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| LE CONSULAT DU CHILI À CARACAS, AU VENEZUELA, LE 30 JUILLET 2024 PHOTO FERNANDO VERGARA |
Après deux ans de tensions, le Chili vient de nommer un consul au Venezuela. Il y a quelques semaines déjà, le gouvernement chilien avait annoncé travailler sur une feuille de route pour rétablir les échanges entre Santiago et Caracas. En 2024, les deux pays avaient rompu leurs relations diplomatiques après le refus du président Gabriel Boric de reconnaître les résultats de l'élection vénézuélienne qui donnaient Nicolas Maduro vainqueur.
RFI
Par RFI Avec notre correspondante à Santiago, Naïla Derroisné Publié le : 22/08/2026 - 06:53 1 min
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Tensions géopolitiques autour de nous |
L'ancien président de gauche du Chili, Gabriel Boric, avait qualifié de « frauduleuse » l’élection présidentielle de 2024 au Venezuela, taxant au passage le régime chaviste de « dictature ».
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En représailles, le chef de l'État vénézuélien déchu, kidnappé le 3 janvier 2026 par les États-Unis, Nicolas Maduro, avait fermé l’ambassade du Venezuela à Santiago et retiré tout son personnel diplomatique, laissant ainsi des milliers de vénézuéliens vivant au Chili sans accès aux services consulaires et dans l’impossibilité de régulariser leur situation migratoire auprès des autorités chiliennes.
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Nouvelle étape
La désignation par l'actuel président chilien José Antonio Kast d’un consul à Caracas marque donc une nouvelle étape dans le rapprochement entre les deux pays. L’administration Kast avait en effet déjà annoncé il y a quelques semaines la reprise de contacts avec la présidente par intérim Delcy Rodriguez. Fin juillet, le président chilien d'extrême droite avait déclaré à l'annonce d'un accord diplomatique avec Santiago : «Chili et Venezuela entament une nouvelle étape ».
José Antonio Kast souhaite surtout pouvoir discuter avec elle du sort de ces vénézuéliens sans-papiers au Chili et qui sont sous le coup d’obligations de quitter le territoire. Le président chilien avait promis pendant sa campagne d’expulser les plus de 330 000 migrants en situation irrégulière dans le pays, parmi lesquels de nombreux vénézuéliens.

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