mercredi, avril 20, 2022

UNE ONG PALESTINIENNE DÉNONCE LES DOUBLES STANDARDS DE L'OCCIDENT

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PHOTO LE BLOG DE RUBEN

Ramallah, 20 avril 2022. Le Centre palestinien pour les droits de l'homme (PCHR) a dénoncé aujourd'hui la politique de deux poids deux mesures de l'Occident et de la Cour pénale internationale (CPI) du fait de leur réaction rapide contre la Russie et leur nonchalance à réagir face aux crimes israéliens.

Prensa Latina

LOGO PCHR

nous sommes percutés par la réaction immédiate des acteurs internationaux qui imposent des sanctions économiques à Moscou et de la cour qui enquête sur les allégations, mais qui en même temps restent silencieux face aux actions de Tel Aviv, a dit l'ONG dans un communiqué.

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"La norme de justice devrait être la même pour tous les peuples du monde ; or on a mis en évidence une fois de plus (...) que les intérêts politiques prévalent sur le droit international".

PHOTO JAAFAR ASHTIYEH / AFP

L'organisation a rappelé à la CPI que depuis le début de l'année, le nombre de transgressions de la loi commises par les forces d'occupation israéliennes, notamment les exécutions extrajudiciaires, les attaques et les provocations contre les civils en Cisjordanie, a augmenté.

Il a également accusé la nation voisine de pousser au nettoyage ethnique contre les Palestiniens de Jérusalem-Est dans le cadre d'une stratégie visant à judaïser la ville entière.

Au cours des quatre premiers mois de 2022, les forces de sécurité ont tué 37 Palestiniens en Cisjordanie, dont huit mineurs et deux femmes, selon le rapport.

Le PCHR a ajouté qu'au cours de cette période, 40 familles, soit 244 personnes au total, ont été déplacées dans ce territoire suite à la démolition d'une cinquantaine de maisons.  jcc/oda/rob

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CHILI LA VILLE DE SANTIAGO FORCÉE DE S’ADAPTER À LA RARETÉ EN EAU

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PHOTO MARTIN BERNETTI

(Santiago du Chili) Une décennie de sécheresse pousse les autorités de Santiago du Chili à réfléchir à la meilleure façon d’éviter les rationnements de l’eau : économies, plantation de végétation autochtone et plans de restrictions cherchent à anticiper une rareté persistante.

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MIGUEL SANCHEZ avec l'AFP

PHOTO MARTIN BERNETTI

Le centre du Chili est frappé par une sécheresse installée depuis plus d’une décennie. Le déficit pluviométrique de 71 % en 2021 a fait de l’hiver austral dans cette région le plus sec enregistré au XXIème siècle (43 % à l’échelle du pays), selon la Direction météorologique du Chili.

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Les prévisions sont tout aussi alarmantes pour le nouvel hiver qui approche avec de faibles pluies prévues autour de la capitale, conséquence du changement climatique.

Sans précipitations suffisantes, les principaux réservoirs, lacs et rivières qui alimentent les 7,1 millions d’habitants de Santiago sont à des niveaux critiques et les autorités se préparent à l’ultime recours : le rationnement.

PHOTO MARTIN BERNETTI

« On ne peut pas faire tomber la pluie. Cela ne dépend pas de nous, mais nous pouvons nous préparer à une situation extrême. On a connu douze années de sécheresse, il y a donc de réelles probabilités de devoir faire face » à un rationnement de distribution de l’eau, a déclaré la semaine dernière le gouverneur de Santiago, Claudio Orrego, en annonçant la mise en place d’un protocole de trois niveaux d’alerte.

Les deux premiers concernent les réductions des usages non indispensables et la baisse de la pression dans les robinets. Le dernier niveau, « Alerte rouge », implique un rationnement strict « rotatif » par secteurs de la ville sur une période maximale de 24 heures.

Si la population de Santiago a triplé en 50 ans, l’utilisation domestique ne représente qu’environ 10 % de l’eau consommée au Chili, l’agriculture en puisant 70 % et l’industrie 20 %.

Espèces autochtones

PHOTO MARTIN BERNETTI

Chaque jour, l’ingénieur agronome Pablo Lacalle observe avec inquiétude la diminution du débit de la rivière Mapocho, qui traverse Santiago d’est en ouest sur une trentaine de kilomètres. L’année dernière, il a baissé de 57 %, selon les chiffres officiels.

« Pour nous, c’est une tendance. C’est comme lire le journal le matin, on a une idée de ce qui va se passer dans la journée » pour les besoins en eau, explique M. Lacalle, responsable des ressources hydriques du Parc métropolitain de Santiago (Parquemet).

Couvrant 737 hectares, ce parc est niché sur la colline de San Cristobal, l’une des plus hautes de Santiago, arpentée par plus de six millions de visiteurs chaque année.

Ses vastes pelouses sont irriguées par l’eau de la rivière Mapocho, qui est également le principal arroseur des multiples jardins privés des quartiers cossus de l’est de Santiago.

« On doit planifier notre capacité d’irrigation du parc, car on a un déficit d’eau de 87 % par rapport aux années précédentes », explique M. Lacalle.

Des stratégies sur la réduction des besoins en eau du parc ont déjà été menées et « la forêt exotique est remplacée par une forêt indigène », comme sur le versant nord où 100 000 arbres ont été plantés en trois ans, explique le directeur de Parquemet, Eduardo Villalobos.

Ces réflexions ont, dit-il, permis de réduire les risques « de sécheresse et d’incendies ».

Partout dans la ville des initiatives sont lancées pour économiser l’eau, ce bien devenu précieux.

L’architecte Joaquin Cerda a, lui, lancé le projet « trottoirs natifs » visant à remplacer par 25 différentes plantes autochtones l’herbe qui recouvrait quelque 150 mètres carrés de trottoirs dans le quartier résidentiel de Pedro de Valdivia Norte.

« Il s’agit d’espèces habituées au climat devenu méditerranéen de Santiago, à des périodes de sécheresse prolongées », explique-t-il.

« Nous arrosons une fois par semaine pendant une demi-heure et utilisons un système d’irrigation en goutte-à-goutte », dit-il, soulignant que « la consommation d’eau a ainsi été réduite à moins d’un dixième de ce qu’elle était auparavant ».

L’eau est également au centre des débats en cours pour la rédaction de la nouvelle Constitution du Chili qui sera soumise à approbation en septembre par référendum.

Si l’eau est un bien public national dont la concession est confiée au secteur privé, les membres de l’Assemblée constituante ont approuvé lundi un article stipulant qu’« il s’agit d’un bien commun inaliénable » devant être administré sur une base participative, solidaire et équitable.

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PHOTO MARTIN BERNETTI
sécheresse, stress hydrique

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LA JUSTICE BRITANNIQUE AUTORISE L’EXTRADITION DE JULIAN ASSANGE AUX ÉTATS-UNIS


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Un tribunal de Londres a officiellement rendu une ordonnance d’extradition du fondateur de WikiLeaks et il revient désormais à la ministre britannique de l’Intérieur Priti Patel de l’approuver. 
La justice britannique a autorisé formellement ce mercredi 20 avril l’extradition du fondateur de WikiLeaks Julian Assange aux États-Unis qui veulent le juger pour espionnage, après des années de bras-de-fer judiciaire.


Le tribunal de Westminster Magistrates à Londres a officiellement rendu une ordonnance d’extradition et il revient désormais à la ministre britannique de l’Intérieur Priti Patel de l’approuver, bien que les avocats de la défense puissent encore faire appel devant la Haute Cour.
  
Dans sa décision ce vendredi, la Cour estime que les Etats-Unis ont fourni des assurances sur le traitement qui serait réservé au fondateur de WikiLeaks en cas d’extradition, répondant ainsi aux inquiétudes de la juge de première instance.

« Grave erreur judiciaire »

La compagne de Julian Assange, Stella Moris, a immédiatement dénoncé une « grave erreur judiciaire », dans un communiqué transmis par WikiLeaks.

Les États-Unis reprochent à Julian Assange d’avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700 000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, en particulier en Irak et en Afghanistan. Poursuivi notamment pour espionnage, il risque jusqu’à 175 ans de prison dans une affaire qui représente, selon ses soutiens, une attaque gravissime contre la liberté de la presse.

Julian Assange, otage de son procès

Incarcéré dans une prison de haute sécurité près de Londres, Julian Assange avait été arrêté par la police britannique en avril 2019 après avoir passé sept ans dans l’ambassade londonienne de l’Equateur où il s’était réfugié alors qu’il était en liberté sous caution. Il craignait alors une extradition vers les États-Unis, ou la Suède où il faisait l’objet de poursuites pour viol depuis abandonnées.

Lors de l’audience en appel au sujet de son extradition, qui s’est tenue sur deux jours fin octobre, les États-Unis ont cherché à rassurer sur le traitement qui serait réservé au fondateur de WikiLeaks. L’avocat représentant le gouvernement américain, James Lewis, a assuré qu’Assange ne serait pas incarcéré à la prison de très haute sécurité ADX de Florence, dans le Colorado, surnommée l’« Alcatraz des Rocheuses », où sont notamment détenus à l’isolement quasi-total des membres d’Al-Qaïda.

Risque de suicide

La justice américaine s’assurerait que le fondateur de WikiLeaks reçoive les soins cliniques et psychologiques nécessaires et qu’il puisse demander à purger sa peine en Australie, avait-il affirmé. L’avocat de Julian Assange, Edward Fitzgerald, avait quant à lui rétorqué que les assurances américaines ne changent rien et que subsiste « un grand risque de suicide, quelles que soient les mesures » qui seraient prises.

Le mois dernier, Stella Moris, la compagne de Julian Assange avec laquelle il a eu deux enfants lorsqu’il était reclus à l’ambassade d’Equateur, a annoncé que le couple avait reçu l’autorisation de se marier à la prison de Belmarsh où l’Australien est détenu. Il a également reçu le soutien d’une quarantaine de députés français de tous bords qui ont plaidé pour que Julian Assange puisse bénéficier de l’asile politique en France.

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Julian Assange se trouve sous le coup de poursuites lancées sous la présidence de Donald Trump. Sous le prédécesseur de ce dernier, Barack Obama qui avait Joe Biden pour vice-président, la justice américaine avait renoncé à poursuivre le fondateur de WikiLeaks. Mais l’élection de Joe Biden à la Maison Blanche n’a pas apporté l’inflexion espérée par les soutiens de l’Australien.

« Profondément inquiètes », plusieurs ONG, dont Amnesty International, Human Rights Watch et Reporters sans frontières, ont demandé mi-octobre dans une lettre ouverte au ministre américain de la Justice Merrick Garland d’abandonner ces poursuites. Par L'Obs avec l'AFP

lundi, avril 18, 2022

AU CHILI, LE NOUVEAU PRÉSIDENT DE GAUCHE ANNONCE UN PLAN DE RELANCE POUR SOUTENIR L’ÉCONOMIE ET UN NOUVEAU PROJET DE RETRAIT DES FONDS DE PENSION

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LOGO CHILE APOYA

Gabriel Boric, a détaillé une série de mesures destinées aux familles, à la création d’emplois et aux petites et moyennes entreprises. Le plan s’élève à 3,7 milliards de dollars (3,4 milliards d’euros).

« Chile Apoya », « Le Chili apporte son soutien ». Tel est le nom du plan de relance grâce auquel le président Gabriel Boric (gauche) espère redresser l’économie en difficulté du Chili. Il s’agit d’« un point de départ », a-t-il déclaré jeudi 7 avril, lors de la présentation d’un paquet de mesures évalué à 3,7 milliards de dollars (3,4 milliards d’euros) et présenté, dans son libellé, comme un projet « inclusif » : « Nous ferons face à la hausse du coût de la vie. Nous encouragerons la création d’emplois et d’aides pour les secteurs relégués. Nous soutiendrons ceux qui ont abandonné le marché du travail pour effectuer des tâches liées aux soins des personnes et renverser les difficultés que nous a laissées la pandémie. »

L’annonce est intervenue moins d’un mois après la prise de fonctions – le 11 mars – du chef d’Etat de gauche, 36 ans, le plus jeune de l’histoire du pays, donnant ainsi le ton de sa vision économique, volet sur lequel il était très attendu. Durant la campagne, il a été critiqué, sur sa droite, pour des propositions jugées trop ambitieuses, visant notamment à introduire une série des droits sociaux en matière de santé, de retraite ou encore d’éducation. Un programme financé par une hausse des impôts qui doit, d’ici à la fin du mandat, représenter 5 % du produit intérieur brut (PIB).

Le plan est divisé en trois parties : 36 % du budget dégagé est dévolu à une aide sociale aux foyers, plus d’un quart à un coup de pouce aux petites et moyennes entreprises, et le reste à la création d’emplois. Ainsi, 500 000 postes devraient voir le jour, avec l’accent mis sur l’emploi féminin, davantage impacté par la pandémie de Covid-19.

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Les mesures détaillées incluent également le gel du prix des transports publics pendant toute l’année. C’est l’annonce de l’augmentation du prix du trajet en métro, à Santiago, en octobre 2019, qui avait déclenché le mouvement social historique contre les inégalités. L’ancien gouvernement de Sebastian Piñera (droite) avait alors rétropédalé. Avec des tarifs internationaux de l’énergie à la hausse, le gouvernement a également instauré un contrôle du prix de l’essence, grâce à une subvention de l’Etat.

« Plan rationnel »

Avec un mot pour les mouvements étudiants et « la pensée permanente [d’avoir] été de l’autre côté », Gabriel Boric, ancien leader universitaire, a, en outre, dévoilé une augmentation de 15 % de la bourse alimentaire dans l’enseignement supérieur, dont bénéficieront 620 000 étudiants.

« Il s’agit d’un plan rationnel. Il vise plus à maintenir l’économie qu’à la relancer. Ce n’est pas ambitieux », analyse Francisco Castañeda, économiste, directeur de l’école de commerce de l’université Mayor. « Les grands changements ne se font pas du jour au lendemain, et pour qu’ils soient durables dans le temps, ils doivent être responsables dans leur mise en œuvre », a assuré Gabriel Boric, jeudi 7 avril, dans la lignée du discours gradualiste distillé depuis l’entre-deux tours de l’élection présidentielle.

Le ministre des finances Mario Marcel, figure modérée de centre gauche, a tenu à souligner, le même jour : « Il est important de clarifier que ce plan ne va pas changer l’équilibre budgétaire prévu pour cette année, comme l’a déjà mentionné le président, au sujet de l’engagement à mener une politique fidèle au cadre prévu par l’actuel budget [ficelé à la fin du mandat de l’ancien président Sebastian Piñera] ».

Le plan a ainsi reçu les improbables éloges d’Ignacio Briones, dernier ministre des finances de l’ancien gouvernement, pourtant en son temps critiqué par l’actuelle gestion en raison de son curseur jugé trop libéral : « Je partage à 100 % le programme présenté par le gouvernement et le ministre Marcel (…) avec la lumière sur l’emploi », a-t-il salué.

Revalorisation du salaire minimum

Le président a par ailleurs confirmé la revalorisation du salaire minimum, une promesse de campagne. Il devrait atteindre 400 000 pesos (450 euros) d’ici à la fin de l’année, soit une augmentation de plus de 14 %. « Cette augmentation, en plus de la promesse de la réduction de la semaine de travail de 45 à 40 heures, va augmenter le coût du travail, surtout pour les petites entreprises qui tendent davantage à employer des travailleurs au salaire minimum. Elles vont être prises en étau », estime Francisco Castañeda.

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En parallèle, le gouvernement a formulé un projet alternatif à un nouveau retrait de l’ordre de 10 % des fonds de pension, à capitalisation privée, mesure qui permettrait aux Chiliens de toucher une partie de leur épargne-retraite. Ce projet, qui doit être voté au Congrès, tout comme le texte initial, est lui limité à des critères sociaux. Trois ponctions successives, visant à apporter des fonds immédiats aux Chiliens, ont, dès juillet 2020, injecté dans l’économie la somme colossale de 50 milliards de dollars, alimentant en partie l’inflation qui s’élève à 9,4 % au mois de mars, sur un an.

Ces prélèvements fragilisent la pérennité de ce système de retraite mis en place pendant la dictature de Pinochet. Mais ce sont aussi ces liquidités qui ont permis à l’économie de redécoller avec vigueur l’année dernière, avec une croissance de 11,7 %, après la contraction du PIB de 5,8 % en 2020. Il s’agit cependant d’une croissance en trompe-l’œil. Elle devrait largement se tarir cette année, avec des prévisions revues à la baisse, entre 1 % et 2 %. Une limite arithmétique au programme du nouveau président.

Par Flora Genoux (Buenos Aires, correspondante)


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MORT DE MIREYA BALTRA, ANCIENNE MINISTRE DE SALVADOR ALLENDE

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MIREYA BALTRA AVEC SALVADOR ALLENDE

Mireya Baltra Moreno, née le 25 février 1932 à Santiago (Chili) et morte ce 17 avril 2022 à l'âge de 90 ans.

VEILLÉE FUNÈBRE DE  MIREYA BALTRA

Sociologue, journaliste et femme politique chilienne, membre du Parti communiste du Chili, elle fut conseillère municipale de Santiago de 1963 à 1967, députée de 1969 à 1973. 

Ministre du Travail et de la Protection sociale en 1972, elle devient la première femme d'Amérique latine à ce poste. Sociologue de profession, Baltra fut également dirigeante de la Central Unica de Trabajadores (CUT), journaliste et marchande de journaux, ayant son propre kiosque dans le centre-ville à Santiago.  

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FLYER PCCh


dimanche, avril 17, 2022

QUAND ILS SONT VENUS CHERCHER...

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COUVERTURE DE «MARTIN NIEMÖLLER :
D'OFFICIER DE MARINE À COMBATTANT DE LA PAIX»
Quand ils sont venus chercher… est une citation du pasteur Martin Niemöller (1892–1984) sur la lâcheté des intellectuels allemands au moment de l'accession des nazis au pouvoir et des purges qui ont alors visé leurs ennemis, un groupe après l'autre.
PASTEUR MARTIN NIEMÖLLER
PHOTO ROLAND WITSCHEL
De nombreuses variations et adaptations dans l'esprit de l'original ont été publiées dans différentes langues.

Le discours s'est fait connaître avant tout sous la forme de poèmes qui ont commencé à circuler dans les années 1950.

La version suivante est une de celles reconnues comme définitives par la Fondation Martin Niemöller :
« Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.

Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester.  »

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MARTIN NIEMÖLLER, PRISONNIER PERSONNEL DE HITLER


FLYER D'ARAUCARIA

Martin Niemöller

Jean-Louis KLEIN

PASTEUR MARTIN NIEMÖLLER

Pasteur protestant allemand, Martin Niemöller fait la Première Guerre mondiale comme commandant de sous-marin. Administrateur de la mission intérieure du land de Münster-Westphalie de 1924 à 1930, il devient pasteur de la paroisse de Berlin-Dahlem. Lors de l'arrivée au pouvoir de Hitler, il ajoute une note à son livre, Du sous-marin à la chaire (Vom U-Boot zur Kanzel), par laquelle il salue cet événement comme une « renaissance nationale ». L'introduction, dans la législation de l'Église, du « paragraphe aryen » — loi qui frappe de discrimination les juifs convertis — le fait changer d'avis. Le 21 septembre 1933, il crée le Pfarrernotbund (Association des pasteurs dans la détresse), ralliant ainsi l'opposition regroupée autour de K. Barth et de la revue Theologische Existenz heute. Niemöller, dont l'origine prussienne interdit qu'on le traite d'apatride, va être une des chevilles ouvrières de l'Église confessante, mouvement qui rassemble l'opposition théologique à l'idéologie des nazis et qui proclame sa foi par la Confession de Barmen (1934). Niemöller fait des tournées de conférences, dénonçant devant de nombreuses foules l'emprise du pouvoir sur l'Église. Il apparaît ainsi, aux yeux du monde, comme le champion de l'opposition à Hitler.

Relevé de ses fonctions pastorales en 1934, il reste néanmoins actif dans l'Église confessante. En 1937, il est arrêté et, malgré un jugement relativement clément du tribunal, enfermé comme « prisonnier privé du Führer ». Il séjourne successivement dans les camps de concentration de Sachsenhausen, de Dachau et du Sud-Tyrol ; il n'est libéré par les Américains qu'après une grève de la faim de quarante-quatre jours, le 21 juin 1945.

La guerre terminée, Niemöller continue de se montrer peu accommodant. Il prêche inlassablement que toute renaissance allemande exige au préalable que les Allemands reconnaissent leur culpabilité. Au cœur de la période dite de la guerre froide, il s'engage en faveur d'une détente entre l'Est et l'Ouest. Il s'oppose énergiquement au réarmement allemand, se révèle un adversaire résolu des armements atomiques et finit par être intégralement pacifiste. Aussi essaie-t-on de le combler d'honneurs, lui faisant jouer « le rôle d'une potiche » (K. Barth) : en 1945, il est nommé membre du Conseil de l'Église évangélique allemande et directeur des affaires étrangères de ce Conseil. Lorsqu'en 1956 on lui retire ce dernier poste, il démissionne également du Conseil. En 1961, il est élu coprésident du Conseil œcuménique des Églises.

—  Jean-Louis KLEIN

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FLYER ARAUCARIA

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vendredi, avril 15, 2022

SANTIAGO, AU CHILI, ENVISAGE UN RATIONNEMENT DE L’EAU POUR LUTTER CONTRE UNE « MÉGA-SÉCHERESSE »

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Le réservoir de Rungue pendant une sécheresse,
au nord de Santiago du Chili, le 11 avril 2022.
PHOTO PABLO SANHUEZA / REUTERS

La baisse des précipitations et l’élévation des températures menace gravement les réserves d’eau de la capitale du pays. 
face à l’urgence, Claudio Orrego, le gouverneur de l’agglomération de Santiago, a annoncé, lundi 11 avril, un plan de rationnement de l’eau inédit. « Cela fait déjà douze ans que nous sommes en sécheresse, il existe donc de grandes possibilités que l’on en arrive là », a-t-il déclaré, en référence au système graduel de restrictions envisagé. La plus élevée, l’alerte rouge, prévoit des coupures intermittentes pouvant durer jusqu’à vingt-quatre heures. « Une ville ne peut pas vivre sans eau. Nous sommes face à une situation sans précédent, en quatre cent quatre-vingt-onze ans d’histoire de Santiago. Il faut que nous nous préparions au fait qu’il n’y ait pas suffisamment d’eau pour tous ceux vivant ici », a poursuivi le gouverneur de centre gauche.

« On ne peut pas écarter d’éventuels rationnements d’eau, étant donné le degré de la crise », avait déjà averti le président, Gabriel Boric (gauche), dès le 14 mars, trois jours après sa prise de fonction. Le rationnement concernerait environ 1,7 million des 8 millions d’habitants de Santiago et sa région, en premier lieu dans les quartiers cossus, les plus gourmands en eau, ceux qui s’approvisionnent auprès des fleuves Maipo et Mapocho, toujours moins abondants.

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Parfois appelée « méga-sécheresse », la période est marquée par un déficit historique des précipitations, de l’ordre de 30 % entre 2010 et 2019, selon un rapport du Centre de recherche pour le climat et la résilience – (CR) 2 – chilien. Cette décennie est également la plus chaude des cent dernières années.


Si le centre du pays est davantage affecté, les trois quarts du territoire sont concernés, d’après les calculs de Sud Austral Consulting, un cabinet de conseil chilien spécialisé dans les questions environnementales. La tendance ne s’inverse pas : 2021 a été la quatrième année la plus sèche depuis l’existence des relevés, selon la direction météorologique du Chili. Cet événement « n’a pas non plus d’antécédents ces mille dernières années, selon les reconstructions climatiques », précise (CR) 2.

« La région centrale surtout est caractérisée par des sécheresses successives, interrompues par des périodes de pluie », contextualise Hugo Romero, géographe à l’université du Chili. Cependant, « le changement climatique, avec l’augmentation des gaz à effet de serre, et la déforestation expliquent la baisse des précipitations », complète sa collègue Maria Christina Fragkou.

« Un bien marchand »
Plus de la moitié des communes du pays, où vivent près de la moitié des 19 millions de Chiliens, sont ainsi en situation de « pénurie hydrique », un décret qui permet aux autorités publiques d’intervenir notamment en matière d’extraction d’eau. A certains endroits, cela signifie que les robinets ne laissent plus couler une goutte et que les habitants ont pour obligation de s’approvisionner auprès de camions de distribution, tandis que les réserves s’amoindrissent, tant en quantité qu’en qualité.

« Le problème du pays est qu’il consacre l’eau comme un bien privé, dans sa Constitution. Au Chili, l’eau est un bien marchand », dénonce Estefania Gonzalez, coordinatrice des campagnes de Greenpeace Chili. « Les droits d’exploitation de l’eau sont très morcelés, entre des entreprises agricoles, bancaires ou encore d’investissements, c’est un frein à l’élaboration d’une politique générale de gestion de l’eau », remarque Maria Christina Fragkou. Une nouvelle loi fondamentale considérant l’eau comme un « bien commun » est en train d’être rédigée. Le texte final doit être approuvé par référendum, en septembre, afin de remplacer la version actuelle, héritée de la dictature (1973-1990). La nationalisation de l’eau est l’une des grandes demandes des organisations environnementales, qui a trouvé un fort écho lors du mouvement contre les inégalités de 2019.

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« Il est étonnant que le plan de rationnement de l’eau de Santiago repose sur la consommation des habitants et qu’il n’intègre pas tous les secteurs. Ce n’est pas en baissant la consommation des personnes que la crise hydrique va se résoudre », estime Estefania Gonzalez. La consommation d’eau pour un usage non productif ne représente qu’entre 2 % et 6 % de la consommation totale, selon différents groupes d’experts, alors que le secteur agricole pèse pour près de 40 %. L’industrie minière, implantée dans le nord du pays, désertique, est également pointée du doigt en raison de ses besoins hydriques.

Selon les projections du ministère de l’environnement, l’horizon est sombre : dans le meilleur des cas, les précipitations devraient diminuer de 20 % dans le nord et le sud du Chili d’ici à 2050 et les températures augmenter sur l’ensemble du territoire, de 0,5 °C à 1,5 °C, d’ici à 2030.

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mardi, avril 12, 2022

EN MARCHE FORCÉE

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AU SECOURS ! 

CHILI : UN TSUNAMI AURAIT POUSSÉ LES POPULATIONS PRÉHISTORIQUES À SE RÉFUGIER DANS LES TERRES PENDANT PRÈS DE 1000 ANS

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PHOTO HOLGER LEUE

Au Chili, un tsunami dévastateur, vieux de 3 800 ans, aurait forcé les populations de chasseurs-cueilleurs-pêcheurs vivant sur le littoral à se réfugier dans les terres pendant près de 1000 ans.

par ROXANE MERLOT

Au Chili, il y a près de 3 800 ans, un énorme tsunami, provoqué par un tremblement de terre de magnitude 9,5, a déclenché des perturbations sociales majeures au sein des populations préhistoriques vivant le long du désert côtier d'Atacama, dans le nord du pays. En effet, à la suite de ce séisme dévastateur, les populations se seraient réfugiées à l’intérieur des terres durant près de 1 000 ans. Un comportement de résilience, qui souligne également la capacité de ces populations de chasseurs-cueilleurs-pêcheurs à transmettre leur histoire. "Par résilience, nous entendons la capacité des communautés humaines à absorber les changements survenus après une perturbation socio-environnementale, permettant leur adaptation à long terme", expliquent les chercheurs dans leur étude, publiée dans Science Advances. Les populations auraient ainsi quitté un environnement qui possède un écosystème marin productif, contre un environnement aride, avec une faible production de biomasse terrestre, une disponibilité limitée de sources d'eau fiables et une végétation presque stérile.

UN TREMBLEMENT DE TERRE DE 3800 ANS DE M W ~9,5 A-T-IL DÉCLENCHÉ
DES PERTURBATIONS SOCIALES MAJEURES DANS LE DÉSERT D'ATACAMA ?  FIG. 1

FIG. 1 . Mise en place des plaques tectoniques, mégacharses tsunamigènes historiques majeures, sites et résultats de la modélisation des tsunamis soutenant un scénario de tremblement de terre M w ~ 9,5 ~ 3800 ans cal BP dans le nord du Chili.( A ) Proposé env. Rupture de méga-poussée de 1000 km de long pour un tremblement de terre tsunamigène d'environ 3800 ans cal BP, englobant trois segments majeurs devant les régions d'Iquique, Taltal et Atacama. ( B ) Sites d'observations géologiques et archéologiques pour les dépôts de soulèvement côtier et de paléotsunami datés d'environ 3800 ans cal BP et résultats de la modélisation des tsunamis. 1 : Pavillon de Pica ; 2 : Paquica Sud ; 3 : Cobija ; 4 : Michilla ; 5 : Playa Grande de Mejillones ; 6 : Péninsule de Mejillones ; 7 : Zapatéro ; 8 : mine San Ramón-15 ; 9 : Los Bronces ; 10 : Hornos de Cal ; 11 : Plage San Pedro; 12: Bahía Cisne, Caldeira. ( C ) Ruptures de tsunamis associées aux principaux tremblements de terre tsunamigènes historiques de 1868, 1877 et 1922 CE dans le nord du Chili (du Service hydrographique et océanographique national). (D ) Carte montrant le couplage des plaques tectoniques indiquant un potentiel élevé de grands tremblements de terre de mégathrust le long du nord du Chili ( 9 ). ( E ) Cadre sismotectonique le long du nord du Chili, avec la subduction de la plaque de Nazca sous la plaque sud-américaine ( 8 , 9 ) et des ruptures de mégathrusts historiques ( 11 , 12 ).

Une vague de 15 à 20 mètres de haut

Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques ont analysé des dépôts littoraux situés jusqu'à 6 à 7 m au-dessus du niveau moyen actuel de la mer. Les chercheurs ont également retrouvé des coquilles de mollusques bien conservés et des fragments de charbon datant de l'an -1 778. Selon l’étude, ce tsunami aurait ainsi généré une vague de 15 à 20 mètres de haut, créant un déplacement massif des populations vers l'intérieur des terres ou les zones plus élevées et qui ne seraient pas retournées vivre sur les côtes avant 1 000 ans.

UN TREMBLEMENT DE TERRE DE MW ~9,5 VIEUX DE 3800 ANS A-T-IL DÉCLENCHÉ
DES PERTURBATIONS SOCIALES MAJEURES DANS LE DÉSERT D'ATACAMA ?  FIG.4

Transmission de l'histoire

Un comportement qui montre que la mémoire du tsunami s'est transmise de génération en génération. Par ailleurs, lorsque les populations se sont réinstallées près des côtes, l’aménagement s’est fait de manière prudente, sur les reliefs et au minimum à 20 mètres au-dessus du niveau de la mer. Des paramètres qui correspondent étonnamment à la limite du tsunami survenu 1 000 ans plus tôt. Selon les scientifiques, cette transmission de l’histoire se sont faites de manière orale, ces sociétés ne disposant pas encore d'un langage écrit.

UN TREMBLEMENT DE TERRE DE MW ~9,5 VIEUX DE 3800 ANS A-T-IL DÉCLENCHÉ
DES PERTURBATIONS SOCIALES MAJEURES DANS LE DÉSERT D'ATACAMA ? FIG.5

FIG. 5. Preuve géoarchéologique du soulèvement côtier et des enregistrements de tsunami sur le site archéologique de Zapatero (site 7 sur la figure 1B). (A) Colonne stratigraphique et résultats associés des analyses microstratigraphiques (les radioles individuelles entières par échantillon et les fragments d'algues par échantillon ont été comptés). (B) Profil géomorphologique et colonne stratigraphique montrant l'emplacement du site par rapport au niveau de la mer moderne. (C) Dépôt de tsunami distinctif avec du gravier et des coquillages brisés recouvrant des sables éoliens supralittoraux. (D) Contexte géomorphologique de Zapatero montrant l'emplacement des principales fouilles. (E) Modèle proposé pour le ~3800 ans cal B.P. événement qui a soulevé les dépôts littoraux et provoqué le remaniement des strates archéologiques par les inondations du tsunami. VE, Exagération verticale.
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ALERTE AUX TSUNAMIS

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