mercredi, février 20, 2019

CUBA APPELLE À UNE MOBILISATION POUR LA PAIX ET CONTRE L'INTERVENTION IMPÉRIALISTE EN AMÉRIQUE LATINE


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COLOMBE LES ARMES À LA FERRAILLE, 10.5.1962, 
LITHOGRAPHIE SUR PAPIER 
Le Gouvernement révolutionnaire réaffirme sa solidarité ferme et inébranlable avec le président constitutionnel Nicolas Maduro Moros, la Révolution bolivarienne et chaviste et l'union civique et militaire de son peuple et appelle tous les peuples et gouvernements du monde à défendre la paix 
par Granma
Le Gouvernement révolutionnaire réaffirme sa solidarité ferme et inébranlable avec le président constitutionnel Nicolas Maduro Moros, la Révolution bolivarienne et chaviste et l'union civique et militaire de son peuple et appelle tous les peuples et gouvernements du monde à défendre la paix

• Le ministre des Relations extérieures de la République de Cuba, Bruno Rodriguez Parrilla, a appelé ce mardi, lors d'une conférence de presse, les Nations Unies (ONU) à défendre la souveraineté du peuple vénézuélien et à ne permettre en aucun cas une ingérence dans les affaires intérieures de cette nation, ainsi que la violation du Droit international.

• « Moins d'un quart des États reconnus par l'ONU s’ingèrent dans les affaires intérieures du Venezuela. Il faut faire la part entre la propagande et la réalité », a déclaré le ministre des Relations extérieures.

• « Des mesures unilatérales, et donc illégales, sont appliquées contre la République bolivarienne sœur du Venezuela ; en outre, une vaste campagne de communication et politique est en cours ; elles sont généralement le prélude à des actions de plus grande envergure de la part du gouvernement nord-américain », a indiqué Bruno Rodriguez.

• Cuba appelle à une mobilisation pour la paix, contre une intervention de l'empire en Amérique latine, contre la guerre, au-delà des différences politiques ou idéologiques. « Dans ces circonstances, on ne peut qu'être en faveur de la paix ou contre la guerre », a déclaré le chef de la diplomatie cubaine.

  • « Trump a dit que le socialisme promet l'unité, mais provoque la haine et la division. Un cynisme extraordinaire, une hypocrisie extraordinaire. C'est le représentant d'un gouvernement amoral », a signalé Rodriguez.
  • Le ministre des Relations extérieures a critiqué l'intimidation de Donald Trump contre nous qui « avons décidé de construire » la base des nations de manière indépendante et socialiste.
  • « Le président Donald Trump se trompe, l'avenir de Cuba est ici. Avec ou sans mesures de blocus supplémentaires, c’est aux Cubaines et aux Cubains de décider l'avenir de Cuba », a souligné Rodriguez Parrilla.
  • « Nous construisons notre propre avenir et nous nous apprêtons à remporter une nouvelle victoire dans les jours à venir. Nous avons rédigé cette nouvelle Constitution ensemble et nous la ratifierons le 24 février », a-t-il dit.

• Le Gouvernement révolutionnaire de la République de Cuba avait dénoncé, dans une Déclaration publiée récemment, l'escalade des pressions et d’actions du Gouvernement des États-Unis pour préparer une aventure militaire sous couvert d’ « intervention humanitaire » en République bolivarienne du Venezuela, et il a appelé la communauté internationale à se mobiliser pour l’en empêcher.

• Il est indispensable de rappeler que des comportements et des prétextes similaires ont été adoptés par les États-Unis dans le prélude des guerres qu'ils ont lancées contre la Yougoslavie, l'Irak et la Libye, au prix d'immenses pertes en vies humaines et de souffrances énormes.

• Le document ajoute que l’administration étasunienne tente de supprimer le plus gros obstacle, que représente la Révolution bolivarienne et chaviste, à sa domination impérialiste sur « Notre Amérique » et à la spoliation du peuple vénézuélien des plus grandes réserves certifiées de pétrole sur notre planète et d’autres abondantes ressources naturelles et stratégiques.

• « La souveraineté et la dignité de l’Amérique latine et des Caraïbes, ainsi que celles des peuples du Sud, se décident aujourd’hui au Venezuela. Il y va également de la survie des normes du Droit international et de la Charte des Nations Unies. La question est de savoir si la légitimité d’un gouvernement émane de la volonté expresse et souveraine de son peuple ou de la reconnaissance de puissances étrangères », souligne le texte.


• Et la Déclaration d’ajouter : « Le Gouvernement révolutionnaire de Cuba réitère sa solidarité ferme et invariable avec le président constitutionnel Nicolas Maduro Moros, avec la Révolution bolivarienne et chaviste, et avec l’union civique et militaire de son peuple, et lance un appel à tous les peuples et gouvernements du monde à défendre la paix. »

lundi, février 18, 2019

NICARAGUA: LE PÈRE ERNESTO CARDENAL N'EST PLUS SUSPENDU


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LE NONCE APOSTOLIQUE AU NICARAGUA
MGR SOMMERTAG AUX CÔTÉS DU PÈRE CARDENAL
PHOTO 
 VATICAN NEWS
Le Pape François a décidé d'annuler les sanctions canoniques qui pesaient sur le prêtre, proche de la théologie de la libération. Il avait été publiquement réprimandé par Jean-Paul II lors de son voyage au Nicaragua en 1983.
JEAN-PAUL II TANÇE PUBLIQUEMENT
LE PÈRE ERNESTO CARDENAL

PHOTO DU QUOTIDIEN «BARRICADA»
Heureux et serein. C'est par ces mots que le nonce apostolique au Nicaragua Mgr Waldemar Sommertag a décrit l'état d'esprit du père Ernesto Cardenal, après avoir concélébré dimanche 17 février la messe à l'hôpital de Managua. C'est là que le prêtre, âgé aujourd'hui de 94 ans se repose après de graves ennuis de santé. Le représentant du Saint-Siège au Nicaragua était venu aussi faire part au père Cardenal de la décision du Pape François de lever la suspension a divinis qui le visait depuis 1985.

Le 30 janvier 1985, la sanction visant ce prêtre très charismatique au Nicaragua tombait de Rome, en raison de son engagement politique auprès du régime sandiniste. Le père Cardenal, prônant la théologie de la libération, était en effet rentré dans le gouvernement dirigé par Daniel Ortega, comme ministre de la culture. 

Supsension a divinis

Lors de son voyage au Nicaragua effectué en 1983, le Pape Jean-Paul II avait publiquement réprimandé le père Cardenal, venu le saluer sur le tarmac de l'aéroport de Managua, une scène qui avait fait le tour du monde. Le Pape polonais avait alors demandé au prêtre de démissionner et de se conforter aux prescriptions canoniques. Face au refus de Cardenal de quitter son poste, il sera suspendu a divinis par la Congrégation pour la doctrine de la foi, l'interdisant de célébrer tout sacrement.

Ernesto Cardenal abandonnera le Front sandiniste et son combat politique en 1994, protestant contre la dérive autoritaire du président Daniel Ortega.

Première messe depuis 34 ans

Ces dernières semaines, Mgr Waldemar Sommertag avait rendu plusieurs fois visite au vieux prêtre, théologien et également poète, connu dans toute l'Amérique Latine, qui avait dans les années 1980 mené une grande campagne d'alphabétisation au Nicaragua qui lui valut une reconnaissance de l'Unesco. Grâce à cette intitiative, au moins 500 000 Nicaraguayens ont appris à lire et à écrire. 

La messe de dimanche, présidée par le nonce, était la première du père Cardenal depuis 34 ans, qui a concélébré la cérémonie depuis son lit d'hôpital. Le père Ernesto a fait part au nonce apostolique de sa gratitude envers le Pape François. 


dimanche, février 17, 2019

LETTRE IMAGINAIRE DE SALVADOR ALLENDE À NICOLAS MADURO DEPUIS L’AU-DELÀ

ILLUSTRATION
Nicolás Maduro, le président vénézuélien contesté, a souvent évoqué comme un héros et un modèle le président chilien Salvador Allende, qui a été renversé et est mort dans un coup d’État soutenu par les États-Unis le 11 septembre 1973. En tant que fervent partisan d’Allende, élu démocratiquement, et ayant travaillé avec lui au Palais présidentiel de Santiago dans les mois qui ont précédé la prise de pouvoir par les militaires, je me sens obligé d’imaginer les conseils qu’Allende pourrait adresser de l’au-delà à son homologue vénézuélien en cette période trouble pour l’Amérique latine.
Señor Presidente Nicolás Maduro,
Je vous écris ces quelques mots alors que vous luttez pour votre survie politique, en jurant que vous ne serez pas renversé, comme je l’ai été au Chili, par un coup d’état militaire perpétré par le général Augusto Pinochet, mettant un terme ainsi à la démocratie dans mon pays pendant 17 ans et laissant un héritage durable de douleur et d’injustice.

Je comprends que vous souhaitiez souligner les similitudes entre votre situation et celle que j’ai endurée. Bien qu’il y ait beaucoup de différences gênantes et embarrassantes entre nous - ce que je n’hésiterai pas à souligner -, il y a aussi des parallèles frappants et alarmants. Comme au Venezuela aujourd’hui, le Chili révolutionnaire de l’époque était férocement divisé en deux camps, les dirigeants du Congrès demandant séditieusement aux militaires d’intervenir contre le gouvernement constitutionnel, poussés par les secteurs les plus aisés de la population, dont les intérêts ont commencé à être menacés lorsque nous avons donné naissance à une société pour la majorité et non pour quelques privilégiés.

L’expérience chilienne - nous essayions de construire le socialisme par des moyens pacifiques, en rejetant le type de lutte armée qui avait prévalu dans toutes les révolutions précédentes - était en difficulté et connaissait des difficultés économiques considérables, quoique sans commune mesure avec l’extraordinaire catastrophe humanitaire qui frappe le Venezuela en ce moment. Et tout comme Nixon et Kissinger et les multinationales américaines ont conspiré contre le Chili en 1973, Trump, Pence et Pompeo (sans parler du redoutable Elliott Abrams, de l’infâme affaire Iran/Contra) dirigent la manœuvre pour vous évincer, vous, le président constitutionnel du Venezuela, par la force des armes.

Les Latino-Américains peuvent être excusés s’ils voient dans cette arrogance impériale une triste répétition des innombrables interventions - militaires, politiques et financières - dans les affaires intérieures de pays du monde entier qui ont déshonoré la politique étrangère de Washington pendant bien trop de décennies.

Malgré ces ressemblances entre le Chili de 1973 et le Venezuela de 2019, je pense que vous rendez un mauvais service à l’Histoire et à la cause révolutionnaire en vous comparant à moi. J’ai été, toute ma vie et jusqu’à ma mort, un défenseur de la démocratie sous toutes ses formes. Jamais, au cours de mes trois années de mandat, je n’ai limité la liberté d’association de mes opposants (même lorsque certains d’entre eux se sont livrés à des manœuvres virulentes et à des actes terroristes), ni restreint la liberté de la presse (même lorsque les journaux, radios et chaînes de télévision appartenant à l’oligarchie chilienne ont demandé ma destitution et diffusé des mensonges sur ma personne et mon mandat). Aucune personne n’a été emprisonnée pour avoir exprimé son opinion et, Dieu m’en garde, personne n’a été torturé pendant que j’étais président. Au contraire, mes opposants ont eu carte blanche, et ils en ont gravement abusé, grâce aux millions de dollars dépensés par la CIA. Et j’ai scrupuleusement respecté le résultat de toutes sortes d’élections pendant mon mandat, surtout quand elles m’étaient défavorables. Une autre différence est que vous bénéficiez d’un énorme soutien de la Russie et de la Chine, alors que j’ai demandé à ce qui était alors l’Union soviétique pour obtenir de l’aide et n’ai pas reçu un sou (peut-être pour se venger d’avoir condamné les interventions soviétiques en Hongrie en 1956 et en Tchécoslovaquie en 1968). Quant à la Chine, elle avait des réserves sur notre révolution libertaire, et a refusé par la suite de rompre les relations avec le régime de Pinochet.

La situation est donc compliquée : en rappelant la crise chilienne de 1973, vous vous sentez menacé par une prise de pouvoir militaire financée et coordonnée par l’étranger, alors que, dans le même temps, vous affichez de fortes tendances autoritaires auxquelles je ne m’identifie pas ni ne pardonne absolument. Vous avez raison de rejeter l’intervention étrangère flagrante dans les affaires intérieures du Venezuela et de mettre en garde contre les conséquences de l’appel aux forces armées pour qu’elles chassent un gouvernement élu par le peuple de votre pays, ce qui porterait atteinte à l’ordre constitutionnel légal et à la souveraineté durement acquise. Mais vous avez tort de saper par vos actions répressives la démocratie que vous prétendez protéger, et vous avez tort de persécuter de nombreux citoyens dont le patriotisme et l’amour des droits de l’homme ne peuvent être contestés. Et malgré ma sympathie pour certaines de vos réformes (bien qu’elles s’apparentent souvent plus au populisme qu’au socialisme), votre administration affiche un niveau inquiétant de corruption et d’ineptie. Permettez-moi d’ajouter que pour les Chiliens qui ont du s’exiler massivement sous Pinochet, il est troublant de voir d’aussi vastes contingents de vos propres compatriotes fuir leur patrie.

Vous n’arrêtez pas de dire à quel point vous m’admirez. Permettez-moi donc de vous donner quelques conseils sur la manière dont vous pourriez sauver votre pays d’une guerre civile tout en préservant certaines des réformes qui ont redistribué les revenus et renforcé l’autonomie des pauvres qui ont été constamment négligés par certaines des personnes mêmes qui cherchent maintenant à mettre fin à votre présidence. Lorsque j’ai été confronté à une situation analogue - le Chili était paralysé par une opposition qui n’avait aucune limite à ce qu’elle était prête à faire pour me destituer - j’ai décidé d’organiser un référendum qui permettrait au peuple de déterminer la voie que le pays devrait prendre. Si je perdais ce référendum, je démissionnerais et je convoquerais de nouvelles élections. Mon plan, annoncé au haut-commandement des forces armées, était de convoquer ce référendum le 11 septembre 1973. Mais quelle surprise ! Les complices du coup d’état ont avancé le jour de la prise du pouvoir pour bloquer une résolution non violente à notre impasse, prouvant qu’ils voulaient détruire la démocratie et non la défendre, ce qui pourrait bien être le cas avec certains de vos propres opposants.

Je ne sais pas si vous êtes prêts, ou capables, d’envisager un référendum au Venezuela aujourd’hui, comme celui que j’allais proposer il y a plus de 45 ans au Chili. Je ne faisais pas confiance à mes adversaires et ils ne me faisaient pas confiance. Mais je crois toujours que nous aurions pu négocier une série d’accords qui auraient préservé la démocratie et respecter la volonté du peuple.

Ce n’est pas seulement la souffrance du peuple vénézuélien que j’espère que vous pourrez éviter, mais quelque chose d’important pour tous les Latino-américains. S’il est vrai que certains de vos problèmes sont dus aux actions des États-Unis, qui ont boycotté et subverti votre économie comme ils l’ont fait pour la nôtre, et ont provoqué un coup d’État contre votre prédécesseur, Hugo Chávez, je suis particulièrement préoccupé par la manière irresponsable dont vous avez mal dirigé votre pays, qui fait un tort incommensurable aux forces progressistes sur le reste du continent. Vous êtes utilisé comme le croque-mitaine du continent, et plusieurs mouvements de droite, dont ceux du Chili, de Colombie et d’Argentine, sans parler du néo-fasciste Bolsonaro au Brésil, ont pris le pouvoir, en partie, en se présentant comme les seuls qui peuvent sauver leur pays d’un nouveau Venezuela. Même Trump a, de manière absurde et malicieuse, laissé entendre dans son récent discours sur l’état de l’Union que lui seul peut empêcher l’Amérique de devenir « socialiste » comme le Venezuela.

Il n’y a, bien sûr, aucun fondement aux affirmations calomnieuses selon lesquelles quiconque s’opposerait au régime de droite ou au capitalisme sauvage serait le prochain Maduro, mais de telles accusations ont facilité la progression de cellules souches malignes du populisme conservateur et nationaliste, dont beaucoup sont ouvertement nostalgiques de la dictature de Pinochet. Il est troublant que vous donniez une mauvaise réputation au « socialisme » alors même que le socialisme démocratique est redevenu populaire parmi les travailleurs et les jeunes du monde entier pour résoudre les problèmes internationaux auxquels le monde est confronté, à une époque où nous avons besoin de plus et pas de moins de démocratie, de plus et pas de moins de tolérance, de plus et pas de moins de respect pour nos semblables, pour répondre à nos problèmes.

Vous pouvez répondre en soulignant que ma tactique de négociation, ma croyance en une révolution qui valorisait les droits de mes adversaires, a conduit à ma mort et à la démolition de la « voie chilienne vers le socialisme ». Ma réponse vibrante est que, aujourd’hui, tant de décennies plus tard, l’exemple du sacrifice de ma vie pour la démocratie et pour une révolution pacifique continue de briller partout dans le monde, comme une source d’inspiration pour l’humanité à ne jamais cesser sa quête de justice sociale.

J’espère que vous réfléchirez au moins à mes paroles et que vous trouverez un moyen d’aller de l’avant en empêchant un terrible bain de sang et en n’infligeant pas de dommages permanents à la cause de ceux qui luttent pour le droit des enfants oubliés de notre monde de rêver d’une existence digne et décente, libérée de la misère et de l’oppression.

Bien à vous, depuis l’autre côté de la mort et de l’Histoire,

Salvador Allende
Note de la rédaction : cette « lettre » d’Ariel Dorfman, publiée par de nombreux médias latino-américains, a créé une certaine polémique et a fait notamment réagir Jorge Magasich, historien et professeur retraité à l’IHECS (Bruxelles). Sa réponse (en espagnol) a été publiée sur diarioUchile ainsi que dans Le Vif L’Express (Belgique) sous le titre « Peut-on envoyer une lettre « imaginaire » à Nicolás Maduro au nom de Salvador Allende ? ».

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samedi, février 16, 2019

LA TOMBE DE KARL MARX DE NOUVEAU VANDALISÉE À LONDRES

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LA TOMBE DE KARL MARX AU CIMETIÈRE 
DE HIGHGATE À LONDRES AVANT 
Q'ELLE NE SOIT VANDALISÉE.
PHOTO CORDULA DONHAUSER 
La tombe du philosophe allemand Karl Marx (1818-1883), qui se trouve dans le cimetière londonien de Highgate, a été vandalisée pour la deuxième fois en deux semaines, a annoncée samedi sur Twitter l'association qui gère lme site.
CAPTURE D'ÉCRAN 
L'inscription  « Mémorial de l’holocauste bolchevique - 1917 1953 - 66.000.000 morts » a été inscrite à la peinture rouge sur le monument, ainsi que les mots  « Architecte du génocide - terreur et oppression - meurtre de masse ». La date de 1917 renvoie à la révolution russe, tandis que celle de 1953 correspond à la mort de Staline.

La partie la plus ancienne et la plus fragile du monument, une plaque de marbre mentionnant les noms des personnes enterrées, a été abimée, semblant avoir été frappée à plusieurs reprises à l'aide d'un instrument métallique contondant, comme elle l'avait déjà été le 4 février.

« Les vandales sont de retour au mémorial de Marx, au cimetière de Highgate », ont écrit sur le réseau social les gestionnaires du compte @HighgateCemeter.  « Insensé. Stupide. Ignorant. Quoi que vous pensiez de l'héritage de Marx, ce n'est pas la bonne façon de faire valoir votre point de vue ». Ils ont également publié des photos montrant les détériorations commises.

L'auteur du  « Capital » est l'un des résidents les plus connus du cimetière de Highgate, dans le nord de Londres. Ironie de l'histoire, pour venir se recueillir sur la tombe de l'auteur du  « Manifeste du parti communiste » et pourfendeur du capitalisme, il faut payer un billet d'entrée dans ce cimetière où est aussi enterré l'écrivain George Eliot.

Karl Marx a déménagé à Londres en 1849 et a vécu dans la capitale britannique jusqu'à sa mort, en 1883.

Le philosophe et théoricien allemand avait initialement été enterré dans la tombe de son épouse, sur une petite allée, mais en 1956 un nouveau monument comprenant un très grand buste, financé par un fonds, mis en place par le Parti communiste britannique, a été installé dans un lieu plus en vue, explique-t-on sur le site du cimetière.

 « Travailleurs de tous pays, unissez vous! », peut-on lire sur le monument.

Celui-ci avait déjà été pris pour cible. Le buste avait été enlevé, attaqué à l'aide d'une bombe artisanale dans les années 1970 et enduit de peinture et de slogans.

INVITATION - CÉRÉMONIE HONORIS CAUSA PATRICIO GUZMÁN


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CÉRÉMONIE HONORIS 
CAUSA PATRICIO GUZMÁN
La présidente Hélène Velasco-Graciet a l’honneur de vous inviter à la cérémonie de remise des insignes de Docteur Honoris Causa de l’Université Bordeaux Montaigne à Patricio Guzmán, cinéaste et documentariste, passeur infatigable de l’histoire et de la mémoire du Chili.
Mardi 12 mars 2019 à 18h30
Amphithéâtre 700 de l’Université Bordeaux Montaigne

 PATRICIO GUZMÁN  
L’éloge sera prononcé par Pierre Beylot, professeur en études cinématographiques et Clément Puget, maître de conférences en études cinématographiques.

Un cocktail sera offert à l’issue de la cérémonie

Merci de confirmer votre présence avant le 5 mars 2019 à presidence@u-bordeaux-montaigne.fr

jeudi, février 14, 2019

LE POÈTE ERNESTO CARDENAL HOSPITALISÉ POUR UNE INFECTION RÉNALE


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LE POÈTE ERNESTO CARDENAL CHEZ LUI À LOS ROBLES.
PHOTO FRANKLIN VILLAVICENCIO
Nicaragua: le religieux et poète Ernesto Cardenal hospitalisé. Religieux et poète nicaraguayen, Ernesto Cardenal, 94 ans, a été hospitalisé le 4 février à Managua, la capitale, pour une infection. Mais son état de santé est “stable “
Son assistante, Luz Marina Acosta, a indiqué que les médecins avaient détecté la présence de calculs dans la vésicule biliaire et qu’Ernesto Cardenal avait été placé sous antibiotiques. Une intervention chirurgicale serait en effet trop risquée à son âge.

Le nonagénaire est considéré comme un des poètes les plus importants d’Amérique latine. Il avait appuyé activement la lutte contre la dictature des Somoza, qui ont gouverné le Nicaragua pendant près d’un demi-siècle. Ceux-ci ont quitté le pouvoir à la victoire de la révolution du Front Sandiniste de Libération Nationale, en 1979.

Critique de Daniel Ortega

Ministre de la Culture du gouvernement révolutionnaire, le religieux a pris ses distances en 2007 pour cause de désaccord avec la politique menée par Daniel Ortega, l’actuel président du Nicaragua. Ernesto Cardenal ne s’est d’ailleurs pas privé de critiquer la répression des protestations antigouvernementales d’avril 2018.  Celles-ci ont entraîné la mort d’au moins 325 personnes, selon plusieurs organisations humanitaires. (cath.ch/jcg/cmc)



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LES FANTÔMES DU NAZISME HANTENT LE BRÉSIL DE BOLSONARO


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LE MINISTRE BRÉSILIEN DES AFFAIRES
ÉTRANGÈRES ERNESTO ARAUJO
PHOTO SERGIO LIMA
À l’heure où des membres du gouvernement brésilien ne cachent pas un alignement idéologique avec le nationalisme des années 1930, un article évoque la protection accordée à d’anciens nazis par le père de l’actuel ministre des affaires étrangères. 
6Temps de Lecture 4 min.
LE CRIMINEL NAZI GUSTAV FRANZ
WAGNER DANS LES ANNÉES 1970
PHOTO FOLHA DE SAO PAULO
Les opposants au gouvernement de Jair Bolsonaro parlent d’une «dynastie du mal », les autres s’offusquent qu’on exhume les péchés d’un père pour attaquer le fils. Reste la gêne, au lendemain de la publication de l’article du quotidien Folha de Sao Paulo, mardi 12 février, révélant qu’Henrique Araujo, père du ministre brésilien des affaires étrangères Ernesto Araujo, a contribué à empêcher l’extradition du criminel nazi Gustav Franz Wagner dans les années 1970 à l’époque de la dictature militaire (1964-1985).
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PHOTO ANTONIO LACERDA

mardi, février 12, 2019

EN MARCHE FORCÉE

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MODULABLE / GILETS JAUNES VS FOULARDS ROUGES
« MACRON N'EST PAS EN CAMPAGNE, MAIS C'EST TOUT COM' !  » 



« LES PIÈCES QUE JE RÉALISE DOIVENT FAIRE APPEL À DES MATÉRIAUX PRODUITS PAR NOTRE TERRE »

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PETITS RÉCIPIENTS ISSUS DE
LA SÉRIE « LA FAMILIA ».
PHOTO FELIPE FONTECILLA
Rodrigo Bravo, incarnation de la nouvelle scène de designers chiliens, n’a plus peur de mélanger un design ultra-contemporain à des savoir-faire ancestraux locaux.  En 2005, le designer de 37 ans a fondé à Santiago avec son frère et sa belle-sœur un studio de création baptisé « bravo ! ».
Pourquoi est-ce important pour vous que l’on puisse identifier votre création comme chilienne?

LE DESIGNER RODRIGO BRAVO.
PHOTO NICOLE GRIFFIN
Ma conception est celle d’un design « géographique » : ce que je réalise doit faire appel aux matériaux produits par notre terre et aux techniques anciennes de notre peuple. C’est une vision que nous partageons avec mon frère et ma belle-sœur depuis la naissance en 2005 de notre studio de création « bravo ! ». Pour les petits récipients issus de la série « La Familia », j’ai utilisé du cuivre et du bois de lenga que l’on ne trouve qu’en Patagonie. Notre création vernaculaire est une façon de rester singulier sur un marché international très compétitif.

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PIÈCES DE LA SÉRIE MONOLITH,
DE RODRIGO BRAVO (2017).
REPUBLICA AUSTRAL
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dimanche, février 10, 2019

CHILI : ACCUSÉ D’ABUS SEXUELS, UN PRÊTRE S’EST SUICIDÉ



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LE PRÊTRE CATHOLIQUE JOSÉ FRANCISCO NÚÑEZ CALISTO
PHOTO CAPTURE D'ÉCRAN
Le prêtre catholique Francisco Núñez a mis fin à ses jours bien avant la conclusion d’une enquête sur des présumés abus sexuels qu’il aurait commis
LE PRÊTRE JOSÉ NÚÑEZ CALISTO
PHOTO CAPTURE D'ÉCRAN
Dimanche, 10 février 2019 ((rezonodwes.com))–Un prêtre chilien sur lequel enquêtait la justice chilienne, sur des dossiers relatifs à des allégations d’abus sexuels exercés sur des mineurs, avait présenté sa démission au pape Francisco et vendredi soir il a été retrouvé mort à son domicile dans le sud du Chili.

mercredi, février 06, 2019

GENEVIÈVE DREYFUS-ARMAND « LA GUERRE D’ESPAGNE A BEAUCOUP DIVISÉ LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE »



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RÉFUGIÉS MARCHANT SUR LA ROUTE ENTRE BARCELONE ET
LA FRONTIÈRE FRANCO-ESPAGNOLE, 25-27 JANVIER 1939
PHOTO ROBERT CAPA
Geneviève Dreyfus-Armand est historienne. L’ancienne directrice de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine est l’auteure d’ouvrages de référence sur la Retirada, dont l’Exil des républicains espagnols en France. De la guerre civile à la mort de Franco.
Quel est l’état des travaux historiques sur les réfugiés de la guerre civile espagnole ?

Geneviève Dreyfus-Armand 
GENEVIÈVE DREYFUS-ARMAND
PHOTO L'HUMANITÉ

L’histoire de l’exil a été très longue à s’écrire. En Espagne, pendant la dictature qui a duré quasiment quarante ans, les républicains étaient les vaincus. Pour le franquisme, il fallait oublier la République. Du côté républicain et des exilés qui, pendant longtemps, ont cru qu’ils allaient pouvoir rentrer en Espagne et qui espéraient que les puissances alliées allaient renverser Franco après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les premiers écrits ont été des témoignages venant des exilés eux-mêmes sur les camps ou sur leur participation à la Résistance. Des études historiques ont commencé à paraître au milieu des années 1970. En Espagne, c’étaient plutôt des études de type statistiques, mais rien sur le fond politique de l’exil. En France, les études véritablement historiques n’ont commencé à apparaître qu’à la fin des années 1980 et au début des années 1990. C’est quelque chose qui est relativement récent. À partir des années 1990, de nombreux travaux ont été publiés dans les deux pays. Des associations d’études et de recherches sur l’exil se sont créées. Historiens français et espagnols travaillent ensemble depuis maintenant une vingtaine d’années.
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DES RÉFUGIÉS ESPAGNOLS
BOURG MADAME EN 1939
PHOTO ARCHIVES DÉPARTEMENTALES

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