samedi, janvier 21, 2023

ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE LÉNINE

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99ème ANNIVERSAIRE DE LA 
 MORT DE LÉNINE 
1924 - 21 janvier - 2023

Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine, fut un révolutionnaire communiste, théoricien politique et homme d'État russe, né le 10 avril 1870 (22 avril 1870 dans le calendrier grégorien) à Simbirsk (aujourd'hui Oulianovsk) et mort le 21 janvier 1924 à Vichnie Gorki (aujourd'hui Gorki Leninskie).(Wikipédia)

TRIBUNE

90ème anniversaire de la mort de Lénine. Les derniers combats du père de la révolution russe / Entre Lénine et Staline, il n’y a pas tant continuité que rupture, comme l’attestent les dernières volontés du père de la révolution, qui affirmait : « Nous ne sommes pas assez civilisés pour pouvoir passer directement au socialisme. »

par Jean-Paul Scot

paru le Mardi 21 Janvier 2014

PHOTO SERGEI KARPUKHIN 

Le 21 janvier 1924, à 18 h 50, tout juste informé des dernières décisions du Parti, Lénine est victime d’une ultime crise et s’éteint à cinquante-quatre ans, après avoir lutté dix-huit mois contre la maladie et l’angoisse quant à l’avenir de la révolution. Atteint depuis le 25 mai 1922 d’une attaque ayant entraîné la paralysie de son côté droit, il n’a repris partiellement ses activités intellectuelles qu’en septembre, aidé par sa femme, sa sœur et ses secrétaires. Il est déjà fort inquiet des positions de Staline sur la libéralisation du commerce extérieur et la remise en cause de l’indépendance des républiques soviétiques, quand il subit une deuxième attaque, le 16 décembre. Conscient qu’il va bientôt «quitter les rangs», il exige de pouvoir dicter quelques minutes par jour une «lettre au Congrès», appelée à tort son testament, et son dernier article publié le 4 mars 1923, «Mieux vaut moins mais mieux». Une troisième attaque, le 10 mars, le prive de l’usage de la parole, mais pas de sa lucidité.

LÉNINE EN 1923

Conscient du conflit qui oppose Staline et Trotski alors qu’il tente de sauver la révolution dans une Russie soviétique épuisée par sept années de guerre mondiale et de guerre civile, Lénine n’entend pas désigner son successeur comme un monarque mais renforcer l’unité de direction du Parti et le rôle du Comité central. C’est prioritaire pour réorganiser l’État et activer le redressement du pays, ravagé et épuisé. Il invite donc le Comité central à surveiller ses dirigeants en jugeant leurs qualités et leurs défauts.

LÉNINE EN 1923

Lénine est conscient que Staline cumule trop de pouvoirs comme secrétaire général du Parti, dirigeant de l’Inspection ouvrière et paysanne chargée de contrôler tous les fonctionnaires, tout en intervenant comme commissaire aux Nationalités dans les affaires de la moitié des populations (non russes) de la Russie soviétique. On ne peut reprocher à Trotski, le chef de l’Armée rouge, son ralliement tardif au parti bolchevik, mais ses éminentes capacités ne doivent pas faire oublier son conflit avec les syndicats ouvriers lors de ses projets de «militarisation du travail». Néanmoins, Lénine vient de lui demander de défendre ses vues sur le Gosplan et la question géorgienne.

LÉNINE ET STALINE,
EN 1922 À GORKI.
 

Si les vieux bolcheviks Kamenev et Zinoviev ont commis des fautes révélatrices de leurs faiblesses avant la révolution d’Octobre, il faut maintenir l’équilibre de la direction du Parti en promouvant deux trentenaires très prometteurs, Boukharine, «l’enfant chéri du Parti», brillant théoricien pas toujours orthodoxe, et le très volontariste Piatakov qui a les mêmes qualités et défauts que Trotski.

Pourtant, dix jours après, Lénine exige que Staline soit démis du secrétariat général, parce qu’il a pris connaissance de ses violentes accusations contre les communistes géorgiens, qualifiés de «social-nationalistes». C’est donc bien la politique de Staline qui explique le revirement de Lénine.

Lénine entend promouvoir au Comité central un grand nombre d’ouvriers qualifiés actifs et de spécialistes, et non des apparatchiks incompétents, afin de combattre la bureaucratie opportuniste à tous les niveaux dans l’appareil d’État et le Parti. Il veut lutter contre le nationalisme russe et le chauvinisme de grande puissance. Il met également en garde contre les erreurs à ne pas commettre dans la poursuite du processus graduel d’évolution révolutionnaire dans un pays arriéré, où l’industrie est effondrée, où le prolétariat est épuisé, où se pratique le «commerce asiatique». Il faut à tout prix sauver l’alliance de la classe ouvrière et de la paysannerie, sur laquelle repose le pouvoir communiste, et donc prolonger la nouvelle politique économique : «Il faut être pénétré, dit-il, d’une méfiance salutaire vis-à-vis de tout mouvement en avant brusque et inconsidéré, vis-à-vis de toute sorte de présomption.» Boukharine en déduira, en 1928 : «Pas de deuxième révolution», quand Staline décide la collectivisation des terres et l’industrialisation à marche forcée.

La disparition de Lénine accélère le cours, déjà pris, des événements. Staline, en grand maître de cérémonie, organise les funérailles et inaugure le culte de la personnalité de Lénine. En dépit de l’opposition de sa veuve, son corps est embaumé avant d’être déposé dans la crypte d’un premier mausolée pour y recevoir l’hommage de tout le peuple soviétique. Petrograd devient Leningrad ; toute ville, toute entreprise, toute administration élève sa statue du père de la révolution. Staline forge le serment de fidélité : «Nous te jurons, camarade Lénine,… » et Maïakovski, sarcastique, observe : «La mort même d’Ilitch devient un grand organisateur du communisme.»

Pourtant, Kroupskaïa a déclaré publiquement : «Ne laissez pas votre deuil prendre la forme d’une vénération de la personne d’Ilitch… Mettons plutôt ses préceptes en pratique.» Staline prétend s’y employer. Plutôt que d’épurer le Parti, la promotion «Appel de Lénine» double en un an le nombre de communistes au prix d’une baisse du niveau d’instruction et de conviction. Mais Staline se presse de rédiger «Les bases du léninisme» pour se présenter comme le meilleur disciple d’un maître dont il schématise et stérilise la pensée, et pour isoler Trotski qui préconise un cours nouveau. Mais, quand Kroupskaïa demande que le «testament» de Lénine soit présenté au futur Congrès du Parti, Trotski garde le silence, 

Kamenev et Zinoviev se portent garants des qualités de Staline, et la «lettre au Congrès» ne sera révélée en URSS qu’en 1956. Ainsi, le marteau du stalinisme a cloué le cercueil de Lénine.

Le « testament » de Lénine. 24 décembre 1922 : «Le point essentiel dans le problème de la cohésion, c’est l’existence de membres du Comité central tels que Staline et Trotski. (…) Le camarade Staline, devenu secrétaire général, a concentré entre ses mains un pouvoir illimité, et je ne suis pas sûr qu’il puisse toujours s’en servir avec assez de circonspection. D’autre part, le camarade Trotski, comme l’a déjà montré sa lutte contre le Comité central dans la question du Commissariat du peuple des voies de communication, ne se fait pas remarquer seulement par des qualités éminentes. Il est peut-être l’homme le plus capable de l’actuel Comité central, mais il pèche par excès d’assurance et par un engouement exagéré pour le côté purement administratif des choses.» Additif du 4 janvier 1923 : « Staline est trop brutal, et ce défaut, parfaitement tolérable dans les relations entre nous, communistes, ne l’est plus dans les fonctions de secrétaire général. Je propose donc aux camarades d’étudier un moyen pour démettre Staline de ce poste… »

COUVERTURE DE
LA RUSSIE 
DE PIERRE LE GRAND
À NOS JOURS.



Jean-Paul Scot, historien, auteur d’Histoire de La Russie de Pierre  le Grand à nos jours. État et société en Russie impériale et soviétique, Éditions A. Colin, 2000 et 2005.



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mercredi, janvier 18, 2023

CHILI: REJET D'UN PROJET MINIER CONTESTÉ POUR SON POSSIBLE IMPACT SUR L'ENVIRONNEMENT

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DES MANIFESTANTS CÉLÈBRENT L'ABANDON DU PROJET
D'EXPLOITATION DE FER ET DE CUIVRE DANS LE NORD DU CHILI
PHOTO JAVIER TORRES

C'est la fin d'un long feuilleton politique. Le ministère de l'Environnement chilien a annoncé ce mercredi l'abandon d'un projet d'exploitation de fer et de cuivre dans le nord du pays, dont l'activité menaçait les écosystèmes marin et terrestre d'une grande richesse se trouvant dans la région.

R.V. avec l'AFP

NON À DOMINGA»
DESSIN FRANCISCA HIDALGO

Le gouvernement chilien a rejeté mercredi un projet minier contesté en raison de son impact sur l'environnement, prévu dans une réserve marine du nord du pays. "Nous sommes sûrs d'avoir pris ici une décision robuste et traçable, basée sur des preuves techniques", a déclaré la ministre de l'Environnement Maisa Rojas en communiquant la décision unanime du Conseil des ministres.

INFOGRAPHIE AFP

Minera dominga

Minera dominga, exploitation à ciel ouvert de cuivre et de fer représentant un investissement de 2,5 milliards de dollars dans la région de Coquimbo, à 530 km au nord de Santiago, menaçait l'archipel de Humboldt, en partie visible depuis la côte chilienne, composé de huit îles dont trois sont une réserve naturelle protégée, considéré par les scientifiques comme un "trésor" de biodiversité.

PROJET DOMINGA

PUNTA DE CHOROS
PHOTO GOOGLE MAPS

Outre 80% de la population de manchots de Humboldt, une espèce menacée qui ne niche qu'au Chili et au Pérou, l'archipel abrite des chungungos, la plus petite loutre du monde en voie de disparition, des centaines d'otaries, des milliers d'oiseaux, de grands dauphins et est un repaire pour des baleines, jusqu'à 14 espèces différentes, qui y remontent des profondeurs pour respirer.

► À lire aussi :     AU CHILI, LE DÉVELOPPEMENT INDUSTRIEL MENACE LA FAUNE ET LA NATURE 

ALIANZA HUMBOLDT
Le port de la discorde
«NON À DOMINGA»
DESSIN JUAN PABLO BASCUÑÁN

Porté par Andes Iron, société chilienne d'exploration et d'exploitation minière, le projet prévoyait notamment la construction d'une usine de dessalement et d'un port de chargement des minerais, à trente km de l'archipel. C'était le principal point de dissension avec les défenseurs de l'environnement qui estiment que cela mettrait en péril les écosystèmes marins et terrestres de l'archipel.

"Le port est situé dans un endroit qui a une valeur écologique absolument unique", a souligné la ministre de l'Environnement pour justifier la décision du gouvernement de gauche du président Gabriel Boric qui s'était déclaré opposé à sa construction lors de son arrivée au pouvoir en mars 2011.

Un projet entaché de soupçons de corruption

 «NON À DOMINGA» 
DESSIN  RAFA CUEVAS

En 2017, sous le gouvernement de la socialiste Michelle Bachelet, le projet avait déjà été rejeté mais la Cour suprême avait ensuite ordonné une nouvelle évaluation environnementale. L'exploitation sur 22 ans prévoyait une production annuelle de douze millions de tonnes de fer et de 150.000 tonnes de cuivre. Andes Iron promettait de créer dans cette région pauvre quelque 10.000 emplois directs et 25.000 indirects pendant la phase de construction et 1.500 emplois directs et 4.000 indirects pendant l'exploitation.

► À lire aussi :    « PANDORA PAPERS » : UNE PROCÉDURE DE DESTITUTION LANCÉE AU CHILI CONTRE SEBASTIAN PIÑERA

«NON À DOMINGA»
DESSIN  IGNACIA GARCÉS

Ce projet était d'autant plus controversé qu'il était entaché de soupçons de corruption mettant directement en cause l'ex-chef de l'État, Sebastian Piñera (2010-2014, 2017-2021).

 

« La procédure avait été déclenchée après des révélations des « Pandora Papers », une enquête du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ). Selon ces documents, la compagnie minière Minera Dominga avait été vendue en 2010 par une société détenue par les enfants du chef de l’État [Sebastian Piñera] à un homme d’affaires, ami du président, pour 152 millions de dollars, une transaction opérée aux îles Vierges britanniques.» («PANDORA PAPERS »)

► À lire aussi :    « PANDORA PAPERS » : LE PRÉSIDENT CHILIEN, SEBASTIAN PIÑERA, ÉCHAPPE À LA DESTITUTION

R.V. avec l'AFP

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DESSIN  CATALINA MEKIS

 


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AU CHILI, DES POUSSINS CONDORS DES ANDES NÉS EN CAPTIVITÉ SE PRÉPARENT À RETOURNER À LA VIE SAUVAGE

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PHOTO JAVIER TORRES / AFP

Alhué et Mailén, deux condors des Andes nés en captivité dans un centre de réhabilitation près de Santiago, devraient pouvoir poursuivre leur vie à l'état sauvage à la faveur d'un programme de repeuplement du plus grand oiseau volant du monde.

GEO AVEC L'AFP

PHOTO AFP

Selon la liste rouge des espèces menacées de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le condor des Andes est classé parmi les espèces vulnérables. Sa population est estimée à 6.700 individus.

► À lire aussi :   Chili : deux jeunes condors sauvés puis relâchés après des mois de captivité

PHOTO AFP

Ce rapace charognard qui vit en Amérique du Sud le long de la Cordillère des Andes est vénéré par les peuples indigènes d'Amérique du sud et figure sur les armoiries nationales de Colombie, d'Equateur, de Bolivie et du Chili.

Sur les 25 poussins condors nés en captivité au centre, 13 ont pu être relâchés dans la nature

INFOGRAPHIE AFP

L'espoir du Centre de réhabilitation des rapaces (CRAR) de la société d'ornithologie chilienne est qu'Alhué, un mâle, et Mailén, une femelle, ne connaîtront pas le sort de leurs parents et déploieront un jour leurs immenses ailes de quelque trois mètres d'envergure au dessus des hauts plateaux andins. Le CRAR, fondé en 1990 et installé à Talagante, à 40km de Santiago, recueille des oiseaux de proie - hiboux, faucons ou condors - blessés, accidentés ou qui ont toujours vécu en captivité.

PHOTO AFP

Tous ne peuvent pas être rendus à la vie sauvage, comme la mère d'Alhué, incapable de voler depuis qu'elle a heurté une ligne à haute tension en 1997 au nord de Santiago. La mère de Mailén, elle, a été amenée au CRAR en 2006 alors qu'elle n'avait qu'un an, récupérée tout bébé à Aysén, l'une des régions les plus au sud du Chili. Mais habituée à la présence des humains, elle ne pouvait plus s'adapter à la vie sauvage.

Au fil des ans, 25 poussins condors nés en captivité sont passés par le CRAR. Quatre sont morts, d'autres n'ont jamais pu quitter le centre "parce qu'ils ne peuvent pas voler ou parce qu'ils sont habitués aux humains", mais 13 ont pu être relâchés.

"Prendre leur place dans la société des condors"

Alhué et Mailén, âgés de quelques semaines à peine, ont un duvet encore gris pâle et leur équilibre est précaire pour se déplacer dans la cage de leurs parents. Dans six à neuf mois, lorsque ils auront atteint leur pleine maturité, couverts d'un plumage brun, ils seront séparés de leurs géniteurs qui pourront pondre un nouvel oeuf, un peu plus d'un an après leur naissance. Dans la nature, le cycle de reproduction est de deux à trois ans.

Dans une grande cage avec d'autres oiseaux candidats à la vie sauvage, et des aînés chargés de parfaire leur éducation, les jeunes condors apprendront à socialiser et communiquer. "Ici, une hiérarchie est établie où les mâles adultes sont dominants. Ils doivent apprendre cette hiérarchie, au prix de nombreux coups de bec, pour prendre leur place dans la société des condors", explique Eduardo Pavez, fondateur du CRAR.

Une étape nécessaire avant leur nouvelle vie, peut-être au printemps austral 2024, qui permettra à Alhué et Mailén de savoir nouer des liens avec d'autres condors sauvages qui leur montreront leur nouveau territoire et les endroits où se nourrir.

GEO (avec AFP)


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mardi, janvier 17, 2023

AVANCÉE DES TRAVAUX POUR LES JEUX SANTIAGO 2023 AU CHILI

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JEUX PANAMÉRICAINS ET PARAPANAMÉRICAINS SANTIAGO 2023 

Santiago du Chili, 17 janvier 2023. La ministre des Sports du Chili, Alexandra Benado, a souligné aujourd’hui l’avancée des travaux des nouvelles installations qui accueilleront à partir d’octobre les Jeux panaméricains et parapanaméricains Santiago 2023. 

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Prensa Latina

JEUX PANAMÉRICAINS ET
PARAPANAMÉRICAINS SANTIAGO 2023

Le Parc Stade National, qui sera le cœur du principal événement sportif continental, est achevé à 85 pour cent de son infrastructure, à 276 jours de la cérémonie d’ouverture de l’événement, a-t-elle assuré.


JEUX PANAMÉRICAINS ET PARAPANAMÉRICAINS SANTIAGO 2023

Il s’agit d’un important complexe multifonctionnel où se dérouleront les compétitions de 31 disciplines, dont l’athlétisme, la gymnastique et la natation, le patinage, le hockey sur gazon, le basketball et le tennis en fauteuil roulant.

Annexe à ce parc est en cours de construction un nouveau Centre de Formation Paralympique, qui sera l’un des plus avancés d’Amérique du Sud et dont les travaux sont à 45 pour cent d’exécution, a précisé Benado.

JEUX PANAMÉRICAINS ET PARAPANAMÉRICAINS SANTIAGO 2023

"C’est aussi une fête culturelle et sociale qui va impliquer tout le pays. Nous attendons de grands résultats sportifs et espérons pouvoir montrer notre capacité à organiser des événements avec ces caractéristiques", a déclaré la ministre au quotidien spécialisé ADN Sports.

Les Jeux Panaméricains auront lieu dans cette capitale et dans d’autres villes voisines du 20 octobre au 5 novembre et les Parapanaméricains du 17 au 26 novembre.  peo/rgh/car/eam

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MASCOTTE OFFICIELLE DES
JEUX  DE SANTIAGO 2023.

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lundi, janvier 16, 2023

L’ACTRICE ITALIENNE GINA LOLLOBRIGIDA EST MORTE

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GINA LOLLOBRIGIDA LORS DU
TOURNAGE DE « LA LEGGE » 1958

DISPARITIONS / CINÉMA 

L’actrice italienne Gina Lollobrigida est morte / Coqueluche des paparazzi, héroïne de roman-photo au début de sa carrière, elle a accédé ensuite aux premiers rôles auprès des plus grands metteurs en scène et joué avec Gérard Philipe, Burt Lancaster, Yul Brynner. Elle est morte le 16 janvier, à l’âge de 95 ans.

Par Jean-Luc Douin

Temps de Lecture 3 min. 

GINA LOLLOBRIGIDA 1947
PHOT SIPA

Née le 4 juillet 1927 à Subiaco (Italie, Latium), Luigia Lollobrigida, morte le 16 janvier, à l’âge de 95 ans, fut remarquée par le milieu cinématographique dans un roman-photo où elle posait sous le pseudonyme de Diana Loris, alors qu’elle poursuivait des études aux Beaux-Arts et participait à des concours de beauté (en 1947, elle termine deuxième au concours de Miss Rome et troisième à celui de Miss Italie derrière Lucia Bose et Gianna Maria Canale).

Durant des années, sa présence à l’écran, dans des rôles secondaires, n’est dictée que par ses atouts physiques, sa beauté voluptueuse. Elle partage avec Silvana Mangano l’honneur de susciter les fantasmes érotiques des spectateurs italiens de l’après-guerre. Il se dit dans la Péninsule que Gina est « la meilleure chose qui soit arrivée depuis l’invention des spaghettis».

Regain de carrière

GINA LOLLOBRIGIDA

En 1952, dans un film à sketches d’Alessandro Blasetti, Heureuse époque, elle incarne une séduisante criminelle qui, le jour de son procès, use d’un argument déloyal (aux yeux de la justice) pour impressionner ses juges : une robe s’ouvrant en losange sous le col, comme si le tissu avait éclaté, dévoilant un corset blanc délicieusement rempli. Mais tout se régule. En décembre 1953, on pouvait lire ceci dans les Cahiers du cinéma (n° 30) : « La charmante Gina Lollobrigida a été lancée par la gorge. Une gorge généreuse en vérité et faite d’une matière à la fois marmoréenne et transparente qui fascine le regard et énerve la main. Ceux qui ont vu “La Marchande d’amour”, de Mario Soldati, adapté de “La Provinciale”, d’Alberto Moravia, savent maintenant que Gina ne dispose pas seulement d’une gorge, d’un nombril et d’une très belle chute de reins, mais aussi d’un très sûr et très sensible talent de comédienne. »

Howard Hughes la séquestre plusieurs mois dans une chambre de l’Hôtel Town House sur Wilshire Boulevard, à Los Angeles

GINA LOLLOBRIGIDA ET
SON MARI MILKO SKOFIC
PHOTO SIPA

Entre-temps, elle a épousé un médecin, Milko Skofic, qui est devenu son agent. Et a accédé aux premiers rôles, dans Fanfan la Tulipe, de Christian Jaque (1952) et Les Belles de nuit, de René Clair (1952), tous deux aux côtés de Gérard Philipe, regain de carrière qu’elle poursuit dans La Belle Romaine, de Luigi Zampa (rédemption d’une prostituée sous Mussolini, 1954), Notre-Dame de Paris, de Jean Delannoy (Esmeralda, femme fatale en robe rouge, 1956), Pain, amour et fantaisie puis Pain, amour et jalousie, de Luigi Comencini (piquante bersaglière, en 1953 et 1954, aux côtés de Vittorio de Sica), Le Grand Jeu, de Robert Siodmak (un double rôle de maîtresse et de prostituée dans un bordel tenu par Arletty, 1954).

GINA LOLLOBRIGIDA ET FIDEL CASTRO

Survient l’épisode hollywoodien. Amateur compulsif de bustes canons, le producteur Howard Hughes la voit sur une photo en bikini, envoie un émissaire lui faire signer un contrat. Et la séquestre plusieurs mois dans une chambre de l’Hôtel Town House sur Wilshire Boulevard, à Los Angeles. Un gorille posté devant sa porte a ordre de l’empêcher de sortir. Parfois, Hughes survient à 2 heures du matin, l’emmène au restaurant de l’hôtel où il a fait venir un orchestre, et l’entraîne sur la piste de danse. Elle réussit à plier bagage, mais aligne quelques films américains.

Jalouse de Sophia Loren

PHOTO MARY EVANS 1953

On la voit avec Humphrey Bogart (Plus fort que le diable, de John Huston, 1953), avec Burt Lancaster (Trapèze, de Carol Reed, 1956), avec Yul Brynner (Salomon et la reine de Saba, de King Vidor, péplum kitsch pour une espionne envoyée ensorceler le roi d’Israël, 1959), avec Rock Hudson (Le Rendez-vous de septembre, de Robert Mulligan, 1961).

GINA LOLLOBRIGIDA /
ACTRICE ET PHOTOGRAPHE 

Contrariée par l’essor de Sophia Loren, Gina Lollobrigida voit sa carrière marquer le pas. « Elle joue les paysannes, moi les dames », lâche-t-elle, mauvaise joueuse. Un nouveau film à sketches lui vaut une condamnation à deux mois de prison en 1966, heureusement amnistiée, pour attentat à la pudeur dans Les Poupées, à cause de tenues osées. En 1968, elle fait un bref numéro d’autodérision dans La Marine en folie, de Franck Tashlin, pour se moquer de son image de brune volcanique. Dans Ce merveilleux automne, de Mauro Bolognini (1969) et Roi, dame, valet, de Jerzy Skolimovski (1972), elle campe joliment des tantes matures ensorcelant leurs jeunes neveux. Puis fait une brève apparition dans Les Aventures de Pinocchio, serie télévisée de Luigi Comencini : elle y interprète une revêche fée Turquoise. Puis se consacre à sa passion pour la photographie.

PHOTO GINA LOLLOBRIGIDA

Gina Lollobrigida aura interprété plusieurs fois son propre rôle, dans Boum sur Paris, de Maurice de Canonge (1954), et dans Box-Office 3D, d’Ezio Greggio (2011), le premier film italien tourné en 3D. Elle incarne la fée du cinéma dans Les Cent et Une Nuits, d’Agnès Varda (1995), perruque rose et pulsions très star system. Nommée ambassadrice de bonne volonté en 1999 par l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, elle s’était présentée la même année aux élections européennes en numéro 2 de la liste d’Antonio Di Pietro, l’ex-magistrat anticorruption, sans être élue.

Gina Lollobrigida en quelques dates

4 juillet 1927 Naissance à Subiaco (Italie)

1952 « Heureuse époque »

1952 « Fanfan la Tulipe »

1956 « Notre-Dame de Paris »

1969 « Ce merveilleux automne »

1995 « Les Cent et Une Nuits »

2023 Mort à l’âge de 95 ans.

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dimanche, janvier 15, 2023

ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE DE PAUL LAFARGUE

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PAUL LAFARGUE
181ème ANNIVERSAIRE DE LA 
 NAISSANCE DE PAUL LAFARGUE 
1842 - 15 janvier - 2023
Paul Lafargue, né le 15 janvier 1842 à Santiago de Cuba et mort le 25 novembre 1911 à Draveil (France), fut un médecin, écrivain, journaliste, économiste, essayiste, écrivain et homme politique socialiste français. / Époux de Laura Marx et ainsi gendre de Karl Marx, il est surtout connu pour son essai Le Droit à la paresse. Il a été militant de l'Association internationale des travailleurs, de la franc-maçonnerie, fondateur, avec Guesde, du Parti ouvrier français, du Parti socialiste de France et de la Section française de l'Internationale ouvrière. ( Wikipédia )

PAUL LAFARGUE 1869
ARCHIVE RGASPI

Homme politique, médecin et écrivain français, Paul Lafargue est né le 15 janvier 1842 à Santiago de Cuba (Cuba) dans une famille de descendants d'esclaves et de colons. Sa mère revient en France en 1851. Il suit des études secondaires à Bordeaux, puis, nanti du baccalauréat, monte à Paris où il s'inscrit en faculté de médecine.

COUVERTURE DU PAMPHLET
«LE DROIT À LA PARESSE»
 
À cette époque, il est pris d'une boulimie de lectures, devient socialiste de tendance proudhonienne et adhère à l'Association Internationale des Travailleurs. C'est en février 1865, au Congrès de Londres de cette première Internationale, qu'il rencontre Karl Marx que son proudhonisme exaspère assez vite. Reçu chez le philosophe, il s'éprend d'une de ses filles, Laura. Marx réagit d'abord en père sourcilleux, avant d'accorder, le 2 avril 1868, la main de sa fille préférée au jeune et bouillonant mulâtre.

UNE DU «LE PETIT PARISIEN»
DU 28 NOVEMBRE 1911
De retour à Paris, Paul Lafargue achève ses études de médecine et, son épouse à ses côtés, se lance à corps perdu dans le combat politique: organisation de l'Internationale Ouvrière en France et en Espagne, lutte contre les partisans de Mikhaïl Bakounine, tentative pour soutenir en province la Commune de Paris (1871). Il écrit de nombreux articles, publie des brochures de circonstance et traduit les ouvrages de Karl Marx et de Friedrich Engels.

C'est en 1880, dans le journal L'Égalité, qu'il publie en plusieurs livraisons son célèbre Droit à la paresse. Ce pamphlet anti-capitaliste, qui constitue son seul mais fort probant titre à la gloire littéraire, est une réponse à un ouvrage de Louis Blanc concernant le "droit au travail" de 1848. Pour Paul Lafargue, le droit au travail n'est en réalité qu'un droit à la misère. Violente désacralisation du travail et de la consommation, éloquent éloge du loisir et de l'oisiveté, ce manifeste de haute philosophie sociale détonne par son ton libertaire dans la sévère et rigide littérature socialiste de l'époque.

La vie de Lafargue se confond ensuite avec les luttes de la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière) dont il est, au même titre que Jules Guesde ou Jean Jaurès, l'une des grandes figures.

Le 25 novembre 1911, Laura et Paul Lafargue mettent fin à leur jours par empoisonnement. Leur testament justifie ce suicide par le refus de la décrépitude physique et intellectuelle liée à «L'impitoyable vieillesse».