samedi, mars 01, 2014

ARAUCARIA DE CHILE : LA REVUE CULTURELLE DE L’EXIL CHILIEN


LA CULTURE CHILIENNE DE L’EXIL [1]

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ] 
COUVERTURE DESSIN
 DE GRACIA BARRIOS
L'exode massif  provoqué par le coup d'Etat de septembre 1973 a donné naissance à une manifestation extrêmement vaste et vigoureuse: la culture chilienne de l'exil. La projection extérieure du pays n'a jamais atteint comme alors une telle résonance planétaire. Dans de nombreux pays, artistes ou intellectuels, cinéastes, musiciens, peintres, écrivains, compositeurs, développent une activité culturelle sans précédent.  
[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ] 
COUVERTURE DESSIN
 DE ROBERTO MATTA
La production artistique de la diaspora témoigne également de l'écho qu’a eue la tragédie chilienne à l’étranger. Dans la période de son plus grand essor, la revue Araucaria a été diffusée dans 37 pays, dans lesquels demeurait un noyau de Chiliens que le coup militaire avait éventé hors de leurs frontières. 
par Mélina Cariz

LES CAUSES DE L’EXIL

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ] 


Ce n’est pas par hasard que des centaines de personnes liées à la culture quittèrent le pays. La société chilienne fut victime de ce qu’on appela à l’époque «apagón cultural » ou blackout, c’est-à-dire une coupure, une panne de courant culturelle. Ce terme désigne la destruction et l’abandon de projets culturels par la junte militaire ¾fermetures d’universités, censure dans tous les domaines¾ qui engendra une fuite massive des cerveaux. 

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

Les intellectuelles et les artistes quittaient le pays parce qu’ils étaient opposants à la dictature, parce qu’ils avaient perdu leur emploi ou parce qu’ils ne pouvaient supporter l’atmosphère intellectuelle étriquée et suffocante imposée par la dictature, d’autant plus palpable après la révolution culturelle qui avait fleuri sous le gouvernement de l’Unité Populaire (1970-1973) du Président Salvador Allende.

C’est dans ces conditions que naquit Araucaria en 1978.