mercredi, novembre 19, 2025

TEMPÊTE DE NEIGE AU CHILI : 5 TOURISTES ÉTRANGERS DÉCÉDÉS

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SECOURISTES À TORRES DEL PAINE

Tempête de neige au Chili : 5 touristes étrangers décédés / 
Une violente tempête de neige a frappé le parc national Torres del Paine en Patagonie, dans le sud du Chili, faisant cinq victimes parmi les touristes étrangers.

Báo Khoa học và Đời sống • 19/11/2025

Une violente tempête de neige a frappé le parc national Torres del Paine en Patagonie, dans le sud du Chili, tuant cinq touristes étrangers, ont annoncé les autorités locales le 18 novembre.

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► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

José Antonio Ruiz, un responsable chilien, a déclaré que parmi les victimes figuraient deux Mexicains, deux Allemands et une Britannique, tous membres d'un groupe de touristes en visite dans le parc.

En 2024, plus de 367 000 touristes ont visité le parc national Torres del Paine, dans le sud du Chili. Photo : DoraDalton/Getty Images.

UNE VUE SUR LE MASSIF PAINE DANS LE PARC NATIONAL TORRES DEL PAINE,
 SITUÉ DANS LA RÉGION DE MAGALLANES, AU SUD DU CHILI. 6 JANVIER 2024.
PHOTO JUAN BARRETO

« Les touristes se sont perdus en marchant dans le secteur de Los Perros, à environ 11 kilomètres de l'entrée du parc. Les corps seront évacués par hélicoptère de cette zone extrêmement inaccessible du parc », a indiqué le responsable chilien.

Le journal The Guardian a rapporté que neuf personnes avaient disparu dans le parc national Torres del Paine en Patagonie le 17 novembre, en raison d'importantes chutes de neige et de vents violents.

Quatre personnes ont été secourues dans une zone isolée de la montagne, tandis que la mort de cinq touristes a été confirmée.

« Au total, 24 personnes ont participé à l'opération de recherche, dont des policiers, des soldats et des secouristes en montagne, ainsi qu'un chien de recherche. Les hélicoptères n'ont pas été déployés en raison des conditions météorologiques défavorables », a indiqué la source.

Le parc national Torres del Paine, avec ses montagnes et ses glaciers, est une destination prisée des explorateurs . En 2024, plus de 367 000 touristes l’ont visité.

Le président chilien Gabriel Boric a présenté ses condoléances aux familles des victimes de la tragédie et a remercié les secouristes pour leur « travail inlassable ».

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mardi, novembre 18, 2025

CHILI / JEANNETTE JARA ET L’ULTRACONSERVATEUR JOSÉ ANTONIO KAST S’AFFRONTERONT AU SECOND TOUR

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JEANNETTE JARA, CANDIDATE DE LA GAUCHE À LA PRÉSIDENTIELLE AU CHILI,
À L’ISSUE DU PREMIER TOUR, À SANTIAGO, LE 16 NOVEMBRE 2025.
PHOTO RODRIGO ARANGUA 
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Le Monde

International / Chili / Présidentielle au Chili : la communiste Jeannette Jara et l’ultraconservateur José Antonio Kast s’affronteront au second tour / La candidate de la coalition de centre gauche au pouvoir est arrivée en tête du premier tour, avec 26,71 % des suffrages, contre 24,12 % pour son rival d’extrême droite. Mais c’est José Antonio Kast qui fait désormais figure de favori pour le second tour, qui aura lieu le 14 décembre.

Le Monde avec l'AFP

« MERCI »

La communiste modérée Jeannette Jara et son rival d’extrême droite, José Antonio Kast, s’affronteront au second tour de la présidentielle chilienne, après un scrutin du premier tour, dimanche 16 novembre, dominé par les inquiétudes liées à la criminalité.

La candidate de la coalition de centre gauche au pouvoir recueille 26,71 % des suffrages, contre 24,12 % pour son rival ultraconservateur, selon des résultats officiels portant sur près de 83 % des bulletins dépouillés. Ils s’affronteront le 14 décembre.

Avant le premier tour, les sondages avaient toutefois prédit la défaite de Jeannette Jara au second tour en cas de qualification face à un candidat de droite ou d’extrême droite, en raison du report des voix.

Ces résultats « sont une très mauvaise nouvelle pour Jeannette Jara », commente, pour l’Agence France-Presse, Rodrigo Arellano, analyste à l’Université du développement du Chili. « Toutes les projections de son équipe tablaient sur plus de 30 % », explique-t-il, soulignant, en outre, que « l’ensemble des candidats de l’opposition la devancent de près du double ».

Pour la première fois depuis la fin de la dictature d’Augusto Pinochet, en 1990, la droite radicale pourrait revenir au pouvoir.

« Ne laissez pas la peur endurcir vos cœurs », a affirmé Jeannette Jara, dimanche dans la soirée, exhortant les électeurs à ne pas succomber à l’extrême droite lors du second tour, en décembre. José Antonio Kast a, lui, promis, dimanche soir, de « reconstruire » le pays après quatre années de gouvernance de centre gauche.

Criminalité en hausse

Plus de 15,6 millions d’électeurs étaient appelés à départager huit candidats lors de ce premier tour, marqué par de longues files d’attente pour ce scrutin obligatoire. L’extrême droite était aussi représentée par Johannes Kaiser, du Parti national libertarien, souvent perçu comme la version chilienne du président argentin, Javier Milei.

► À lire aussi :         Au Chili, une campagne présidentielle marquée par la prépondérance de la droite et de l’extrême droite

Bien que le pays, riche en cuivre et en lithium, reste l’un des plus sûrs du continent, la criminalité y a sensiblement augmenté depuis ces dernières années. Le taux d’homicides a bondi de 2,5 à 6 pour 100 000 habitants en une décennie, et les enlèvements ont atteint 868 cas en 2024, en hausse de 76 % par rapport à 2021, selon les autorités.

Cette violence inédite a éclipsé les aspirations de changement qui avaient porté au pouvoir, en 2022, le président de gauche Gabriel Boric, lequel avait fait la promesse, finalement avortée, d’une nouvelle Constitution, afin de remplacer celle qui avait été mise en place par Augusto Pinochet.

L’inquiétude de la population tient notamment à l’arrivée de formes de criminalité organisée « jusque-là inconnues dans le pays, comme les assassinats commandités », note Gonzalo Müller, directeur du Centre d’études politiques du Chili.

Parallèlement, le pays a connu une hausse de l’immigration : le nombre de migrants a doublé en sept ans, pour atteindre 8,8 % de la population. Une majorité de Chiliens associe la montée de la criminalité à l’immigration irrégulière.

Promesse d’expulsions massives

La campagne a ainsi été dominée par les discours sécuritaires, auxquels Jeannette Jara elle-même s’est ralliée. Agée de 51 ans et membre du Parti communiste depuis l’adolescence, l’ancienne ministre du travail a assuré n’avoir « aucun complexe en matière de sécurité ». Elle défend un contrôle migratoire renforcé, tout en promettant aux Chiliens « la sécurité d’arriver à boucler les fins de mois », dans un contexte de hausse du coût de la vie.

Son principal rival, José Antonio Kast, 59 ans, fils d’un ancien soldat ayant servi dans l’armée d’Hitler et émigré au Chili après la seconde guerre mondiale, brigue pour la troisième fois la présidence. Il a fait des 337 000 étrangers en situation irrégulière dans le pays, en majorité des Vénézuéliens, le cœur de son discours, exploitant un climat d’inquiétude lié à l’arrivée de groupes criminels étrangers, comme Tren de Aragua, impliqué dans des enlèvements et des extorsions.

L’ultraconservateur promet des expulsions massives, la construction d’un mur à la frontière, une hausse de la puissance de feu de la police et le déploiement de l’armée dans les zones critiques.

En troisième position à ce stade du dépouillement, Johannes Kaiser, 49 ans, également d’origine allemande, tenait le discours le plus radical des huit candidats contre les migrants en situation irrégulière, promettant de les expulser, mais également d’envoyer ceux qui ont un casier judiciaire dans la mégaprison du président salvadorien, Nayib Bukele.

Ces positions ont fragilisé la candidate de la droite traditionnelle Evelyn Matthei, dont un clip de trap (courant musical issu du hip-hop) diffusé en fin de campagne – et largement moqué – n’a pas réussi à inverser la tendance.

Le scrutin est considéré comme un indicateur-clé pour la gauche sud-américaine – battue récemment en Argentine et en Bolivie –, confrontée à des échéances électorales décisives en Colombie et au Brésil en 2026.

Le Monde avec AFP

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   ALVARO HENRIQUEZ Y PETTINELLIS
Con un VOTE POR JARA y la presentación de Alvaro Hernirquez y PETTINELLI


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lundi, novembre 17, 2025

PRÉSIDENTIELLE AU CHILI : EN TÊTE DU 1ER TOUR, JEANNETTE JARA DEVRA AFFRONTER L’EXTRÊME DROITE

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JEANNETTE JARA S’EXPRIME APRÈS AVOIR CONFIRMÉ SA QUALIFICATION
POUR LE SECOND TOUR DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE,
À SANTIAGO, AU CHILI, LE 16 NOVEMBRE 2025.
PHOTO JORGE VILLEGAS

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Présidentielle au Chili : en tête du 1er tour, la communiste Jeannette Jara devra affronter l’extrême droite / 
Avec 26,85 % des suffrages selon les premiers résultats, la communiste Jeannette Jara à la tête d’une large coalition de gauche devance de 2,9 points son rival d’extrême droite, José Antonio Kast, qui a obtenu 23,92 %. Alors que les réserves de voix de l’ancienne ministre du Travail sont minces, le second tour s’annonce néanmoins difficile.

par Julia Hamlaoui Publié le 17 novembre 2025 3 min

Candidate d’une large coalition de gauche, la communiste Jeannette Jara, est arrivée en tête, ce dimanche 16 novembre, du premier tour de l’élection présidentielle au Chili. Avec 26,85 % des suffrages selon les premiers résultats, elle devance de 2,9 points son rival d’extrême droite, José Antonio Kast, qui a obtenu 23,92 %.

SERVEL

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Face à un second tour qui s’annonce extrêmement difficile, l’ancienne ministre du Travail et de la protection sociale a tendu la main, dans la foulée de la fin du scrutin, à deux adversaires de droite jugés relativement modérés : l’économiste libéral Franco Parisi (19,71 %), qui a surpris en se hissant à la troisième place, et Evelyn Matthei (12,46 %), figure de la droite traditionnelle arrivée cinquième.

« Presque la moitié des Chiliens n’ont voté ni pour moi ni pour Kast, dès demain nous irons à leur rencontre», a déclaré Jeannette Jara devant ses partisans à l’issue du vote alors qu’elle ne pourra pas compter sur une large avance, relativement loin des 30 % espérés. Reste qu’en 2021 au premier tour, c’est José Antonio Kast qui, avec 27,91 % des voix, était arrivé en tête avant d’être défait par le candidat de gauche Gabriel Boric (25,83 %).

SERVEL

« Ne laissez pas la peur endurcir vos cœurs »

Le second tour ne s’annonce pourtant pas moins compliqué pour la gauche. Le candidat d’extrême droite pourra compter, lors du second tour prévu le 14 décembre, sur le soutien du libertarien Johannes Kaiser, arrivé quatrième (13,94 %). Il espère également celui d’Evelyn Matthei – soit un total d’un peu plus de 50 % des voix du premier tour – mais aussi celui de Franco Parisi.

Ce dernier compte bien faire monter les enchères. « J’ai une mauvaise nouvelle pour Jara et Kast : ils vont devoir aller chercher les voix dans la rue. J’ai besoin de gestes de leur part », a affirmé dimanche soir, celui qui s’était déjà classé 3ème lors de la dernière présidentielle en 2021. Alors que l’extrême droite a surfé durant la campagne sur les thèmes de l’insécurité et de l’immigration, espérant pour la première fois depuis la dictature de Pinochet de nouveau s’emparer du pouvoir, « ne laissez pas la peur endurcir vos cœurs », a lancé Jeannette Jara aux électeurs.

SERVEL


► À lire aussi :         LA GAUCHE UNIE FACE À L’EXTRÊME DROITE 

Pour parvenir à ses fins, face à une candidate qui souffre du bilan critiqué de Gabriel Boric, José Antonio Kast entend enfoncer le clou de sa campagne populiste et xénophobe. Depuis sa défaite de 2021, ce fils d’un immigré nazi ayant combattu au sein de la Wehrmacht a ainsi encore durci son discours, promettant d’expulser les plus de 330 000 étrangers en situation irrégulière, de construire un mur frontalier, d’armer davantage la police et de déployer l’armée dans les zones critiques. La bataille qui s’ouvre s’annonce intense pour éviter au pays de basculer à l’instar de l’Argentine de Javier Milei.


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   ALVARO HENRIQUEZ Y PETTINELLIS
Con un VOTE POR JARA y la presentación de Alvaro Hernirquez y PETTINELLI


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vendredi, novembre 14, 2025

CHILI. JOSÉ ANTONIO K4ST, CE FILS DE NAZI ET ADMIRATEUR DE PINOCHET QUI VEUT DEVENIR PRÉSIDENT

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DESSIN DE RAINER HACHFELD

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Charlie
 Hebdo
International / Amériques / Chili. José Antonio Kast, ce fils de nazi et admirateur de Pinochet qui veut devenir président / Souriant comme un vendeur de bibles José Antonio Kast est aussi fils de nazi, fan de Pinochet et ultraconservateur. Pour autant, rien de tout cela n'empêche le candidat chilien d'extrême droite d'être en lice pour devenir le 40ème président de son pays. Et pas même ses promesses d'expulser les migrants, de sabrer les dépenses de l'État et de repeindre la démocratie à la chaux de l'ordre moral.

par Étienne Le Page  5 min. de lecture Publié le 13 12 novembre 2025 à 21h37

JOSÉ ANTONIO K4ST LORS D’UN DÉBAT
 PRÉSIDENTIEL  D’ENTRE-DEUX-TOURS,
 À SANTIAGO, LE 10 DÉCEMBRE 2021.
PHOTO MARTIN BERNETTI

Sur les plateaux télé, José Antonio Kast sait sourire. Dans les débats, il use d’une voix douce et placide pour contredire ses opposants. Quand il détaille son programme, face caméra, il est bien peigné et systématiquement vêtu d’un sérieux blazer bleu marine. Pas méchant pour un sou. Il a parfois même l’air un peu benêt. Mais sous ses belles coutures, l’admirateur assumé de Pinochet, fils de nazi, est résolument d’extrême droite. Dimanche, ou lors d’un potentiel second tour en décembre prochain, José Antonio Kast pourrait devenir le 40ème président du Chili.

Chili / élection présidentielle le 16 novembre 2025

FACSIMIL D'UN BULLETIN DE VOTE
FLYER JANNETTE JARA

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Car ce week-end, les citoyens chiliens sont appelés à voter pour le premier tour des élections présidentielles. En tête des sondages caracolent Jeannette Jara, candidate issue de la gauche communiste et proche de l’actuel président Gabriel Boric, et deux figures de l’extrême droite, Johannes Kaiser et José Antonio Kast. Ce dernier, père de neuf enfants et ancien avocat de 59 ans, brigue pour la troisième fois consécutive le mandat présidentiel. Depuis 2017, l’homme politique avance à pas de velours, derrière un masque de gendre idéal. Dans le fond, le millionnaire a pourtant tout à voir avec ses pairs : Milei et sa tronçonneuse, Trump et ses charters de migrants, Bukele et ses mégas prisons.

LE CANDIDAT CONSERVATEUR À LA PRÉSIDENTIELLE CHILIENNE
JOSÉ ANTONIO KAST,  DU PARTI RÉPUBLICAIN, LORS DU LANCEMENT
DE SA CAMPAGNE À TEMUCO, AU CHILI, LE 25 SEPTEMBRE 2025. 
PHOTO JUAN GONZALEZ

Au commencement, Pinochet

Aux origines de la vision politique de José Antonio Kast, il y a Pinochet. À la faculté de droit, le jeune étudiant est un disciple de Jaime Guzman, tête pensante du dictateur. « S’il était vivant, il voterait pour moi », résumait-il, bien des années plus tard. Pour l’ancien député, « abstraction » faite des droits de l’homme, le régime de Pinochet « a plus fait pour le développement du pays que celui de Sebastián Piñera [président conservateur du Chili de 2010 à 2014, ndlr] ». Vingt-sept ans de démocratie. C’est le temps qu’il aura fallu attendre pour voir un politicien assumer publiquement cet héritage. Au Chili, la dictature militaire pinochetiste, instaurée entre 1973 et 1990, s’est fait une spécialité de la torture et l’exécution des opposants politiques. Le bilan de ces 17 années de dictature, établi patiemment par de nombreux acteurs au fil des ans, fait état de 30 000 prisonniers politiques et 3 065 morts et disparitions.

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Qu’importe : pour l’ultralibéral qu’est Kast, Pinochet reste un exemple sur de nombreux points. Économiquement, le multimillionnaire entend imiter, s’il est élu, les mesures du dictateur, basées sur les préceptes de l’École de Chicago. Comprenez : une déréglementation massive de l’économie, une réduction drastique du rôle de l’État et des privatisations en cascade. De quoi rappeler la tronçonneuse et les coupes budgétaires du président Javier Milei. La politique de l’Argentin, qui avait effectivement réduit une inflation astronomique, a néanmoins engendré une baisse de la consommation et des salaires ainsi qu’une hausse du chômage dans le pays. S‘il devient président, Kast a promis d’imiter son modèle en économisant « 6 milliards de dollars en dix-huit mois », sur le dos de l’État.

Fini les bêtises

Mais revenons en arrière. Avant de se rêver président, José Antonio Kast a suivi le parcours classique. Sur les bancs de l’Assemblée, l’édile effectue trois mandats au sein du parti conservateur chilien : l’Union des démocrates indépendants (UDI). À l’étroit, plein d’ambition, il quitte le parti et se présente dès 2017 à la présidentielle, sans structure derrière lui. Il termine au pied du podium, cumulant 7,9 % des suffrages. José Antonio Kast se voit obliger de fonder sa propre organisation politique : le Parti républicain. La quête du pouvoir continue. Et les outrages pleuvent. Lors de sa seconde campagne, le candidat multiplie les sorties polémiques. À l’époque, il exprime dans son programme sa volonté d’interdire « l’avortement en toutes circonstances », « promouvoir la religion dans les écoles », et même « autoriser le port d’armes aux civils » pour lutter contre l’insécurité.

Un passé qu’il tente de gommer, dans sa dernière campagne. José Antonio Kast semble s’être adouci. Terminé les frasques machistes, et les promesses d’abrogation de la loi sur l’avortement. Révolu, le temps où ce fervent catholique réprouvait publiquement le mariage gay. Place au nouveau Kast, focalisé sur les immigrés et la sécurité. Les thèmes changent, la méthode reste. Tranchées et murs aux frontières, prisons de haute sécurité, armée dans les rues : tout indique que José Antonio Kast a mûri son projet. Aujourd’hui, il espère expulser « tous les migrants » de son pays. Pas moins des 330 000 personnes, donc, et beaucoup d’enfants. Au Chili, où le crime organisé est, entre autres, importé par des cartels vénézuéliens, ce « plan implacable » qu’il veut mettre en place séduit. À quelques jours du premier tour, le sourire Colgate de Kast est crédité de 20 % des voix.

Reste à savoir si les Chiliens passeront à ce fils d’officier nazi et frère d’un ancien ministre de Pinochet cette lourde filiation. Il ne faut pas, après tout, prêter au fils les idées du père. Un père, Michael, comme l’a révélé le journaliste et chercheur Mauricio Weibel, qui était bel et bien titulaire d’une carte de membre du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP), le parti nazi. Fuyant l’Allemagne, la famille bavaroise s’installe dans la banlieue de Santiago et fait fortune dans la production de saucisses. Près de 70 ans après, José Antonio Kast garde une affection certaine pour les traditions familiales. Lors de sa première campagne, il affirmait dans un débat télévisé : « Je crois en des choses simples : en Dieu, la famille et la patrie ? » Rassurons-nous, José Antonio Kast n’est pas un nostalgique de Hitler, mais plutôt du maréchal Pétain.

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jeudi, novembre 13, 2025

LA GAUCHE UNIE FACE À L’EXTRÊME DROITE

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 « LA GAUCHE UNIE FACE À L’EXTRÊME DROITE»
UNE DE L'HUMANITÉ
DU 13 11 2025

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L'Humanité
Élections présidentielles au Chili : Jeannette Jara, la candidate communiste qui porte l’espoir d’une gauche unie face à l’extrême droite / À la veille du premier tour d’une présidentielle décisive pour le pays, ce dimanche 16 novembre, Jeannette Jara, candidate communiste à la tête d’une large coalition progressiste, incarne une gauche populaire face au risque d’un retour de l’extrême droite.

Luis Reygada Publié le 13 novembre 2025 8 min

Conchali, banlieue nord de Santiago du Chili (Chili), correspondance particulière.

LUIS ALBERTO REYGADA
JOURNALISTE À L'HUMANITÉ 

À deux semaines du premier tour de l’élection présidentielle du 16 novembre au Chili, la candidate communiste Jeannette Jara (au centre) incarne une gauche unie face à la montée de l’extrême droite dans le pays.


«¡Es oficial! Somos el número 2 en la papeleta2️⃣✌️»
FLYER JANNETTE JARA

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Des baraquements à perte de vue, une autoroute, quelques chiens errants et un chemin rocailleux. Depuis l’entrée de la maison où a grandi celle qui aspire à devenir la prochaine présidente du Chili, Jeannette Jara, il n’est pas difficile de mesurer l’ampleur du défi. Construit à la hâte dans les années 1960 pour loger des ouvriers, le quartier d’El Cortijo, pauvre et poussiéreux, n’a a priori pas beaucoup changé.

À peine quelques kilomètres séparent la commune de Conchali, au nord de Santiago, du palais de la Moneda. Mais, dans un pays marqué par de profondes inégalités, ces deux mondes semblent à des années-lumière l’un de l’autre.

L’itinéraire d’une militante communiste issue des quartiers populaires

« Ici, tout le monde l’appelle encore Jenny », lance Miriam Peña. Voix rauque de grande fumeuse, casquette à l’effigie du chanteur cubain Silvio Rodriguez, tenue décontractée et banane en bandoulière : la cinquantaine, elle a le même âge que Jeannette Jara.

Elles ont grandi ensemble, ici, et Miriam a dirigé sa campagne quand la communiste s’est portée candidate à la mairie de Conchali. À deux semaines du premier tour de la présidentielle, la Cortijeña de naissance fait toujours partie de l’équipe.

À DEUX SEMAINES DU PREMIER TOUR DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE
DU 16 NOVEMBRE AU CHILI, LA CANDIDATE COMMUNISTE JEANNETTE JARA
(AU CENTRE) INCARNE UNE GAUCHE UNIE FACE À LA MONTÉE DE L’EXTRÊME DROITE DANS LE PAYS.
PHOTO ESTEBAN FELIX

« C’était une fille du quartier qui est devenue sous-secrétaire, puis ministre, et aujourd’hui elle se présente à la présidence », s’émerveille Miriam Peña. « Partir d’une tente, construire ta baraque, et voir que de là peut sortir un tel succès… franchement, c’est impressionnant. »

Militante du Parti communiste chilien (PCCh), issue des classes populaires, candidate d’une gauche unie : Jeannette Jara est déjà entrée dans l’histoire. Face à une droite qui durcit le ton pour séduire les électeurs, elle met en avant ses origines modestes et modère son programme pour rallier au-delà de la large coalition de neuf partis qu’elle représente, du Parti communiste chilien (PCCh) aux démocrates-chrétiens.

Une coalition de gauche face à la droite radicale

« Elle tente de remporter les élections non pas au nom du PCCh, mais au nom d’une coalition de centre gauche, analyse Claudia Heiss, professeure en sciences politiques à l’université du Chili. C’est pourquoi elle a adopté une position beaucoup plus axée sur l’État que sur son parti. »

Avec 27 % d’intentions de vote au dernier sondage, Jara devance les huit candidats qui s’affronteront lors du premier tour, ce 16 novembre. Mais de peu. La population chilienne a été largement déçue par le président sortant, Gabriel Boric (Frente Amplio, coalition de gauche), incapable de mettre en place sa politique de transformation.

Face à elle, ce dimanche, ses principaux rivaux sont une candidate de centre droit, Evelyn Matthei, et deux d’extrême droite, qui ne manquent pas de séduire les foules : Johannes Kaiser et José Antonio Kast (qui s’était incliné face à Boric en 2022). Si aucun des candidats ne dépasse les 50 % lors du premier tour, un second aura lieu le 14 décembre – un scénario qui s’annonce défavorable pour Jara.

À quelques pas de Conchali, dans la banlieue populaire de Quilicura, une équipe de campagne en faveur de Jara distribue des tracts sur un marché. Sur le trottoir d’en face, des partisans du candidat Johannes Kaiser agitent des drapeaux. Des automobilistes klaxonnent en signe de soutien. « Il dispute le vote populaire à notre candidate », explique Mirza Sandoval, militante du PCCh.

Un programme austéritaire radical à la Javier Milei

Populiste et démagogue à la manière de l’Argentin Javier Milei, Kaiser monte dans les sondages en promettant une cure d’austérité radicale : réduire de 25 à 9 le nombre de ministères, supprimer 200 000 emplois publics et privatiser des entreprises nationales. Selon les dernières estimations, il serait au coude-à-coude avec Evelyn Matthei, avec quelque 15 % d’intentions de vote, et pourrait même rattraper José Antonio Kast (20 %), fils d’un immigré nazi ayant combattu au sein de la Wehrmacht.

Sur les tracts des militants de gauche, le programme a une tout autre saveur : instauration d’un « revenu vital » minimum assuré de 750 000 pesos (687 euros), programme de logements sociaux, mais aussi plus de moyens pour la sécurité publique et la lutte contre le narcotrafic.

« L’idée est de faire connaître les propositions de la camarade Jeannette et d’échanger quelques mots avec les gens d’ici, qui sont nombreux à voter pour la droite », explique Mirza Sandoval, un drapeau Jara dans une main, des tracts dans l’autre.

D’autres promesses ont disparu du programme de la coalition : la nationalisation du lithium, défendue par le PCCh, a cédé la place à un discours centré sur la sécurité, le contrôle des frontières et l’usage de drones contre le crime organisé. Imposées par la droite et relayées par nombre de médias, les questions tournant autour de l’insécurité ont été placées au cœur de la campagne.

Les acquis sociaux récents ont été portés par la gauche au pouvoir

Marcos Barraza, membre du PCCh et candidat aux législatives, perçu comme le bras droit de Jara, participe au tractage. Cet ancien ministre du Développement social (sous le second mandat de Michelle Bachelet) insiste sur la nécessité de « placer les inégalités et les vulnérabilités au centre des priorités » et de poursuivre, avec la gauche au pouvoir, « la voie de la transformation ».

Tout en mettant en avant les acquis de la gauche ces dernières années, et notamment grâce à la présence – jusqu’à avril dernier – de Jeannette Jara à la tête du ministère du Travail : hausse du salaire minimum, baisse du temps de travail de 45 à 40 heures hebdomadaires, instauration d’un nouveau système de retraite plus bénéfique aux travailleurs.

Pour le Parti communiste – longtemps exclu des coalitions de centre gauche et bien plus radical dans ses positions vis-à-vis de nombreux sujets abordés dans la campagne –, la candidature de Jara représente « un défi », admet son président, Lautaro Carmona. « Mais nous comprenons parfaitement la situation et elle dispose de l’autonomie et de l’indépendance nécessaire pour agir politiquement en accord avec la mission qui lui a été confiée », ajoute-t-il (lire notre entretien en page 4).

« Il y a beaucoup d’inquiétude quant à la suite de cette expérience », observe Claudia Heiss. En interne, le débat s’ouvre : le PCCh est-il un parti révolutionnaire ou de gouvernement ?

Alors qu’il traverse depuis 2013 un processus de renouvellement générationnel, porté par de jeunes militants issus des luttes étudiantes et marqués par les inégalités d’un système néolibéralisme hérité de Pinochet, le PCCh présente 28 candidats – dont une grande partie a moins de 40 ans – aux législatives qui se tiendront en même temps que l’élection présidentielle.

Lutter contre l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir

« Les gens ont appris à mieux nous connaître. Aujourd’hui, les communistes bénéficient du soutien de nombreux progressistes, mais aussi de personnes sans appartenance politique claire, qui croient aux droits sociaux », assure Iraci Hassler, ex-mairesse communiste de Santiago (2021-2024). Les gens ne soutiennent pas Jeannette Jara seulement parce qu’elle est très charismatique, nuance-t-elle. « C’est surtout le projet qui compte. »

Dans ce contexte, rien n’est joué et l’incertitude prédomine. Pour Victor Muñoz Tamayo, spécialiste de la gauche et des mouvements de jeunesse, le vote obligatoire (récemment instauré) pourrait être un atout imprévisible… Ou pas. « L’expérience internationale montre que cette obligation favorise la participation des classes populaires, ce qui logiquement devrait se traduire par un vote plus à gauche, mais cela n’a pas été le cas au Chili (lors du référendum de 2022 sur la nouvelle constitution – NDLR). Autrement dit, ici, le vote obligatoire a eu tendance à profiter à la droite. »

Dans un pays où la mémoire des années Pinochet reste vive, la candidate communiste incarne aussi le symbole d’un bouclier face à une droite extrême toujours plus outrancière. « J’ai subi l’emprisonnement politique et la torture pendant la dictature, explique la dirigeante syndicale Angela Rifo. J’ai vraiment peur de devoir être gouvernée par le fils d’un ancien nazi, et surtout de tout ce qu’il pourrait imposer à notre pays.»

Présidentielle au Chili : quand la droite impose la peur de la criminalité et la question migratoire

Ce dimanche 16 novembre, plus de 15 millions de Chiliens iront voter après plusieurs mois d’une campagne ou droite et extrême droite sont parvenues à imposer leurs thématiques favorites au centre du débat public.

Bien que le Chili reste l’un des pays les plus sûrs d’Amérique latine, la crainte d’une hausse de la criminalité s’est invitée dans les discours et les programmes des candidats à la présidence, et la question migratoire – présentée comme une menace dans des déclarations souvent xénophobes – est aussi apparue comme une priorité.

Oubliée, l’« explosion sociale » de 2019 ? Réunissant jusqu’à 2 millions de personnes dans les rues de Santiago, le formidable soulèvement populaire dénonçait haut et fort la vie chère et les injustices sociales héritées du modèle économique néolibéral forgé par la dictature de Pinochet…

LA CANDIDATE À LA PRÉSIDENCE, JEANNETTE JARA, SALUE LORS DE LA
CÉLÉBRATION DU 113ème ANNIVERSAIRE DU PARTI COMMUNISTE CHILIEN,
AU THÉÂTRE CAUPOLICÁN À SANTIAGO DU CHILI, LE 6 JUILLET 2025.

PRÉSIDENTIELLE AU CHILI : « CETTE ÉLECTION N’EST PAS UNE ALTERNANCE, MAIS UN CHOIX ENTRE DEUX VOIES DIAMÉTRALEMENT OPPOSÉES »

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Présidentielle au Chili : « cette élection n’est pas une alternance, mais un choix entre deux voies diamétralement opposées » / Pour le président du Parti communiste chilien, Lautaro Carmona, la présidentielle n’implique pas une simple alternance de gouvernement, mais « un choix entre deux voies diamétralement opposées ».


Luis Reygada Publié le 13 novembre 2025, 5 min

Trois fois interdit au Chili, persécuté durant la dictature de Pinochet et longtemps exclu de toute coalition, le Parti communiste du Chili (PCCh) voit le choix d’une de ses militantes à la tête de la coalition de centre-gauche comme une situation historique. Mais aussi comme un défi.

La plupart des observateurs s’accordent à dire que cette campagne a quelque chose d’historique. Pourquoi ?

Lautaro Carmona Président du Parti communiste chilien

LAUTARO CARMONA

Plusieurs éléments la rendent particulièrement importante et transcendante. Tout d’abord, il s’agit d’empêcher la victoire de programmes de droite qui prônent ouvertement des politiques très réactionnaires, ce qui signifierait un recul important dans de nombreux domaines, après de longues luttes.

Le danger, c’est de subir une refondation du système néolibéral. Les droites cherchent à l’approfondir en matière économique, mais aussi de droits sociaux, de valeurs et sur le plan international avec un réalignement avec les États-Unis.

Dans cette élection, il ne s’agit donc pas d’une sorte d’alternance entre un chef de gouvernement et un autre, mais d’un choix entre deux voies diamétralement opposées. Ce que les droites proposent, c’est une régression néolibérale brutale.

Que propose la gauche face aux mesures prônées par la droite et de l’extrême droite ?

Le programme pourrait être qualifié de « progressiste » : c’est un terme large à l’image de la coalition qui s’est construite pour mener cette bataille électorale. Nous avons constitué une alliance, une coalition d’une ampleur sans précédent. Jamais auparavant une coalition n’avait réuni aussi bien les démocrates-chrétiens que les communistes, en passant par tous les degrés intermédiaires, comptant neuf partis politiques au total.

En tant que communistes, nous comprenons que les luttes pour le pouvoir sont une question de rapports de force, et que les politiques d’alliances sont donc essentielles. Cette large coalition nous donne plus de force pour produire des changements, permettre au Chili de se redresser et de se remettre sur la voie des transformations, vers un pays plus juste.

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Quelle est l’importance d’une coalition progressiste menée par une candidate communiste ?

C’est inédit. Jeannette Jara est militante du PCCh et n’est pas issue d’un accord entre les différents groupes politiques : elle est issue d’une élection primaire, c’est-à-dire d’une consultation citoyenne, qu’elle a remportée avec une large avance. Cela donne beaucoup de poids et de force à son leadership pour mener la coalition.

Cela a également représenté un défi pour les communistes : cohabiter dans une coalition dirigée par une figure du PCCh tout en acceptant que son action politique soit désormais beaucoup plus large que celle du parti. Mais nous comprenons parfaitement la situation et elle dispose de l’autonomie et de l’indépendance nécessaire pour agir politiquement en accord avec la mission qui lui a été confiée. C’est la contribution de notre parti à une cause plus grande, sans renoncer à notre identité et, bien sûr, en respectant les diversités afin de ne pas nuire à l’ampleur de l’unité.

Les élections législatives auront également lieu dimanche. A-t-il été difficile de préserver l’unité dans ce contexte ?

Tout a été mis en œuvre pour parvenir à un accord sur une liste parlementaire qui préserve l’unité. Il n’a pas été possible d’intégrer toutes les forces politiques, mais cela n’a pas affecté la bataille présidentielle.

Nous savons parfaitement qu’un gouvernement dirigé par Jeannette Jara aura besoin d’un soutien fort au Parlement pour obtenir les changements que nous souhaitons. L’expérience du mandat de Gabriel Boric montre qu’avec un Parlement hostile, tout est bloqué, et il est très difficile d’avancer.

« Nous sommes confrontés à un phénomène qui se produit au Brésil, en Argentine, au Pérou, un peu partout… »

Comment expliquer le soutien populaire dont bénéficient aujourd’hui les discours d’extrême droite et révisionnistes au Chili ?

Nous sommes confrontés à un phénomène qui se produit au Brésil, en Argentine, au Pérou, un peu partout… Il est frappant de voir comment les majorités populaires peuvent soutenir des politiciens élitistes qui, en fin de compte, servent les intérêts du grand capital…

De nombreux facteurs alimentent le populisme et la démagogie. Le rôle joué par la gauche, l’abstentionnisme, le désintérêt des électeurs en réponse au désintérêt des politiques publiques à leur égard, les ressources financières dont disposent droite et extrême droite, le rôle des médias et celui des réseaux sociaux, la corruption qui ronge l’État, l’insécurité qui affecte la vie quotidienne de millions de personnes… Autant d’éléments que les forces de droite ont su exploiter ou manipuler.

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   ALVARO HENRIQUEZ Y PETTINELLIS
Con un VOTE POR JARA y la presentación de Alvaro Hernirquez y PETTINELLI


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