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| AFFRONTEMENTS ENTRE LA POLICE ET DES MANIFESTANTS, À SANTIAGO, LE 11 SEPTEMBRE 2026. PHOTO JAVIER TORRES/AFP |
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Le MondeINTERNATIONAL CHILI / En l’absence de cérémonie officielle, des milliers de personnes sont descendues dans la rue, vendredi 11 et samedi 12 septembre, pour condamner la dictature militaire qui avait fait plus de 3 200 victimes, mortes ou disparues, 1973 et 1990.
Le Monde avec l'AFP Publié hier à 04h58, modifié hier à 11h18 Temps de Lecture 1 min.
Pour la première fois depuis le retour de la démocratie au Chili, en 1990, aucune commémoration officielle n’a été organisée cette année en mémoire des victimes de la dictature d’Augusto Pinochet. Des milliers de personnes sont néanmoins descendues dans la rue, vendredi 11 et samedi 12 septembre, pour condamner le régime militaire qui a fait plus de 3 200 victimes – mortes ou disparues – entre 1973 et 1990.
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| SANTIAGO, LE 11 SEPTEMBRE 2026. LES CARABINEROS CHILIENS INTERPELLENT UNE MANIFESTANTE LORS DE LA MANIFESTATION EN HOMMAGE AUX VICTIMES DE LA DICTATURE D’AUGUSTO PINOCHET (1973-1990). AU TOTAL, 284 PERSONNES ONT ÉTÉ ARRÊTÉES SELON LE MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE. PHOTO JAVIER TORRES |
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Ces manifestations, organisées à l’occasion du 53e anniversaire du coup d’État du général Pinochet – le 11 septembre 1973 – contre le président socialiste Salvador Allende, ont débouché sur l’arrestation de 284 personnes, a déclaré le ministre de la sécurité publique, Martin Arrau, sur le réseau social X.
Lors des rassemblements, des manifestants ont lancé des pierres et des bâtons sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau, selon les autorités. Parmi les 284 personnes arrêtées (soit 80 % de plus qu’il y a un an) figurent 16 étrangers et 31 mineurs, a précisé M. Arrau.
Aucun blessé, selon les autorités
Le ministère de la sécurité publique a également recensé 198 « actes de violence », tout en précisant que personne n’avait été blessé. « Nous allons continuer à rester fermes, à faire face à la violence et à protéger la tranquillité des familles chiliennes », a déclaré le ministre.
« De même que je ne peux pas effacer l’histoire, je ne peux pas non plus demander à nos compatriotes d’être condamnés par notre histoire à ne pas pouvoir regarder l’avenir de notre nation », a affirmé, dans un discours prononcé vendredi dans la région des Fleuves, le président chilien d’extrême droite, José Antonio Kast, pour expliquer l’absence de cérémonie officielle.
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| DES MANIFESTANTS COMMÉMORENT LE 53E ANNIVERSAIRE DU DÉBUT DE LA DICTATURE MILITAIRE DIRIGÉE PAR LE GÉNÉRAL AUGUSTO PINOCHET À OSORNO, AU CHILI, LE 11 SEPTEMBRE 2026. - PHOTO FERNANDO LAVOZ |
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Les principales manifestations ont eu lieu au cimetière général de Santiago, où se trouve le mausolée de la famille Allende et où étaient présents Isabel Allende, sa fille et ancienne sénatrice, ainsi que Gabriel Boric, président de gauche de 2022 à mars 2026.
Des rassemblements ont également eu lieu au palais de La Moneda, où Salvador Allende avait résisté contre le coup d’État jusqu’à sa mort par suicide, ainsi qu’au Stade national, site utilisé comme centre de détention et de torture pendant la dictature.
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