samedi, mai 19, 2007

Silvio Rodriguez à Talca

«Ils veulent dénaturer mon désir de chanter pour les peuples»

Le célèbre chanteur - compositeur Silvio Rodriguez a dénoncé l’interprétation que certains médias ont fait de sa proposition de se produire gratuitement à Talca, une ville chilienne située au sud de Santiago. Lors de sa dernière tournée dans la région, il y a quelques mois, il avait suspendu un concert devant avoir lieu dans cette ville, en signe de solidarité avec les personnes qui avaient dénoncé le prix excessivement élevé des entrées (entre 80 et 110 dollars). Même si les personnes ayant acheté des places ont été remboursées, des avocats de la ville ont émis une plainte devant les tribunaux. Voici une déclaration de l’artiste cubain au sujet de cette affaire: À LA POPULATION DE TALCA, AU CHILI: «La plaidoirie de défense du Dr. Eduardo Contreras a montré clairement que je n’ai commis aucune infraction et qu’à aucun moment je n’ai voulu blesser la population de Talca. Cependant, une certaine presse s’est empressée de faire comme si j’avais cherché un prétexte pour annuler le concert. Ils veulent dénaturer mon désir profond de chanter pour les peuples, comme si ma demande de concert gratuit faite à la présidence chilienne, avant la suspension du concert, comme c’est mon habitude dans ce genre de situation, pouvait passer pour une sorte de justification pour annuler le concert. Ils essaient de faire croire que mon insistance à chanter gratuitement, exprimée lors du jugement par mon avocat, était une sorte de contrition pour avoir suspendu le concert.»De quoi devrais-je me repentir? Avoir refusé de donner un concert dont le prix d’entrée était prohibitif, en sachant que ce serait dans une des zones les plus pauvres du Chili, dans un théâtre pour 1 000 personnes?» Je voudrais que ce soit clair : je ne vais pas transiger. Je n’ai pas l’habitude de tergiverser en faisant des simagrées, comme ceux qui, tout d’un coup, voudraient être quelqu’un d’autre, et ce n’est pas maintenant que cela va changer. Au contraire, je suis d’accord avec ce que je représente, même si je suis à contre-courant. Je sens que je chante avec Victor Jara, que j’aime Violeta Parra, que j’admire Manuel Rodriguez, le guérillero assassiné à Tiltil. C’est eux qui sont mes plus proches parents au Chili et qui symbolisent mon arche d’alliance. Je comprends que du fait que je ne veuille trahir ni Cuba ni le Chili, certains de là-bas ou d’ailleurs, me veuillent du mal et agissent en conséquence en espérant me blesser. Mais des forces colossales n’ont pu me déposséder de Cuba et personne ne me chassera du Chili.» Je reviendrai à Talca quand je pourrais disposer des ressources logistiques pour donner le concert que méritent ceux qui voulaient m’écouter mais qui ne pouvaient se payer les entrées si chères. Je chanterai pour ceux qui, après avoir acheté les entrées, se sont retrouvés sans concert…et préfèrent ne pas m’accuser. Je ne ferai rien de tout ça en signe de pénitence, mais parce que mes chansons sont nées au sein de gens comme vous et que, quand vous m’écoutez, elles se sentent en famille.»
«Merci et à bientôt»
Silvio Rodriguez Dominguez, La Havane, 15 mai 2007.

vendredi, mai 18, 2007

MAGDALENA MATTHEY En concert


«Cette auteur compositeur de musique latino-américaine est actuellement en tournée en Europe pour nous présenter son dernier album
MAŇANA SERA OTRO DIA,
prix Victoire de la musique Chilienne 2006»

Invité speciale Mariela GONZALEZ (Victoire de la musique chilienne 2003)

THEATRE DE L'EPEE DE BOIS

Cartoucherie

Dans le cadre de "Los lunes-lunas de l’Epée de Bois"

Lundi 28 mai 2007 à 20h30


Location : Du mardi au samedi de 12h00 à 19h00
par téléphone au 01 48 08 39 74
Prix des places : 9€ tarif unique avec une consommation
Accueil : Accès aux personnes handicapées
Bar: une heure avant le début du spectacle
Moyens d'accès :
En voiture : Porte de Vincennes, Château de Vincennes, direction Joinville, suivre panneaux.
Métro : Château de Vincennes, puis autobus 112 arrêt "Cartoucherie".

DOCU HISTORIQUE CENSURÉ

À LIMA (PHOTO), UNE MODÈLE A PROTESTÉ CONTRE 
LA POLITIQUE EXTÉRIEURE DU CHILI ENVERS SON PAYS.


Au Chili, on s’attendait à une vive polémique, peut-être même à une montée des tensions diplomatiques avec le voisin péruvien. C’est dire. Deux épisodes plus tard, on n’en parle déjà pratiquement plus. Le documentaire fiction Epopée : la guerre du Pacifique n’a provoqué qu’une vive curiosité lors de la diffusion de son premier épisode, puis un quasi désintérêt pour le deuxième.

Produit à l’occasion du bicentenaire de l’indépendance chilienne, le documentaire, en trois parties, retrace la guerre qui oppose le pays au Pérou et à la Bolivie à la fin du XIXe. Une guerre qui a fixé les frontières entre les trois pays, sujet de controverse depuis cent vingt-huit ans. «Le documentaire n’est ni un éloge ni une version chilienne de la guerre, souligne Patricio Polanco, producteur. Au contraire, notre pari, c’était de confronter pour la première fois à la télé notre vision historique à celles de nos voisins, sans parti pris. Nos histoires sont à ce point différentes qu’on méconnaît jusqu’aux héros de guerre des pays voisins.» Le film donne la parole aux historiens, aux militaires et aux anonymes des trois pays. Il montre l’enseignement dans les écoles, raconte comment il continue parfois d’alimenter la haine nationaliste.

Pari gagné, le documentaire a même réussi à faire l’unanimité à gauche comme à droite au Chili, et auprès de la presse péruvienne et bolivienne. Et par engendrer une seule question : «Pourquoi a-t-il été censuré ?» Car, le 11 mars, trois jours avant la diffusion du premier épisode sur TVN, la direction de la chaîne le «reporte à une date ultérieure». Tout le monde crie à la censure, jusqu’à la ministre de la Culture.

Quelques jours avant, l’ambassadeur péruvien au Chili fait part de sa préoccupation. Refus de la chaîne de modifier sa programmation. Bientôt, c’est le ministre des Affaires étrangères, Alejandro Foxley, qui s’en mêle. Et demande le report du documentaire «pour raisons d’Etat». Même si aucun d’eux ne l’a vu. La direction de la chaîne finit pourtant par reporter la diffusion «dans l’année». La date sera bientôt fixée au 5 mai, après quelques modifications.

Pourtant, TVN est censée être indépendante. Ses statuts, définis au lendemain de la dictature, sont formels. Si TVN est perméable aux pressions politiques, c’est parce que sa direction est composée d’hommes politiques. Le président, Francisco Vidal, ministre de l’Intérieur sous le précédent gouvernement, a été nommé par la présidente de la république, Michelle Bachelet. Les six autres membres sont élus par le Sénat sur liste établie par la Présidente.

Dans le paysage audiovisuel chilien, TVN fait figure de chaîne pluraliste. « Une chaîne nécessaire, souligne Claudia Lagos, journaliste de l’institut Ipsys, qui publie un rapport annuel sur la censure au Chili, quand toutes les autres, privées, pèchent par sectarisme. Elles appartiennent à l’église, à Sebastian Piñera [entrepreneur de droite, opposant politique de Bachelet, ndlr], à Ricardo Claro (Opus Dei). » Peut-être serait-il temps pour Michelle Bachelet de changer le mode d’élection de la direction de TVN?

jeudi, mai 17, 2007

PAPELUCHO




Papelucho, le petit garçon préféré de quatre générations de Chiliens débarque aujourd'hui au cinéma dans Papelucho y el Marciano. Une adaptation du livre pour enfant, à l'occasion des 60 ans du garçon qui a toujours neuf ans


Il porte très bien ses 60 ans. Papelucho est resté cet éternel petit garçon chilien de 9 ans, tête d'ange, cheveux bruns ébouriffés, espiègle, ingénu et malin, dont des générations d'enfants ont dévoré les aventures. Le voilà sur grand écran dans Papelucho y el Marciano, inspiré de l'une des histoires écrite en 1968, par sa "mère" et créatrice, Marcela Paz. Alejandro Rojas, qui a déjà connu un grand succès au Chili, pour son film d'animation Ogù Mampato en Rapa Nui (L’Ile enchantée, en 2002), s'est chargé d'adapter le personnage pour le cinéma. Ici Papelucho, toujours en quête de nouvelles aventures, décide de capturer un martien pour l'étudier, et devient son ami. Les "chilénismes" sont tels que dans les livres originaux, interprétés par un enfant de 8 ans. Cent cinquante personnes ont travaillé sur le film pour reproduire le plus fidèlement possible l'univers de Papelucho. Crée dans les années 1947 par l'écrivaine chilienne Marcela Paz (Esther Huneeus de son vrai nom) le personnage a bercé plus de quatre générations de chiliens. Près de 12 histoires dans lesquelles Papelucho (prénom qui vient du surnom du mari de Marcela "Pepe Lucho") part à la rencontre des hippies, joue au détective, apprend l'histoire nationale et fait enrager sa Nana. Ses aventures ont un succès national et international. Au Chili il fait partie des lectures obligatoires à l'école. Il a été traduit en français, grec, russe, et japonais. Ce succès a été couronné en 1982 par le premier prix national de littérature chilienne, attribué à Marcela Paz pour son rôle dans la littérature jeunesse. Joyeux anniversaire Pour son anniversaire, Papelucho va recevoir de nombreux cadeaux. Les héritiers de Marcela Paz, Paula et Raúl Claro Huneeus, travaillent en ce moment à une publication posthume de Papelucho le docteur, dans laquelle le personnage se voit confronté au diabète, une maladie dont souffrait l'auteure. Une exposition est également à l'affiche : "60 ans à côté de Papelucho". Elle réunit des illustrations, des photos et différentes éditions des livres (environ 15 au Chili et 7 dans le reste du monde) à la « Casa Lo Matta » (avenue Kennedy 9350) du 23 mai au 3 juin. Un concours va également être lancé par le ministère de l'éducation ces prochains jours dans les écoles de tout le pays. Certaines se sont déjà organisées comme les écoles municipales de la Granja (commune de Santiago) où chaque enfant devra écrire une aventure avec le personnage. Enfin un livre de la journaliste Ana Marà Larraìn, sur la vie et l'œuvre de Marcela Paz sortira en fin d'année.


mercredi, mai 16, 2007

LA LETTRE D'ADIEU DE GUY MÔQUET

Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,


Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable, je ne peux le faire hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l'escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.

Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.

17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.

Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d'enfant. Courage !
Votre Guy qui vous aime.
Guy

Voir
:
Les usages de l'histoire dans le discours public de Nicolas Sarkozy

«Benoît, mon frère, change ton regard»

(À mon frère Benoît XVI) — Je t’adresse cette lettre parce que j’ai besoin de communiquer avec le pasteur de l’Église catholique et qu’il n’existe aucun canal de communication pour te rejoindre. Je m’adresse à toi comme à un frère dans la foi et dans le sacerdoce, puisque nous avons reçu en commun la mission d’annoncer l’Évangile de Jésus à toutes les nations.
Je suis prêtre missionnaire québécois depuis 45 ans; je me suis engagé avec enthousiasme au service du Seigneur à l’ouverture du Concile œcuménique de Vatican II. J’ai été amené à un travail de proximité dans des milieux particulièrement pauvres: dans le quartier Bolosse à Port-au-Prince, sous François Duvalier, puis parmi les Quichuas en Équateur, et, enfin, dans un quartier ouvrier de Santiago au Chili durant la dictature de Pinochet.
À la lecture de l’Évangile de Jésus durant mes études secondaires, et j’ai été impressionné par la foule des pauvres et des éclopés de la vie dont s’entourait Jésus, alors que les nombreux prêtres qui nous accompagnaient dans ce collège catholique ne nous parlaient que de morale sexuelle. J’avais 15 ans.
Mélange erroné de foi et de politique?
Dans l’avion qui t’amenait au Brésil, tu as une fois de plus condamné la théologie de la libération comme un faux millénarisme et un mélange erroné entre Église et politique. J’ai été profondément choqué et blessé par tes paroles. J’avais déjà lu et relu les deux instructions que l’ex-cardinal Ratzinger avait publiées sur le sujet. On y décrit un épouvantail qui ne représente en rien mon vécu et mes convictions. Je n’ai pas eu besoin de lire Karl Marx pour découvrir l’option pour les pauvres. La Théologie de la libération, ce n’est pas une doctrine, une théorie; c’est une manière de vivre l’Évangile dans la proximité et la solidarité avec les personnes exclues, appauvries.
Il est indécent de condamner ainsi publiquement des croyants qui ont consacré leur vie — et nous sommes des dizaines de milliers de laïcs, de religieuses, religieux, prêtres venus de partout à avoir suivi le même chemin. Être disciple de Jésus, c’est l’imiter, le suivre, agir comme il a agi. Je ne comprends pas cet acharnement et ce harcèlement à notre égard. Juste avant ton voyage au Brésil, tu as réduit au silence et congédié de l’enseignement catholique le père Jon Sobrino, théologien engagé et dévoué, compagnon des Jésuites martyrs du Salvador et de monseigneur Romero. Cet homme de 70 ans a servi avec courage et humilité l’Église d’Amérique latine par son enseignement. Est-ce une hérésie de présenter Jésus comme un homme et d’en tirer les conséquences?
J’ai vécu la dictature de Pinochet au Chili dans une Église vaillamment guidée par un pasteur exceptionnel, le cardinal Raúl Silva Henriquez. Sous sa gouverne, nous avons accompagné un peuple épouvanté, terrorisé par des militaires fascistes catholiques qui prétendaient défendre la civilisation chrétienne occidentale en torturant, en séquestrant, en faisant disparaître et en assassinant. J’ai vécu ces années dans un quartier populaire particulièrement touché par la répression, la Bandera.
Oui, j’ai caché des gens, oui, j’en ai aidé à fuir le pays, oui, j’ai aidé les gens à sauver leur peau, oui, j’ai participé à des grèves de la faim. J’ai aussi consacré ces années à lire la bible avec les gens des quartiers populaires : des centaines de personnes ont découvert la Parole de Dieu et cela leur a permis de faire face à l’oppression avec foi et courage, convaincu que Dieu les accompagnait.
J’ai organisé des soupes populaires et des ateliers artisanaux pour permettre à des ex-prisonniers politiques de retrouver leur place dans la société. J’ai recueilli les corps assassinés à la morgue et je leur ai donné une sépulture digne d’êtres humains. J’ai promu et défendu les droits de la personne au risque de mon intégrité physique et de ma vie. Oui, la plupart des victimes de la dictature étaient des marxistes et nous nous sommes faits proches parce qu’ils et elles étaient nos semblables. Et nous avons chanté et espéré ensemble la fin de cette ignominie. Nous avons rêvé ensemble de liberté.
Est-ce si loin de Jésus ?
Qu’aurais-tu fait à ma place? Pour lequel de ces péchés veux-tu me condamner, mon frère Benoît? Qu’est-ce qui t’indispose tellement dans cette pratique. Est-ce si loin de ce que Jésus aurait fait dans les mêmes circonstances. Comment penses-tu que je me sente lorsque j’entends tes condamnations répétées ? J’arrive comme toi à la fin de mon service ministériel et je m’attendrais à être traité avec plus de respect et d’affection de la part d’un pasteur. Mais tu me dis : «Tu n’as rien compris à l’Évangile. Tout cela c’est du marxisme! Tu es un naïf.» N’y a-t-il pas là beaucoup d’arrogance?
Je rentre du Chili où j’ai revu mes amis du quartier après 25 ans; ils étaient 70 à m’accueillir en janvier. Ils m’ont accueilli fraternellement en me disant : «Tu as vécu avec nous, comme nous, tu nous as accompagné durant les pire années de notre histoire. Tu as été solidaire et tu nous as aimé. C’est pourquoi nous t’aimons tant ! Et ces mêmes travailleurs et travailleuse me disaient : nous avons été abandonnés par notre Église. Les prêtres sont retournés dans leurs temples; ils ne partagent plus avec nous, ne vivent plus parmi nous.»
Au Brésil, c’est la même réalité : durant 25 ans, on a remplacé un épiscopat engagé auprès des paysans sans terres, des pauvres dans les favelas des grandes villes par des évêques conservateurs qui ont combattu et rejeté les milliers de communautés de base, où la foi se vivait au ras de la vie concrète. Tout cela a provoqué un vide immense que les Églises évangéliques et pentecôtistes ont comblé : elles sont restées au milieu du peuple et c’est par centaine de milliers que les catholiques passent à ces communautés.
Cher Benoît, je te supplie de changer ton regard. Tu n’as pas l’exclusivité du Souffle divin; toute la communauté ecclésiale est animée par l’Esprit de Jésus. Je t’en prie, remise tes condamnations; tu seras jugé bientôt par le Seul autorisé à nous classer à droite ou à gauche, et tu sais autant que moi que c’est sur l’amour que notre jugement aura lieu. Fraternellement. Claude Lacaille Prêtre des Missions étrangèresTrois-Rivières

POCHOIRS À VALPARAISO 1

Ne sois pas con
mon fils ...
utilise condom !!!!
pastilles
notes suicidaires

Récolte décembre 2006 envoyé par Marta Martinez dite Lola


Suite des graffitis de Valparaiso

et maintenant je suis
orphelin
ma mère m’asseyait
devant la télévision pour
que je soit calme
et qu’elle il puisse s'occuper de ses affaires



je suis heureux je vole






mardi, mai 15, 2007

L'EX-PRÉSIDENT ARGENTIN CARLOS MENEM SÉPARÉ DE SON ÉPOUSE, L'EX-MISS UNIVERS CHILIENNE


SANTIAGO (AP) - L'ancien président argentin Carlos Menem, âgé de 76 ans, a annoncé être séparé de son épouse, la Chilienne et ex-Miss Univers Cecilia Bolocco, rapporte le quotidien de Santiago "Las Ultimas Noticias".

La semaine dernière, la presse avait publié des photos de Cecilia Bolocco, 41 ans, en train de bronzer seins nus à Miami avec un ami italien. Mais la séparation n'a rien à voir, a précisé le mari.


"Il n'y a pas de séparation légale, mais oui, nous sommes séparés car vivre ensemble était devenu impossible", a déclaré Carlos Menem. "Nous gardons une très belle amitié, dont l'amour n'est pas exclu", a-t-il ajouté.


Le couple garde également en commun son fils, Maximo, trois ans. C'est d'ailleurs "pour Maximo et le reste de notre famille" que cette séparation avait jusqu'ici été maintenue "plus ou moins secrète".


Menem et celle qui fut Miss Univers en 1987 s'étaient mariés en 2001, deux ans après leur rencontre, à l'époque où Menem, encore président, avait été interviewé par Cecilia Bolocco pour une chaîne de télévision chilienne.

La jeune femme a fait des excuses publiques à Carlos Menem pour ces photographies, que son mari a qualifiées de "violation de la vie privée," et les ennuis qu'elles pourraient lui causer: l'ancien chef d'État qui présida aux destinées de l'Argentine de 1989 à 1999 brigue à nouveau le poste, le scrutin pour la succession de Nestor Kirchner étant prévu en octobre. AP

lundi, mai 14, 2007

Artistique, Feministe, Cannabis


Ton modèle
de beauté
humilie
réprime
torture
rend malade
marginalise




Pochoirs politiques




Les étudiants dits les "Pinguinos", mobilisés






Nous n'avons rien pardonné.





Pochoir du sénateur Pablo Longueira vu à Santiago du Chili avril 2007

POCHOIRS À SANTIAGO DU CHILI AVRIL 2007





Barrio Bellavista à Santiago du Chili

Graffiti, Santiago du Chili avril 2007



Pochoir vu à Santiago du Chili avril 2007

En mémoire d’Alex victime de la violence d’Etat au Chili. Le 7 novembre 2002, Alex , jeune Mapuche âgé de 17 ans, habitant la communauté de Montutui mapu (commune de Ercilla) était abattu d’une balle dans la tête par la police chilienne lors d’une récupération pacifique de terres ancestrales exploitées par une grande entreprise forestière.

RAUL GÓMEZ, EL "WARREN"


[Hernán Gómez et Raul Gómez ]
Se murió el Warren. Esta frase que parecía que nunca íbamos pronunciar, es expresión ahora de una triste realidad. El Warren parecía inmortal. Era tanta su modestia, su bonhomía, su generosidad, que uno lo veía como un eterno niño, que andaba sobrevolando en medio del mundo, completamente ajeno al dolor, a la tristeza y a las lágrimas. Y por lo tanto, también ajeno a la muerte que ahora tristemente se lo lleva. 

Eduardo Carrasco en homenaje a Raúl Gómez

«YACHT STORY», PREMIÈRE

Médiatiques
Par Daniel SCHNEIDERMANN

Donc, il aura fallu vingt ans. Vingt ans de télévision privée en France, pour que l'esthétique, les valeurs, les mythologies, les vedettes, le mode d'effraction de la télévision privée finissent de se confondre avec ceux de la politique, s'installent au sommet de l'Etat, et inaugurent un «Yacht Story» inattendu et discordant (palace mais jean, yacht de soixante mètres mais karaoké), dont l'effet de souffle n'est pas sans rappeler l'apparition du Loft Story de M6.


Le casting ? Il n'y a que l'embarras du choix. Voyez Arthur (ancien producteur du Loft), Steevy (ancien candidat du Loft), Bigard, Clavier, Reno, Villeneuve, à côté du président élu, sur ses tribunes, dans ses meetings, prêts à tout pour être dans le cadre : ce sont les visages des émissions qui font frissonner, des films familiaux du dimanche soir, des concerts-événements au Stade de France. Rien que du majoritaire, de l'écrasant, du fracasseur de records, de l'installé au sommet du podium, de l'exceptionnel. Voyez cette faune se mêler aux futurs ministres, comme sur les plateaux des samedis soirs de TF1. Voyez-la, dans la nouvelle hiérarchie enfin assumée sans complexes, écraser les vieux politiques rasoirs et poussiéreux. Voyez Fabius, par exemple, au soir de la défaite de Royal, interrompu sur TF1 parce que nous avons Johnny à l'instant même, chers téléspectateurs, il sort du Fouquet's, et nous n'allons tout de même pas rater sa première réaction ! (Alors qu'aucune chaîne ne diffuse en direct la réaction de François Bayrou, arrivé troisième à la présidentielle. Retourne donc dans ton Béarn, Bayrou !)


Les mythologies ? Elles se bousculent. Le petit garçon triste des beaux quartiers ( «Je suis parti de rien, j'étais au fond de la salle, rien ne m'a été donné» ) devenu ce chef exigeant de «la firme», qui recrute les meilleurs, paie grassement, et n'admet pas l'erreur. Les yachts, jets privés, limousines scintillantes, copains milliardaires et grands hôtels, et jusqu'à cette épouse fantasque qui s'épuise à ressembler à Jackie : c'est toute une imagerie néokennedyenne de la presse de papier glacé que convoquent les premiers jours du président élu.


Le langage ? Ecoutez cette rhétorique unique qu'il va bien falloir apprendre à déchiffrer, ce mélange d'émotion dans la confidence ( «j'ai changé» ), de compassion (je serai toujours aux côtés des «accidentés de la vie» ), d'effronterie ( «je ne m'excuserai pas» ), d'impudeur, d'insolence et de sincérité provocante ( «pas seulement quand je me rase» ). Ecoutez cette voix de tueur et d'enfant étonné.


Les valeurs ? La télé, là encore. La juste récompense des efforts et du travail (TF1 et sa Star Ac). La vitupération de l'impôt (Pernaut et son «Combien ça coûte ?» ). La plus extrême sévérité s'appliquant aux tricheries des humbles (Villeneuve et ses recyclages périodiques de la «France qui triche» ) plutôt qu'à l'incivisme des autres (Johnny sanctifié, et rentrant triomphalement en France sur le pavois du bouclier fiscal). Le culte du succès pour le succès, et de l'audience comme fin unique (les pages de pub annuelles dans la presse, pour célébrer les plus grosses audiences).


Reste l'essentiel : le mode d'effraction du sarkozysme présidentiel, la manière dont tout ce cortège s'impose dans les salons et dans les têtes les plus réfractaires. Cette technique, c'est la transgression. Le sarkozysme s'impose par l'effroi et le choc, aussitôt autosoulignés par le sauvageon. «Oui, j'ose parler de nation !» «Oui, j'ose dire qu'un voyou est un voyou !» «Oui, j'ose le palace, le jet privé et le yacht !» La transgression «décomplexée», la rupture avec la «bienséance» habituelle. Toute réserve est condamnée d'avance : la transgression se nourrit de l'approbation populaire contre l'effroi des élites. Qu'on se souvienne de l'apparition foudroyante du Loft et du haut-le-coeur polyphonique devant tant de vulgarité affichée : c'est ce haut-le-coeur qui assura le succès durable de l'émission. La transgression a besoin de cet effroi, de la levée de boucliers des vertueux. Aussitôt qu'elle a allumé l'incendie, regardez-la se parer de son innocence effarouchée. Pourquoi devrais-je m'interdire de parler de nation, d'identité nationale? Pourquoi devrais-je m'interdire d'appeler un voyou un voyou, et de dormir au Fouquet's? Pourquoi devrais-je m'interdire de me reposer quelques jours avec ma famille dans mon yacht avec karaoké? La transgression qui ne semble avoir pour but que de faire la une. Hier, des médias nationaux, et demain, si possible, celle de Time et de CNN.


Sarkozy a-t-il construit sa mythologie en regardant TF1? Ou bien est-ce TF1 qui, en vingt ans, a préparé le public à l'avènement de Sarkozy ? Insoluble question de l'oeuf et de la poule. Peu importe. Le spectacle est désormais à l'Elysée, comme le pouvoir était à la télé. Les deux lieux se confondent, et sont interchangeables.


PS : Pendant ces longues journées d'installation de la nouvelle mythologie se faufila à la fin des JT une mince silhouette. Laure Manaudou filait en Italie, à l'anglaise, vivre auprès de l'homme qu'elle aime. Nul ne connaît les sympathies politiques de Laure Manaudou. Mais cette évasion amoureuse de la championne, même muette (ou parce que muette ?) apparaissait déjà comme une sorte de dissidence.

ARGENTINE - RETOUR SUR LE TERRITOIRE DES ANCÊTRES



Plusieurs familles d’Indiens Mapuches ont réinvesti en Patagonie des terres acquises par le groupe Benetton dont ils avaient été expulsés en 2002. La justice leur interdit de construire en dur et de faire du feu.


De Santa Rosa-Leleque (province de Chubut), Le jour se lève au son des “hey-hey-hey-hey” que les fidèles lancent, tendant les bras vers les montagnes de l’est, où le soleil commence à poindre. Ils célèbrent la cérémonie face au pillán kutral, “cœur de la communauté”, comme le définissent les Mapuches. Une expression qu’on pourrait traduire approximativement par “feu sacré”.


À Santa Rosa-Leleque, le pillán kutral est allumé depuis le 14 février, date à laquelle trente hommes, femmes et enfants, ont franchi la clôture de barbelés pour récupérer 535 hectares de terrain qui appartenaient à leurs ancêtres. Le feu, qui abrite les esprits des ancêtres, est entretenu dans un cercle de pierres et sur deux mois de cendres. On lui doit un respect absolu : il est interdit d’y jeter des mégots, des sachets de thé ou des ordures. Il donne uniquement lumière et chaleur. Pour cuisiner, il y a le feu normal, délimité par un muret de briques.



Cet élément fondamental de la religion mapuche n’a pas été épargné par le conflit qui oppose cette communauté à la Compagnie des terres du Sud argentin, la société derrière laquelle s’abrite le groupe Benetton pour maintenir clôturés les 965 000 hectares qu’il a acquis en Patagonie.

À la mi-avril, la justice a interdit à la communauté de faire du feu tant
que le conflit n’aurait pas été réglé devant les tribunaux. La décision du juge d’Esquel, Omar Magallanes, fait suite à une demande des avocats de Benetton. La même mesure interdit aux dix familles de la communauté de construire des logements. Santa Rosa Leleque est donc un campement de tentes igloo trop minces, les températures descendant toutes les nuits au-dessous de zéro.


Pour l’instant, la seule construction est un ranchito [maison en terre à armature de bois] où les Mapuches conservent de la farine, du vermicelle, des confitures, des tortas fritas [sortes de bugnes] et les colis alimentaires que leur ont donnés des gens des villages voisins et des touristes généreux. A 700 mètres de là se dresse la maison communautaire, encore inachevée, parce que la justice winka [blanche], comme on l’appelle à Leleque, en a décidé ainsi. Il y a quelques jours, le juge de paix d’El Maitén, Guillermo Palmieri, a franchi les barbelés avec son attaché-case. Ce dernier contenait les 30 avis d’interdiction [de faire du feu] émis à l’encontre de chacun des habitants de Santa Rosa.


En interdisant le feu, “ils espèrent qu’on se lassera et qu’on finira par partir, explique Rosa Nahuelquir. Il a commencé à neiger et nous n’avons même pas pu finir de construire la maison. Mais, s’ils croient qu’ils vont nous faire peur, ils se trompent.” Elle et son mari Atilio Curiñanco se battent depuis 2002, année où le couple a été expulsé par la justice de ces terres qu’ils revendiquent comme étant les leurs. Des terres qui, sans exagérer, sont le plus bel endroit du monde : montagnes couronnées de neige, torrents, terres qui n’attendent que d’être cultivées ou de servir de pâturages, le rêve d’Atilio.


Pour les Mapuches les arbres sont sacrés Le matin de bonne heure, lui et Luis Millán, armés d’une pioche et d’une pelle, vont s’occuper de l’irrigation. Ils marchent vers les montagnes, suivant le lit d’une rivière asséchée depuis 2002, quand les forces de l’ordre ont démantelé le système d’irrigation, comme tout ce qu’avait construit le couple Nahuelquir-Curiñanco. Ce cours d’eau irriguait des terres idéales pour les cultures. “Si ces militaires s’imaginent que nous allons céder”, commente Atilio entre deux coups de pelle.


Avec son compagnon, il installe quelques pierres et la rivière se divise en deux, ce qui va permettre de semer sur plusieurs hectares. “Tu veux de l’eau fraîche? me propose Atilio. Il n’y a pas plus pur. Elle vient tout droit de la montagne.”


À Santa Rosa règne le plein emploi. Quand il ne faut pas irriguer, il faut aller chercher du bois. Pour les Mapuches, les arbres sont sacrés, donc pas question de les abattre. Ils ne coupent du bois que sur les arbres tombés. S’ils sont obligés de tuer un arbre – ou n’importe quel être vivant –, ils demandent d’abord l’autorisation à la mapu [terre]. Et récupérer leur territoire revient à renouer avec la spiritualité.


Du matin au soir, les Mapuches rendent un culte à la terre. Et, quand ils dorment, la mapu leur parle en peuma (rêve) et leur dit ce qui est. Ses messages sont si clairs qu’il ne viendrait à l’idée de personne de lui désobéir. Le mapudungun est la langue que la terre a donnée aux humains pour qu’ils puissent communiquer avec elle. Beaucoup sont convaincus que les malheurs du peuple mapuche ont commencé quand ils ont cessé de communiquer avec la terre, quand ils se sont “winkaïsés”. Pour franchir la clôture de barbelés, il faut se plier en deux, mettre un pied ici, puis un pied là. Pour éviter qu’on ne les accuse de détérioration, les Mapuches ne forcent pas les cadenas ni ne sectionnent les barbelés. Parmi les participants, une petite vieille toute menue, au visage parcheminé. Pas besoin de lui demander son âge pour savoir qu’elle a vécu l’époque des premières expulsions, vers 1937. “Dites-nous, Papay [mamie], qui vivait à Santa Rosa avant les expulsions ?” La vieille dame soupire : “Avant, quand il n’y avait pas de barbelés…”

Sebastián Ochoa Página 12



HistoireAvec 1,5 millions de personnes, les Mapuches sont la première communauté autochtone d’Amérique du Sud. 250 000 vivent en Argentine, le reste au Chili. Ni les Incas, ni les conquistadors espagnols n’ont réussi à les soumettre. Au XIXe siècle

dimanche, mai 13, 2007

Discours de Benoît XVI au CELAM


Le pape Benoît XVI lors de son discours

Le 16 Mai 2007 - (E.S.M.) - Le Pape Benoît XVI a clôturé son voyage de cinq jours au Brésil par un discours aux évêques brésiliens pour inaugurer la Ve Conférence Générale de l'épiscopat latino-américain et des Caraïbes . L'idée qui est au coeur de ce discours, c'est que les tentatives pour résoudre les problèmes sociaux et politiques sans le Christ mènent à la ruine.
Aparecida, le dimanche 13 mai 2007
Chers frères dans l’Épiscopat, bien aimés prêtres, religieux, religieuses et laïcs, chers observateurs des autres confessions religieuses,C’est pour moi un motif de grande joie que de me trouver aujourd’hui avec vous pour inaugurer la Ve conférence générale de l’épiscopat latino-américain et de la Caraïbe, que l’on célèbre près du sanctuaire de Notre Dame d’Aparecida, patronne du Brésil. Je veux en premier lieu rendre grâces à Dieu pour le grand don de la foi chrétienne aux peuples de ce Continent.
1. La foi chrétienne en Amérique latine
La foi en Dieu a animé la vie et la culture de ces peuples pendant plus de cinq siècles. De la rencontre de cette foi avec les ethnies autochtones est née la riche culture chrétienne de ce Continent, qui s’est exprimée dans l’art, la musique, la littérature, et, en particulier, dans les traditions religieuses et dans les mœurs de ses peuples, unis par une même histoire et un même credo, pour donner naissance à une grande harmonie dans la diversité des cultures et des langues. Cette foi est confrontée actuellement à de sérieux défis, car le développement harmonieux de la société et l’identité catholique de ses populations sont en jeu. A cet égard, la Ve conférence générale s’emploie à réfléchir à cette situation pour aider les fidèles à vivre leur foi dans la joie et la cohérence, à prendre conscience qu’ils sont disciples et missionnaires du Christ, envoyés par lui dans le monde pour annoncer et témoigner de notre foi et notre amour.Mais qu’a signifié l'acceptation de la foi chrétienne par les peuples d'Amérique latine et des Caraïbes ? Pour eux, cela a signifié connaître et accepter le Christ, a précisé le pape Benoît XVI, ce Dieu inconnu que leurs ancêtres, sans le réaliser, recherchaient dans leurs riches traditions religieuses. Le Christ était le Sauveur qu'ils désiraient silencieusement. Cela a signifié aussi recevoir, avec les eaux du baptême, la vie divine qui a fait d’eux des enfants de Dieu par adoption ; recevoir, en outre, l’Esprit Saint qui est venu féconder leurs cultures, en les purifiant et en développant les nombreux germes et semences que le Verbe incarné avait déposés en elles, en les orientant ainsi vers les chemins de l’Évangile.En effet, l’annonce de Jésus et de son Évangile n’a supposé, à aucun moment, une aliénation des cultures précolombiennes, et n'a pas non plus été l'imposition d'une culture étrangère. Les cultures authentiques ne sont pas fermées sur elles, ni pétrifiées en un point déterminé de l’histoire, mais elles sont ouvertes, bien plus : elles cherchent la rencontre avec les autres cultures, car elles souhaitent atteindre l'universalité dans la rencontre et le dialogue avec les autres formes de vie et avec les éléments qui peuvent les conduire à une nouvelle synthèse qui respecte toujours la diversité des expressions et des réalisations culturelles concrètes. En dernier lieu, seule la vérité unifie et trouve sa preuve dans l’amour. Pour cette raison, le Christ, étant réellement le Logos incarné, « l’amour jusqu’au bout », n’est étranger à aucune culture ni à aucune personne ; au contraire, la réponse à laquelle aspire le cœur des cultures est celle qui leur donne leur identité ultime, celle qui unit leur humanité et, en même temps, respecte la richesse de leur diversité, les faisant grandir vers une vraie humanisation, dans le progrès authentique.
Le Verbe de Dieu, s’étant incarné en Jésus Christ, s’incarne aussi dans l’histoire et la culture.L’utopie de redonner vie aux religions précolombiennes, les séparant du Christ et de l’Église universelle, ne serait pas un progrès, a souligné Benoît XVI, mais une régression. En réalité, ce serait une involution vers un moment historique ancré dans le passé. La sagesse des peuples autochtones les a heureusement aidés à faire une synthèse de leurs cultures avec la foi chrétienne offerte par les missionnaires. Lire la suite...

samedi, mai 12, 2007

KYLIE MINOGUE DÉMENT TOUTE LIAISON AVEC UN HOMME MARIÉ

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Kylie Minogue avec "son ami", 
le producteur de films Alexander Dahm.
La chanteuse pop australienne Kylie Minogue a démenti jeudi avoir eu une liaison avec un homme marié, après avoir été prise en photo au Chili en compagnie d'un producteur de cinéma dont l'épouse est enceinte de huit mois.

La chanteuse pop australienne Kylie Minogue a démenti jeudi avoir eu une liaison avec un homme marié, après avoir été prise en photo au Chili en compagnie d'un producteur de cinéma dont l'épouse est enceinte de huit mois.

"Je n'ai jamais été infidèle à un partenaire et trouverais complètement immoral d'être impliquée (dans une liaison) avec un homme marié", a-t-elle déclaré.

La presse populaire britannique avait publié des photographies montrant la chanteuse en compagnie du producteur de cinéma Alexander Dahm, 39 ans, bien que son porte-parole ait souligné qu'il ne s'agissait que d'un ami.

Les photographies les montraient ensemble à bord d'un bateau ou déjeunant au restaurant.

Kylie Minogue, 38 ans, aurait eu le coeur brisé par sa séparation avec son compagnon, l'acteur français Olivier Martinez.

Elle avait dû interrompre une tournée internationale en mai 2005 après qu'eut été détecté un cancer du sein. Elle avait subi une intervention chirurgicale à Melbourne, en Australie, puis suivi une chimiothérapie en France, où Olivier Martinez possède une maison.

"A son départ aujourd'hui de Santiago, au Chili, Kylie a été choquée par la réaction excessive dans les médias du monde entier au fait qu'elle ait passé du temps en compagnie d'un collègue et ami homme", a déclaré son porte-parole Murray Chalmers.

Avec "son ami", le producteur de films Alexander Dahm, elle a discuté d'un "possible projet de film", a-t-il affirmé.


jeudi, mai 10, 2007

Araucaria soutient très haut l'expo d'Ivan Kraljevic

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Exposition de Ivan Kraljevic
du 09 au 19 mai 2007
93 270 Sevran - France

F ESTIVAL .Du 9 au 19 mai, les « Carnets de voyages » de Sevran partent à la découverte de la culture de la grande île.Après le Maghreb, l’Acadie et l’Italie, la quatrième édition du festival Carnets de voyages de Sevran part à la découverte de Cuba du 9 au 19 mai. Un voyage initiatique dans l’univers culturel de la grande île des Caraïbes. «C’est un pays culturellement et historiquement important, estime le maire, Stéphane Gatignon. Sa place en Amérique latine et dans le monde est autre que la vision caricaturale que l’on en a. Nous avons souhaité avoir des vécus de différents domaines culturels.» Autant dire qu’il y en a pour tous les goûts avec des concerts aux rythmes du son cubain et de la salsa, ou encore du reggaeton, de l’initiation aux danses endiablées. Les expositions photographiques de René Ernesto Silveira Toledo et du Sevranais Ivan Kraljevic permettront au visiteur de flâner à Santiago de Cuba ou dans les rues de La Havane. À l’honneur également : la littérature métissée des Caraïbes autour de la problématique de l’identité, avec les conteuses Mimi Barthélémy et Muriel Bloch ainsi que l’écrivaine primée Karla Suarez. Ces Carnets de voyages offriront également un détour par la filmographie cubaine. À cette occasion, les élèves du lycée Blaise-Cendrars, qui ont visionné cinq productions cubaines, primeront l’une d’elles en présence de l’historien du cinéma cubain, Carlos Ponciano Arba Salva. En somme, une rencontre interactive entre des artistes confirmés et une ville de banlieue, ses écoles et ses quartiers populaires. « Toute notre politique culturelle est axée sur la construction du commun, explique Stéphane Gatignon. Nous ne sommes pas que dans la programmation artistique mais dans l’apport aux habitants pour tendre vers cette culture commune. » Carnets de voyages appelle à s’interroger sur le rapport à l’autre et le métissage. Les habitants des quartiers de Sevran « viennent des quatre coins du monde », rappelle le maire. «La culture française de demain est le fruit de l’apport de toutes les cultures du monde », précise-t-il. Selon lui, à travers ce festival et les orientations culturelles, la ville veut promouvoir l’idée selon laquelle « chacun peut contribuer à l’édifice de cette construction commune qui sera la culture de demain». Et «ce travail en commun commence par le refus d’opposer les populations entre elles», estime Stéphane Gatignon. Carnets de voyages croisent les vécus, valorisent le legs de chacun. Un concentré «de participation culturelle», selon l’expression de l’élu. En un mot, le fil conducteur de cette quatrième édition, avec invité d’honneur Cuba, sera le partage.

mercredi, mai 09, 2007

HÉROS FRAGILES


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En sortie la semaine prochaine, soit le jour de l'ouverture du Festival de Cannes, le film d'Emilio Pacull «Héros fragiles» aurait mérité une exposition plus flatteuse. 
AFFICHE DU FILM
Cela commence comme une fiction pour bifurquer aussitôt vers le documentaire : de retour au Chili, Emilio Pacull enquête sur la mort de son beau-père, le journaliste Augusto Olivares, ami et proche collaborateur de Salvador Allende, mort quelques minutes avant lui le 11 septembre 1973. Il retrouve les survivants du groupe qui a voulu croire alors qu'une autre manière de vivre la politique était possible, et qui se sont battus pour elle. 

La grande force du film réside dans la mise en perspective de ces événements avec le monde d'aujourd'hui. Comment ce qui s'est passé au Chili il y a plus de trente ans permet de comprendre ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui. C'est de l'histoire en mouvement, qui va chercher dans le passé les clés qui ouvrent les portes de ce temps. 

Va-et vient constant et passionnant, à travers aussi bien les rencontres avec les acteurs de 1973, les extraits des films de Costa-Gavras « État de siège » et « Missing », sur lesquels Pacull était assistant, qu'au fil de l'entretien avec le prix Nobel d'économie Milton Friedman, un des inventeurs de ce néolibéralisme qui trouva dans le Chili de Pinochet un terrain d'expérimentation rêvé. 

Tout cela sans didactisme aucun, avec le désir constant, au contraire, de dessiner une oeuvre à visage humain, profondément émouvante et passionnante.

MALFORMATION FOETALE : QUE FAIRE AU CHILI ?

Martine, Française de 36 ans, vit au Chili depuis 4 ans. L’année dernière, enceinte de 6 mois, elle a touché au plus près aux limites de la loi chilienne où toute forme d’avortement est interdite, même si le bébé, c'était son cas, présente une malformation terrible. Après un voyage éclair en France, aujourd’hui de nouveau enceinte, elle témoigne de sa révolte devant le mur de silence qui a entouré sa douloureuse histoire.
On ne verra pas en photo ses yeux bruns pétillants et son joli visage à la Audrey Tautou. Martine°, qui a passé la moitié de sa vie à changer de pays, n’est pourtant pas du genre timoré. Son histoire n'est connue ici que par quelques proches amis, français. On lui a conseillé de ne rien dire. Elle a très vite compris pourquoi, avec l'attitude résignée de certains amis chiliens, sur le mode "toute vie humaine est respectable". La version officielle de son voyage catastrophe en France en juillet dernier, est la tentative, ratée, d’une opération in-utéro à 6 mois. En réalité: un avortement thérapeutique organisé en une semaine à Paris, dans la panique d’un diagnostic pré-natal de Spina-bifida grave (colonne vertébrale ouverte, cerveau vide).


Martine est de nouveau enceinte, naissance prévue en août prochain, sereine mais révoltée. Entre-temps elle a changé de gynécologue. On comprend pourquoi. "J'avais tout à fait confiance en mon médecin, une femme d’à peu près mon âge, que l’on m’avait recommandée. Il se trouve qu’elle pratiquait aussi les échographies dans son cabinet. Tout roule, après trois ou quatre échos, jusqu’à qu’en naviguant sur des sites français de grossesse, je réalise que l’échographie des 6 mois est très importante. Je décide donc de m’adresser, exceptionnellement à un échographe extérieur. Et là, ça été le choc: Première image, il plaisante : le bébé a mon nez, pas celui de son papa présent à l’examen, tant mieux ! Deuxième image, il pousse un grand soupir et pâlit. Suit un moment de flottement -il croit que l’on sait déjà- puis comprend que l’on tombe des nues et enfin nous explique exactement la situation, ajoutant qu’au Chili, on va nous promettre, comme à tous les parents dans notre cas, une opération providentielle, alors que c'est un miracle qu'il faudrait. Sans en dire plus. Il organise même un rendez-vous avec l’équipe médicale, pour prévoir cette fameuse opération dès la naissance. Il fait son travail, quoi !" commente t-elle, en rendant hommage à l’honnêteté de ce médecin.

Pour ce qui est de sa gynécologue, elle ne saura jamais si c’est par incompétence ou convictions religieuses qu’elle ne lui a rien dit. Cette malformation étant visible, paraît-il, dès le 3ème mois de grossesse. Après coup, Martine l’a appelé pour vider son sac. En réponse, ce médecin accoucheur confirmé a… pleuré.
Aller-retour à Paris

Le même soir -on imagine dans quel état d’esprit- Martine et son mari tirent toutes les sonnettes d’alarme : d’abord des copains médecins au Chili, qui sans se dérober leur font valoir les risques médicaux et psychologiques de la clandestinité. Puis, le lendemain, à 7h du matin, elle contacte son ancien médecin en France, perdue de vue depuis 10 ans. Elle aussi fait son travail. Mais sous d’autres latitudes. Comme une évidence, elle organise tout avec l’Institut de Puériculture de Paris; Soulagement: "Le diagnostic a été fait le lundi à Providencia, le vendredi suivant, j’étais à Paris. Le temps de faire les démarches ; deux signatures de médecins sont nécessaires. L’accouchement a eu lieu le lundi suivant avec une équipe formidable qui ne fait que des accouchements problématiques", se souvient-elle.

Elle constatera que, non seulement la légalité permet une sécurité médicale, mais aide dans le processus de deuil. "C’est bien sûr un "bébé" et en cela, l’acte n’est pas fait à la sauvette. Elle (c'était une fille) a eu a droit à une sépulture, un nom, elle est d’ailleurs inscrite sur notre livret de famille. Et malgré mes réticences, la sage-femme m’a demandé d’apporter des vêtements pour l’habiller, m’a incitée à la voir. Cela s’est avéré très important pour la suite", commente Martine, émue mais pas submergée.

Un "détail", mais qui compte, aussi : Martine, couverte au Chili par une "ISAPRE" a réalisé qu’elle n’était pas du tout assurée sociale en France. Bilan : quatre jours d’hospitalisations à 1.250 euros chacun !

Malgré un mari chilien et un réseau professionnel passionnant à Santiago, cette histoire a un peu mis Martine en froid avec un Chili qu’elle trouve, pas seulement ultra-catholique, et elle cite le pieux Mexique aux lois pourtant plus souples, mais aussi trop conservateur dans les mentalités. Conséquence : elle reprendrait bien son baluchon avec conjoint et enfants -elle a un "grand" de 6 ans- pour le Brésil, où elle a déjà passé de nombreuses années. Elle ajoute : "Et dire que c’est dans l’un des rares pays au monde à être dirigé par une femme que l’avortement thérapeutique reste impossible !"

L’avortement au Chili est illégal quelles qu’en soient les raisons (inceste, viol..) En France, il est légal depuis 1975. Une interruption volontaire de grossesse (IVG) peut-être pratiquée jusqu’à la 12e semaine de gestation. En revanche il n’y a pas de délai légal pour l’avortement thérapeutique. Dans tous les cas, la loi encadre strictement cet acte, pris en charge par la sécurité sociale. Depuis l’introduction de la pilule abortive (à ne pas confondre avec la pilule du lendemain !), une IVG peut être pratiquée par un médecin de ville ( dans ce cas, avant 9 semaines de grossesse).