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LA CONNEXION FRANÇAISE DU CONDOR

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 "LE PLAN CONDOR EN PROCÈS"

La connexion française du Condor / La Direction du renseignement chilienne, la DINA, et ses alliés sud-américains du Plan Condor, avaient envisagé des meurtres en Europe, selon des informations de la CIA (agence américaine de renseignement) dont le journaliste John Dinges a fait état à Paris.

Par Paulo A. Paranagua Publié le 18 décembre 2010 à 10h13, modifié le 18 décembre 2010 à 10h13 / Temps de Lecture 1 min.

La Direction du renseignement chilienne, la DINA, et ses alliés sud-américains du Plan Condor, avaient envisagé des meurtres en Europe, selon des informations de la CIA (agence américaine de renseignement) dont le journaliste John Dinges a fait état à Paris. Une tentative d'assassinat a effectivement eu lieu à Rome, en 1975, contre le dirigeant démocrate-chrétien chilien Bernardo Leighton.

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

En France, deux morts ont été attribuées à l'Opération Condor. En 1974, l'assassinat du colonel Ramon Trabal, attaché militaire de l'ambassade uruguayenne à Paris, a été revendiqué par un groupe gauchiste. M. Dinges considère cette version peu crédible et regrette que l'enquête française n'ait pas élucidé l'affaire.

Alain Labrousse, spécialiste de l'Uruguay, penche, lui, pour un règlement de comptes entre militaires uruguayens, à l'instar de l'assassinat du général chilien Carlos Prats, à Buenos Aires en 1974, commandité par la DINA.

Réputé pour son engagement à gauche, le journaliste chilien Eugenio Lira Massi est mort à Paris en 1975. La possibilité d'un suicide avait été évoquée à l'époque. M. Dinges ne tranche pas, mais explique les raisons de son incertitude : "Chaque année nous découvrons des homicides qui paraissaient auparavant des morts naturelles. Le cas le plus retentissant est celui de l'ancien président chilien Eduardo Frei Montalva, qui a été empoisonné en 1982."

Paulo A. Paranagua