mercredi, juillet 09, 2025

POLÉMIQUE. USHUAIA OU PUERTO WILLIAMS? LE PRÉSIDENT CHILIEN RELANCE LE DÉBAT SUR LA VILLE LA PLUS AUSTRALE DU MONDE

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USHUAIA (ARGENTINE) ET PUERTO WILLIAMS (CHILI),
 EN COMPÉTITION POUR LE TITRE DE LA VILLE LA PLUS
 AU SUD DE LA PLANÈTE.USHUAIA (ARGENTINE) ET 
PUERTO WILLIAMS (CHILI), EN COMPÉTITION POUR 
LE TITRE DE LA VILLE LA PLUS AU SUD DE LA PLANÈTE.
INFOGRAPHIECOURRIER INTERNATIONAL.

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international

Géopolitique / Argentine / Chili / Polémique. Ushuaia ou Puerto Williams ? Le président chilien relance le débat sur la ville la plus australe du monde / À travers une publication X, le président chilien, Gabriel Boric, a ravivé une vieille querelle entre l’Argentine et le Chili : qui détient le titre de la ville la plus australe du monde ? En relançant le débat, Gabriel Boric bouscule une fierté argentine bien ancrée.

Courrier international

Lecture 2 min. Publié le 9 juillet 2025 

Tout est parti d’une simple publication X. Mardi 8 juillet, le président chilien, Gabriel Boric, a ravivé l’éternel débat sur la ville la plus australe de la planète, que son pays dispute à son voisin argentin.

"Puerto Williams est la ville la plus australe de la planète. Elle dispose d'un hôpital public, d'une école et d'un lycée, d'une présence importante de notre marine, de tribunaux, de centres de recherche scientifique et d'une société civile dynamique. Elle est située sur l'île Navarino, sur les rives du canal Beagle, et fait partie de la commune du Cap Horn. / Fierté chilienne !"  X

Ainsi que le relate La Nación, le compte X du site d’information argentin “Enséñame de Ciencia”, a publié, lundi 7 juillet, un post affirmant qu’Ushuaia, en Argentine, est le “point le plus au sud du globe”. Le lendemain, le chef d’État chilien a répliqué en commentant que la ville chilienne de Puerto Williams, située à seulement 47 kilomètres d’Ushuaia à vol d’oiseau, est en réalité “la ville la plus australe du monde”.

Pour la presse argentine, le doute n’est pas permis. Les différents titres du pays soulignent que Gabriel Boric a bel et bien relancé une polémique vieille de plusieurs décennies sur “un exploit réservé à Ushuaia”, commente le média Todo Noticias (TN). Même son de cloche pour le journal Clarín, qui estime que le président chilien “nie complètement” ce statut pourtant solidement attaché à la ville argentine de 83 000 habitants.

Ville ou village ?

Le fameux litige entre les deux pays sud-américains repose sur la définition même de ce qu’est une ville, et donc du nombre d’habitants. Si l’Institut national de la statistique chilien (INE) a reconnu Puerto Williams comme ville en 2019, “le problème est que la moitié de ses 1 800 habitants appartiennent à la Marine chilienne”, relève Clarín. La Tercera, de son côté, insiste sur le changement de critères opéré par l’INE la même année qui consistait à inclure les capitales provinciales et régionales en tant que villes, sans tenir compte du nombre d’habitants. Ce qui, de surcroît, a élevé Puerto Williams, autrefois considéré comme un village, au rang de ville.

Le site chilien Emol suit le même argumentaire que Clarín, précisant que Puerto Williams s’apparente davantage à une “base administrative” qu’à une véritable ville. Dans sa publication, Gabriel Boric a d’ailleurs détaillé avec soin les infrastructures qui, selon lui, justifient ce statut, tels que des écoles, un lycée public, un tribunal et un centre de recherche scientifique.

Malgré tout, Emol n’hésite pas à dégainer les données géographiques et souligne dans sa publication que Puerto Williams “serait à 10 kilomètres plus au sud qu’Ushuaia”. Plus précisément, la ville argentine serait localisée à une latitude approximative de 54° 48′ tandis que Puerto Williams “serait proche” de 55° 03′, indique le média chilien.

Sacha Carion

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mardi, juillet 08, 2025

JEANNETTE JARA PEUT-ELLE GAGNER LA PRÉSIDENTIELLE ?

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JEANNETTE JARA PEUT-ELLE GAGNER LA PRÉSIDENTIELLE ?
CHILI, le 8 juillet 2025 / Jeannette Jara peut-elle gagner la présidentielle ? / Ça n’est plus complètement impossible mais la barre est très, très haute. / Jusqu’à la victoire de Jeannette Jara, tous les sondages donnaient le candidat de gauche éliminé au premier comme au second tour de la présidentielle. Le second tour annoncé était droite extrême contre extrême-droite. Jeannette Jara a déjà changé la donne : la gauche sera présente au second tour. [La force «kawaii»]

Avec notre correspondant à Santiago, Pierre Cappanera

PIERRE CAPPANERA
PHOTO FACEBOOK

La droite est créditée au premier tour, avec ses quatre candidats, d’environ 60% des voix. Jeannette Jara peut-elle retourner cette tendance d’ici le second tour, le 14 décembre prochain?

Une intelligence artificielle (IA) fut alimentée avec les sentiments des
tweeters de chaque candidat à la présidence et a été invitée à voir ces
sentiments reflétés dans l'image de chaque candidat et voici les résultats :
@Jou_Kaiser, @jeannette_jara,  @joseantoniokast, @evelynmatthei
 IMAGEN GENERADA POR IA


► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

La gauche se met en ordre de bataille de façon unitaire. Le PC chilien avait organisé un grand meeting dimanche pour fêter son 113ème anniversaire. De fait ce meeting est devenu la fête de la victoire de Jeannette Jara. Toute la gauche avait été invitée et toute la gauche a répondu présent. Le Parti de la gauche européenne (PGE) était représenté par Marco Consolo.

Lors de ce meeting, Jeannette Jara a appelé à élargir encore cette union vers d’autres partis, vers les syndicats et le mouvement associatif, etc… On pense bien sûr à la Démocratie-Chrétienne qui reste au bord du chemin pour le moment. On pense aussi à l’ancienne présidente Michelle Bachelet dont le soutien sera un formidable plus.

JEANNETTE JARA GAGNE LA
PRIMAIRE  À GAUCHE
HAUT LA MAIN !

LA FORCE «KAWAII»

Jeannette Jara a également déclaré que les militants de gauche ne devaient pas rester en vase clos entre eux mais aller en priorité vers tous ceux qui, par anticommunisme, sont encore méfiants pour mettre un bulletin de gauche dans l’urne. 

Après l’explosion sociale d’octobre 2019, la droite a fait adopter le vote obligatoire qui vient avec l’inscription automatique sur les listes électorales. 

Le vote obligatoire de ceux qui ne votaient jamais, n’est pas une évidence. Naïvement beaucoup à gauche pensaient que cela allait amener des voix à gauche. Mais lorsque quelqu’un ne s’intéresse pas à la politique, ne s’informe pas, pense que ce sont tous les mêmes, qu’une fois élus ils s’arrangent entre eux, ne se syndicalise pas, ne participe pas aux manifestations, ne fait jamais grève, etc… il est très peu probable que, spontanément, cette personne se mette à voter à gauche si on l’oblige à voter. L’idéologie dominante est toujours l’idéologie de la classe dominante. La droite l’a bien compris et a réussi à imposer ce vote obligatoire au nom de la démocratie. 

Le grand atout de Jeannette Jara est qu’elle est issue des milieux populaires, qu’elle a grandi et vécu dans un quartier populaire. C’est la seule candidate qui connait la réalité de la vie dans ces quartiers, dans les "poblaciones". Les gens se reconnaissent spontanément en elle. Elle incarne le peuple chilien.

______________________________

Son deuxième atout est le travail réalisé comme Ministre du travail. Elle a obtenu tout ce qu’il était possible d’obtenir dans le cadre du rapport de forces actuel. Les augmentations de salaire minimum et des pensions de retraites comme la mise en route concrète des 40 heures l’ont rendue très populaire.

La gauche va devoir organiser des porte-à-porte XXL d’ici décembre pour convaincre. Elle sait le faire. Les premiers sondages du second tour donnent environ 42% des voix à Jeannette Jara. Il reste 5 mois pour dépasser les 50. La barre est très, très haute !

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Une intelligence artificielle (IA) fut alimentée avec les sentiments des
tweeters de chaque candidat à la présidence et a été invitée à voir ces
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@Jou_Kaiser, @jeannette_jara,  @joseantoniokast, @evelynmatthei
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    ARGENTINE : UN 140ème « BÉBÉ VOLÉ » SOUS LA DICTATURE IDENTIFIÉ

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    ADRIANA METZ ROMERO (À GAUCHE), SŒUR DU "PETIT-FILS 140" RETROUVÉ EN
    ARGENTINE, PARLE AUX CÔTÉS D'ESTELA DE CARLOTTO (À DROITE), PRÉSIDENTE
    DE L'ORGANISATION ARGENTINE DES GRANDS-MÈRES DE LA PLACE DE MAI,
     LORS D'UNE CONFÉRENCE DE PRESSE À BUENOS AIRES, LE 7 JUILLET 2025  -
    PHOTO  LUIS ROBAYO - BUENOS AIRES (AFP)

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    France24
    Argentine : un 140ème « bébé volé » sous la dictature identifié  / Buenos Aires - L’organisation des Grands-mères de la Place de Mai a annoncé lundi avoir retrouvé le «petit-fils N° 140", l’un de centaines de bébés volés à des détenues et disparues pendant la dictature en Argentine (1976-1983).

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    Franc24  Publié le : 08/07/2025 - 18:21

    ADRIANA METZ NE MARCHE PAS : ELLE LÉVITE.
    ELLE SOURIT, FLOTTE AU MILIEU DES CÂLINS,
    TENANT UNE PANCARTE SUR LAQUELLE
     ON PEUT LIRE : « LE 140 EST À MOI.» 

    L'organisation des Grands-mères de la Place de Mai a annoncé lundi avoir retrouvé le "petit-fils N° 140", l'un de centaines de bébés volés à des détenues et disparues pendant la dictature en Argentine (1976-1983). 

    ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

    Le «N°140», dont le nom actuel n’a pas été communiqué, est âgé de 48 ans et vit à Buenos Aires. Il est le fils d’un couple de militants marxistes - Graciela Alicia Romero et Raul Eugenio Metz - enlevés en 1976 dans la province de Neuquen (sud) puis disparus.

    Sa mère était enceinte lors de son arrestation, et l’enfant est né en avril 1977 selon des témoins qui ont aussi rapporté la torture de la mère. Il avait une sœur aînée, Adriana, qui avait été recueillie par des voisins puis ses grands-parents.

    Adriana a dit lundi son émotion, en conférence de presse, aux côtés de l’infatigable présidente des «Grands-mères», Estela de Carlotto, 94 ans.

    «Maintenant, je sais où est mon frère. A partir de là, tout n’est que bonus pour la famille Metz Romero», a déclaré Adriana, qui n’a pas encore rencontré son frère, mais lui a parlé par visio-conférence.

    Sous la dictature, des centaines d’enfants - au moins 300 selon des estimations - ont été volés, nés d’une mère en détention. Dans la plupart des cas, ils ont été donnés à un foyer qui voulait un enfant ou ne pouvait en avoir - un foyer souvent «ami» ou bien-pensant, du point du vue du régime.

    Au long de près de 50 ans de recherche des «Grands-mères», via registres, témoignages, tests ADN, l’identité originelle de 140 enfants a pu être restituée.

    Elle a parfois donné lieu à d'émouvantes retrouvailles avec les survivants de la famille biologique - une tante, des cousins, des neveux. Mais parfois aussi seulement à une «identification», survenue après le décès.

    «Ils sont parmi nous»

    Dans le cas d’Adriana et de son frère, le lien a été établi à la suite d’un signalement anonyme. «Il a ensuite été convoqué pour voir s’il accepterait un test ADN. Il a accepté, et il s’est avéré qu’il était mon frère», a relaté Adriana.

    Leurs parents comptent parmi les 30.000 morts ou disparus sous la dictature, selon les estimations d’ONG des droits humains, bilan aujourd’hui contesté par le gouvernement Milei, qui parle de moins d’un tiers.

    «Heureusement, au fur et à mesure, ces petites victimes de la dictature civico-militaire sont retrouvées», a commenté lundi Estela de Carlotto.

    «Cela confirme encore une fois que nos petits-enfants (volés) sont là, parmi nous, et que grâce à la persévérance et au travail constant de ces 47 ans, ils continueront à apparaître», a-t-elle déclaré.

    L’identification du «140» survient sept mois après celle la «petite-fille 139", fille quadragénaire d’un couple de militants de gauche enlevés en 1976 et disparus. Le N°138 avait été retrouvé en décembre 2024.

    La découverte intervient sur fond de tension entre les «Grands-mères» et l’exécutif, qu’elles accusent de définancer leur quête au nom de la restructuration et de l’austérité budgétaire.

    Elles ont saisi en juin la justice pour préserver l’autonomie de la Banque nationale de données génétiques, cruciale pour leur travail, et selon elles «paralysée».

    L’ultralibéral Javier Milei, président depuis fin 2023, a dénoncé à plusieurs reprises les «planques» que constituent selon lui les emplois liés aux droits humains dans les milieux de gauche.

    Il a aussi annoncé la réduction de 30% du personnel du Secrétariat des Droits humains, dépendant du ministère de la Justice et désormais «sous-secrétariat».


    © Agence France-Presse

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    140 (2025)
    DESSIN MATÍAS TEJEDA 

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      samedi, juillet 05, 2025

      CHILI / ET MAINTENANT, APRÈS LA VICTOIRE À LA PRIMAIRE DE LA GAUCHE ?

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      JANNETTE JARA
      ILLUSTRATION D'EDUARDO RAMÓN T
      CHILI, le 5 juillet 2025 / Et maintenant, après la victoire à la primaire de la gauche ? / La victoire de Jeannette Jara, la candidate communiste, est exceptionnelle, non pas tant parce qu’elle a gagné, mais parce qu’elle a gagné avec une telle avance. 60% des voix contre à peine 28% à sa concurrente sociale-démocrate. Une victoire de Jara était pronostiquée par les sondages, un triomphe non. Ce résultat rend toute discussion sur les résultats impossibles. Une victoire avec un ou deux pour cent d’avance ne lui aurait pas donné la légitimité qu’elle a aujourd’hui avec 60%. À elle-seule, elle a eu plus de voix que ses trois concurrents réunis. [La force «kawaii»]

      Avec notre correspondant à Santiago, Pierre Cappanera

      PIERRE CAPPANERA
      PHOTO FACEBOOK

      Avant cette victoire, tous les sondages pour la présidentielle pronostiquaient que le second tour se jouerait entre droite et extrême-droite. Les premiers sondages après cette primaire propulsent Jeannette Jara en tête du premier tour avec entre 26 et 31 % des voix. La gauche sera bien présente au second tour de la présidentielle. C’est la seconde victoire de Jara. 

      CAROLINA TOHÁ
      ILLUSTRATION D'EDUARDO RAMÓN T

      Il faut unifier toute la gauche et le centre gauche. Si, immédiatement après sa victoire, deux candidats se sont se mis à son service, la troisième, Carolina Toha, candidate sociale-démocrate, l’a juste félicitée du bout des lèvres, puis a fait son petit Jospin, « puisque vous ne m’aimez pas, je m’en vais». 

      GONZALO WINTER
      ILLUSTRATION D'EDUARDO RAMÓN T

      ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

      Le président Boric, lui, a immédiatement félicité Jeannette Jara puis l’a reçue longuement chez lui. Il lui apporte tout son soutien. L’ensemble des dirigeants des partis de gauche et de centre gauche à l’initiative de la primaire se sont réunis avec Jeannette Jara, ont formé un comité politique et commencé la rédaction commune du programme de la candidate de toute la gauche. Tous les chefs de file des groupes parlementaires de gauche et centre-gauche ont ensemble appelé à soutenir Jeannette Jara.

      JAIME MULLET
      ILLUSTRATION D'EDUARDO RAMÓN T

      Reste la démocratie-chrétienne. Son président est un farouche anticommuniste. Il prône un « ni-ni », ni Jeannette Jara, ni Evelyn Matthei. Sauf que beaucoup de voix au sein de la DC se lèvent pour réclamer un soutien à Jeannette Jara. La DC étant une vraie girouette, on verra dans les prochains jours de quel côté le vent souffle le plus fort. 

      « CE QUI NOUS ATTEND NE SERA PAS FACILE,
       MAIS JANNETTE CONNAÎT LES BATAILLES DIFFICILES.»

      LA FORCE « KAWAII »

      Le premier tour de la présidentielle a toujours lieu en même temps que le tour unique des législatives et des sénatoriales. Le système électoral chilien est tel que si la gauche ne présente pas une liste unique à gauche dans chaque circonscription, elle n’aura aucune chance d’avoir une majorité de députés, ce qui a beaucoup fait défaut à Gabriel Boric. Là va se jouer une autre bataille, celle de la liste unique où personne n'imposera son hégémonie. Les communistes et une bonne partie de la gauche y sont favorables. Gabriel Boric a appelé à travailler en ce sens. 

      Tout est loin d’être déjà finalisé. Même si la gauche chilienne part avec une bonne expérience : l’année dernière elle avait réussi à aller unie avec la démocratie-chrétienne aux élections municipales et régionales. C’est aussi cette expérience positive qui a permis la réussite de la primaire à gauche avec la participation de 8 partis différents.

      Ce qui est sûr, c’est que la victoire de Jeannette Jara a libéré des énergies. Le sourire revient à gauche, et pas seulement chez les communistes. Ces énergies en marche peuvent renverser beaucoup d’obstacles. Les semaines à venir nous le confirmeront.

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      JEANNETTE JARA
      LA FORCE « KAWAII »

      vendredi, juillet 04, 2025

      EN ARGENTINE, AU CHILI ET EN URUGUAY, UNE VAGUE DE FROID INÉDITE

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      UN MÉTÉOROLOGUE DE LA DIRECTION MÉTÉOROLOGIQUE DU CHILI,
       À SANTIAGO, JEUDI 3 JUILLET 2025. UNE VAGUE DE FROID
      PHOTO RODRIGO ARANGUA

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      Le Monde

      En Argentine, au Chili et en Uruguay, une vague de froid inédite cause la mort de 15 personnes et des coupures d’énergie / 
      Des records de froid ont été relevés dans le désert d’Atacama, au Chili, où de la neige est tombée pour la première fois depuis une décennie, tout comme à Buenos Aires et Montevideo. / Une vague de froid inédite pour un hiver touche ces derniers jours l’Amérique du Sud. Au moins quinze personnes sont mortes en Argentine, au Chili et en Uruguay. Les gouvernements de ces pays ont dû restreindre l’approvisionnement en gaz et déclencher des plans d’hébergement d’urgence.

      Le Monde avec l'AFP

      «ce qui s’est passé cette semaine au Chili, et plus largement dans le cône Sud de l’Amérique, est une vague de froid causée par la fuite d’une masse d’air polaire provenant de l’Antarctique », a déclaré le climatologue Raul Cordero, de l’université de Santiago, à l’Agence France-Presse (AFP).

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      En Argentine, au moins neuf sans-abri sont morts à cause du froid durant cet hiver, selon l’ONG Proyecto 7. A Buenos Aires, les températures sont descendues à − 1,9 °C mercredi, ce qui ne s’était pas produit depuis trente-quatre ans. Des coupures de courant, provoquées par une forte demande, ont laissé des milliers de personnes sans électricité pendant plus de vingt-quatre heures dans certaines zones.

      Record de froid à Montevideo depuis 1967

      Ailleurs dans le pays, la neige a recouvert des plages atlantiques, comme celle de Miramar, à 450 kilomètres au sud de Buenos Aires, tandis que la petite localité patagonienne de Maquinchao a enregistré − 18 °C mardi. Le gouvernement argentin a suspendu l’approvisionnement en gaz des industries et des stations-service mercredi afin d’assurer l’alimentation en gaz des foyers.

      L’Uruguay, où les températures sont passées en dessous de zéro dans certaines régions, a décrété une « alerte rouge » à l’échelle nationale après la mort de six personnes, permettant ainsi au gouvernement de déplacer de force des sans-abri vers des centres d’hébergement. A Montevideo, les températures ont atteint un maximum de 5,8 °C le 30 juin, son niveau le plus bas depuis 1967, selon le météorologiste Mario Bidegain.

      Le Chili a également activé des plans d’hébergement pour les sans-abri pendant les journées les plus froides. La ville de Chillan, à 400 kilomètres au sud de Santiago, a enregistré − 9,3 °C, selon la Direction de la météorologie du Chili. La neige est tombée dans certaines parties du désert d’Atacama, le plus sec du monde, pour la première fois depuis une décennie.

      La situation dans la région devrait s’améliorer dans les jours à venir.

      Le Monde avec l'AFP

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        mercredi, juillet 02, 2025

        "OÙ EST JULIA CHUÑIL?": LA MOBILISATION POUR RETROUVER LA MILITANTE INDIGÈNE DISPARUE AU CHILI CONTINUE

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        JULIA CHUÑIL CUTRICURA, LA MILITANTE POUR LA DÉFENSE DU CLIMAT
         ET POUR LES DROITS INDIGÈNES, ÂGÉE DE 72 ANS, A DISPARU DEPUIS
         LE 8 NOVEMBRE 2024 DANS LE SUD DU CHILI. CAPTURE D'ÉCRAN

        "Où est Julia Chuñil?": la mobilisation pour retrouver la militante indigène disparue au Chili continue / TERRIENNES - Dónde está Julia Chuñil ? Depuis huit mois, la disparition de cette figure respectée du peuple mapuche et engagée pour la défense du climat suscite l'inquiétude. Sa famille dénonce des irrégularités dans l’enquête, sur fond de tensions entre peuples autochtones, autorités et intérêts économiques.

        Par Terriennes Paola Martinez Infante Le 02 Juil. 2025 à 03h00 (TU) 

        Mobilisation pour Julia Chuñil

        Partager 4 minutes de lecture

        ¿Dónde está Julia Chuñil?

        Le 8 novembre 2024, elle quittait son domicile à la recherche d’animaux égarés dans une forêt native sous sa garde. Ce jour-là, après s’être séparée d’une voisine qu’elle avait invité à l’accompagner, Julia est finalement partie seule avec son chien « Cholito » et sa hache qu’elle utilisait pour travailler. 

         INTERVENTION LUMINEUSE SUR LE CERRO RENCA 

        ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

        « Si quelque chose m’arrive, vous savez qui c’est ! »

        Deux jours plus tard, sa famille constate qu’elle n’est pas revenue alors qu'elle était attendue pour le déjeuner. L'alerte est donnée.

        Lors des premières recherches, l’un de ses fils découvre des marques de pneus appartenant à une camionnette, un véhicule inhabituel dans cette zone rurale, un détail qui alimente les soupçons sur les circonstances de sa disparition. 

        Un mois plus tard, ses enfants, avec le soutien de la Fondation Escazú, portent plainte pour enlèvement et féminicide présumé.

        ¿DÓNDE ESTÁ JULIA CHUÑIL CATRICURA? 

        ► También le puede interesar :     TRAS LAS HUELLA DE JULIA CHUÑIL, DEFENSORA AMBIENTAL MAPUCHE

        Mère de cinq enfants et grand-mère de dix petits-enfants, Julia Chuñil est une dirigeante reconnue et respectée du peuple mapuche. 

        Face à un contexte tendu, Julia, femme coriace et courageuse résiste. À plusieurs reprises et cela dure depuis quelques années, elle a reçu des menaces de la part de l’homme d’affaires Juan Carlos Morstadt, qui convoitait la propriété pour l’abattage et la vente de bois de feu. 

        Les piliers du pont que Julia qu'empruntait régulièrement ont été coupés, certains évoquent aussi des pressions exercées sur un voisin pour l’inciter à elle et sa famille à quitter leur domicile — domicile qui aurait ensuite été incendié, ainsi que plusieurs tentatives d’agression, notamment en tentant de la renverser, sans compter les appels téléphoniques agressifs.

        Elle avait alerté sa famille des actes de harcèlement dont elle était victime: « Si quelque chose m’arrive, vous saurez qui c’est ».

        Malgré les menaces, Julia, n’a jamais fléchi et s’est engagée pour la conservation du territoire, se consacrant à la préservation de la biodiversité et à la revendication des droits de sa communauté auprès de diverses institutions de l’État chilien. Alors que les tensions foncières ne cessent de croître dans la région. 

        "Pour te trouver"

        Plusieurs organisations de défense des droits humains et associations environnementales ont exigé des autorités chiliennes qu'elles intensifient les efforts pour la retrouver. Elles réclament une enquête transparente et la protection renforcée des leaders autochtones.

        Très vite, la vague d’indignation traverse les frontières chiliennes. Des ONG telles que Amnesty International, Survival International ou encore Escazú Ahora (fondation qui lutte pour les droits des communautés autochtones du Chili, ndlr) ont exprimé leur vive préoccupation et somment les autorités à faire toute la lumière sur cette affaire outre de garantir la sécurité des leaders communautaires. Pour elles, cette disparition incarne l’impunité persistante qui entoure les violences à l’encontre des défenseurs et défenseuses des droits des peuples originaires au Chili.

        Le 8 mars, lors de la Journée internationale des droits des femmes, la question "Où est Julia Chuñil ?"; a été au cœur des mobilisations féministes. Sur les réseaux sociaux, le compte Instagram @coordinadora_por_juliachunil relaye régulièrement des messages de soutien sous le slogan Hasta Encontrarte (Pour te trouver).


        Lors de la commémoration de la Journée des droits de l’homme, le président Gabriel Boric a déclaré, en réaffirmant sa condamnation des risques encourus par les militants des droits humains et de l’environnement.

        « Je tiens à exprimer ma préoccupation et celle de l’État au sujet de la disparition de Julia Chuñil Catricura, défenseuse de l’environnement de sa communauté. Il y a différentes actions de recherche qui ont été effectuées, et nous allons continuer. Nous ne cesserons pas jusqu’à ce que nous la trouvions », a-t-il affirmé. Depuis ces quelques mots de circonstances, plus rien. 

        Climat d'impunité

        Aujourd’hui, la famille continue de dénoncer l’inaction des autorités et l’absence de résultats. Sa petite-fille, Lyssete Sanchez, a récemment exigé la destitution de la procureure régionale chargée de l’affaire, dénonçant l’inutilité et l’incompétence de sa gestion. Selon elle, la procureur n’aurait fait qu’essayer d’inculper la famille sans enquêter sur l’homme d’affaires qui a menacé de mort sa grand-mère.

        Nous voulons la vérité. Et surtout, nous ne voulons pas qu’elle devienne un nom de plus sur une affiche.

        Famille de Julia Chunil

        Aujourd’hui, Julia Chuñil est « le symbole de la lutte et de résistance, en plus d’être une femme très humble et travailleuse, amoureuse de la terre et de ses animaux, elle était toujours debout avant que le soleil ne se lève et les oiseaux chantent à l’aube ». 

        « Toujours préoccupée par ses animaux et le travail du champ, il y avait des froids extrêmes, la pluie, les tempêtes avec des vents forts mais Julia était toujours prête à sortir vêtue d’une veste ou une couverture , avec une machette dans la main et la compagnie de beaucoup de petits chiens et vers des parcours énormes », peut-on lire dans le communiqué signé par sa petite fille publié le 08 juin 2025, sept mois après la disparition de Julia Chunil.

        Alors que les mobilisations se multiplient dans tout le pays, la famille continue de réclamer justice et vérité, et dénonce le climat d'impunité entourant cette affaire. Ils appellent à une enquête criminelle rigoureuse. « Nous voulons la vérité. Et surtout, nous ne voulons pas qu’elle devienne un nom de plus sur une affiche », martèlent ses proches.

        Disparitions "forcées" en série

        Malgré l'engagement du gouvernement de Gabriel Boric, actuel Président du pays, en faveur des droits des peuples autochtones, la militarisation des territoires mapuches et les liens étroits entre l'État et les entreprises exploitant les ressources naturelles ont exacerbé les tensions.

        Cette disparition tragique révèle une histoire ancienne marquée par de conflits territoriaux, dans lesquels les entreprises forestières et des intérêts privés cherchent à exploiter des terres reconnues comme ancestrales de la communauté mapuche. 

        Dans le but d’obtenir des réponses au-delà des frontières nationales, des organisations de défense des droits humains, ainsi que la famille de Julia Chuñil, ont saisi le Comité des disparitions forcées et la Cour interaméricaine des droits de l’homme. Parallèlement, un recours a été présenté à Genève, auprès des Nations Unies, par le Comité de défense des droits du peuple (CODEPU), déposé en personne par Mariela Santana, l’une des avocates de la famille. 

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        ILUSTRACIÓN REVISTA ANFIBIA

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        DES IMAGES INÉDITES DES DÉBUTS DE L'UNIVERS CAPTÉES DANS LE NORD DU CHILI

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        L'ASTRONOME CHILIEN RODRIGO HERRERA-CAMUS S'EXPRIME AUX CÔTÉS
        DE SON COLLÈGUE ESPAGNOL SERGIO MARTIN LORS DE LA PRÉSENTATION
         D'IMAGES PRISES PAR LE RADIOTÉLESCOPE LE PLUS PUISSANT AU MONDE
         DU CENTRE ASTRONOMIQUE ALMA, À L'UNIVERSITÉ DE CONCEPCION,
         À SANTIAGO, LE 1ER JUILLET 2025
        PHOTO  RODRIGO ARANGUA / AFP

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        La Croix
        Des images inédites des débuts de l'univers captées dans le nord du Chili / Le centre astronomique ALMA, qui abrite le radiotélescope le plus puissant du monde dans le nord du Chili, a dévoilé mardi des images considérées par ses chercheurs comme les plus détaillées jamais obtenues des débuts de l’univers.

        La Croix avec l'AFP

        « Nous n’avions jamais obtenu autant de détails et de profondeur dans les galaxies de l’univers primitif », a déclaré à l’AFP Sergio Martin, chef du Département des opérations scientifiques d’ALMA, en marge d’une présentation à Santiago.

        DES IMAGES DE L'ORIGINE DES GALAXIES SONT PROJETÉES LORS
         D'UNE CONFÉRENCE DE PRESSE À L'UNIVERSITÉ DE CONCEPCIÓN,
        SANTIAGO, LE 1ER JUILLET 2025.
        PHOTO AFP

        ► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR

        Ces images ont capturé le gaz qui, il y a plus de 13 milliards d’années, a donné naissance aux premières galaxies, apportant un éclairage nouveau aux découvertes du télescope James Webb en 2012.

        Avec la capture de ces gaz, il existe « la possibilité d’étudier d’où naissent les étoiles », a affirmé à l’AFP Rodrigo Herrera-Camus, directeur du Nucleo milenio de galaxias (MINGAL), centre de recherche chilien dédié à l’étude des galaxies.

        📡NOUS RÉVÉLONS LES STRUCTURES CACHÉES DES PREMIÈRES GALAXIES DE L'UNIVERS.
        CRISTAL, UN PROGRAMME CHILIEN MENÉ PAR @NUCLEODEGALAXIAS, SUIT LA TRACE DU
        GAZ FROID, DE LA POUSSIÈRE ET DE LA LUMIÈRE DES ÉTOILES DANS 39 GALAXIES,
        UN MILLIARD D'ANNÉES SEULEMENT APRÈS LE BIG BANG.
        NUCLEODEGALAXIAS ALMA OBSERVATORY

        Fin juin, l’équipe de l’observatoire Vera Rubin, également situé dans le nord du Chili, a publié ses premières images, révélant des vues époustouflantes de galaxies lointaines et de régions où se forment les étoiles, mettant en valeur des éléments jamais observés auparavant.

        Le nord du Chili accueille des télescopes de plus de 30 pays, y compris certains des instruments astronomiques les plus avancés au monde comme le radiotélescope du centre ALMA.

        Un autre projet majeur, l’Extremely Large Telescope, devrait entrer en service en 2027 et promet d’explorer des distances cosmiques jusqu’ici inaccessibles.