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| PHOTO MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR DU PÉROU |
La police péruvienne a interpellé samedi un Vénézuélien identifié comme le chef du gang Tren de Aragua au Chili, au cours d'une opération tripartite avec la police chilienne et le FBI américain, a annoncé le gouvernement péruvien. [Piñericosas la suite...]
RFI
Par RFI avec l'AFP Publié le : 30/08/2026 - 14:47 Modifié le : 30/08/2026 - 14:50 2 min
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| DES POLICIERS CHILIENS DEVANT UNE PRISON DE HAUTE SÉCURITÉ OÙ SONT DÉTENUS DES MEMBRES DU GANG "TREN DE ARAGUA" À SANTIAGO, LE 1ER OCTOBRE 2025. PHOTO ESTEBAN FELIX |
Ibelmery Adon Colina Maldonado, alias « R15 », 48 ans, était notamment recherché pour son implication présumée dans l'enlèvement et la séquestration en 2024 de Ronald Ojeda, un opposant vénézuélien au Chili.
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« Il a été capturé grâce à l'intervention d'une équipe de la police, avec le soutien du FBI des États-Unis et de la PDI du Chili », a annoncé le ministre de l'Intérieur, le général César Astudillo, lors d'une conférence de presse. Le ministre a précisé que « ce délinquant va être expulsé vers le Chili ». Ibelmery Adon Colina « appartient à l'organisation transnationale connue sous le nom de Tren de Aragua », a-t-il ajouté.
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| DESSIN BECS |
L'arrestation a eu lieu dans la matinée, dans une rue du très fréquenté district de San Martín de Porres, dans le nord de Lima. Le suspect était en possession de faux documents, selon la police péruvienne. Le chef des investigations criminelles de la police, le général Manuel Lozada, a déclaré à la presse que « son entrée (du Chili au Pérou) était irrégulière ».
Accord entre le FBI et le Pérou
Le FBI et la police du Pérou ont signé en mai un accord visant à « faire face au crime organisé transnational grâce à la coopération et aux enquêtes spécialisées ».
L'arrestation intervient après que, jeudi à Bogotá, la police colombienne a interpellé l'un des dirigeants présumé du Tren de Aragua au Pérou, identifié comme Luis Saúl Pérez Nieto, alias « Páez » ou « Nairobi ».Le Tren de Aragua est considéré par les États-Unis comme une organisation terroriste. Il s'est formé en 2014 dans l'État vénézuélien du même nom et, selon des rapports du renseignement, s'est étendu à huit pays d'Amérique du Sud. Il est accusé de traite d'êtres humains, d'assassinats, d'enlèvements, de vols, de trafic de drogue et d'extorsion.
| LUIS ALMAGRO, SEBASTIAN PIÑERA ET LE FANTOCHE JUAN GUAIDO LORS DE L'INTERVENTION ÉTRANGÈRE DÉGUISÉE EN «L'AIDE HUMANITAIRE» |
Sebastián Piñera, président du Chili, a indiqué qu'il ne reconnaîtrait pas les élections présidentielles du 20 mai 2018 au Venezuela et a indiqué qu'il soutiendrait les Vénézuéliens qui émigrent au Chili.(*)
"Nous allons continuer à recevoir des Vénézuéliens au Chili, car nous avons un devoir de solidarité et je n'oublie jamais que lorsque le Chili a perdu sa démocratie, le Venezuela a été très généreux avec les Chiliens qui cherchaient de nouvelles opportunités", a déclaré le président dans une interview à Deutsche Welle.
Avec l’arrivée massive de Vénézuéliens fuyant la situation humanitaire désastreuse dans leur pays, le Chili fait face à une crise migratoire inédite, sur fond de xénophobie.
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Qu'est-ce que le gang international vénézuélien du Tren de Aragua ?
Il y a dix ans, « tout commence par un groupe qui opère dans une prison. En fusionnant avec un autre, il prend possession d’un village, d’une zone industrielle et d’un lac. Aujourd’hui, c’est une organisation impliquée dans plus de 20 activités criminelles, du narcotrafic au trafic de migrants en passant par le secteur de la mine », et agissant dans huit pays latino-américains comme le Panama, le Chili, le Pérou, la Colombie ou encore le Brésil. C’est ainsi que la quatrième de couverture de El Tren de Aragua, le gang qui révolutionne le crime organisé en Amérique latine (éditions Dahbar, 2023) de Ronna Rísquez, décrit ce groupe criminel.
Le Tren de Aragua (Train de Aragua), auparavant « confiné dans les murs de la prison de Tocorón et largement inconnu en dehors de son État d'origine, Aragua, au Venezuela », constitue actuellement « l’une des menaces sécuritaires dont la croissance est la plus rapide en Amérique du Sud », juge InSight. Ce think tank spécialisé dans le crime organisé a consacré un rapport à ce groupe – Tren de Aragua : du gang carcéral à l’entreprise criminelle transnationale, paru en octobre 2023. Le groupe a commencé à se développer au-delà des frontières vénézuéliennes en 2018, peut-on lire dans le rapport. Et sa rapide expansion inquiète les autorités de la région.
Le Pérou, par exemple, a démantelé un réseau de proxénétisme en décembre 2023. Les victimes, une soixantaine, travaillaient toutes pour Los Hijos de Dios (les Fils de Dieu), une faction du Tren de Aragua, indique le ministère péruvien de l’Intérieur.
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Le gang est aussi spécialisé dans l’extorsion et la traite d’êtres humains. Sur la route de l’exil des Vénézuéliens, le « Tren de Aragua propose des forfaits incluant hébergement et nourriture pendant tout le voyage », rapporte Insight Crime.
En septembre 2023, le ministre de l’Intérieur et de la Justice vénézuélien, Admiral Remigio Ceballos, annonçait le « démantèlement » de ce gang, après avoir repris le contrôle de la prison de Torocón, qui comprenait alors « une piscine, un zoo et des commerces », relate la journaliste Ronna Rísquez. Quelque mille des 11 000 policiers et militaires mobilisés pour cette opération ont perdu la vie, indique Caracas.
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| «SOUS-TRAITANCE DE SERVICES» DESSIN ALEN LAUZAN |
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Le tentaculaire gang du Tren de Aragua, fort de plusieurs milliers de membres, inquiète. L’ex-procureur de la Cour pénale internationale entre 2003 et 2012, Luis Moreno Ocampo, estime, dans la préface du livre de Ronna Rísquez, que « les systèmes de sécurité, basés sur des hiérarchies nationales […] ne sont pas préparés pour faire face aux réseaux criminels qui traversent les frontières ».
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