jeudi, février 07, 2008

UNE VIEILLE QUERELLE DE FRONTIÈRES REFAIT SURFACE


Le dernier conflit frontalier entre deux pays d’Amérique latine a eu lieu en 1995. Mais le spectre de la discorde refait son apparition dans la région.

Il y a douze ans, pendant la guerre dite “du Cenepa” [du nom du district péruvien contesté], l’Equateur et le Pérou avaient pris les armes pour se disputer un territoire frontalier délimité en 1942 par le protocole de Rio. Face au coût humain et financier du conflit, mais surtout à son inutilité, les uns comme les autres avaient fini par reconnaître que la guerre était le pire mode de résolution des différends territoriaux.

Depuis plusieurs mois, les tensions hier apaisées n’ont cessé de se raviver, en raison notamment de l’arrivée au pouvoir de gouvernements populistes qui ont placé ces enjeux limitrophes au cœur de leur campagne, mais aussi parce que subsistent des haines et des rancœurs de longue date.

Dans ce dernier “round”, le Chili et le Pérou se disputent 35 000 kilomètres carrés dans l’océan Pacifique, une zone riche en anchois, poisson qui entre dans la fabrication d’une farine dont le Pérou est le premier producteur mondial. Le gouvernement du président péruvien, Alan García, vient donc de déposer devant la Cour internationale de justice de La Haye une plainte contre son voisin, exigeant que cette zone soit reconnue comme faisant partie du Pérou. Le Parlement péruvien a d’ailleurs entériné son intégration l’année dernière en adoptant une loi ad hoc et a réalisé des cartes où la frontière est délimitée de façon unilatérale

Le Pérou se fonde pour cela sur la convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982, en vertu de laquelle les pays peuvent réclamer la souveraineté sur 320 kilomètres de plateau continental à partir d’un point de leur territoire. Les autorités de Lima ont ainsi délimité leur frontière maritime avec le Chili suivant une diagonale qui part de leur frontière terrestre.

Il s’agit en fait d’un conflit beaucoup plus profond : il y a près d’un siècle et demi déjà, les deux pays, ainsi que la Bolivie, s’étaient violemment affrontés et la guerre du Pacifique avait été remportée par le Chili ; le Pérou comme la Bolivie perdirent de larges pans de leur territoire tant maritime que terrestre. Aujourd’hui, pour les Péruviens, cette revendication est une question d’orgueil. Et plus encore pour les Boliviens, qui ont dû tirer un trait sur leur seul accès à la mer.

La querelle péruano-chilienne actuelle est compliquée par l’offre faite par le gouvernement de [la présidente du Chili] Michelle Bachelet à la Bolivie : Santiago a proposé de mettre fin à la dispute en donnant aux Boliviens des droits d’exploitation (mais pas la souveraineté) sur un corridor qui leur donnerait accès au Pacifique. Pour le Pérou, cela déboucherait sur une reconnaissance des frontières que les Chiliens tiennent pour acquises. Pour l’universitaire Antonio Rengifo, la façon dont on résoudra ce conflit et d’autres querelles territoriales sera décisive, car elle créera un précédent pour tout le XXIe siècle.

Non au Dakar au Chili


Thomas Poussard, journaliste et guide touristique français installé près de Valparaiso depuis 2006. Il a lancé une pétition en ligne contre le "déménagement" du "Rallye Dakar" au Chili et en Argentine. Il explique le pourquoi de son "Non au Dakar au Chili"

Thomas Poussard s'inquiète, à juste titre, de l'avenir du désert d'Atacama. Tout est allé très vite. A peine une semaine après l’annulation du rallye Dakar à cause des menaces terroristes, les gouvernements chilien et argentin ont envoyé à Paris des représentants pour séduire ASO, l’organisateur français de la course.

Tellement vite qu’il a presque aussitôt été annoncé que les deux pays accueilleraient conjointement le rallye en 2009. ASO doit faire une déclaration officielle le 10 février prochain.

Selon Óscar Santelices, le directeur du Sernatur, les retombées économiques seraient juteuses, et ce serait une aubaine pour promouvoir l’image du Chili comme destination touristique. Sans doute, mais à quel prix?
Atacama
Le Chili veut son rallye. Et il est fort probable qu’il l’ait, avec six étapes prévues dans le nord du pays, et une journée de repos à Vina del Mar –les neuf autres étapes, dont le départ et l’arrivée, étant prévues en Argentine.

Mais les Chiliens, que veulent-ils? Veulent-ils voir leurs belles terres traversées, polluées, voire saccagées par une caravane de 2.500 personnes, de fous du volant et du guidon assoiffés de vitesse?

Veulent-ils voir les merveilles naturelles du désert d’Atacama risquer d’être endommagées pour le bon plaisir de quelques centaines de concurrents qui souillent la nature comme si c’était leur propre jardin?

Veulent-ils voir débarquer les caméras de télévision françaises qui, avec leur miroir déformant, vont probablement montrer les Chiliens comme s’il s’agissait de pauvres neuneus vivant dans le dénuement d’un pays du Tiers-Monde, alors que le Chili, pays en développement, est le plus riche d’Amérique Latine?

Le gouvernement chilien et quelques entreprises ont peut-être à y gagner en terme d’image, mais qu’y gagnent les Chiliens eux-mêmes? Rien.SuppressionA l’heure où, plus que jamais, l’on sait qu’il faut protéger l’environnement, que les ressources en pétrole se raréfient, il est aberrant de vouloir continuer à organiser de tels rallyes, véritables caravanes de la mort. Et je ne parle pas que des enfants régulièrement tués par accident, mais aussi des dommages causés à l’environnement.

C’est pour cette raison que j’ai créé
cette pétition, demandant que le rallye Dakar ne soit pas "déménagé" en Amérique Latine, que l’on n’aille pas offrir les merveilles naturelles de l’Atacama à cette course saccageuse, et, in fine, la disparition pure et simple du rallye.
Thomas POUSSARD.

mercredi, février 06, 2008

105 ANS DE LA NAISSANCE DE CLAUDIO ARRAU

CLAUDIO ARRAU LE 7 NOVEMBRE 1987


La ville de Chillán, où Claudio Arrau est né il y a 105 ans le (6 février 1903), a préparé de divers hommages pour rappeler cette date. Claudio Arrau est né en 1903 au Chili. Enfant prodige, il cherche à Berlin à l'âge de huit ans l'enseignement dont il a besoin grace a une bourse.
Formation
Il devient l'élève d'un disciple de Franz Liszt, Martin Krauze de 1913 à la mort de celui-ci en 1918. Krauze fut aussi le maître de Edwin Fischer et la moins populaire Rosita Renard, compatriote chilienne de Claudio. Après 1918, Arrau ne reprendra plus jamais de leçons.

«Par Martin Krause qui fut mon seul maître, lui-même élève de Liszt, je remonte directement à Czerny et par lui à Beethoven. Et bien entendu Krause enseignait à ses élèves l'infini variété des signatures de Liszt, toujours si caractéristiques, ces arpèges et ses petites notes, et ses trilles éminemment, dont on a cru lontemps et superficiellement qu'ils ne sont que des ornements, des embellissements, des coquetteries enfin, alors qu'il ont très constamment une fonction expressive. [...] Krause ne nous montrait pas dans le trille lisztien un accessoire du discours, mais le discours même, avec toutes ses fonctions, qui sont sont autant de nuances.» (Claudio Arrau).


mardi, février 05, 2008

Battage avec des «juments en liberté»

Photos Héctor Yanez

La Quatrième version du battage avec des «juments en liberté» (a yegua suelta), a été effectuée dans la localité Aguila Sur dans la Commune de Paine. La corrida de battage à juments en liberté, est l'action de séparer le grain de blé des épis, pendant son processus de maturité, par le piétinement des pattes des chevaux.

lundi, février 04, 2008

LA BANQUE SCOTIA FAIT DES ACQUISITIONS EN AMÉRIQUE LATINE


La Banque Scotia (BNS) poursuit son expansion vers le Sud, s'attardant cette fois au Guatemala et à la République dominicaine.

L'institution financière torontoise s'entend avec la société chilienne Grupo Altas Cumbres pour faire des acquisitions. La Scotia mettra la main sur Banco de Antigua et sur des actifs au sein de Banco de Ahorro y Credito Altas Cumbres.

L'entente comporte aussi une option d'achat sur Banco del Trabajo, au Pérou.

Banco de Antigua existe depuis 1997 au Guatemala. Elle a 160 000 clients dans un réseau de 47 succursales et 98 guichets automatiques. Elle gérait un actif de 82 M$ US en juin 2007.

La Scotia est présente au Guatemala depuis 2006, après l'acquisition de Corporacion Interfin.

Banco de Ahorro y Credito Altas Cumbres, pour sa part, sert 39 000 clients en République dominicaine avec six succursales et 35 autres points de vente. Son actif était de 29 M$ US en juin 2007.

«Nous sommes toujours à la recherche d'occasions de croissance stratégique sur des marchés au potentiel élevé, particulièrement ceux où nous sommes déjà présents», fait remarquer Rob Pitfield, vice-président aux Opérations internationales à la Banque Scotia. L'annonce d'aujourd'hui s'inscrit dans nos objectifs de croissance en Amérique centrale et dans les Caraïbes.»

La Scotia est maintenant la banque avec la plus forte présence dans 24 pays d'Amérique centrale et des Caraïbes, avec 380 succursales et 11 630 employés.

Son titre a terminé la séance de vendredi à 48,83 $ à la Bourse de Toronto.

samedi, février 02, 2008

NÉCROLOGIE DE VOLODIA TEITELBOIM VOLOSKY


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

PORTRAIT DE LA FAMILLE TEITELBOIM, VOLODIA À GAUCHE PRÈS DE SES FRÈRES MIGUEL ET SERGIO, DE SA MÈRE SARA ET SA SŒUR ANNA.

Homme politique et écrivain chilien, Valentín Teitelboim Volosky est né le 17 mars 1916 dans la ville de Chillán au sud du Chili.
Fils d'immigrants juifs venu de l’Europe de l’est, son père Moïse Teitelboim Kraitzer, d’origine ukrainienne, et sa mère Sara Volosky Blank, d’origine moldave. Valentín Teitelboim est un auteur prolifique, passant de la poésie au roman, de l’essai à la critique littéraire. C'est un des plus notables mémorialistes de sa génération. Il est sans doute l'intellectuel chilien le plus connu.


Sa famille a déménagé à Talca et par la suite à Curicó, villes où il a réalisé ses études primaires et secondaires, et collaboré dans les Sociétés littéraires respectives.


Il a fait des études de Droit à l'Université du Chili, et à la même époque il a commencé à militer dans les Jeunesse communistes. À la fin de ses études universitaires il a soutenu un mémoire « L'aube du capitalisme et La conquête de l'Amérique » afin d’obtenir le diplôme d’Avocat.


Valentín Teitelboim, plus connu comme Volodia Teitelboim, a été marié à Raquel Weitzmann, avec qui il a élevé le fils de cette dernière Claudio Teitelboim. Cependant, en 2005 Claudio Teitelboim a découvert que son père biologique était l'avocat Álvaro Bunster.


Divorcé de Raquel Weitzmann, Volodia se remarie avec Eliana Farías avec laquelle il a une fille, Marine Teitelboim.


Il fut représentant de son Parti à des Congrès dans divers pays, tels que la France, la Martinique, la Bolivie, l'URSS, la Hongrie et l’Autriche.


Il assura les fonctions d’avocat dans diverses institutions publiques.


En même temps, il a travaillé comme journaliste pour les hebdomadaires le « Front Populaire », et « El Siglo », ainsi que dans les revues « Qué hubo en la Semana » ("Que s'est-il passé dans la Semaine") et « Aurora» (Aurore) , tout en étant le directeur des deux publications.


En 1961 il a est élu député dans les villes de Valparaiso et Quillota, pour la période de 1961 à 1965, puis il est élu sénateur pour Santiago par deux périodes consécutives. Il assura ce poste pour la dernière fois en mars 1973, charge interrompue par le coup d’Etat du 11 septembre 1973, qui a ordonné la dissolution du Congrès National par un décret de Loi du 21 septembre 1973.


Dans le domaine culturel et intellectuel, il a aussi une ample trajectoire: À 19 ans il a publié son premier livre, avec le poète Eduardo Anguita. En octobre 1931 il a gagné le concours des « Jeux floraux » de poésie.


Dans la décennie de 1950, il publiait régulièrement des articles dans la revue « l'Aurore », ouverte à la pensée critique de l'époque, et qui a servi de tribune à des écrivains remarquables. Il fut élu secrétaire général du Congrès Continental de la Culture, effectué à Santiago, en 1953.


Le coup militaire l'a surpris hors du Chili. Depuis lors, il a vécu en se déplaçant dans divers pays et continents. Durant une décennie et demie il a résidé en Europe, spécialement à Moscou, sans nationalité, puisque la Junte Militaire lui a enlevé sa condition de Chilien. Il est resté apatride jusqu'à son retour légal au pays en 1988.


Pendant son exil, il collabore dans la presse européenne et latino-américaine. À Moscou il maintient pendant 15 ans un espace bihebdomadaire à la Radio dans le programme «Écoute Chili » ( Escucha Chile ), destiné à l'Amérique latine. Il dirige la revue culturelle, « Araucaria de Chile », publié trimestriellement à Madrid pendant douze ans, un lien d'union pour la diaspora intellectuelle chilienne postérieure au coup d'État militaire de 1973.

Volodia Teitelboim est décédé le jeudi 31 janvier 2008 à 19 heures, à l'Hôpital Clinique de l'Université Catholique , à Santiago du Chili. Ses obsèques ont eu lieu samedi 02 février 2008 à midi dans le Cimetière Général de Santiago.

vendredi, février 01, 2008

ARAUCARIA DE CHILE LA REVUE



Ce fut une revue trimestrielle publiée pendant les années de l'exil entre 1978 et 1989. Sa rédaction suivit son cours jusqu'en 1984 à Paris, année où elle fut transférée à Madrid, là où, depuis ses débuts, on l’imprimait, et on organisait sa distribution. (La revue Araucaria de Chile fut dirigé par Volodia Teitelboim étant son secrétaire de Rédaction Carlos Orellana.) NdT.

Dans la période de son plus grand essor, la publication atteignit 37 pays, dans lesquels
demeurait un noyau de Chiliens, que le coup militaire avait éventé hors de nos frontières. La donnée illustre l'importance qu'Araucaria a eue durant ces années et sert, en même temps, à souligner l'ampleur qu’ a atteint l'exil en ces années, un phénomène sans précédent dans notre histoire, peu connu et souvent considéré avec réserve et méfiance par les Chiliens qui n'ont pas abandonné le pays durant les années de la dictature.

L'exode massif d’artistes ou d’intellectuels qu'a provoqué le coup d'état de septembre 1973 a donné naissance à un phénomène extrêmement vaste et vigoureux : la culture Chilienne de l'exil. La projection extérieure du pays n'a jamais atteint comme alors une résonance planétaire semblable, avec l'oeuvre développée dans cette trentaine de pays par des cinéastes, de musiciens, peintres, auteurs, académiques et des cadres qualifiés dans les domaines
les plus divers de la production culturelle.

On a publié énormément de revues, et celle qui a eu la plus importante signification fut Araucaria, par l'ampleur des thèmes traités, ainsi que par la qualité, l’homogénéité et l’intérêt de ses articles; par le prestige et la représentativité de la majorité des collaborateurs qui apparaissent dans ses pages, et par l'attrait de leur présentation.

Publiée régulièrement pendant ses douze années d'existence, elle est arrivée virtuellement à devenir un objet culturel de référence obligatoire entre les Chiliens de la diaspora.


Revue de bibliothèque, Araucaria est aujourd'hui la source la plus précieuse pour qui souhaite approfondir la connaissance de ce qu'a été la vie et l'activité créative du Chili d’extra-muros. Cet indice tente de faciliter la consultation des centaines de travaux publiés dans les onze mille pages que comprend la collection.


Traduit de l'espagnol par M.C.

VOLODIA TEITELBOIM EST MORT

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Au revoir compañero Volodia

Le Parti communiste du Chili est en deuil. Notre cher camarade Volodia Teitelboim est décédé, jeudi 31 janvier 2008 à 19 heures dans l'Hôpital Clinique de l'Université Catholique à Santiago du Chili.

La dépouille mortelle de Volodia Teitelboim sera veillée à partir de ce soir et pendant toute la journée du vendredi 01 février 2008, dans le Salon d'Honneur de l'ancien Congrès National à Santiago du Chili. Ses obsèques auront lieu samedi 02 février 2008 à midi dans le Cimetière Général de Santiago.

Commission de Relations Internationales

Parti communiste du Chili


jeudi, janvier 31, 2008

Le gouvernement chilien confronté au sort des Indiens Mapuches


Photo AFP/MARTIN BERNETTI
Des Indiens mapuches manifestent devant le palais présidentiel de La Moneda, le 22 janvier 2008 à Santiago du Chili.

La cause des Indiens Mapuches s'est imposée de façon inédite sur la scène politique à Santiago du Chili, à la suite d'une longue grève de la faim d'une militante emprisonnée, Patricia Troncoso, âgée de 39 ans. La Fédération internationale des droits de l'homme et Amnesty International avaient accusé d'indifférence le gouvernement de la présidente socialiste Michelle Bachelet.

Après une médiation de l'Eglise catholique, Patricia Troncoso a mis fin, mardi 29 janvier, à sa grève de la faim, après 110 jours de jeûne. Le gouvernement lui a accordé, ainsi qu'à deux autres militants emprisonnés, la possibilité d'être transférés dans un centre d'éducation par le travail et de bénéficier d'un droit de sortie dominical.

Défenseure des droits indigènes, Patricia Troncoso n'appartient pas à l'ethnie mapuche. En 2001, elle avait été condamnée à dix ans de prison pour l'incendie d'une propriété rurale dans le sud du Chili, que les Mapuches considèrent comme appartenant à leurs ancêtres.

L'ENJEU DE LA TERRE

Le gouvernement avait refusé d'intervenir dans un premier temps, arguant qu'il s'agissait d'un cas relevant de la justice. Une dizaine de Mapuches ont été condamnés et sont détenus en vertu d'une loi "antiterroriste" draconienne qui avait été imposée par la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990). Le 3 janvier, un Mapuche de 22 ans a été tué par la police lors de l'occupation de terres revendiquées par les indigènes.

L'ethnie mapuche, ou "peuple de la terre", est la plus importante communauté indigène du Chili. Elle représente 6 % des 16 millions d'habitants du pays. Elle représentait il y a dix ans plus de 10 % de la population, selon le Centre d'études publiques.

C'est autour du Pucon, au cœur de la région de la Araucania, que se trouvent la majorité des communautés mapuches, qui vivent de l'agriculture. Elles sont souvent en conflit avec les grands propriétaires terriens et des multinationales, notamment forestières, qui occupent et exploitent un territoire qu'elles revendiquent. Beaucoup de Mapuches sont contraints d'émigrer à Santiago, où ils sont victimes de discrimination.

"Les efforts de Patricia Troncoso n'ont pas été vains, puisque le thème mapuche s'est installé dans la société chilienne", a souligné le président de la Conférence épiscopale, Mgr Alejandro Goic. La présidente Bachelet a chargé un de ses conseillers politiques, Rodrigo Egana, de s'occuper du dossier indigène. M. Egana a appelé à "un vaste dialogue", pour que la société chilienne "assume pleinement son caractère multiculturel".

L'un des principaux défis sera de faire approuver par le Parlement une loi garantissant la reconnaissance constitutionnelle des peuples indigènes. Depuis le retour de la démocratie, la coalition gouvernementale de centre-gauche s'est engagée à assurer davantage de droits et d'autonomie aux Mapuches, mais sans résultats concrets.

De l'autre côté de la cordillère des Andes, les Indiens Mapuches qui vivent dans la Patagonie argentine manifestent aussi régulièrement pour réclamer la restitution "des terres de leurs ancêtres".

Christine Legrand

SPERME CHILIEN, LA MATIÈRE PREMIÈRE QUI MONTE



La première banque de sperme d’Amérique du Sud ouvre à Santiago. Finies les importations étrangères et ...finis les hommes? Puisque les Chiliennes peuvent maintenant se passer d'un compagnon pour avoir un bébé.

Il en coûte désormais 225 000 (325 euros) pour avoir un bébé sans papa. Le Chili ,dans le cadre d‘un programme espagnol de l’Institut Valenciano pour l’Infertilité (IVI), accueille la première banque de sperme d’Amérique du sud. Les premiers échantillons chiliens seront disponibles dès le milieu de l’année 2008, en attendant la banque tourne avec des dons espagnols. 


Si faute de législation, les célibataires y ont accès, c’est avant toute une solution pour les couples dont l’ homme est stérile, atteind d’anomalie génétique ou d’une maladie sexuellement transmissible. Les couples infertiles devaient auparavant débourser environ 450 000 pesos (640 euros) pour un don étranger qui garantissait bien peu de ressemblance du futur bébé avec le papa. Avec les dons chiliens ce sera plus facile et même prévu (donneur et receveur auront des caractéristiques physiques et sanguines compatibles) mais pour autant, pas question de choisir son donneur, contrairement aux USA où il existe un marché du don de sperme, permettant le choix de la couleur des yeux, des cheveux, de la taille,du QI, Comme en France l’anonymat est total (donneur et receveur) ce qui n’est pas le cas en Grande Bretagne, Allemagne et Suède.

Donneurs sous contrôle


Seulement 5% des donneurs volontaires sont retenus à l’issu de tests drastiques : physiques et psychologiques, reproduits 6 mois plus tard après congélation du sperme.


S’ajoute la restriction pour un donneur sain, de ne pas pouvoir donner plus de 4 fois dans sa vie, en comptant les enfants qu’il a eu, afin d’éviter tout risque de consanguinité. 


Si le principe de gratuité fait l’unanimité en Europe, au Chili le don est défrayé à hauteur de 30 000 pesos (le double par rapport à un donneur « de base » aux USA). 


Faire un bébé toute seule, ne fait apparemment pas débat dans un pays où pourtant la famille est vénérée. Pour information en France, l’adoption est ouverte aux célibataires* mais pas l’insémination y compris pour les couples d’homosexuelles. 


Lola Sorrenti La première banque de sperme d’Amérique du Sud ouvre à Santiago. Finies les importations étrangères et ...finis les hommes? Puisque les Chiliennes peuvent maintenant se passer d'un compagnon pour avoir un bébé.

Il en coûte désormais 225 000 (325 euros) pour avoir un bébé sans papa. Le Chili ,dans le cadre d‘un programme espagnol de l’Institut Valenciano pour l’Infertilité (IVI), accueille la première banque de sperme d’Amérique du sud. Les premiers échantillons chiliens seront disponibles dès le milieu de l’année 2008, en attendant la banque tourne avec des dons espagnols. 


Si faute de législation, les célibataires y ont accès, c’est avant toute une solution pour les couples dont l’ homme est stérile, atteind d’anomalie génétique ou d’une maladie sexuellement transmissible. Les couples infertiles devaient auparavant débourser environ 450 000 pesos (640 euros) pour un don étranger qui garantissait bien peu de ressemblance du futur bébé avec le papa. Avec les dons chiliens ce sera plus facile et même prévu (donneur et receveur auront des caractéristiques physiques et sanguines compatibles) mais pour autant, pas question de choisir son donneur, contrairement aux USA où il existe un marché du don de sperme, permettant le choix de la couleur des yeux, des cheveux, de la taille,du QI, Comme en France l’anonymat est total (donneur et receveur) ce qui n’est pas le cas en Grande Bretagne, Allemagne et Suède.

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(*) La cour européenne des droits de l’homme vient de condamner la France pour discrimination : une femme avait été déboutée de sa demande d’adoption, la cour a jugé que la décision du tribunal français était fondée sur son orientation sexuelle.

mercredi, janvier 30, 2008

Patricia Troncoso a gagné


Le président de la confédération épiscopal, Monseigneur Alejandro Goic, a déclaré qu’après 110 jours de grève de la faim, Patricia Troncoso Robles a décidé de déposer sa grève de la faim, parce que gouvernement central a accédé à ses demandes.
Selon le religieux, les hautes autorités du gouvernement ont manifesté, cette après midi, leur disposition à concéder à Patricia Troncoso les bénéfices qu’elle réclame depuis plus de 110 jours. Selon TVN, la militante a obtenu les sorties dominicales sans évaluation préventive de la gendarmerie pour ses deux compagnons de détention et pour elle, et son transfert à Temuco pour sa récupération. Patricia Troncoso a rédigé une lettre, de sa propre main, dans laquelle elle sollicitait le retour à Angol avec ses deux compagnons et l’octroi des bénéfices pénitentiaires et dominicaux pour Juan Millalen et les sorties de fin de semaine pour elle et Jaime Marileo, que sa récupération puisse se réaliser dans l’hôpital de Temuco. A ces demandes le gouvernement a répondu « les bénéfices sollicités par Patricia Troncoso pour elle et pour les internes Juan Bautista Millalen et Florencio Jaime Marileo seront concédés en la forme et l’opportunité que décrit la sollicitude écrite par Patricia Troncoso et qu’elle nous a fait parvenir ce jour ».Les médecins doivent maintenant, et suite à l’arrêt de la grève de la faim, certifier la capacité physique de Patricia pour son transfert vers l’hôpital de Temuco. Ensuite, et durant les premiers jours du mois de mars, elle pourra commencer à profiter des bénéfices qu’elle exige depuis plus de trois mois et que le gouvernement a du lui concéder. Monseigneur Goic a déclaré « que son effort n’a pas été vain parce que le thème mapuche s’est installé dans la société chilienne. Ce n’est pas un thème facile à résoudre, mais l’église donne sa parole pour que nous puissions l’aborder comme société dans son ensemble ».
Le gouvernement, de son côté, a nommé ce lundi Rodrigo Egaña Barahona, comme commissaire présidentiel pour les affaires indigènes. Le ministre de l’intérieur Edmundo Pérez Yoma a expliqué que parmi les tâches qui seront à sa charge il devra impulser le dialogue avec les communautés indigènes, évaluer et surveiller l’avance des politiques publiques dirigées vers les peuples indigènes et travailler avec le congrès pour en arriver à une reconnaissance constitutionnelle des peuples indigènes ».Egaña a expliqué que la présidente lui a demandé d’assumer ce labeur et que la manière de l’affronter est “ à partir d’un dialogue très large avec tous les acteurs. Je vais faire de mon mieux pour générer des espaces de conversation, nous allons réinstaller des tables rondes de travail dans les différentes régions du pays pour avancer sur ce thème, nous allons rechercher quels sont les thèmes de convergence dans notre pays, le respect mutuel, pour que les peuples originaires obtiennent la possibilité d’un plein développement ».

Sources
http://www.nodo50.org et chilevision

mardi, janvier 29, 2008

Suez : construit une nouvelle centrale de 150 Mégawatts au Chili

Suez Energy International entamera les travaux de construction de la deuxième unité au charbon (150 MW) du projet de centrale thermique dans le nord du Chili. Cette centrale électrique utilisera la technologie du lit fluidisé circulant et sera en mesure de brûler de la biomasse, ainsi que d'autres combustibles. Suez Energy International et Antofagasta Minerals ,groupe industriel chilien, ont signé un contrat pour la fourniture de 150 MW de puissance électrique et d'énergie dérivée pour la nouvelle mine d'Esperanza à partir de 2011. Afin de couvrir cette demande, une deuxième unité électrique de la Central Termoeléctrica Andina (CTA) à Mejillones sera construite. Cette deuxième unité sera identique à la première, dont la construction a débuté au 4ème trimestre 2007, et sera également co nnectée au Sistema Interconectado del Norte Grande. Les travaux de construction doivent débuter dans les prochaines semaines à venir. Le temps de construction estimé est d'environ 3 ans. En moyenne, 700 personnes seront employées durant la phase de construction.
"Compte tenu du contexte énergétique chilien, il est essentiel d'investir dans plusieurs solutions énergétiques. Nous construisons actuellement des centrales au charbon dans le pays. Nous entamerons dans les mois prochains la construction de notre projet GNL dans le nord du Chili, lequel fournira une source de gaz naturel sûre pour les centrales au gaz existantes", explique Dirk Beeuwsaert, CEO de Suez Energy International.

Greenpeace dénonce l’aquaculture

Les poissons et les fruits de mer d’élevage doivent se rendre au consommateur seulement si les fermes d’aquaculture sont capables de faire la preuve qu’elles respectent l’environnement, ce qui est rarement le cas, estime Greenpeace.
Dans un rapport international publié lundi, l’organisme dresse la liste des méfaits de l’aquaculture pour les écosystèmes marins. Selon une étude écossaise, un élevage de 200 000 poissons libère une quantité de matières fécales comparable à une ville de 65 000 habitants. Une autre recherche, réalisée dans la baie de Fundy, au Nouveau-Brunswick, a établi que la diversité biologique chutait dramatiquement dans un rayon de 200 mètres des unités de production après seulement cinq ans d’activité.

Les espèces indigènes souffrent également de la concurrence des «échappés» de culture, qui volent leur nourriture et leur refilent des maladies.

Greenpeace s’intéresse à l’aspect humain du développement de l’aquaculture. Le rapport souligne que la pêche excessive de poissons de peu de valeur pour fabriquer de la moulée pour les espèces carnivores prive de revenus et de nourriture plusieurs personnes démunies dans les pays en développement.

C’est sans compter les abus aux droits des travailleurs constatés dans plusieurs régions du monde où il se pratique une aquaculture intensive, comme le Bangladesh et le Chili.

Campagne Océans

Il n’en faut pas plus pour que Beth Hunter, coordonnatrice de la campagne Océans pour Greenpeace, souhaite le retrait des espèces d’élevage les plus polluantes — parmi lesquelles le saumon et la crevette — du marché de consommation. Ils y sont souvent offerts à prix d’aubaine.

Selon Mme Hunter, les supermarchés, les poissonneries et les restaurants devraient refuser de vendre des poissons et des fruits de mer cultivés sans aucun souci pour le développement durable. «Ces gens devraient faire pression sur l’industrie pour qu’elle adopte des bonnes pratiques», dit-elle en entrevue au Soleil.

Greenpeace encourage particulièrement l’aquaculture multitropique, qui suppose la cohabitation de plusieurs espèces (poissons, coquillages, algues, etc.) et la culture aquaponique, qui recycle les eaux usées de l’aquaculture pour faire pousser des légumes. L’organisation est très sceptique envers les certifications écologiques, qui ne sont pas assez sévères à son avis, mais réclame un meilleur étiquetage des produits marins.

LES MILLIARDAIRES AMÉRICAINS ONT LA TÊTE DANS LES ÉTOILES

(Photo : ESO)

Deux milliardaires américains, Charles Simonyi et Bill Gates, ont décidé de faire don total de 30 millions de dollars pour la construction d'un grand télescope synoptique, au Chili. Dernier épisode de l'intérêt montré par les plus fortunés, au ciel.


Regards sur l'univers. Les observatoires de La Silla (Chili).Le télescope devra « filmer » la partie du ciel visible depuis son lieu d'implantation. Il prendra des photos en grand angle et très détaillées (3 milliards de pixels), toutes les 15 secondes.
En moins de 10 ans, le téléscope serait capable de visualiser près de 90% des astéroïdes qui s'approcheraient dans un rayon de 140 mètres de la Terre.


Le coût total de ce télescope est de 300 millions de dollars.
Pluies de dollars


La contribution du magnat de Microsoft, Bill Gates, qui a annoncé sa retraite avant la fin de 2008, est de 10 millions de dollars. Charles Simonyi, l'auteur des logiciels Word et Excell de Microsoft, offre 20 millions de dollars. Cet ingénieur informatique a été le cinquième touriste de l'espace sur la Station spatiale internationale où il a passé 14 jours, en avril 2007.


La société Google est également partie prenante du projet de ce grand télescope synoptique d'observation. Elle mettra en ligne sur internet les images prises par celui-ci.

Situez le désert de l'Atacama, en Amérique du Sud.(RFI)
D'autres projets de télescopes sont actuellement en cours : le télescope géant Magellan (Ø 24,5 m) d'un coût de 550 millions de dollars et le Thirty Meter Télescope (Télescope de 30 mètres de diamètre).


Le TMT a reçu quelque 200 millions de dollars de la Fondation Gordon et Betty Moore, des multi-milliardaires. Gordon Moore a été le président de Intel Corporation, fabricants de microprocesseurs.


Relais-étape vers l'infini


Robert Bigelow, magnat de l'immobilier et passionné par les soucoupes volantes, a quant à lui des intentions plus pragmatiques : scandalisé par les coupures budgétaires de la NASA, il a repris à son compte l'aménagement des chambres privées des astronautes de la Station spatiale internationale. En 1999, il créée une société spécialisée
Bigelow Aerospace.

Chambre avec vue sur la nébuleuse du Serpent.(Photo : ESO)Depuis, Robert Bigelow s'est fait un nom dans le commerce de l'espace. En juillet 2006, il a envoyé une mini-station spatiale gonflable. Il a renouvelé l'expérience un an plus tard. Son objectif : louer ses modules à des laboratoires de recherche, et le personnel astronaute avec.

Bien qu'une offre touristique ne soit pas encore d'actualité, l'Américain compte un jour ouvrir ses modules aux voyageurs privés.

lundi, janvier 28, 2008

BACHELET FAIT UNE VISITE SURPRISE À VOLODIA TEITELBOIM DANS L’HÔPITAL DE L'UNIVERSITÉ CATHOLIQUE DU CHILI

SANTIAGO du CHILI. -La Présidente Michelle Bachelet s’est rendu à l'Hôpital Clinique de l'Université Catholique pour visiter l'écrivain et l'ex-leader du Parti communiste (PC), Volodia Teitelboim, qui reste interné dans un état grave dans l'Unité de Soins Intensifs de l'enceinte de santé.

La voiture de la Présidente est arrivée sur le lieu accompagné de ses gardes du corps, au même moment où le sénateur radical Nelson Ávila parlait à la presse.

Rapidement, Bachelet est descendue de l'automobile qui l’a déposée à l'hôpital par rue la Lira, où ont défilé une série d'hommes politiques et les personnalités du pays qui ont visité l'ex-secrétaire général du PC, atteint d'une infection respiratoire, qui a dérivé en problèmes rénaux.

La visite de la Chef d'État a surpris les autorités de l'établissement, puisqu'elles n'avaient pas disposé des mesures spéciales de sûreté au moment de son arrivée.

La Gouvernante avait publiquement reconnu ce matin Teitelboim pour son travail en faveur des travailleurs, après l'avoir catalogué comme "grand lutteur".

« Qui est aujourd’hui malade, dans une situation critique. Nous serons attentifs, en exprimant notre affection, et notre soutien moral, à la famille et à son Parti, parce que nous entendons que c'est une situation qui nous attriste tous »", a-t-elle assuré.

samedi, janvier 26, 2008

DÉCOUVERTE DE LA GALAXIE LA PLUS ÉLOIGNÉE DE L'UNIVERS


Santiago

La galaxie la plus éloignée de l'univers connue à ce jour a été découverte par une équipe internationale d'astronomes qui l'ont localisée grâce à la lumière émise au moment de sa formation il y a 12,5 milliards d'années, a annoncé jeudi à l'AFP un astronome chilien.


Située à 240 milliards d'années lumière de la Terre, cette galaxie, baptisée A1689zD1, ouvre un nouveau champ de recherches aux scientifiques qui étudient le processus de création de l'univers.

«En étudiant les galaxies les plus éloignées, on peut comprendre le processus de formation d'une galaxie et les assemblages de la matière de l'univers alors qu'il était en train de naître», a expliqué l'astronome de l'Université catholique du Chili, Leopoldo Infante, membre de l'équipe scientifique à l'origine de cette découverte.

«Ce que nous observons aujourd'hui, c'est la lumière émise alors même que la galaxie (A1689zD1) était en train de se former, ce qui nous offre de l'information sur ce moment de formation et nous permet de le recréer. Mais la galaxie est probablement déjà morte», a-t-il précisé.

Avec sa collègue Veronica Motta de l'Université de Valparaiso, M. Infante a rejoint l'équipe de recherches de ce projet international, dirigée par le docteur Larry Bradley de l'Université John Hopkins, aux États-Unis, il y a cinq ans.

A1689zD1 présente une masse qui ressemble à celle de la Voie lactée, mais d'une taille un peu peu inférieure, selon le chercheur qui précise qu'elle est pauvre en métal et présente une composition chimique très basse.

«Nous pouvons regarder le passé, suivre le cours de l'histoire propre à la formation des galaxies», a souligné M. Infante.

Les télescopes Hubble et Spitzer de la Nasa, tous deux en orbite, ainsi que le très puissant télescope de l'observatoire Paranal, dans le nord du Chili, qui appartient à l'European Southern Observatory (ESO), ont scruté l'univers et rapporté les images ayant notamment permis de mener à cette découverte.

La formation de A1689zD1 aura suivi d'à peine un milliard d'années l'explosion initiale dite du «Big Bang», qui serait à l'origine de la formation de l'univers il y a quelque 13,7 milliards d'années.

Agence France-Presse

jeudi, janvier 24, 2008

Visite officielle et critiques au programme du couple héritier au Chili


Le prince héritier Haakon et sa femme la princesse héritière Mette-Marit doivent se rendre, en compagnie de quelques hauts représentants Norvégiens, au Chili cette semaine. Lors de ce déplacement, ils vont certainement devoir faire face à des critiques exprimées à l’encontre de quelques grandes entreprises norvégiennes implantées dans le pays.

Cette visite officielle du couple princier au Chili a notamment pour objectif de favoriser l’émergence de nouveaux liens économiques entre ce pays d’Amérique du sud et la Norvège. La population locale se montre toutefois très mécontente des pratiques d’au moins deux groupes norvégiens installés dans le pays.

Haakon et Mette-Marit doivent entre autres se rendre dans les locaux de Marine Harvest, le plus grand producteur mondial de produits de la mer, dirigé par l’homme d’affaires John Fredriksen. Or, cette multinationale fait l’objet de sévères critiques de la part des leaders syndicaux, au Chili comme en Norvège.

D’après ses détracteurs, Marine Harvest ne fait rien pour lutter contre les mauvaises conditions de travail dont souffrent ses ouvriers et les dissuade de rejoindre des syndicats à l’aide de menaces. La confédération norvégienne des syndicats (Landsorganisasjonen i Norge, LO) vient d’ailleurs de rendre public un rapport sur les pratiques de Marine Harvest et d’une autre grande multinationale norvégienne du secteur de la mer, Cermaq. Ce rapport a été officiellement transmis au Ministère des affaires étrangères norvégien.

Marine Harvest a connu ces derniers temps d’importantes pertes de ses récoltes de fruits de mer, notamment en raison de maladies sévissant dans ses fermes à saumons. Aussi bien les défenseurs du saumon sauvage que des associations de défense de l’environnement accusent cette firme d’utiliser des méthodes d’élevage industriel nuisibles pour la faune et la flore.

La réaction de Marine Harvest ne s’est pas faite attendre. La multinationale norvégienne affirme que le rapport de LO est improductif et s’appuie sur des arguments très mal documentés. Le porte-parole de Marine Harvest, Arne Hjeltnes, souligne de plus les liens étroits qu’entretient la direction de l’entreprise avec ses organisations syndicales. De son côté, LO défend son rapport en affirmant que les allégations qu’il contient font suite à de nombreux entretiens avec des sources sûres au Chili.

Une autre entreprise norvégienne fait également l’objet de sévères critiques dans le sud du Chili en ce moment. SN Power a provoqué la colère de groupes de travailleurs natifs du pays avec son projet de construction d’une usine hydroélectrique.

Les représentants de ces entreprises et le ministre norvégien de l’économie et de l’industrie, Dag Terje Andersen, s’attendent à subir de nombreuses critiques lors de leur participation à une conférence sur la santé des poissons. Personne ne sait toutefois encore s’ils devront aussi faire face à des manifestations organisées à l’occasion de leur venue.
Info/ traduction @ Kristalina

LE GOUVERNEMENT CHILIEN VA-T-IL LAISSER MOURIR PATRICIA TRONCOSO ?



La Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme (FIDH) est extrêmement préoccupée par la situation de Patricia Troncoso Robles, prisonnière politique Mapuche, actuellement dans un état de santé critique. Patricia Troncoso a entamé une grève de la faim le 10 octobre 2007. Elle entend dénoncer ainsi les détentions et procès fondés sur l’application abusive de la Loi Antiterroriste et demander l’arrêt de la répression à l’encontre des communautés Mapuche. Patricia Troncoso entame aujourd’hui son 107ème jour de grève de la fin et sa santé se détériore gravement.

Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH réagit : “Nous sommes indignés de voir que, bien que Patricia Troncoso soit sur le point de mourir, le gouvernement continue à exprimer son mépris à son égard et à celui de son peuple. Le gouvernement légitime la répression en invoquant l’”ordre public” alors même que les Mapuche ne font que demander le respect de principes de base du droit international et régional des droits de l’homme. L’application de la Loi Antiterroriste est disproportionnée et viole le droit à un procès équitable. L’attitude du gouvernement chilien met en évidence la discrimination profonde qui subsiste au Chili contre les peuples indigènes, y compris parmi les plus hautes autorités du pays”.

La FIDH considère que le traitement réservé à Patricia Troncoso est contraire au droit international et régional des droits de l’homme qui interdit les traitements inhumains et dégradants et protège le droit à la vie. Le 15 janvier, Patricia Troncoso a été transférée depuis la ville de Temuco vers l’Hôpital de Chillán, contre sa volonté et en dépit des recommendations médicales qui étaient de la transférer vers la capitale. L’équipe médicale de la Gendarmerie l’oblige à cesser sa grève de la faim en lui injectant, de force, des aliments. Les autorités la maintiennent en isolement total, interdisant à sa famille de lui rendre visite. Elles ont même refusé, dans un premier temps, le contact sollicité le 16 janvier par la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme.

La FIDH demande au gouvernement de mettre un terme à cette situation d’isolement et à respecter les droits du peuple Mapuche. La FIDH exhorte le Gouvernement de Michelle Bachelet à accéder à la demande de Patricia Troncoso de lui octroyer un droit de sortie dominical. Patricia Troncoso remplit les conditions requises par la règlementation pénitenciaire pour bénéficier de cette sortie périodique. La FIDH appelle le Gouvernement chilien à entamer, sans plus tarder, un véritable dialogue avec les prisonniers Mapuche condamnés sur la base de la Loi Antiterroriste. La FIDH réitère également sa demande de révision de leurs condamnations, contraires au droit international, et demande, qu’entre-temps, la liberté leur soit immédiatement accordée.

Madame la Présidente, entre vos mains se trouve non seulement la possibilité de sauver la vie de Patricia Troncoso, mais également celle de répondre, par la voie du dialogue, aux demandes légitimes du peuple Mapuche. La position actuelle du gouvernement ternit l’image de la démocratie chilienne, c’est pourquoi nous attendons de votre part une réaction appropriée. Les droits fondamentaux doivent primer sur les intérêts économiques.