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| "À SANTIAGO, LE DOCTEUR GUSTAVO ZÚÑIGA EXAMINE UNE CHAMBRE FROIDE CONTENANT DES PLANTES DE L'ANTARCTIQUE DONT LES MOLÉCULES FILTRENT LE RAYONNEMENT ULTRAVIOLET (UV) DU SOLEIL." |
SANTIAGO, 17 août (Reuters) - Une équipe dirigée par des chercheurs chiliens a établi la cartographie génétique la plus complète à ce jour de l'une des deux seules plantes à fleurs poussant naturellement en Antarctique, ce qui pourrait contribuer au développement de cultures résistantes aux conditions climatiques extrêmes.
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Reuters
Boursier Publié le 17/08/2026 à 14h24 
SAGINE ANTARCTIQUE
(COLOBANTHUS QUITENSIS)
PHOTO DE LIAM QUINN
Le Colobanthus quitensis suscite depuis longtemps l'intérêt des scientifiques pour sa capacité à survivre aux températures glaciales, au manque d'eau et aux forts rayonnements UV de l'Antarctique, l'un des environnements les plus froids et les plus secs de la planète.
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Fig. 1. Mapa de contactos Hi-C a escala cromosómica del ensamblaje del genoma de Colobanthus quitensis. a) Mapa de calor de interacciones Hi-C del genoma de C. quitensis, ensamblado a partir de lecturas largas de PacBio HiFi y estructurado en andamios con datos Hi-C. Las frecuencias de interacción se muestran en una escala de rojo a blanco, con contactos más fuertes a lo largo de la diagonal. El mapa revela 40 andamios discretos a escala cromosómica, ordenados y nombrados por longitud desde chr1 hasta chr40, cada uno visible como un cuadrado distinto a lo largo de la diagonal, lo que indica la reconstrucción satisfactoria del conjunto de cromosomas haploides. Los patrones de contacto fuera de la diagonal reflejan interacciones de cromatina de largo alcance dentro de los cromosomas y entre ellos. La uniformidad y nitidez del mapa de contactos demuestran la alta contigüidad y precisión del ensamblaje final, que abarca unos 900 Mb. b) Ideograma a escala cromosómica del ensamblaje del genoma de C. quitensis. Los cromosomas se ordenaron en función del número de conexiones intracromosómicas obtenidas con MCScanX. I: densidad génica mostrada en azul; II: densidad de transposones mostrada en rojo; III: sesgo GC; IV: relaciones de sintenia intracromosómica calculadas con MCScanX; las cintas del mismo color representan grupos de cromosomas que comparten el mayor número de conexiones entre sí en comparación con el resto. Ideograma generado en ventanas de 100 kbp. *
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Face aux records de chaleur et aux sécheresses prolongées qui renforcent dans de nombreuses régions du monde l'urgence d'adapter l'agriculture, les scientifiques ont déclaré disposer désormais des outils nécessaires pour évaluer si les caractéristiques de cette plante pourraient être transférées à des cultures agricoles grâce à des techniques d'édition génétique.
L'étude, publiée dans la revue "Genome Biology and Evolution" de l'Oxford University Press, a permis d'assembler les 40 échafaudages chromosomiques du génome de la plante dans le cadre du projet Polarix.
"Nous avons pu séquencer et assembler l'intégralité du génome", a déclaré Eduardo Castro, chercheur associé au Centre international du Cap Horn au Chili et auteur principal de l'étude avec Claudio Meneses, de l'Université pontificale catholique du Chili.
"L'idée n'est pas de créer des plantes transgéniques. L'idée est de modifier le génome d'une plante ayant une valeur nutritionnelle", a précisé Eduardo Castro.
L'identification des gènes individuels est plus facile une fois le génome cartographié, mais le processus peut encore prendre du temps. Eduardo Castro estime que les scientifiques pourraient avoir besoin de cinq à dix ans pour mettre au point des applications commerciales.
Une équipe californienne a soutenu les chercheurs chiliens, dont les travaux s'appuient sur des recherches antérieures du Korea Polar Research Institute ayant permis d'obtenir une version partielle, mais non publiée, du génome.
(Reportage Fabian Cambero et Nicolas Cortes, version française Elena Smirnova, édité par Augustin Turpin)
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