vendredi, novembre 10, 2023

CHILI: DES ATHLÈTES CUBAINS ABANDONNENT LEUR SÉLECTION APRÈS LES JEUX PANAMÉRICAINS

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SANTIAGO DU CHILI, CÉRÉMONIE DE CLÔTURE DES
JEUX PANAMÉRICAINS, LE 5 NOVEMBRE 2023.
PHOTO IVAN ALVARADO REUTERS -

Chili: des athlètes cubains abandonnent leur sélection après les Jeux panaméricains / Au Chili se tiennent en ce moment les Jeux panaméricains, sorte de Jeux olympiques d’Amérique latine, et le pays accueille des centaines de sportifs venus de tout le continent. Et alors que la compétition n’est pas encore terminée, sept athlètes cubains ont pris la fuite. Ils n’ont pas rejoint leur délégation, ni leurs appartements où ils étaient logés le temps des Jeux. Cette histoire a quelque peu embarrassé le Parti communiste chilien (PCCh). [?!]
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RFI 
 [?!] LAUTARO CARMONA
Les Jeux panaméricains se sont achevés dimanche et un coureur de haies et six joueuses de hockey manquent à l’appel au sein de la délégation cubaine. Selon la presse chilienne, certains seraient en ce moment hébergés par des connaissances dans la capitale, Santiago, rapporte notre correspondante, Naïla Derroisné.

 
À SANTIAGO, DURANT LES JEUX PANAMÉRICAINS.
PHOTO REINALDO REGINATO / FOTOARENA / PANORAMIC

CAPTURE D'ÉCRAN

Le ministère de l’Intérieur a indiqué que, pour l’instant, ces athlètes ne sont pas en situation irrégulière, puisqu’ils possèdent un visa d’une durée de 90 jours, renouvelable pour 90 autres jours, a précisé la porte-parole de la présidence.

Mais les sportifs auraient pris contact avec un cabinet d'avocats spécialisés, Hurtado y Bonito abogados, selon El Pais, pour régulariser leur situation migratoire. Nous avons accepté de les représenter, a déclaré Mijail Bonito, l'un des avocats du cabinet et ancien conseiller de l'ex-président de droite, Sebastian Piñera, sur les questions migratoires. Ils prévoiraient donc de rester au Chili pour échapper aux profondes difficultés économiques sur leur île, commentent certains responsables politiques de droite.

Cette histoire met le Parti communiste chilien, socle de la coalition présidentielle, dans l’embarras... Lui qui a toujours été un fervent défenseur du régime cubain au pouvoir depuis plus de soixante ans.

Ce n’est pas la première fois que des athlètes de Cuba profitent de compétitions internationales pour ne pas retourner dans leur pays. En mai 2021, César Prieto, le meilleur joueur de baseball cubain, avait fait défection aux États-Unis. Et depuis le début de l’année, une soixantaine de sportifs ont abandonné leur délégation.

#Jeux Panaméricains 2023 #Santiago du Chili

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MASCOTTE OFFICIELLE DES
JEUX  DE SANTIAGO 2023.

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mardi, novembre 07, 2023

CHILI : L’INCENDIE D’UN BIDONVILLE FAIT 14 MORTS PARMI DES MIGRANTS VÉNÉZUÉLIENS, DONT DES ENFANTS

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DES POMPIERS ET DES POLICIERS INSPECTANT LA ZONE
APRÈS UN INCENDIE DANS UN BIDONVILLE DE CORONEL,
AU CHILI LE 6 NOVEMBRE 2023.
PHOTO IVAN FLORES

Chili : L’incendie d’un bidonville fait 14 morts parmi des migrants vénézuéliens, dont des enfants / TRAGEDIE Selon les premiers éléments de l’enquête, le feu serait parti d’un poêle bricolé par les victimes pour se protéger du froid

20 Minutes avec l'AFP

PHOTO LA TERCERA

Le bilan d’un violent incendie qui s’est déclaré dans un bidonville dans le sud du Chili est particulièrement tragique. Quatorze migrants vénézuéliens, dont plusieurs enfants, ont péri lundi à Coronel, a annoncé la mairie.

► À lire aussi :     INCENDIES MEURTRIERS AU CHILI: LA FRANCE VA ENVOYER UN DÉTACHEMENT DE LA SÉCURITÉ CIVILE SUR PLACE

PHOTO ATON

« Nous avons le regret d’annoncer le décès de 14 habitants de notre commune. Il s’agit de trois familles, huit mineurs, six adultes, qui ont péri en raison de cet incendie qui a détruit leurs maisons », a déclaré Javier Valencia, adjoint au maire de cette ville située à 530 km au sud de Santiago.

Des familles vivant dans une extrême précarité

« Il s’agit de familles vénézuéliennes » vivant dans une extrême précarité dans deux logements surpeuplés, a ajouté l’adjoint. Il a été « très difficile pour les services de secours d’arriver à eux dans de bonnes conditions pour pouvoir les aider ».

Les causes exactes du sinistre restent à déterminer, mais selon les premiers éléments de l’enquête, l’incendie serait parti d’un poêle bricolé par les victimes pour se protéger du froid.

De plus en plus de migrants vénézuéliens depuis 2017

Depuis la grave crise économique et politique qui a éclaté au Venezuela en 2017, le nombre de migrants en provenance de ce pays a considérablement augmenté au Chili.

Des milliers d’entre eux sont arrivés à pied via la Bolivie ou le Pérou, par des points de passage clandestins, et le mouvement s’est amplifié pendant la pandémie de Covid-19. Ces migrants s’entassent souvent dans des bidonvilles bâtis sur des terrains non-constructibles, où des incendies et des accidents se produisent régulièrement.


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lundi, novembre 06, 2023

LES CHILIENS SATISFAITS DE L’ORGANISATION DES JEUX PANAMÉRICAINS

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PHOTO MARCELO HERNANDEZ

Santiago du Chili, 6 novembre 2023. Une grande majorité de Chiliens ont apprécié l’organisation des Jeux panaméricains 2023, selon un sondage de la société Cadem publié ici aujourd’hui.

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___________ 

Prensa Latina

Le rendez-vous, clôturé la veille après 17 jours de compétitions, a réuni dans ce pays quelque 7 000 athlètes de 41 comités olympiques du continent.

Selon le sondage, 63 pour cent des personnes interrogées ont estimé que l’organisation des compétitions a été très bonne et 76 % estiment que l’événement a eu un impact positif sur l’image du Chili au niveau international.

L’enquête Cadem a également révélé une hausse de quatre points dans l’approbation du président Gabriel Boric, atteignant 37 pour cent.

Cet indicateur est plus élevé que celui enregistré à la même période de leurs mandats par les anciens dirigeants Sebastián Piñera et Michelle Bachelet.

peo/mgt/car

#Jeux Panaméricains 2023 #Santiago du Chili


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MASCOTTE OFFICIELLE DES
JEUX  DE SANTIAGO 2023.

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VITRY-SUR-SEINE / 50 ANS DU COUP D'ÉTAT AU CHILI

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FLYER VITRY94

Agenda / 50 ans du coup d'état au Chili / Du 9 nov.  au 7 décembre 2023 / Dans le cadre de la commémoration des cinquante ans du coup d’État militaire au Chili, la ville présente, sur la mezzanine de l’hôtel de ville, une exposition photographique qui couvre les périodes de l'Unité populaire de Salvador Allende, du coup d'État et de la dictature du général Pinochet.

Portail www.vitry94.fr

Il y a cinquante ans, dans la matinée du 11 septembre 1973, se produisait l'événement le plus dramatique de l'histoire du Chili : les forces armées, dirigées par le général Pinochet, réalisaient un coup d'État qui renversait le gouvernement de Salvador Allende.

► À lire aussi :     UNE FRESQUE POUR LE CHILI

Une dictature sanglante et durable fut rapidement instaurée, avec le soutien de la CIA, des classes dirigeantes et de l'Église.

Cette exposition suit une chronologie qui va des années 1970 à 1979 : elle couvre les périodes de l'Unité populaire de Salvador Allende, du coup d'État et de la dictature du général Pinochet.

Thèmatiques de l’exposition

  • Le gouvernement de l’Unité Populaire
  • Le coup d’État, la répression et la dictature
  • La dictature en province : arrivée des prêtres ouvriers,
  • pauvreté, résistance des femmes, répression du peuple
  • mapuche, les disparus de Yumbel
  • La recherche des disparus et l’exil

Infos pratiques

Du 9 novembre au 7 décembre

Mezzanine de l'hôtel de ville


Lieu

Hôtel de ville de Vitry-sur-Seine (Mairie)

2, av. Youri-Gagarine

94400 Vitry-sur-Seine

Tél. : 01 46 82 80 00

Plan

2, av. Youri-Gagarine 94400 Vitry-sur-Seine

© 2023 - Hôtel de ville - 2, av. Youri-Gagarine - 94400 Vitry-sur-Seine

Téléphone : 01 46 82 80 00 - infos légales - Accessibilité


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DESSIN PATRICIO PALOMO

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samedi, novembre 04, 2023

ESTRAVAGARIOS, 50 ANS APRÈS LE COUP D'ÉTAT !

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INTERVIEW /“Estravagarios, 50 ans après le coup d'état ! / [Vaguedivagues : Pablo Neruda publie Estravagario, présenté en français sous le titre Vaguedivague, (le texte français est de Guy Suarès), en 1958.] / Dans le cadre de la commémoration des 50 ans du coup d'État, Rodolfo Parada, musicien et membre historique de Quilapayún et Estravagarios (groupe connu sous le nom de "Quilapayún d'Europe"), présente le nouvel album de son ensemble musical, tout en donnant son point de vue sur le Chili d'aujourd'hui. Dans une interview accordée à El Siglo, l'interprète de "Vamos Mujer", chanson emblématique de la "Cantata de Santa María de Iquique", explique pourquoi les membres historiques de Quilapayún, qui vivent en France, doivent utiliser le nom "Estravagarios" au lieu de "Quilapayún" dans leurs spectacles et leurs nouveaux albums. "Avec ce nouvel album, nous voulons confirmer que nous sommes toujours les continuateurs d'une longue histoire, jamais interrompue, et que nous sommes là pour faire perdurer nos idées et notre contribution musicale", a-t-il déclaré.

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Úrsula Fuentes Rivera. Journaliste à El Siglo. 

- Qu'est-ce qui a motivé le groupe à lancer ce nouvel album ? 

Être présents lors des commémorations du 50ème anniversaire du coup d'État avec un produit créatif, naturel et cohérent. Pour ce faire, nous avons voulu rééditer notre précédent album "Absolutamente Quilapayún", sorti en 2014 et resté caché du marché en raison de la controverse autour du nom Quilapayún et de notre absence pour cause de Covid19. Aujourd'hui, avec le soutien du célèbre label Alerce, il sera publié et étiqueté au Chili sous le nom de "Estravagarios, Aquí estamos a 50 años del golpe".

Aussi bien dans la première comme dans nouvelle édition, la deuxième partie de l'album s'intitule "Homenaje a Salvador Allende" et lui rend hommage avec trois chansons qui nous ramènent à l'époque de l'Unidad Popular : "Allende" (chanson emblématique composée en 1982) et les historiques "Canto a la Pampa" et "La Batea". Cependant, dans "Estravagarios : aquí estamos a 50 años del golpe", ces trois chansons font l'objet de nouvelles versions.

La première partie du nouvel album, intitulée "Hoy por hoy", comprend douze chansons, dont neuf sont inédites (Preludio y Según el favor del viento, Aquí estamos, Con la primavera, Siete por ocho, Chilando, Ramona Parra, Por ellos canto, Rosa de los vientos, La indiferencia). Les trois autres (Transiente, El gavilán, Manuel Ascencio Padilla) ont été enregistrés à nouveau pour renouveler les voix et les sons.

Avec l'album "Estravagarios, nous voici 50 ans après le coup d'État" - entièrement enregistré en France - nous avons voulu confirmer que nous sommes toujours les continuateurs d'une longue histoire, jamais interrompue, et que nous sommes là pour faire perdurer nos idées fondamentales et notre contribution musicale et artistique.

- Que pensez-vous du fait qu'Estravagarios soit surnommé "le Quilapayún de l'Europe" ?

Nous sommes la partie de Quilapayún qui est restée sur ce continent, donnant une continuité au groupe, sans jamais cesser de chanter, alors que d'autres membres ont quitté le groupe à différents moments pour se consacrer à d'autres choses. Mais depuis que certains de ces anciens membres ont décidé de se réunir au Chili quelque temps plus tard, sous le même nom, les gens ont spontanément fait la distinction. Cela ne nous dérange pas beaucoup.

- Quelle est la raison de la controverse administrative qui vous empêche de vous produire sous le nom de Quilapayún ? Depuis quand se pose la question de savoir si vous devez continuer à utiliser ce nom ?

Jusqu'en 2015, nous avons tourné sans interruption au Chili, partageant le nom sur un pied d'égalité avec l'autre groupe établi au Chili. Mais pour des raisons administratives obscures, l'Institut national de la propriété industrielle (Inapi) a décidé en 2016 de donner la propriété exclusive du nom "Quilapayún" à l'autre groupe, alors qu'il avait déclaré auparavant que la marque appartenait à tous ceux qui étaient passés par le collectif.

Cette nouvelle déclaration exclut plusieurs d'entre nous et nous demandons donc la nullité de l'enregistrement. Cette question est entre les mains de nos avocats et est en cours de décision.

- Est-ce la raison pour laquelle vous utilisez le nom "Estravagarios" pour votre album qui sera présenté au Chili, ou l'avez-vous déjà utilisé en Europe, comme vous l'avez fait avec le nom "Guillatún" ?

Ne pas pouvoir continuer à utiliser le nom artistique Quilapayún, pour lequel nous avons tant donné, est une grande déception, d'autant plus qu'il s'agit d'une décision erronée et contraire à toute la jurisprudence en la matière. Et il n'est pas facile de changer d'avis.

Face à cela, notre première option a été d'utiliser   “Error Judicial” comme nom de scène et de souligner ainsi une situation choquante. Ensuite, nous avons effectivement utilisé le nom de Guillatún, mais nous n'en étions pas très satisfaits.

Avec la commémoration imminente du 50ème anniversaire du coup d'État et le désir de sortir un disque et d'aller au Chili après la pandémie, nous avons cherché un nom plus significatif qui nous donnerait immédiatement des signes d'identité. Et nous avons trouvé que le livre de Pablo Neruda "Estravagario", considéré comme une œuvre charnière entre sa poésie plus classique et politique et une poésie plus moderne jumelée à celle de Huidobro et même de Parra, nous donnait de manière subliminale le sens de ce que nous recherchions, à savoir la chilienneté, la sensibilité sociale, l'exigence artistique et le renouveau constant. C'est de là que vient "Estravagarios", le nom sous lequel nous nous sommes déjà présentés en Europe.

Connaissiez-vous Neruda, étiez-vous proche de lui ?

Nous avons eu le privilège de le rencontrer à quelques reprises, notamment lors d'une manifestation de femmes au théâtre Caupolicán de Santiago, où il a commencé son discours par la phrase mémorable "Mesdames et Mesdames".

Mais l'occasion la plus importante s'est présentée en février 1972, alors qu'il était ambassadeur du Chili en France, lorsqu'il nous a invités à déjeuner à l'ambassade dans un geste clair de camaraderie. Nous avons parlé de tout, dans son style calme, ironique et engagé.

Bien sûr, la situation tendue qui commençait à se développer au Chili était un thème central et la question de savoir ce qu'il fallait faire faisait l'objet d'échanges et de lucubrations. Nous étions déjà à la fin du déjeuner, mais il me semblait encore que Neruda se levait brusquement et s'excusait pour aller faire sa sieste. J'étais convaincu qu'il n'avait pas beaucoup aimé quand, à la question de savoir ce qu'il fallait faire au Chili, l'un d'entre nous répondit "la dictature du prolétariat, camarade".

- Quels ont été les critères de sélection des chansons qui allaient faire partie de l'album ?

Comme pour la plupart de nos albums, nous créons et assemblons des chansons en fonction de ce qui nous inspire, de ce qui attire notre attention ou de ce que l'époque nous dit. Par exemple, sur cet album, la chanson "Rosa de los vientos" provient de notre visite en Palestine, à Jérusalem-Est, "La indiferencia" correspond à notre perception de l'individualisme actuel, "Chilando" à la description d'une vie qui a commencé en exil, "Siete por ocho" à la résilience que nous avons tous face aux vicissitudes de la vie, et "Aquí estamos" à un désir de rester présent et plein d'espoir dans la situation chilienne.

- Les Estravagarios ont-ils de nouveaux membres ou seuls les membres historiques du groupe sont-ils encore présents ?

 Somos los mismos músicos que hemos protagonizado una prestigiosa historia con el grupo Quilapayún (Rodolfo Parada, Patricio Wang, Patricio Castillo, Álvaro Pinto, Mario Contreras, Christian Goza y Rodrigo González), simplemente que hemos decidido ampliar nuestra actividad musical dando vida al conjunto Estravagarios, queriendo escapar a la polémica administrativa que aún persiste en Chile en torno a la titularidad del nombre Quilapayún.

- Y a-t-il un avant et un après à Quilapayún depuis que Patricio Wang a rejoint le groupe en 1979 ?

Oui, bien sûr, sans aucun doute. L'entrée de Patricio a signifié une rénovation musicale essentielle, compte tenu de sa formation académique complète, de son travail avec des ensembles de nature différente et de ses propositions créatives. Ses compositions telles que "Fuerzas naturales", "Temporía", "Allende", "El hombre natural" ou "Alharaca" marquent la nouvelle ère du groupe et ouvrent la voie à ses œuvres de longue durée telles que "Galileo Galilei" et "Dialecto de pájaros", composées spécialement pour Quilapayún, qui seront jouées en direct au Chili dans un avenir proche.

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Quilapayún 1973 - Vamos mujer [VIDEO PLAYBACK]
Enregistré le 22 septembre 1973.

- Vous êtes la soliste de la chanson "Vamos Mujer", tirée de la version originale de la Cantate Santa María de Iquique, un thème musical emblématique de la lutte du peuple pour de meilleures conditions de vie. Qu'est-ce que cela a signifié pour vous de l'interpréter ?

Lorsque le compositeur Luis Advis nous a présenté la Cantate, j'ai été très heureux qu'il m'attribue un thème combatif, mais chargé d'une tendresse forte et empathique. L'accueil du public m'a montré que le choix d'Advis était judicieux, et je lui en suis très reconnaissant.

- Que pensez-vous de la manière dont la commémoration du 50ème anniversaire du coup d'État s'est déroulée au Chili ?

Pendant mon séjour, d'août à la mi-octobre de cette année, il m'a semblé que dans de nombreux médias, le mot était libéré pour nommer les choses par leur nom : dictateur, disparu, crimes, torture. Ceux qui vivent au Chili ont peut-être vécu tous ces changements progressivement. Mais pour moi, qui vais au Chili par intermittence, j'ai reçu un fort impact de ce discours de vérité et j'ai enfin pu regarder un peu plus la télévision chilienne. Même une chaîne de télévision s'est permis de faire un mea culpa sur les montages de désinformation.

Il a beaucoup apprécié le plan de recherche du gouvernement. Mais je n'ai pas vu de projet global de commémoration du 50ème anniversaire qui ait eu un impact, à part un événement élitiste devant la Moneda. En revanche, je tire mon chapeau aux innombrables activités de commémoration menées dans la région métropolitaine par le Musée de la mémoire et la municipalité de Recoleta, qui ont organisé pendant des mois d'intenses activités politiques, artistiques, intellectuelles et littéraires, des débats et des expositions.

- Quel est le point de vue français sur la commémoration du 50e anniversaire du coup d'État et quel est le bilan des trois années d'Unité Populaire ?

Toute l'expérience de l'Unidad Popular, du gouvernement de Salvador Allende et de la construction d'une société socialiste par le biais d'élections démocratiques a été très importante et inspiratrice pour la gauche française et son "Union de la Gauche", qui a porté Mitterrand au pouvoir. Le coup d'État au Chili a donc provoqué un choc sismique généralisé dans la société française, qui n’a toujours pas oublié les moments fatidiques vécus par notre pays.

La France a également accueilli des milliers de chiliens et chiliennes en exil qui, d'une manière ou d'une autre, ont  maintenu les projecteurs sur ce qui se passe au Chili. Tout cela explique les nombreuses manifestations franco-chiliennes faisant allusion au 50e anniversaire du coup d'État, les vœux adressés par Macron à Boric, mais aussi les banderoles sur la façade de l'hôtel de ville de Paris et dans tant d'autres lieux institutionnels et populaires en France.

- L'album "Estravagarios, ¡aquí estamos a 50 años del golpe !" fera-t-il l'objet d'une sortie officielle accompagnée d'un concert ?

Nous espérons effectuer notre tournée au Chili en 2024. Comme d'habitude, nous commencerons par des concerts au Caupolicán, puis nous ferons des concerts dans les provinces. Tout cela est en préparation.

En attendant, l'album est disponible sur Spotify, Apple Music, Amazon Music et Youtube Music, et une vidéo officielle est disponible sur https://www.youtube.com/watch?v=1irKl279LLs.

vendredi, novembre 03, 2023

MONTREUIL / CHILI 1973-2023 : TOUJOURS LE POING LEVÉ

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« CHILI 1973-2023 : TOUJOURS LE POING LEVÉ » >
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Bibliothèques de Montreuil / Chili 1973-2023 : toujours le poing levé / Du 16 novembre au 31 décembre 2023, les bibliothèques de Montreuil vous invitent à explorer tous les aspects du coup d'État chilien du 11 septembre 1973 qui mit fin à l’une des plus passionnantes expériences démocratiques des années 70. Invités, exposition, concerts, conférences, projections et rencontres se succéderont pour tenter de faire la lumière sur son contexte, son déroulement et ses conséquences sur le Chili contemporain.


Pour plus d’informations Bibliothèques de Montreuil


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DESSIN PATRICIO PALOMO

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SANTIAGO DU CHILI UNE RUE REBAPTISÉE CARLOS CONTRERAS MALUJE

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SIGNALÉTIQUE URBAINE, PLAQUE DE RUE À SANTIAGO DU CHILI
PHOTO RADIO NUEVO MUNDO

Santiago du Chili une rue rebaptisée Carlos Contreras Maluje / Changement de nom : La rue Aconcagua de Santiago du Chili change de nom, et se nomme Carlos Contreras Maluje, détenu disparu de la dictature civico-militaire.

FLYER JJCC

Munistgo

Lors d'une émouvante cérémonie organisée par le Parti communiste du Chili (PCCH), la rue Aconcagua - entre San Diego et San Ignacio - a été rebaptisée du nom de Carlos Contreras Maluje, un dirigeant historique qui, à l'âge de 29 ans, fut  torturé et fait disparaître pendant la dictature dictature civico-militaire.

► À lire aussi :    ARCHIVES / UN ANCIEN AGENT DE LA DINA PARLE

L'initiative a été introduite par le PCCH le 10 juillet de cette année, par son l'actuel président, Lautaro Carmona. La mesure fut  approuvée par le Conseil de la société civile (COSOC) et le Conseil municipal - avec neuf voix pour et deux contre - le 10 août.

IRACÍ HASSLER JACOB, MAIRE DE SANTIAGO DU CHILI LORS
DE LA CÉRÉMONIE CONFIRMANT LE CHANGEMENT DE NOM,
LA RUE ACONCAGUA DEVIENT LA RUE CARLOS CONTRERAS MALUJE

"Ce changement de nom nous permet de reconnaître notre histoire, ce qui s'est passé dans la commune, et nous espérons ainsi donner un signal pour que les violations des droits de l'homme, les personnes détenues, les personnes exécutées ne se répètent pas, et que nous puissions, par conséquent, approfondir la démocratie", a déclaré la maire Irací Hassler.

Outre la maire de Santiago, l'activité a été conduite par le président, Lautaro Carmona  et la secrétaire générale du  du PCCH, Bárbara Figueroa, qui étaient accompagnés de la veuve de l'ancien dirigeant Carlos Contreras Maluje, María Adriana Pablos, et de sa fille, María Adriana Contreras.

María Adriana Pablos a exprimé sa gratitude pour le changement de nom de la rue, elle qui, suite à la disparition de son mari, est allée vivre en Angleterre avec ses deux enfants de 5 et 3 ans. La sénatrice Claudia Pascual, les conseillères municipales Dafne Concha et Virginia Palma, ainsi que d'autres personnalités politiques et sociales, étaient également présentes. 

Madame la Maire de Santiago, Irací Hassler  a déclaré que Carlos Contreras Maluje était un homme "mari, père, travailleur, qui a laissé une trace dans notre histoire, qui a malheureusement été victime de la dictature précisément dans ce lieu qui nous réunit aujourd'hui, mais qui est toujours vivant parmi nous".

En effet, le 3 novembre 1976, au croisement des rues Aconcagua et Nataniel, un jeune homme se jette sous les roues des voitures  après avoir échappé à ses ravisseurs qui l'avaient arrêté et torturé la veille.  Là, le dirigeant communiste, fut renversé par un autobus, il crie son nom et demande qu’on prévienne la pharmacie "Maluje" de Concepción.

Cet événement a été vu par des passants, qui ont été témoins des faits; Carlos n'a pas pu être sauvé car les agents de la DINA (la police politique chilienne pendant la dictature militaire de Pinochet)  l'ont repris et l'ont exécuté sur la Cuesta Barriga, d'après le Rapport Retting.

À ce jour, cinq rues et une petite place de la commune de Santiago ont été rebaptisées, et les cérémonies ont été conduites par les organisations civiles qui avaient demandé cette mesure.

Lors de la cérémonie confirmant le changement de nom, La rue Aconcagua devient la rue Carlos Contreras Maluje.   

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CEASEFIRE NOW ! / CESSEZ-LE-FEU MAINTENANT !

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DELIGHT LAB / ATELIER D'ART :
LUMIÈRE, SON ET ESPACE
À SANTIAGO DU CHILI

Œuvre de Delight Lab. Projeté sur la "Gran Torre Santiago"  (Grand Tour Santiago)  gratte-ciel de bureaux de 300 mètres construit en 2014 à Santiago au Chili.  🇨🇱 / La Gran Torre Santiago, est le plus haut bâtiment de l'Amérique du Sud. / Cessez-le-feu maintenant – pour la paix à Gaza / Guerre Israël-Hamas: les troupes israéliennes sont « au cœur de Gaza-Ville », selon le ministre de la défense israélien.

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DELIGHT LAB / ATELIER D'ART :
LUMIÈRE, SON ET ESPACE
À SANTIAGO DU CHILI


jeudi, novembre 02, 2023

ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE PIER PAOLO PASOLINI

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PIER PAOLO PASOLINI LORS DU TOURNAGE
DU FILM "LE DÉCAMÉRON" 22 AVRIL 1971
PHOTO VITTORIANO RASTELLI 

 1975  - 2 NOVEMBRE - 2023 

QUARANTE-HUITIÈME ANNIVERSAIRE
DE LA MORT DE PIER PAOLO PASOLINI 
Pier Paolo Pasolini fut un écrivain, poète, peintre, journaliste, traducteur, dramaturge, artiste visuel, acteur, scénariste et réalisateur italien, né le 5 mars 1922 à Bologne, et assassiné dans la nuit du 1er au 2 novembre 1975, sur la plage d'Ostie, près de Rome. (Wikipédia)

Un peu de Pasolini en nous

Au matin du 2 novembre 1975, Pier Paolo Pasolini est retrouvé massacré sur une plage d’Ostie, près de Rome, assassiné brutalement. Un jeune homme de dix-sept ans est arrêté et reconnaît sa culpabilité, avant, quelques années plus tard, d’avouer avoir été manipulé et forcé à s’accuser. Aujourd’hui encore, les meurtriers de Pasolini restent inconnus et les circonstances de sa mort troubles.

Son assassinat est survenu à un moment très particulier de sa vie personnelle et de l’histoire de l’Italie. Dans la péninsule, depuis 1969, une série d’attentats ont assombri le paysage politique, une période qu’on nommera « les années de plomb », et déjà la justice a du mal à fonctionner. Quand Pasolini est assassiné, « il est très visible, explique René de Ceccatty. Il avait écrit des textes très violents dans le * Corriere della Sera, notamment sur le lien entre la mafia et la Démocratie chrétienne. »*

Beaucoup s’interrogent donc sur une possible raison politique à un tel assassinat. Car Pasolini ne cesse d’être au centre de discussions, débats, colloques, ouvrages : on décortique son œuvre cinématographique, on découvre son talent de poète et de dramaturge, on cherche à comprendre qui était l’homme Pier Paolo, un créateur plein de lumière, et d’ombres aussi. « De son vivant, précise Hervé Joubert-Laurencin, il était très critiqué en Italie, il s’est mis beaucoup de gens à dos, il n’avait pas peur de dire les choses, beaucoup donc le détestaient. »

Il faut dire que Pasolini n’est pas seulement un cinéaste différent des autres, provocateur pour certains, génie pour d’autres, à une époque du septième art italien qui compte parmi ses rangs Fellini, Antonioni ou Visconti. Il est aussi pleinement engagé dans le débat public, et s’exprime avec une lucidité sans filtre sur la vie de son pays et sur le capitalisme qu’il déteste. D’ailleurs, dans son roman laissé inachevé, Pétrole , il anticipe déjà le berlusconisme et décrit un monde politique italien en train de changer, et pas nécessairement pour le mieux.

Pasolini aura aussi été ce fils éternel, lui qui n’a jamais voulu devenir un père. Il vit avec sa mère jusqu’à la fin, une mère qui joue un rôle fondamental dans son initiation à la poésie : Susanna Colussi Pasolini a écrit des poèmes, ainsi qu’un long récit de l’histoire familiale, que le jeune Pier Paolo a lus et a voulu imiter. Et ce n’est à personne d’autre que sa mère qu’il a fait jouer le rôle de la Mère avec un grand « m » dans L’Evangile selon Saint Matthieu .

Pasolini cinéaste, Pasolini dramaturge, Pasolini romancier, Pasolini engagé, Pasolini provocateur, Pasolini poète. C’est un homme complexe que cet Italien amoureux des mots qui a marqué l’histoire de l’art de son pays et qui inspira beaucoup d’artistes après lui : « il a été un grand modèle pour toute une poésie italienne mais aussi tout un cinéma, conclut René de Ceccatty*. Il est à la fois mystique et engagé, c’est un Christ engagé dans la vie terrestre. » (France culture)

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PIER PAOLO PASOLINI PORTANT SON PROPRE CADAVRE  
DESSIN GRANDEUR NATURE DANS UNE RUE DE ROME 
PAR ERNEST PIGNON-ERNEST


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DESSIN PATRICIO PALOMO