vendredi, avril 05, 2024

LE 5 AVRIL 1818


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

« LA BATAILLE  DE MAIPÚ »
LITHOGRAPHIE DE THÉODORE GÉRICAULT 1819

LETTRE DE SAN MARTÍN À PUEYRREDÓN
SUR LA BATAILLE DE MAIPÚ
Le 5 avril 1818 fut livrée  la bataille de Maipu, qui assure l'indépendance du Chili. La bataille entre l'armée des Andes, commandée par le général San Martin, et les troupes royalistes sous les ordres du général espagnol Mariano Osorio; elle est considérée comme l'une des plus décisives des guerres d'indépendance sud-américaine. 

Après cette défaite, l'Espagne abandonna sa lutte contre les républiques australes et concentra ses troupes pour la défense du Pérou, dernier bastion de son empire américain.



SUR LE MÊME SUJET :

mardi, avril 02, 2024

DÉCÈS DE FERNANDO ORELLANA, PHOTOGRAPHE ET INFOGRAPHISTE CHILIEN ENGAGÉ

 [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ] 

FERNANDO ORELLANA 
C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Fernando Orellana, survenu le mercredi 27 mars 2024, dans la commune d’Argenteuil, France, à 70 ans, emporté par un cancer foudroyant.

LE PHOTOGRAPHE
 FERNANDO ORELLANA
PHOTO RENÉ DÁVILA
Carlos Fernando Orellana Aguirre est né à Santiago du Chili le 21 février 1954, fils de Carlos Orellana Riera et de Estela Aguirre Argomedo. Pendant 50 ans, il a vécu avec sa compagne et épouse Bibiana Martínez, avec laquelle il eut un enfant, Matías.

Fernando a été photographe, infographiste et concepteur de sites web. 

Vers la fin des années soixante, il participe à la grande marche de 120 kilomètres entre les villes de Valparaiso et Santiago, contre la guerre de Vietnam et s’affilie comme militant auprès des jeuneuses communistes chiliennes («la Jota»), où il était connu par le surnom de «Peluca». Au sein de celles-ci, il participe à la légendaire brigade muraliste «Brigada Ramona Parra».  

Il s’engage activement dans le processus de transformations sociales du gouvernement de l’Unité Populaire dirigé par Salvador Allende contribuant entre autres, en tant que membre du Taller Gráfico (atelier graphique) du Département de Communications de l'Universidad Técnica del Estado (UTE), qui a joint son apport au processus de changement social mis en marche durant cette période.

Suite au coup d’État militaire du 11 septembre 1973 au Chili, il s’exile en France. 

De 1978 à 1989, en tant que designeur graphique, il joint l’équipe d’Araucaria, la revue culturelle trimestrielle de l’exile chilien, dont son père, Carlos Orellana, a été le rédacteur en chef. 


FERNANDO ORELLANA
PHOTO ARCHIVE DE FAMILLE
Déployant son talent infographique et de photographe, il développe multiples sites web sur des sujets politiques et culturels, qui illustrent la créativité foisonnante du processus de l’Unité Populaire au Chili et qui retracent divers travaux, dont les siens comme auteur, sur la mémoire, l'histoire, la culture chiliennes. À noter particulièrement «Una calle Salvador Allende », qui, avec la contribution des exilés chiliens, répertorie les rues ou lieux publics à travers le monde, ayant reçu le nom de l’ancien président Salvador Allende, «Chile: Breve Imaginería política 1970 – 1973», qui rend compte du projet de transformations sociales au Chili et de la production artistique et culturelle (affiches, murales discographie) qui l’accompagne. Ce site inclut une page sur la revue Araucaria, entre autres.

Fernando a poursuivi sans cesse son travail photographique, même pendant la pandémie de covid-19 et jusqu'à tout récemment. En témoignent les pages des sites «Déplacement dérogatoire (France 2020 / 2024)» et «Voisins, voisines».

Une cérémonie d’adieu aura lieu le vendredi 5 avril 2024 à 15h au Crématorium de Cormeilles en Parisis, 27 rue Georges Méliès, 95240 Cormeilles-en-Parisis.

Adieu compañero, que la terre te soit légère. 

lundi, avril 01, 2024

L’ATTAQUE CONTRE TIKTOK OU LA COMPÉTITION DES TARTUFFE

  [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ] 

PARTI COMMUNISTE CHINOIS ET TIKTOK AUX ÉTATS-UNIS,
ILLUSTRATION PAR ALEXANDER HUNTER
POUR THE WASHINGTON TIMES 
LOGO ORIENT XXI

DU CONFLIT SINO-AMÉRICAIN À LA GUERRE ISRAÉLO-PALESTINIENNE / L’attaque contre TikTok ou la compétition des Tartuffe / Les conflits armés sont aussi des guerres de récits. Les réseaux sociaux y prennent une part active, tous contrôlés par des groupes américains à l’exception d’un : le chinois TikTok. Depuis des années, élus démocrates et républicains veulent le ramener dans le giron états-unien ou l’interdire. Dernier prétexte avancé : il est « pro palestinien », voire antisémite.

par Martine Bulard

TARTUFFE

Alors qu’Israël interdit tout accès à la bande Gaza aux reporters étrangers et tire sur les journalistes palestiniens comme sur des lapins — avec une centaine de morts dans la profession depuis le 7 octobre 2023 — que deviendraient les (déjà trop rares) informations sur Gaza si un réseau social comme TikTok venait à disparaître ? Si un seul propriétaire, à savoir Meta, obtenait le monopole de la diffusion des plateformes en ligne ? Ces questions ne relèvent pas totalement du fantasme.

Le 13 mars 2024, élus républicains et démocrates de la Chambre des représentants américaine ont arrêté un projet de loi exigeant la vente de la célèbre application à une entreprise « sûre » — c’est-à-dire états-unienne. Faute de quoi, elle serait interdite. Ce projet doit encore être voté par le Sénat. Il n’est donc pas pour demain. Cependant, républicains et démocrates savent en général dépasser leurs divergences quand il s’agit de la Chine. Et TikTok appartient au groupe chinois ByteDance.

► À lire aussi :       AARON BUSHNELL A REFUSÉ DE GARDER LE SILENCE SUR LES HORREURS À GAZA

Reconnaissons aux faucons américains une certaine constance. Ils se battent depuis 2020 pour s’accaparer la plateforme qui a séduit adolescents et jeunes adultes — la « génération Z » née avec Internet et le numérique. Celle-ci est friande de TikTok qui totalise 170 millions d’utilisateurs aux États-Unis, soit davantage qu’Instagram (157 millions) et presqu’autant que Facebook (175 millions) qui recrute dans les couches un peu plus âgées. Jusqu’alors, les dirigeants américains avançaient avec une très grande prudence : priver la jeunesse de son mode de communication favori n’est pas une chose aisée, et on ne sait jamais ce qu’il peut arriver si l’on y touche.

 LA FOLLE AVENTURE DU « TARTUFFE »
ILLUSTRATION SEVERIN MILLET

PARTI PRIS IDÉOLOGIQUE ET TIROIR-CAISSE

Visiblement, le concepteur du projet de loi, Mike Gallagher, l’un des plus farouches sinophobes des États-Unis, a trouvé l’argument massue pour accélérer le processus en panne depuis quatre ans : TikTok est pro palestinien voire antisémite… Comme Pékin réclame un cessez-le-feu d’urgence à Gaza, l’ouverture des négociations, la fin de la colonisation israélienne, et que l’application est chinoise, ses utilisateurs sont forcément « manipulés par le gouvernement chinois ». Se combinent ainsi parti pris idéologique et opération économique, espoir d’imposer un récit plus favorable à la guerre israélienne et volonté de stopper l’avance chinoise dans le numérique, en faisant tomber dans l’escarcelle nationale l’un des réseaux sociaux les plus inventifs du moment.

Du point de vue des massacres commis par Israël, le spécialiste Anthony Goldbloom, qui a étudié les données TikTok pour les acheteurs de publicité, a effectivement trouvé beaucoup plus de vues de vidéos avec des hashtags pro palestiniens que pro israéliens. Selon lui, le ratio peut aller jusqu’à 69 contre un1. Faut-il voir ici la preuve que Pékin est entré dans la tête des Américains ? Ou la preuve qu’une majorité de jeunes est contre la guerre ? Pour avoir la réponse, il suffit de lire les reportages dans les journaux américains, ou simplement les sondages attestant que les moins de 35 ans (environ la moitié des utilisateurs de l’application chinoise) sont majoritairement antiguerre. C’est d’ailleurs l’une des raisons des faibles performances du président-candidat Joe Biden.

Car l’application a choisi de ne pas censurer les contenus, en Occident du moins. En Chine, TikTok est introuvable. Seul Douyin, sa version exclusivement réservée au pays, très étroitement surveillée, a droit de cité. Au royaume de l’hypocrisie, Pékin qui crie au scandale peut prétendre au poste suprême. Néanmoins, Joe Biden rivalise dans la tartufferie : en février dernier, le président américain ouvre un compte TikTok le dimanche du très populaire Super Bowl pour poster une vidéo sur sa passion du football et en mars, il fait savoir qu’il signera avec enthousiasme la loi Gallagher interdisant l’application.

DES IMAGES INÉDITES EN PROVENANCE DE GAZA

En attendant, TikTok n’inflige pas de censure. C’est bien là que réside son succès. Y sont postées des vidéos commentant la guerre de Benyamin Nétanyahou, apportant des images en provenance de Gaza (quand les Palestiniens ont de l’électricité et Internet), mais aussi d’Israël, comme le raconte ce professeur d’une université dans un reportage du Washington Post : « Quand la guerre a éclaté, mes étudiants ont navigué en divers endroits sur TikTok pour voir quel genre de vidéos étaient populaires en Israël par rapport à Gaza, en Cisjordanie ou en d’autres endroits. Je n’avais jamais pensé à faire ça»2.

 ILLUSTRATION  ZENA EL ABDALLA

Cette liberté met en fureur Nétanyahou et ses acolytes. Elle dérange tout autant les républicains américains ouvertement pro israéliens et anti palestiniens, que les démocrates de Joe Biden qui déplorent la situation humanitaire des Gazaouis, et finissent par réclamer un cessez-le-feu lors de la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies du 25 mars 2024, mais continuent de livrer des armes qui tuent les civils palestiniens. Le conflit se mène aussi sur le plan de l’information et de l’image3.

CENSURE SUR X, FACEBOOK ET INSTAGRAM

Sur les autres réseaux populaires, la censure plus ou moins directe sévit massivement depuis le 7 octobre. Quelques post d’Orient XXI en ont fait l’expérience, ne pouvant être partagés sur X ou sur Facebook, comme c’est le cas de certains récits de Rami Abou Jamous, notre correspondant à Gaza qui tient régulièrement son journal de bord.

[ Cliquez sur la flèche pour visionner la vidéo ]

D’une façon plus globale, Human Rights Watch (HRW) pointe « la censure systémique des contenus pro palestiniens sur Instagram et Facebook »4. Ces contenus issus de comptes palestiniens ou de personnes défendant leurs droits ne sont tout simplement pas diffusés : ce que l’on appelle le « bannissement furtif » (shadow banning). Ils ne sont pas retirés, toutefois les algorithmes sont conçus pour qu’ils restent invisibles ou presque. Pour contourner l’obstacle, les utilisateurs mettent une pastèque pour désigner la Palestine (dont le drapeau possède les mêmes couleurs rouge, vert, noir et blanc), changent une lettre en astérisque ou en point pour parler de Gaza, ce qui empêche d’être repéré par les algorithmes. Il ne s’agit là que d’une faible parade.

UN JEUNE HOMME EST SUR UN TOIT ET PREND UNE PHOTO AVEC SON
SMARTPHONE  DEPUIS RAFAH, DANS LE SUD DE LA BANDE DE GAZA,
LE 28 OCTOBRE 2023, JOUR OÙ L'ACCÈS À INTERNET ET AU
RÉSEAU TÉLÉPHONIQUE A ÉTÉ COMPLÈTEMENT COUPÉ À GAZA / 
PHOTO  MOHAMED ABED / AFP

Amnesty International constate également ce phénomène. « Les politiques et systèmes de modération de contenus de Meta réduisent de plus en plus au silence les voix en faveur de la Palestine sur Instagram et Facebook », note la directrice d’Amnesty Tech qui s’inquiète, car cette « censure contribue à l’effacement des souffrances des Palestiniens »5.

Ce qui vaut, de façon si dramatique, pour la guerre israélienne contre les Palestiniens, vaut dans tous les domaines. On oublie trop souvent que le monopole des trois géants américains — Méta, Google et Elon Musk (X) — sur la communication numérique planétaire constitue une menace pour les démocraties. Cela ne blanchit pas pour autant TikTok. Mais le forcer à se vendre à l’un des trois ne ferait que renforcer leur mainmise. Il en est de même pour son interdiction. C’est d’une régulation publique dont les internautes ont besoin.

LOGICIELS ESPIONS CHINOIS ?

Certes, comme les autres, TikTok véhicule de fausses informations et des propos plus ou moins haineux. Cependant, cela n’a rien à voir avec la nature autoritaire du régime chinois. Les dirigeants américains craignent que le président Xi Jinping aspire les données des utilisateurs occidentaux pour nourrir de sombres projets, pas uniquement commerciaux. Son patron, le Singapourien Shou Zi Chew, sous le feu des questions des élus du Congrès pendant plus de cinq heures l’an dernier, a essayé de rassurer : son groupe est détenu à 60 % par des investisseurs institutionnels tels les richissimes fonds de gestion d’actifs BlackRock et Susquehanna International Group, spécialisé dans la Tech, à 20 % par les fondateurs chinois et le reste par le personnel. Trois des cinq membres du conseil d’administration de l’application sont des Américains. Enfin, les serveurs stockant les données sont installés aux États-Unis, sur le cloud Oracle, et non plus sur le sol chinois ou singapourien.

« Pourquoi les législateurs tentent-ils d’interdire TikTok au
lieu de faire ce que veulent réellement les électeurs ? »
PHOTO RAFAL MILACH 

Pourtant, selon les partisans de l’interdiction de TikTok, cela ne suffit pas. Le pouvoir chinois est soupçonné d’avoir déployé des logiciels espions pour s’accaparer les cerveaux, mais aussi influencer les choix américains, et fausser le jeu des élections. L’a-t-il fait ? Nul ne le sait. Rien dans ce que produisent les autorités et services de renseignement américain ne dit que son « algorithme a fait la promotion de la République populaire de Chine – et je suppose que si le directeur du bureau du renseignement national en avait la preuve, il l’aurait fournie », écrit Julia Angwin dans le New York Times (14 mars 2024). Ce que confirme la représentante démocrate de Californie, Sara Jacobs, après la rencontre entre les élus du Congrès et les services de sécurité nationale : « Pas un seul élément de ce que nous avons entendu dans ce briefing classifié n’est propre à TikTok. Ce sont des choses qui se produisent sur toutes les plateformes des médias sociaux »6.

Comme l’ont fait remarquer quelques élus de bon sens à la Chambre, il n’est pas besoin de détenir le capital d’une application en ligne pour créer des faux comptes, envahir les réseaux de fausses révélations voire tenter de manipuler les votes. Les démocrates ont d’ailleurs accusé Vladimir Poutine de tels desseins et, à ma connaissance, le président russe ne possède aucune application.

FAUX COMPTES AMÉRICAINS EN CHINE COMMUNISTE

Au moment où les médias et les dirigeants politiques occidentaux se déchaînaient unanimement ou presque contre TikTok, on a appris de la CIA que l’agence américaine avait « créé des faux comptes sur les réseaux sociaux chinois pour propager des rumeurs et diffuser des récits négatifs contre les dirigeants » dans l’espoir de « retourner l’opinion publique » et d’influencer l’extérieur. Le tout sous l’autorité du président de la République d’alors, Donald Trump7. Autre exemple de la tartufferie ambiante à propos de TikTok.

En fait, républicains et démocrates sont moins inquiets pour les cerveaux américains que pour les coffres forts des multinationales qu’ils défendent. Pour l’heure, une partie des données des utilisateurs occidentaux leur échappe alors que TikTok est sur le point de dépasser le chiffre d’affaires de Meta. Le dépouiller de ses précieuses data offrirait de juteuses perspectives. Mais cela permettrait surtout de s’approprier le logiciel et l’algorithme qui ont forgé le succès de l’application et qui témoignent d’une certaine avance de la Chine dans ce domaine. Le pouvoir chinois a déjà dit qu’il s’opposerait à une vente au nom du libre-échange et de la liberté d’expression défendue par le premier amendement de la Constitution américaine. Une autre tartufferie.

MÉDIAS > SOCIÉTÉS > MARTINE BULARD >  

#Réseaux sociaux #Bande de Gaza #Censure #Chine #États-Unis #Israël

Notes :

    1. « How TikTok Was Blindsided by U.S. Bill That Could Ban It », Stu Woo, Georgia Wells, Raffaelle Huang, Wall Street Journal, 12 mars 2024.
    2. « Young Americans are more pro-Palestinian than their elders. Why ? », Frances Vinall, Washington Post, 21 décembre 2023.
    3. «  Gen Z and Palestine : how social media activists are changing journalism forever », Laura Cugusi, UntoldMag, 12 janvier 2024.
    4. « Meta : censure systémique de contenus pro palestiniens », Human Rights Watch, 21 décembre 2023. 
    5. « Israël/Gaza  : les réseaux sociaux entre censure des voix palestiniennes et démultiplicateur de haine », Amnesty International, 2 novembre 2023.
    6. « Why Are Lawmakers Trying to Ban TikTok Instead of Doing What Voters Actually Want ? », Julia Angwin, New York Times, 14 mars 2024. 
    7. « Exclusive : Trump launched CIA convert influence operation against China», Joel Schectman et Christopher Bing, Reuters, 14 mars 2024.

                  LA FIN. IL N’Y AURA PAS D’INTERVENTION DIVINE.
                  DESSIN RAMÓN DÍAZ YANES


                  SUR LE MÊME SUJET :

                  HOMMAGE À PABLO NERUDA À VILLEJUIF

                   [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ] 

                  L'INTERVENTION MME L’ADJOINTE AU MAIRE À LA CULTURE
                  DE LA VILLE DE VILLEJUIF, VALÉRIE MORIN

                  HOMMAGE À PABLO NERUDA À VILLEJUIF : / C'est sans doute la plus importante journée « nérudienne » en région parisienne de ces dernières années. Il faudrait peut-être remonter jusqu'aux activités du centenaire de Pablo Neruda, qui ont eu lieu à l'Espace Niemeyer à Paris en 2004, pour trouver un événement équivalent. Tant pour la qualité des performances artistiques que pour le niveau académique et pédagogique. Dommage qu'en raison du week-end de Pâques, la fréquentation ait été réduite par rapport à la capacité d'accueil des excellentes installations de la Maisons Pour Tous (MPT) Gérard-Philipe de Villejuif ; toutefois une centaine de participants ont été recensés sur l'ensemble de la journée.

                  La journée de samedi a débuté en présence de monsieur le Maire Pierre Garzon et des autorités municipales, par l'intervention Mme l’adjointe au maire à la culture de la ville de Villejuif, Valérie Morin, et par une allocution du représentant de l’association Araucaria, invitée à co-organiser l'évènement.

                  LE DUO PIANO ET VOIX FORMÉ PAR LA PIANISTE
                  PILAR PEÑA QUERALT ET LE BARYTON RAMIRO MATURANA 

                  Une exposition sur la vie et l'œuvre de Pablo Neruda prêtée par l'association des anciens prisonniers politiques chiliens en France était visible dans l'espace de convivialité. Une librairie éphémère a fait le bonheur des passionnés de lecture, et a fait d'ailleurs un record de ventes pour ce type d'événements. 

                  La journée s’est ouverte par une invitation sensorielle : une performance du Duo Piano et Voix formé par Pilar Peña Queralt, pianiste, et Ramiro Maturana, baryton, qui ont interprété des mises en musique de poèmes de Pablo Neruda, comme la « Tonada de Manuel Rodriguez », par le compositeur Vicente Bianchi.

                  DISCUSSION SUR L’ŒUVRE LITTÉRAIRE ENTRE STÉPHANIE DECANTE,
                  PROFESSEURE À L’UNIVERSITÉ DE NANTERRE ET TRADUCTRICE DE
                  NERUDA ET MÉLINA CARIZ, DOCTEURE EN ÉTUDES HISPANIQUES 
                  SPÉCIALISTE DE L’ŒUVRE DE NERUDA.   

                  S’en suivit une discussion sur l’œuvre littéraire entre Stéphanie Decante, Professeure à l’Université de Nanterre et traductrice de Neruda chez Gallimard, et Mélina Cariz, docteure en études hispaniques et latino-américaines, spécialiste de l’œuvre de Neruda.

                  Deux ateliers participatifs ont été proposés et suivis par plusieurs personnes : Un atelier de traduction, animé par Stéphanie Decante, puis un atelier de lecture à voix haute animé par le comédien Jean-Marie Thiedey.

                  LE DEUXIÈME GRAND MOMENT MUSICAL ET POÉTIQUE UNE
                  LECTURE/DÉCLAMATION DE POÈMES DE PABLO NERUDA
                   PAR LE COMÉDIEN MARVIN MARIANO,  AVEC INTERLUDES
                   MUSICAUX JOUÉS PAR LE GROUPE ALPHA DUO  

                  Le deuxième grand moment musical et poétique consista en une lecture/déclamation de poèmes de Pablo Neruda par le comédien et metteur en scène belge, Marvin Mariano, avec interludes musicaux joués par le groupe Alpha Duo composé d’Eduardo Valenzuela au violoncelle et de Constance Dávila au piano.

                  La présence surprise de Laurie Fachaux-Cygan, journaliste et écrivaine, qui faisait la promotion de son livre « Chambre 406 - L'affaire Pablo Neruda » et qui a tenu une séance de dédicaces, a complété cette journée avec la problématique judiciaire du possible assassinat du poète.

                  Un moment de repas convivial et gourmand avec boissons et «empanadas», avec la collaboration des bénévoles Villejuifois, a clôturé la soirée poétique.

                  De l'avis général, et malgré un certain retard dans la programmation, la journée témoigna d’un haut niveau général, et fit naître une grande émotion. Les participants sont rentrés chez eux des étoiles dans les yeux, en pensant aux vers  de Neruda : «La nuit était étoilée et les astres d’azur tremblaient dans le lointain», même si la soirée était nuageuse.

                  [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ] 



                  SUR LE MÊME SUJET :

                  mercredi, mars 27, 2024

                  FENÊTRE SUR COUR

                  [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]
                  « LE CAUCHEMAR DE NETANYAHOU »

                  BLEUS : UN MARS ET ÇA RÉPARE ?

                      [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

                  L'ATTAQUANT FRANÇAIS OLIVIER GIROUD AU DUEL AVEC 
                  LE DÉFENSEUR CHILIEN IGOR LICHNOVSKY, LORS DU MATCH 
                  AMICAL ENTRE LA FRANCE ET LE CHILI, LE 26 MARS 2024
                   AU VÉLODROME DE MARSEILLE.
                  PHOTO NICOLAS TUCAT / AFP

                  INTERNATIONAL AMICAL FRANCE-CHILI (3-2) / Bleus : un mars et ça répare ? / La victoire poussive contre le Chili, ce mardi soir, n’a pas embelli un rassemblement qui n’aura pas été très réjouissant pour l’équipe de France. C’est l’heure du bilan, sans tirer aucune conclusion à trois mois d’un Euro dans lequel les Bleus devront raconter une autre histoire.   [« On s'en foot !» ]

                  Par Clément Gavard

                  → Mbappé, silence c’est poussif

                  MBAPPÉ, SILENCE C’EST POUSSIF

                  En bon attaquant obnubilé par ses statistiques, Mbappé a sans doute déjà noté qu’il restait désormais sur trois matchs d’affilée sans marquer sous le maillot frappé du coq (deux titularisations, une entrée en jeu contre la Grèce). Rien de bien grave dans des rencontres sans importance, mais pas anodin non plus quand il s’agit du Parisien, qui n’avait plus connu une telle disette en sélection depuis son Euro désertique en juin 2021. « Kylian a cette capacité à être très souvent décisif. Mais quand il ne marque pas deux matchs d’affilée, on dirait que ça fait trois mois, calmait Didier Deschamps en conférence de presse ce mardi soir. Il a des échéances importantes, il doit se gérer un peu. Mais si je dois m’inquiéter pour Kylian…»

                  Quand il ne marque pas deux matchs d’affilée, on dirait que ça fait trois mois. Didier Deschamps à propos de Mbappé

                  Après avoir accompagné ses camarades dans la médiocrité contre l’Allemagne, le capitaine des Bleus a livré une prestation assez indigente au Vélodrome, où il a été accueilli par des sifflets à quatre jours de Marseille-PSG. Des stats, encore : 0 dribble réussi sur 7 tentés contre le Chili, 1 duel gagné sur 10, 14 ballons perdus… Un match sans pour Mbappé, peut-être plus perturbé par ce qui se joue en coulisses ces derniers temps qu’il n’a pu le dire face aux médias durant ce rassemblement. Il reste bien sûr le premier nom couché sur la feuille par le sélectionneur (avec Antoine Griezmann). L’important, ce sera dans trois mois, dans une compétition qu’il cherchera enfin à dompter, comme il aime le faire avec la Coupe du monde.

                  → En défense, une collection d’incertitudes

                  On ne découvrira pas après douze ans de règne de Didier Deschamps que le technicien accorde une place majeure à la solidité défensive de son équipe. C’est sa base, sa marque de fabrique, celle qui explique pourquoi le sélectionneur aime collectionner les défenseurs centraux de métier dans ses listes, quitte à leur faire une petite place dans un couloir. Et pourtant, la ligne arrière des Bleus n’a pas rassuré, ni contre l’Allemagne, ni face au Chili, encaissant à chaque fois deux buts et concédant beaucoup trop de situations, même face à un adversaire supposé en petite forme. Ils auront tous eu un peu de temps de jeu, même Jonathan Clauss, sorti sur blessure très rapidement au Vélodrome. Personne ne s’impose à droite, c’est un grand classique : Jules Koundé ne semble pas à son aise, même s’il y joue désormais au Barça, et c’est à se demander si Benjamin Pavard ne va pas redevenir une option quand l’Euro pointera le bout de son nez.

                  QUAND TU COURS APRÈS UNE PLACE DE TITULAIRE. 

                  L’équipe de France se cherche aussi une charnière type. L’ancien Bavarois est convaincant à l’Inter, mais dans une défense à trois, qui n’est plus d’actualité chez les Tricolores. Depuis la retraite internationale de Raphaël Varane, DD tâtonne : un coup le duo Ibrahima Konaté-Dayot Upamecano, un autre Lucas Hernandez, un autre William Saliba… Ce dernier a d’ailleurs une carte à jouer, en tant que taulier d’une équipe d’Arsenal qui marche sur l’eau, même si Deschamps ne l’a pas franchement brossé dans le sens du poil cette semaine. Il a pourtant éteint une ultime offensive chilienne, ce mardi soir, et il continue à gagner en maturité à tout juste 23 ans. La paire idéale se dessine parfois pendant un tournoi (coucou Samuel Umtiti), c’est ce qu’il faut espérer pour les Bleus. À gauche, en revanche, Theo Hernandez peut dormir sur ses deux oreilles (et ne pas se blesser, si possible).

                  → Tchouaméni, cadre bancal

                  Défendre n’est pas uniquement l’affaire de la défense, c’est une histoire d’équipe, d’équilibre, de pressing et c’est souvent le milieu de terrain qui se retrouve au cœur de l’équation d’une rencontre. C’est peut-être dans ce secteur que les Bleus ont paru les plus démunis en ce mois de mars. Dépassés à tous les niveaux contre les Allemands, les milieux n’ont guère été plus emballants face au Chili. Un joueur pour illustrer ces défaillances : Aurélien Tchouaméni. Celui qui a fêté sa 30e sélection le week-end dernier a déçu et peine à confirmer son nouveau statut en équipe de France. C’est le cas aussi au Real Madrid cette saison, où il évolue dernièrement au poste de défenseur central pour dépanner. Dans l’entrejeu, l’ancien Bordelais a montré des limites techniques, sans parvenir non plus à protéger la défense lors des séquences sans ballon. En malus, une attitude laissant à désirer, entre nonchalance et suffisance. Youssouf Fofana, lui, a marqué des points, mais il est difficile de ne pas constater que tous les milieux (Eduardo Camavinga, Adrien Rabiot, Warren Zaïre-Emery) de cette liste ont des profils similaires. Faites qu’Antoine Griezmann arrive en forme en juin, en gros.

                  → Pour Deschamps, le juge de paix sera l’Euro

                  Le patron des Bleus avait commencé ce rassemblement par un coup de gueule contre Hubert Fournier et la DTN, il l’a terminé beaucoup moins offensif et usé. Deschamps a laissé l’impression de subir cette semaine tricolore, laissant planer un drôle de mystère sur l’état physique de ses hommes et ne cachant pas que cette trêve calée avant des échéances importantes en club n’était pas idéale. « J’ai été joueur, je peux comprendre qu’ils soient dans la gestion, disait-il après la victoire contre le Chili. En juin, on devra avoir de la fraîcheur, et là, elle n’était pas à son maximum. » Il n’avait pas caché que cette dernière fenêtre internationale avant l’Euro lui servirait surtout à faire une revue d’effectif, en utilisant tout le monde à sa disposition, à l’exception d’Alphonse Areola.

                  Je n’ai pas d’incertitudes avant, je n’en aurai pas plus maintenant. Ils savent que pour être performants en juin, il faudra faire beaucoup plus. Didier Deschamps

                  « Je n’ai pas d’incertitudes avant, je n’en aurai pas plus maintenant. Ils savent que pour être performants en juin, il faudra faire beaucoup plu », prévenait-il encore avant de quitter une scène qu’il retrouvera en mai pour annoncer les 23 heureux élus. Deschamps assure avoir déjà une idée de son onze type pour le tournoi en Allemagne, il semble pourtant encore tâtonner. Là encore, ce n’est pas inhabituel, et DD a donné rendez-vous en juin, dans un autre contexte, qu’il apprécie davantage que ces trêves flottantes et dont il sait se servir pour monter un groupe compétitif et en mission. Ces Bleus avancent vers l’Euro avec des doutes, des interrogations et la certitude que le premier match contre l’Autriche, très large vainqueur de la Turquie (6-1) ce mardi soir, sera tout sauf du gâteau. Au bout de l’histoire, toujours cette même rengaine chère à Deschamps : le résultat final lui donnera raison, ou non.


                   


                   [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

                  mardi, mars 26, 2024

                  UN TRIBUNAL BRITANNIQUE REPORTE SA DÉCISION SUR L’EXTRADITION DE JULIAN ASSANGE

                       [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

                   DES SOUTIENS DE JULIAN ASSANGE RÉCLAMANT SA LIBÉRATION
                   DEVANT LA HAUTE COUR DE LONDRES, LE 26 MARS 2024.
                   PHOTO DANIEL LEAL / AFP


                  Un tribunal britannique reporte sa décision sur l’extradition de Julian Assange / Londres, 26 mars 2024. La Haute Cour de cette capitale a décidé aujourd'hui de reporter sa décision sur l'appel présenté par la défense du journaliste australien Julian Assange, fondateur du portail WikiLeaks.

                  Prensa Latina

                  Selon la chaîne de télévision Sky News, le gouvernement des États-Unis a l’intention de poursuivre l’australien pour espionnage, avec une peine pouvant aller jusqu’à 175 ans de prison.

                  Mais Assange, 52 ans, se bat contre cette extradition depuis 2019, alors qu’il fait face à des accusations aux États-Unis pour avoir publié des centaines de milliers de documents filtrés sur les guerres en Afghanistan et en Irak, ainsi que des câbles diplomatiques en 2010 et 2011.

                  ► À lire aussi :       CAJOLER PINOCHET, BRISER ASSANGE

                  En 2022, le Royaume-Uni a approuvé l’extradition du journaliste australien, mais ses avocats considèrent qu’il s’agit d’une violation du traité bilatéral de justice qui interdit l’utilisation de cette mesure pour des raisons politiques.

                  Si la Haute Cour rejette à nouveau la demande d’Assange, le recours judiciaire sera épuisé et l’ordonnance d’extradition entrera en vigueur.

                  Assange ne pourra faire appel que devant la Cour européenne des droits de l’homme.

                  Mais son équipe juridique craint que si les juges londoniens rejetaient l’appel, le journaliste australien soit immédiatement extradé vers les États-Unis.

                  peo/livp/mem/ehl

                   [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

                  DESSIN CHAPPATTE DANS
                   LE TEMPS, GENÈVE 2010


                  SUR LE MÊME SUJET :

                  lundi, mars 25, 2024

                  FOOT : À QUELLE HEURE ET SUR QUELLE CHAÎNE SUIVRE FRANCE-CHILI ?

                    [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]
                    AGENCE @MAXPPP
                  LOGO
                  LE FIGARO
                  Foot : à quelle heure et sur quelle chaîne suivre France-Chili ? / L’équipe de France tentera d’oublier son revers face à l’Allemagne samedi (0-2) en recevant le Chili au stade Vélodrome de Marseille ce mardi soir.  [« On s'en foot !» ]

                  par S.F. - Le Figaro

                  dernier rendez-vous avant de passer en mode Euro 2024. L’équipe de France boucle la trêve internationale de mars, la dernière avant le championnat d’Europe cet été (14 juin - 14 juillet), par un match amical face au Chili mardi soir. 

                  ► À lire aussi :        INVITATION HOMMAGE À PABLO NERUDA À VILLEJUIF

                  Les Bleus se doivent de relever la tête après avoir été battus à plates coutures par l’Allemagne samedi (0-2).

                  FRANCE - CHILI 
                   AGENCE 
                  @MAXPPP

                  La rencontre est prévue ce mardi (21h) au stade Vélodrome de Marseille et sera retransmise sur TF1. Elle sera également commentée en direct sur le site du Figaro. Le capitaine tricolore, Kylian Mbappé, devrait être de nouveau de la partie. Pas Antoine Griezmann, qu’on ne reverra pas en Bleu avant juin prochain.

                   [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]