. Au cours des prochains mois seront lancées les études de faisabilité concernant ce réservoir, lequel transformera le projet en une solution à long terme. La construction de ce réservoir prendra 3 ans.
Tous les contrats EPC (Engineering, Procurement, Construction) pour la réalisation du projet ont été signés la semaine dernière. Le terminal sera construit par la société d'ingénierie espagnole Técnicas Reunidas et la jetée par la société chilienne Belfi.
GNL Mejillones a déjà signé des contrats pour la vente de gaz naturel (équivalent à une puissance de base de 450 MW électriques) à partir de la fin 2009, avec 4 clients principaux, tous figurant parmi les grandes sociétés d'extraction de cuivre : Codelco, BHPB, Collahuasi et El Abra. SUEZ Global LNG fournira le GNL pendant les 3 premières années de l'exploitation.
Le projet vise à garantir, à court et à long terme, l'approvisionnement en énergie dans le nord du Chili, toujours affecté par les restrictions sur les livraisons de gaz en provenant d'Argentine.
Selon Dirk Beeuwsaert, PDG de SUEZ Energy International, "GNL Mejillones profitera de la grande expertise de Suez en matière de GNL, du savoir-faire du groupe avec les terminaux GNL de Boston et Zeebrugge, de l'expérience de Tractebel Engineering et du large portefeuille d'approvisionnement de Suez Global LNG."
"LE RIDEAU DE SUCRE" : PÈLERINAGE DANS LE VERT PARADIS D'UNE ENFANCE CUBAINE

Camila Guzman était âgée de 2 ans quand elle est arrivée à Cuba. Ses parents avaient fui le Chili après le coup d'État du 11 septembre 1973 (son père est le cinéaste Patricio Guzman). Elle a été élève à l'école primaire Antonio-Maceo, ainsi nommée en l'honneur d'un héros de la guerre d'indépendance cubaine, elle a porté l'uniforme des pionniers, est allée travailler aux champs avec ses condisciples.
Devenue cinéaste et à nouveau exilée (elle a quitté Cuba en 1990), Camila Guzman est retournée à Cuba, où elle a retrouvé ses camarades de classe, et a filmé les lieux de son enfance. Le Rideau de sucre est un film très simple qui alterne les propos de Cubains plus tout à fait jeunes, l'exploration d'un paysage de bâtiments décrépits et de luxuriance tropicale et les photos de famille.
Il ne faut pas chercher dans les anciens élèves de l'école Antonio-Maceo l'écho d'une opinion cubaine qui reste encore virtuelle : ils sont tous d'une indulgence affectueuse pour le Cuba de leur enfance, au temps où l'on célébrait le culte des saints guérilleros Camilo Cienfuegos et Che Guevara, où l'on croyait vraiment que l'argent n'avait pas d'importance et que le système permettrait à chaque jeune de réaliser son rêve de cosmonaute ou d'artiste.
L'analyse historique établit sans doute que cette société idéale n'a jamais existé dans la réalité, mais Le Rideau de sucre n'est pas un film politique. Pour son pèlerinage, Camila Guzman a remis en service son regard d'enfant. Elle pratique très délibérément la naïveté, et sa dévotion au Cuba d'antan fait ressentir encore plus cruellement le délitement de l'île et du peuple qui l'habite.
mardi, octobre 09, 2007
QUAND ALLENDE SAUVAIT LES COMPAGNONS D'ARMES DU CHE
![]() |
| ALLENDE S'ENGAGE DONC À AIDER LES RÉVOLUTIONNAIRES EN DÉROUTE: « C'EST LE MOINS QUE JE PUISSE FAIRE EN MÉMOIRE DE GUEVARA » , EXPLIQUERA-T-IL PLUS TARD. |
Iran: des étudiants protestent contre le président Ahmadinejad
Une centaine d'étudiants iraniens protestent contre le président Ahmadinejad, le 08 octobre 2007 à TéhéranTEHERAN (AFP) — Une centaine d'étudiants réformateurs ont défié lundi le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avec des slogans hostiles et réclamé la libération de trois de leurs camarades détenus, dans l'enceinte de l'Université de Téhéran où le président iranien a prononcé un discours.
"Ahmadinejad Pinochet, l'Iran ne deviendra pas le Chili", ont scandé les étudiants, filles et garçons mélangés, qui se sont dirigés vers la principale entrée de l'université, fermée par la police anti-émeute. Celle-ci les a empêchés de sortir dans la rue, a dit un témoin à l'AFP.
Des dizaines de policiers s'étaient déployés autour de l'Université de Téhéran, située dans le centre de la capitale, pour en bloquer l'accès. Selon l'agence semi-officielle Fars, des bagarres ont éclaté entre les membres de la sécurité de l'Université et les étudiants qui cherchaient à forcer une des portes.
"Les étudiants emprisonnés doivent être libérés", ont également scandé les étudiants en brandissant les photographies de trois de leurs camarades emprisonnés depuis plusieurs mois.
Ces étudiants de l'université Amir Kabir de Téhéran, l'une des plus politisées du pays, sont détenus depuis le mois de mai, accusés d'avoir publié des journaux considérés comme insultant la religion musulmane.
Ils ont toujours nié, affirmant avoir été l'objet d'un coup monté par des personnes cherchant à les discréditer.
Organisé par l'Association islamique des étudiants (réformateurs), le rassemblement a dégénéré au moment de l'arrivée de Mahmoud Ahmadinejad avec de brefs affrontements entre partisans et adversaires du président.
Ces heurts ont empêché la retransmission en direct du discours présidentiel à l'occasion de la rentrée universitaire.
"Pourquoi seulement Columbia? Nous avons aussi des questions", ont écrit les protestataires sur des pancartes, faisant référence au récent discours du président iranien à l'université américaine de Columbia à New York.
"Si comme vous l'avez dit à Columbia, l'Iran est le pays le plus libre du monde, pourquoi expulsez-vous les professeurs d'université", a demandé un étudiant à l'adresse du président Ahmadinejad lors d'un discours improvisé devant les étudiants, selon Fars.
Très actifs, des étudiants islamistes ont pris la défense de M. Ahmadinejad, dénonçant "les faux partisans de la liberté".
"Si la liberté signifie qu'on peut serrer la main d'une femme étrangère, nous n'en voulons pas", a affirmé un étudiant islamiste. "Expulsez les professeurs non musulmans", ont crié d'autres.
Ces derniers mois, plusieurs professeurs d'université connus pour leurs idées libérales ont été mis à la retraite par les autorités.
"L'université n'est pas la place des hypocrites", ont également crié les étudiants islamistes en réclamant l'interdiction du Bureau de la consolidation de l'unité (BCU), qui regroupe les associations d'étudiants réformateurs.
En décembre, le président iranien avait été pris à partie par des étudiants dans cette même université, qui avaient lancé "mort au dictateur" et brûlé des portraits de M. Ahmadinejad.











