jeudi, septembre 19, 2024

INVITATION FONDA FEDACH / FETE NATIONAL CHILIENNE

  [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

FETE NATIONAL CHILIENNE avec la FEDACH 21/SEP/2024

FETE NATIONAL CHILIENNE avec la FEDACH 21/SEP/2024

 

Fête chilienne FEDACH fédération des associations chiliennes en France, Ivry / FETE NATIONAL CHILIENNE avec la FEDACH 21/SEP/2024


Fête nationale chilienne

Samedi 21 septembre dès 12 h à l'Espace Robespierre, venez fêter le Chili avec l'association Esperanza Latina Chile. Septembre : un marqueur fort de l'histoire populaire chilienne. #Allende...

► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

Pour célébrer la fête nationale du Chili, l'association Esperanza Latina Chile organise une fiesta géante, samedi 21 septembre dès 12 h à l'Espace Robespierre.

Sont ainsi prévus :

Chants

Défilé de tenue traditionnelles

Démonstrations de danses folkloriques

Concours de cueca (danse)

Jeux pour enfants

Restauration gastronomique

Tombola

Espace Robespierre

2, rue Robespierre

94200 Ivry-sur-Seine 

FENÊTRE SUR COUR

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]


BIPEURS

INVITATION « BUSCANDO... VIOLETA : ARAUCO TIENE UNA PENA » OSVALDO TORRES - SILVIA BALDUCCI

 [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

(ESPECTÁCULO ANULADO)



 FLYER «  BUSCANDO... VIOLETA : ARAUCO TIENE UNA PENA   » 

Un répertoire de thèmes de Violeta Parra interprété en duo par Osvaldo Torres et Silvia Balducci accompagnés par la danseuse chilienne Julieta Pavéz

billetterie et réservation par mail à

terreliberte@gmail.com  

réservation  PAF : 10€ / sans réservation 15€

Maison de l’Amérique latine

217,  bd saint-germain 75007 paris

tel. 01 49 54 75 00 


SUR LE MÊME SUJET :

mercredi, septembre 18, 2024

CENSURE : RT RÉPOND À L’ANNONCE PAR META DU BLOCAGE DES MÉDIAS PUBLICS RUSSES SUR SES PLATEFORMES

    [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

UN STUDIO DE LA CHAÎNE RT À MOSCOU, LE 14 NOVEMBRE 2017 
PHOTO D'ILLUSTRATION ILYA PITALEV

LOGO 
RT France
Censure : RT répond à l’annonce par Meta du blocage des médias publics russes sur ses plateformes / 
Le groupe américain Meta a annoncé ce 17 septembre qu'il bannissait de ses plateformes RT et d’autres médias publics russes, prétextant des «activités d’ingérence étrangères». Le Kremlin fustige des actions «totalement inacceptables» alors que RT, une fois de plus, opte pour le sarcasme face à cet énième interdit en provenance des États-Unis. 

Pour contourner la censure utiliser un réseau privé virtuel  (VPN)

Comment utiliser le VPN gratuit et illimité du navigateur Opera ?

LOGO META
«Ne vous inquiétez pas : là où ils ferment la porte, puis la fenêtre, nos "partisans" […] trouveront une brèche pour se faufiler. Vous admettez vous-même que nous sommes bons dans ce domaine», a raillé RT dans un message sarcastique, posté ce 17 septembre sur sa chaîne Telegram.


Un communiqué qui fait suite à l’annonce de Meta, plus tôt dans la journée, d’exclure RT et d’autres médias publics russes d’information de ses plateformes. «Après mûre réflexion, nous avons étendu notre action contre les médias d'État russes», avait déclaré la firme californienne, propriétaire de Facebook, Instagram et WhatsApp, dans un communiqué cité par des médias occidentaux. 


«Rossia Segodnya, RT et d'autres entités liées sont désormais bannies de nos applications dans le monde entier pour activités d'ingérence étrangère», avait poursuivi le groupe américain. 

«Meta se discrédite avec ces actions. Et bien entendu, de telles actions sélectives contre les médias russes sont inacceptables», a dénoncé le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors de sa conférence de presse quotidienne. 

RT au cœur d’un complot du Kremlin visant à payer des radios aux soldats russes, affirme Blinken 

Cette annonce intervient dans la foulée de nouvelles accusations portées depuis début septembre par l’administration Biden. Les dernières en date remontent au 13 septembre, Antony Blinken ayant accusé Rossia Segodnya «et ces cinq filiales» d’être «engagées dans des activités d’influence clandestines visant à saper les élections aux États-Unis et les démocraties, fonctionnant de facto comme un organe de l’appareil de renseignement de la Russie». 

La chaîne RT «possède des capacités cyber» et « elle s’est livrée à des opérations secrètes d’information et d’influence ainsi que dans le domaine des approvisionnements militaires» de soldats russes participant à l’opération militaire spéciale via une «unité» qui aurait été intégrée par le Kremlin, a en outre affirmé le chef de la diplomatie américaine. 

L’un des «projets» de cette unité top-secrète serait – toujours selon Antony Blinken – «un vaste programme de financement participatif en ligne en Russie, fonctionnant au sein de RT et par le biais de canaux de médias sociaux, qui a pour but de fournir un soutien et des équipements militaires […] aux unités militaires russes en Ukraine», parmi lesquels des gilets pare-balles, des «équipement radios» ou encore des «groupes électrogènes diesel». 

Des accusations de Washington qu’avaient fustigée la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, estimant qu’il s’agissait d’une «déclaration de guerre de l’information […] basée sur une idéologie russophobe et nationaliste absolument claire.» 

RT objet de fantasmes à Washington depuis près d’une décennie 

Quelques heures avant ces déclarations d'Antony Blinken, CNN avait ébruité l’annonce à venir du département d’État, la présentant comme «s'inscri[van]t dans le cadre d'une vaste campagne du gouvernement américain visant à limiter l'influence mondiale de RT». La chaîne américaine avait déjà, quelques jours plus tôt, annoncé que l’administration Biden s’apprêtait à prendre «une série de mesures» visant «la campagne secrète russe» à l’aune des présidentielles aux États-Unis. 

«Trois choses sont certaines dans la vie : la mort, les impôts et l'ingérence de RT dans les élections américaines», avait alors notamment raillé RT, contactée par CNN pour commenter les allégations de l'administration Biden. «Nous devons gagner notre salaire du Kremlin d'une manière ou d'une autre», avait encore proposé notre bureau de presse, dans un éventail de réponses, précisant ne «pas avoir réussi à en choisir une». L’une d’elles évoque de «vieux clichés éculés». 

Dans la foulée de la campagne présidentielle de 2016, qui avait vu Donald Trump l’emporter sur Hillary Clinton, la chaîne RT avait été accusée par le renseignement américain d’avoir servi «de plateforme pour que le Kremlin envoie ses messages au public russe et international», et le président russe d'avoir «ordonné une campagne d'influence en 2016 dirigée contre l'élection présidentielle américaine».


EFFONDREMENT DE LA NATALITÉ AU CHILI, LA PLUS BASSE DES AMÉRIQUES

   [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

UN COUPLE PROMÈNE SES CHIENS DANS LE PARC DU
BICENTENAIRE À SANTIAGO LE 5 SEPTEMBRE 2024"
PHOTO RAUL BRAVO

Effondrement de la natalité au Chili, la plus basse des Amériques / Etre mère n'est pas mon "projet de vie", proclame à l'AFP l'avocate chilienne Camila Ramirez, décidée à ne pas avoir d'enfants. Un choix personnel qui s'inscrit dans une tendance lourde au Chili, devenu en 10 ans le pays au taux de fécondité le plus bas des Amériques.

TV5 MONDE avec l'AFP

Entre 2013 et 2023, les naissances ont chuté de 29% dans le pays sud-américain de 19,6 millions d'habitants. Il est de 1,17 enfant par femme, selon l'Institut national des statistiques (INE), loin des 2,1 nécessaires au remplacement naturel de la population.

UN COUPLE S'EMBRASSE PRÈS D'UN LAC AU PARC DU
BICENTENAIRE À SANTIAGO LE 6 SEPTEMBRE 2024
PHOTO RAUL BRAVO

"Etre mère demande une absolue abnégation. J'adore voyager et quand je pars en voyage, je le fais seule. Je ne demande rien à personne, je disparais tout simplement", explique Mme Ramirez, qui jongle entre son activité professionnelle et la poursuite d'études en master.

"Je ne me vois pas devoir m'occuper à nourrir" un enfant, "m'occuper de ses loisirs, et donner la priorité à son bien-être plutôt qu'au mien", ajoute l'avocate de 29 ans.

UN COUPLE FAIT DU VÉLO DANS LE PARC DU
BICENTENAIRE À SANTIAGO LE 5 SEPTEMBRE 2024
PHOTO RAUL BRAVO

Selon la Division de la population du Département des affaires économiques et sociales de l'ONU (UNDESA), la fécondité du Chili est inférieure à celle de l'Italie, parmi les plus faibles d'Europe, avec un indice synthétique de fécondité (ISF) de 1,20.

Le Japon est le pays le plus vieux au monde, suivi par l'Italie, où presque 30% de la population a plus de 65 ans, selon les Nations unies.

UN COUPLE PROMÈNE SES CHIENS DANS LE PARC DU
BICENTENAIRE À SANTIAGO LE 5 SEPTEMBRE 2024
PHOTO RAUL BRAVO

"Les changements sur la question de la reproduction dans la société chilienne ont été très rapides. Ce qui a pris des décennies en Europe, nous le constatons au Chili en 10 à 20 ans", explique Martina Yopo, sociologue à l'Université catholique.

L'accès des femmes à l'éducation, au travail et à la contraception a "assoupli les normes de genre et de la famille dans la société chilienne". "Aujourd'hui, être une femme, ce n'est pas nécessairement être une mère, ce n'est pas nécessairement avoir des enfants", ajoute-t-elle.

UN COUPLE DISCUTE DANS LE PARC DU BICENTENAIRE
À SANTIAGO, LE 5 SEPTEMBRE 2024

 PHOTO RAUL BRAVO

Selon les projections, et malgré l'accueil d'immigrés qui ont fourni 17,4% des naissances dans le pays en 2021, le taux de natalité continuera à baisser au Chili.

Si en 2023, les naissances avaient déjà atteint un plus bas historique (171.992 naissances soit -9,1% par rapport à l'année précédente), au premier semestre 2024 seules 70.336 naissances ont été enregistrées, selon l'INE.

"C'est une urgence, une crise sanitaire. (La natalité) est le facteur le plus important en matière économique et social", alerte Anibal Scarella, président de la Société chilienne de médecine reproductive.

La baisse du taux de natalité, "implique une augmentation de la population âgée qui devra très probablement continuer à travailler" en repoussant l'âge de départ à la retraite. "Il n'y aura pas de renouvellement générationnel", ce qui aura des conséquences économiques comme la baisse de la croissance et l'augmentation de la dépense de publique pour la santé et la dépendance, détaille l'économiste Jorge Berrios.

- "Antinatalisme" -

Comme dans les pays développés, au Chili l'âge du premier enfant est repoussé et en 2023, un tiers des naissances concernait des femmes âgées de 30 à 34 ans.

"Nous n'aidons pas à concilier l'évolution du travail et le désir de tomber enceinte", pointe Anibal Scarella, qui souligne le besoin d'information sur les risques liés au report de l'âge de la maternité et d'un meilleur accès à la conservation des ovules et à la procréation assistée.

Ce recul des naissances s'accompagne d'une diminution drastique des grossesses chez les adolescentes, qui ont chuté de 80% en deux décennies, selon l'INE.

Par ailleurs, les vasectomies ont augmenté de 887% en dix ans, selon le ministère de la Santé. Et la stérilisation féminine a augmenté de 54% dans les hôpitaux publics sur la même période.

La kinésiologue Tamara Guzman, 41 ans, n'a jamais voulu devenir mère. Elle voit sa décision confortée auprès de ses "amies qui sont mères, super fatiguées, stressées, qui ont des difficultés pour payer la nounou, le jardin d'enfants, les couches" car "tout est très cher".

Isidora Rugeronni, cadre bancaire, fait partie de ces femmes qui ont pris la décision radicale de se faire stériliser. Elle n'avait alors que 21 ans.

"Je sentais qu'il y avait beaucoup de mal dans ce monde, beaucoup d'injustice, et j'en suis venue à l'antinatalisme, une philosophie affirmant qu'il est contraire à l'éthique d'avoir des enfants vu l'état actuel du monde", explique-t-elle.

"Si je n'ai pas d'enfant, je pourrai être une militante plus engagée et avoir un réel impact sur la société", explique-t-elle, aujourd'hui âgée de 25 ans.

   [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

COMME DANS LES PAYS DÉVELOPPÉS,
 AU CHILI L'ÂGE DU PREMIER ENFANT
EST REPOUSSÉ  ET EN 2023, UN TIERS
 DES NAISSANCES CONCERNAIT DES
FEMMES ÂGÉES DE 30 À 34 ANS.
PHOTO ALINE MORCILLO


SUR LE MÊME SUJET :

samedi, septembre 14, 2024

ANNIVERSAIRE DE LA PUBLICATION DU « LE CAPITAL »

  [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

PREMIÈRE ÉDITION FRANÇAISE DE
L’OUVRAGE  DE KARL MARX, LE CAPITAL,
PUBLIÉ EN 1875 CHEZ MAURICE LACHÂTRE
GALLICA.BNF

  1867 - 14 septembre - 2024
157ème ANNIVERSAIRE DE LA
PUBLICATION DU « LE CAPITAL »

Le Capital. Critique de l'économie politique (du titre original allemand Das Kapital. Kritik der politischen Ökonomie) est l'ouvrage majeur du philosophe et théoricien de l'économie politique allemand Karl Marx.
K
DAS KAPITAL MARX 1867 RECADRÉ
arl Marx a consacré plus de 20 ans de sa vie à l'écriture de cette œuvre, mais n’en a achevé qu’une partie : le premier livre, publié le 14 septembre 1867 est dédié à Wilhelm Wolff, consacré au développement de la production capitaliste.

Marx a dit à un ami après avoir personnellement remis le manuscrit à l’éditeur:  que le Capital était « certainement le plus terrible missile qui ait encore jamais été lancé à la face des bourgeois (y compris les propriétaires fonciers) ».

  [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

vendredi, septembre 13, 2024

CHILI, UNE MÉMOIRE DÉCHIRÉE : RENCONTRE AVEC VERÓNICA ESTAY STANGE

  [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

 VERÓNICA ESTAY STANGE

Chili, une mémoire déchirée : rencontre avec Verónica Estay Stange / Le jeudi 3 octobre 2024 / Littérature

BSN Niveau 1 / Bibliothèque Sorbonne Nouvelle

8, avenue de Saint-Mandé, Paris 12ème

Le jeudi 3 octobre 2024

De 18 h à 19 h

Paris.fr 

Gratuit / Plus d'infos : Adultes

Évènement proposé par :

Bibliothèque Sorbonne Nouvelle

www.dbu.univ-paris3.fr

bibliotheque@sorbonne-nouvelle.fr

/bibliothequesorbonnenouvelle/

/bibliothequeBSN

/bibliothequesorbonnenouvelle/

COUVERTURE
SURVIVRE À LA SURVIE

dans le cadre du cycle "Lettres à table", la Bibliothèque Sorbonne Nouvelle accueille Verónica Estay Stange autour de son ouvrage Survivre à la survie : Chili, une mémoire déchirée (Calmann-Levy, 2023) animée par Olivier Compagnon (Institut des Hautes Etudes de l'Amérique latine), Maria Candea et Nathalie Kremer (Département de Linguistique et Littérature Françaises et Latines de l'Université Sorbonne Nouvelle)

► También le puede interesar :     UN TRAIDOR PUEDE MÁS QUE CIEN VALIENTES

Dans un essai qui conjugue harmonieusement récit personnel et réflexions, Verónica Estay Stange mène l'enquête pour découvrir le passé traumatique de sa famille et de son pays, le Chili. Au-delà de la question des dévastations opérées par la dictature de Pinochet, l'autrice nous donne un témoignage exceptionnel de la postmémoire, entre douleur et espoir.


SUR LE MÊME SUJET :

EL SIGLO À LA FÊTE DE L'HUMANITÉ 2024

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

EL SIGLO À LA FÊTE DE L'HUMANITÉ. 2024

Ce week-end à la Fête de l'Humanité – Une Fête culturelle, politique et populaire
Retrouvez le stand du Chili à la fête de l’Humanité !

El Siglo, hebdomadaire chilien fondé le 31 aout 1940, par le Parti communiste chilien (PCCh), tiendra un stand au Village du monde à la Fête de l'Humanité, ces 13, 14 et 15 septembre 2024 ! 

EL SIGLO À LA FÊTE DE L'HUMANITÉ 2024

Gastronomie et cuisine du Chili.

L'occasion de nous rencontrer, et d'échanger autour d'une empanada et d'un verre de vin.

EL SIGLO À LA FÊTE DE L'HUMANITÉ 2024



"Empanadas idéologiques".

Librairie Éphémère  / Dédicaces d'Auteur – 

* Alvaro Alarcón Bravo, « Le travail décent fondement du travail efficient », Licanantay, 109 p., 15 euros.

"Empanadas artistiques". 

Exposition de Katia Odartchenko – 

* Exposition "Golpe!" de Katia Odartchenko (France), Artiste Peintre Contemporain 

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ] 

1973-2024
¡GOLPE!
EXPOSITION KATIA ODARTCHENKO
Vendredi   13/09/2024 : de 12h00 à 04h00
Samedi     14/09/2024 : de 09h00 à 04h00
Dimanche 15/09/2024 : de 09h00 à 20h40
 

jeudi, septembre 12, 2024

DISPARUS DE LA DICTATURE AU CHILI: QUEL BILAN POUR LE PLAN DE RECHERCHE DU PRÉSIDENT BORIC?

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

DES MANIFESTANTS PORTENT DES PHOTOS DE PERSONNES DISPARUES  LORS
D'UN RASSEMBLEMENT COMMÉMORANT LE 51ÈME ANNIVERSAIRE DU COUP
D'ÉTAT MILITAIRE DE 1973, À SANTIAGO DU CHILI, LE 8 SEPTEMBRE 2024.
PHOTO RAUL BRAVO

LOGO RFI
Disparus de la dictature au Chili: quel bilan pour le plan de recherche du président Boric? / 
Cinquante-et-un ans après le coup d’État d’Augusto Pinochet qui a renversé le président socialiste Salvador Allende le 11 septembre 1973, l’État chilien cherche toujours 1 469 personnes qui ont disparu pendant la dictature. Il y a un an, le président Gabriel Boric annonçait un Plan national « Vérité et Justice », pour donner un coup d'accélérateur à ces recherches, avec l'aide de l'intelligence artificielle.

Par Laurie Fachaux

9 mn

santiago du Chili, 1975. Augusto Pinochet a pris le pouvoir depuis deux ans, la chasse aux opposants continue. Juan Luis Rivera est un syndicaliste et militant communiste, un parti interdit depuis 1973. Le 6 novembre de cette année, cet électricien syndicaliste sort de son travail, dans le centre-ville de Santiago, quand plusieurs personnes l’arrêtent et le font monter dans une voiture. Il avait 52 ans.

► También le puede interesar :      CHILE / MARCHAN POR VÍCTIMAS DE DICTADURA DE AUGUSTO PINOCHET

Depuis ce jour, personne n’a plus jamais eu de ses nouvelles. Un demi-siècle après sa disparition, sa fille, Gaby Rivera, le cherche toujours. Elle est devenue la présidente de l’association des familles de personnes détenues disparues (AFDD). Son père est l’un des 1 469 disparus de la dictature recherchés par le Plan national lancé par Gabriel Boric le 30 août 2023. « C'est l'État qui a planifié et exécuté ces crimes et c'est lui qui doit prendre en charge la recherche de la vérité », avait alors lancé le président de gauche.

 


Au moins 3 200 personnes ont été assassinées ou ont disparu pendant la dictature de Pinochet (1973-1990). Depuis le retour de la démocratie en 1990, les corps de quelque 300 personnes disparues ont été identifiés. La plupart ont été exhumés des fosses communes. Et les autres ? Qui sont ces 1 469 disparus ? Très majoritairement des hommes, d’après une étude réalisée par le programme des droits humains du ministère chilien de la Justice en 2023. Une personne sur deux avait entre 21 et 30 ans au moment de sa disparition, et un sur deux était ouvrier.

DES ÉQUIPES DU PLAN NATIONAL DE RECHERCHE EFFECTUENT
 DES RECHERCHES SUR LE TERRAIN DANS LE BUT
DE RETROUVER DES DISPARUS DE LA DICTATURE.
PHOTO PROGRAMME DES DROITS HUMAINS,
 MINISTÈRE CHILIEN DE LA JUSTICE

Depuis le lancement du Plan national de recherche, 67 rencontres ont eu lieu dans tout le pays. Au total, 775 personnes y ont participé, avance le gouvernement chilien – familles des personnes disparues et associations de défense des droits humains. Le but du Plan est d’établir les circonstances de la disparition de ces victimes et de retracer la trajectoire des personnes entre leur arrestation et leur disparition ou leur mort.

Un défi de taille puisque pendant la dictature civico-militaire, les soldats ont lancé dans l’océan les corps de plusieurs personnes, lestés d’un poids pour qu’ils ne regagnent jamais le rivage. Une technique utilisée pour cacher leurs crimes. D’autres corps ont été exhumés par les forces armées, sur ordre d’Augusto Pinochet, pour les faire disparaître. C’est notamment ce qu’il s’est passé lors de l’opération « retrait de téléviseurs » (retiro de televisores) dans les années 1970 et 1980.

Entre 1973 et 1990, « l’appareil d’État s’est organisé pour que nous ne puissions jamais retrouver les personnes disparues », déplore Daniela Quintanilla, la secrétaire d’État aux droits humains du ministère chilien de la Justice, au micro de RFI. Quelque 50 personnes font partie du Plan national de recherche pour relever la titanesque tâche de chercher plus d'un millier de personnes. Une équipe « pluridisciplinaire », souligne Daniela Quintanilla, composée de documentalistes et d’experts en sociologie et archéologie.

Depuis le lancement du Plan, l’équipe s’est intéressée à 52 lieux qui pourraient s’avérer être des fosses communes clandestines. Parmi ces endroits, 31 font l’objet d’une enquête. Six devraient commencer à être examinés par la justice et la police scientifique cette année et six autres endroits devraient être étudiés pour la période 2025-2026.

Pour le moment, aucune des 1469 personnes disparues n’a été retrouvée depuis le lancement du Plan. Une situation loin d’être « anormale », relève Cath Collins. Cette fine connaisseuse du Chili post-dictature est professeure de justice transitionnelle à l’université Diego Portales à Santiago et à l’université Ulster à Belfast. « La première année d’un programme de cette envergure ne peut pas tout de suite donner lieu à des fouilles et des résultats. Il faut dans un premier temps collecter des informations et planifier les recherches », analyse-t-elle.

L’intelligence artificielle au service de la recherche des disparus de la dictature

La collecte d’informations est l’un des autres défis. Et c’est une première pour le pays : le gouvernement va s’appuyer sur l’intelligence artificielle pour croiser des données. Une aide qui peut s’avérer précieuse à l’heure de la reconstitution des jours qui séparent la détention de ces 1 469 personnes de leur disparition.


Depuis le retour de la démocratie, « pour la première fois, plusieurs administrations se sont réunies afin de définir les documents qui pourraient nous être utiles comme les ministères de l’Intérieur, de la Justice, des Affaires étrangères, de la Défense, mais aussi les Archives nationales », précise Daniela Quintanilla. « Nous avons ainsi identifié plus de 36 000 unités documentaires. » Soit des kilomètres de documents, dont 1% seulement est numérisé aujourd’hui.

Les dossiers des années 1970 et 1980 étaient tapés à la machine. Une fois numérisés, des parties entières de ces documents restent illisibles. Comment récupérer et recouper autant d’informations ? Face à ces milliers de pages, l’État a décidé de concevoir un logiciel qui croisera les données, grâce à l’entreprise chilienne Unholster, dans le but de retracer les évènements entre la détention des disparus et les derniers jours avant leur disparition. Dans un premier temps, cette plateforme sera accessible aux équipes du Plan national de recherche avant d’« être accessible au grand public d'ici à la fin de l’année 2024 », annonce Daniela Quintanilla.

Et le temps presse, car il devient de plus en plus difficile de recouper les témoignages, retrouver les corps et plus encore d’identifier l’ADN des ossements retrouvés, détériorés par l’humidité ou l’eau qui s’infiltre dans le sol.

Le 30 août 2024, lors de la journée internationale des victimes de disparition forcée, Gaby Rivera s’est montrée critique à l’égard de ce plan : « Il est urgent d’obtenir des résultats maintenant. […] Il y a eu beaucoup de réunions et d’instances de coordination, mais sans résultats jusqu'à présent. […] L’information se trouve au niveau des forces armées, nous devons exiger cette information pour rompre le pacte du silence qui empêche de progresser vers la vérité et la justice. 

Trois cents condamnés qui gardent le silence

En fin d'année dernière, près de 300 militaires et civils, dont six femmes, étaient en détention au Chili pour avoir commis un crime contre l’humanité entre 1973 et 1990 - ce chiffre de la Gendarmerie chilienne a été obtenu par RFI après le dépôt de plusieurs recours, dont un auprès du conseil de la Transparence. Ces ex-agents de la dictature qui ont torturé, violé, assassiné, ne parlent pas.

« Ils savent où sont enterrées certaines personnes, ils savent dans quels endroits les enquêtes pourraient être menées », lance Nelson Caucoto. L’avocat défend depuis 1974 les victimes de violations des droits humains commises entre 1973 et 1990. Il a d’ailleurs porté plainte contre Augusto Pinochet pas moins de… 300 fois. Nelson Caucoto estime qu’il « faut aller vers ces prisonniers. Certains pourraient parler pour soulager leur conscience !, avance-t-il. Il est impératif pour le gouvernement actuel que le Plan national de recherche soit un succès. » La recherche des personnes disparues est une « dette éternelle » pour l’État chilien, estime l’avocat qui se montre « optimiste » face à ce Plan national de recherche. « Combien de pays dans le monde continuent d’enquêter sur des crimes commis il y a cinquante ans ? », lance-t-il.

L’initiative est également saluée par l’universitaire Cath Collins qui estime cependant que le Plan pourrait se montrer « davantage efficace ». Elle plaide pour « une meilleure collaboration » entre l’exécutif et le pouvoir législatif pour avancer efficacement dans cette recherche.

En tout cas, les stigmates de la dictature sont toujours présents au Chili. À chaque commémoration du coup d’État, les pancartes ¿Dónde están ? (Où sont-ils) fleurissent dans les cortèges. Plus étonnant : les jours de vote, les noms des personnes victimes de disparition forcée apparaissent sur les listes électorales avec cette mention « personne absente pour cause de disparition forcée ». Ces personnes ont disparu il y a cinquante ans, mais elles n’ont pas de certificat de décès.

Il y a ceux qu’on cherche et ceux que l’État ne cherche pas. Ceux pour qui aucune plainte n’a été déposée, leurs proches craignant trop d’entrer dans un commissariat après avoir été eux-mêmes torturés. Ceux dont le nom n’apparaît pas dans les listes de victimes des commissions de réconciliation établies dans les années 1990 et 2000, faute de preuves. Alors, leur portrait trône dans le salon depuis cinquante ans, comme celui de Patricio Araya. Il est le frère de Manuel Araya, l’ex-chauffeur du poète Pablo Neruda, grâce à qui une enquête sur la mort du poète est ouverte depuis le 31 mai 2011. Manuel Araya, décédé en juin 2023, n’a eu de cesse d’évoquer son frère, disparu le 22 mars 1976. « Je suis sûr que les autorités l’ont confondu avec moi quand ils l’ont arrêté », a-t-il affirmé à plusieurs reprises.

MANUEL ARAYA POSE À CÔTÉ DU PORTRAIT DE SON FRÈRE
(PORTRAIT AU MILIEU EN HAUT), PATRICIO ARAYA,
DISPARU EN 1976. SAN ANTONIO, CHILI, LE 2 FÉVRIER 2023.
PHOTO LAURIE FACHAUX-CYGAN/RFI

Aujourd’hui, 1 228 dossiers concernant des violations de droits humains commises sous Pinochet sont sur les bureaux des juges. C’est 500 de moins que l’an dernier. En Amérique latine, des Plans nationaux de recherche des personnes disparues ont aussi été créés ces quinze dernières années au Mexique, au Salvador et au Pérou.