lundi, octobre 25, 2021

LES HABITANTS DE L’ÎLE DE PÂQUES VOTENT CONTRE LE RETOUR DES TOURISTES

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ILLUSTRATION MUSEUM LA ROCHELLE

La petite île du pacifique est fermée au tourisme depuis plus d’un an et demi en raison de la pandémie de Covid-19.

Le Matin.ch avec l'AFP 

LES HABITANTS DE L’ÎLE DE PÂQUES
ONT VOTÉ NON À LA RÉOUVERTURE.
PHOTO AFP 

Les Rapa Nui devaient répondre par «oui» ou par «non» à la question: «Voulez-vous ouvrir l’île en janvier?». Le «non» l’a emporté avec 649 votes, contre 320 pour le «oui» et trois votes nuls, a détaillé sur les réseaux sociaux la communauté locale Ma’u Henua, qui administre le parc national Rapa Nui. Seules 972 personnes ont pris part au vote – soit moins de 20% des habitants appelés aux urnes.

8 cas de covid et aucun décès depuis le début de la pandémie

Le résultat du vote n’est pas contraignant et la décision finale reviendra aux autorités sanitaires de la région de Valparaiso, dont dépend l’île, ou du ministère de la Santé qui n’a pas encore dit s’il comptait se plier ou non à la consultation. Les habitants de l’île n’ont pas vu un seul touriste depuis mars 2020 et l’imposition de l’état d’exception au Chili avec des restrictions sanitaires face au coronavirus. Le pays a enregistré plus de 1,6 million de cas et plus de 36’000 décès depuis le début de la pandémie. Pour sa part, l’île comptabilise à ce jour huit cas de Covid-19 et aucun nouveau cas depuis septembre 2020 et il n’y a pas eu de décès pendant la pandémie, selon les données des autorités locales.

73,1% de la population est vaccinée contre le Covid-19 sur l’île de Pâques mais le centre médical de Hanga Roa, la capitale, ne dispose d’aucune unité de soins intensifs. Une seule ambulance médicalisée envoyée depuis le continent il y a un mois peut transporter un patient à la vie menacée par le Covid-19. «L’île tire ses revenus de l’industrie touristique. C’est la source de l’économie», a expliqué à l’AFP Salvador Atan, vice-président de la communauté locale Ma’u Henua, qui s’est montré, à l’instar des autorités locales, favorable à une réouverture de l’île.

«Je crois que (l’île) peut vivre (sans s’ouvrir), nous devons seulement réinventer et nous rappeler de ce qu’ont fait nos pères et grands-pères autrefois, ils ont survécu (sans tourisme)», a expliqué à l’AFP Hugo Atan, un fonctionnaire qui a voté «non». «C’est très simple, cela fait quasiment deux ans que nous sommes enfermés, les revenus se sont réduits de telle manière qu’ils suffisent à peine à survivre», a assuré à son tour une autre habitante, Uri Erisa Tuki Teave, estimant que le tourisme conditionne la survie économique de l’île.

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CARICATURE DE MOAÏS
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DES FLEURS EN PLEIN DÉSERT, C'EST LE MIRACLE D'ATACAMA, AU CHILI

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PHOTO JOSÉ CAVIEDES

Le désert d'Atacama, dans le nord du Chili, l'un des plus secs au monde, s'est une nouvelle fois couvert d'un parterre de fleurs aux dominantes mauve et jaune à la mi-octobre, à l'arrivée du printemps austral. Un phénomène étudié par de nombreux scientifiques.

Radio Télévision Suisse avec l'AFP

Ce "laboratoire naturel" est en effet un écosystème complexe et "fragile" qui, en fonction des très faibles précipitations dans la région de Copiapo, à quelque 800 km au nord de Santiago, colore soudainement le sable ocre.

Le secret de ce phénomène irrégulier, explique Andrea Loaiza, biologiste à l'université de La Serena, sont ces graines "dormantes" enfouies sous le sable, qui peuvent survivre pendant des décennies en attendant un minimum d'eau pour germer, puis fleurir.

"Lorsqu'il y a une certaine quantité de précipitations, estimée à environ 15 millimètres cubes, cela déclenche la germination" et colore cette partie de l'Atacama, appelée le "désert fleuri".

Les mécanismes du "désert fleuri" restent mal connus. On sait qu'El Nino, le phénomène climatique balayant les côtes Pacifique de l'Amérique du Sud, apporte les pluies nécessaires à la germination des bulbes et rhizomes, qui peuvent rester des décennies en "latence".

Ecosystème "très fragile"

L'écosystème du désert peut sembler "dépourvu de vie", explique Andrea Loaiza, il est "très fragile", dit-elle, prévenant que "toute perturbation peut le déséquilibrer".

"Il s'agit d'écosystèmes uniques dans le sens où les plantes doivent adopter une série de stratégies très particulières pour survivre ici. Ce sont des millions d'années d'évolution dans des environnements extrêmes qui fournissent des informations pour les comprendre et nous apprendre à nous y adapter". 

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    dimanche, octobre 24, 2021

    (COVID-19) CHILI : RECORD DE CAS EN 24H DEPUIS LE MOIS DE JUILLET

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    MISE À JOUR LE 25 10 2021

    Pour la deuxième journée consécutive, le Chili a enregistré plus de 2.000 cas de COVID-19, soit 2.056 au cours des dernières 24 heures, un record depuis le mois de juillet, a indiqué samedi le ministère chilien de la Santé. / Après le Covid, c'est encore le Covid : le virus insidieux

    Agence de presse Xinhua

    "Ces derniers jours, nous avons constaté une augmentation du nombre de nouveaux cas de coronavirus et nous sommes très attentifs à l'évolution de la situation épidémiologique", a déclaré le ministre de la Santé, Enrique Paris.

    "Dans le cadre de ce scénario, il est essentiel que les personnes disposent d'une protection adéquate contre le virus, notamment avec la dose de rappel, qui a démontré son efficacité pour éviter les hospitalisations et les admissions dans les unités de soins intensifs", a-t-il ajouté.

    M. Paris a appelé la population à se rendre dans les centres de vaccination : "Nous avons suffisamment de vaccins, et en fait (vendredi), un nouvel arrivage de 225.810 doses provenant du laboratoire Pfizer-BioNTech est arrivé dans notre pays, avec lequel nous avons dépassé les 39 millions de doses qui sont parvenues au Chili depuis le début de cette campagne".

    Le nombre total de personnes ayant été diagnostiquées positives à la COVID-19 dans le pays est passé samedi à 1.680.017, et onze décès supplémentaires ont été signalés au cours des dernières 24 heures, en portant le total à 37.662.

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      samedi, octobre 23, 2021

      LE COEUR DU CHILI S'EMBRASE

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      PHOTO MARTIN BERNETTI / AFP

      Le monde dans le viseur |Deux personnes sont mortes et plus de 56 blessées au Chili après les violences survenues à l'issue des manifestations qui ont marqué le deuxième anniversaire du soulèvement social d'octobre 2019. Le photographe de l'AFP Martin Bernetti a immortalisé un manifestant et son cœur de feu.
      Un cœur flambant, un homme au sol, crachant du feu, quelques passants autour et plus loin, un peu à l’abri, que l’on devine à peine, des manifestants qui regardent la scène. 

      Lundi 18 octobre, des milliers de personnes se sont rassemblées dans plusieurs villes du Chili pour commémorer le deuxième anniversaire du soulèvement contre les inégalités sociales, au cours d'une journée qui s'est terminée par des pillages, des débordements violents, et la mort de deux personnes. 

      Des scènes saisies par le photographe de l’AFP Martin Bernetti, à Santiago, où selon la police, entre "8.000 et 10.000 personnes" ont arpenté la Plaza Italia d’où est partie en octobre 2019 la révolte qui a fait plus de trente morts.

      La dure répression des manifestations a donné lieu à des accusations internationales de violations des droits de l'homme contre le gouvernement Piñera. Ces nouvelles violences pourraient rebattre les cartes de la présidentielle du 21 novembre, en nourrissant la montée de l'extrême droite au détriment du candidat conservateur soutenu par le président sortant Sebastian Piñera.

      Le coeur qui s'échappe

      "Comme tout est noir, le feu attire le regard, nous hypnotise", note Isabelle de Lagasnerie, cheffe du service photo du quotidien La Croix. Elle le souligne : sans la légende – essentielle en photojournalisme - qui accompagne cette image et permet de la replacer dans le contexte des manifestations chiliennes, cette photo, très séduisante et construite, ne fournit pas d’emblée toutes les informations, à l’exception des graffitis en espagnol sur les murs et le symbole Anarchie que l’on aperçoit au fond de l’image. "Ce pourrait être une fête foraine, un cracheur de feu, un rassemblement joyeux." Mais éclairée par le contexte, l’image prend son sens. 
      « L’image est prise en surplomb, et l’homme peut apparaître ainsi comme un gisant, comme un rappel des morts des manifestations de 2019. Elle évoque aussi une immolation. Ce cœur qui s’envole – et qu’on peut voir aussi comme des ailes fantomatiques – pourrait évoquer l’âme qui s’échappe. Trois cœurs apparaissent ainsi, le premier, à la gauche de l’image, au bout de la perche enflammée tenue par l’homme, le crachat de feu, au-dessus de son visage, et la trouée lumineuse, qui est derrière et en reprend le dessin inversé »
      Cette trouée lumineuse, remarque-t-elle, est une aération qui vient amener de l’espoir dans cette photo, qui sinon, compte-tenu du surplomb et du mur, aurait provoqué une impression d’enfermement. La composition de l’image, avec cette diagonale vers la droite donne une dynamique, qui, en terme d'imagerie occidentale, est souvent associée à l'espoir et l'avenir qui s'ouvre. 

      Vers une nouvelle constitution?

      L'augmentation du tarif du métro de Santiago avait été le déclencheur des premières manifestations étudiantes du 18 octobre 2019, mais les revendications s'étaient rapidement élargie contre l'ensemble du modèle économique chilien, critiqué pour favoriser une élite, et un État absent sur les questions sociales comme l'éducation, la santé et les retraites, hérité de la dictature d'Augusto Pinochet. 

      Ce deuxième anniversaire de l'"explosion sociale" a coïncidé avec le début de la rédaction de la nouvelle Constitution, pour remplacer l'actuelle, héritée de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990) et considérée comme un frein à toute réforme sociale de fond. 

      PHOTO RONALDO SCHEMIDT 2018
      Difficile aussi, dit-elle de ne pas penser à la photo d’un manifestant en feu à Caracas, cliché du photographe de l’AFP Ronaldo Schemidt primé au World Press 2018. Et Isabelle de Lagasnerie de rappeler que sa publication avait d’ailleurs fait l’objet d’un débat au sein de la rédaction, (à lire ici, sous la plume de Dominique Quinio). Le journal La Croix met ainsi chaque jour en perspective une image forte de l'actualité. 
      Isabelle de Lagasnerie remarque également "la théâtralité, la mise en spectacle que l’on voit désormais de plus en plus dans les manifs. Le photographe cherche une image forte, et les manifestants cherchent à se mettre en scène." Cette mise en scène de soi est récurrente dans les mouvements de manifestations, qui ont intégré l'outil de communication. "La rue s’est emparée des codes de l'image et les construit", note-t-elle. 
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      PHOTO AFP

      jeudi, octobre 21, 2021

      AU CHILI, LES RELIGIONS S’UNISSENT POUR PLAIDER LEUR CAUSE DEVANT L’ASSEMBLÉE CONSTITUANTE

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      PHOTO JAVIER TORRES/AFP

      Explication Les représentants d’une dizaine de religions présentes au Chili ont livré mardi 19 octobre une contribution commune pour l’élaboration de la future constitution du pays. « La nouvelle constitution doit largement garantir la liberté religieuse de toutes les personnes, sans aucune distinction », plaident-ils à l’unisson. / « Chacun prêche pour sa paroisse.»

      Xavier Le Normand

      Lecture en 2 min.

      chrétiens de toutes confessions – dont mormons – mais aussi musulmans et juifs : des représentants des dix principales religions présentes au Chili se sont accordés sur un texte commun destiné à présenter leurs principales demandes vis-à-vis de la future constitution organisant le fonctionnement du pays. Celui-ci a été remis mardi 19 octobre à un des vice-présidents adjoints de l’assemblée constituante, dont les travaux devraient aboutir l’an prochain.

      → À LIRE. Chili : l’archevêque de Santiago liste ses « valeurs non négociables » pour la nouvelle constitution

      Comme pour justifier leur démarche commune, les religions expliquent au début de leur texte qu’elles sont un « facteur social essentiel dans la recherche du bien commun, (…) déterminant dans la vie des individus et des communautés ». « Peu de choses sont plus fondamentales, plus importantes pour les êtres humains que leurs croyances religieuses ou morales personnelles », insistent les dix signataires, dont le président de la conférence épiscopale, Mgr Fernando Chomali.

      Le droit des religions au « jugement moral »

      Pour eux, « la nouvelle constitution doit largement garantir la liberté religieuse de toutes les personnes, sans aucune distinction, ainsi que de toutes les confessions religieuses ». Celles-ci, est-il demandé, doivent jouir de la liberté « d’accomplir leur mission et de développer leurs activités propres, tant publiques que privées, avec pour limites l’ordre public, la morale et les bonnes mœurs ».

      En ce sens, est refusée « toute contrainte de la part de l’État en matière religieuse » et est au contraire exigé « le droit à la liberté d’action des membres des différentes confessions en matière temporelle ». «Cette approche respecte et promeut également la liberté et les responsabilités politiques des citoyens », assurent encore les responsables religieux.

      Le document se poursuit en soulignant quelques «vérités que l’humanité a apprises concernant l’importance et la signification de la liberté de religion». « Les confessions ont le droit et le devoir d’enseigner leur propre doctrine sur la société, d’exercer sans entrave leur mission parmi les hommes et de donner leur jugement moral, même sur des questions relevant de l’ordre social », est-il énoncé en premier lieu.

      Mariage et éducation

      Le document de sept pages revient également sur deux « droits » des religions, plus à même d’être parfois polémiques. Il est ainsi affirmé que les religions ont le « droit réglementer les mariages de leurs membres » tandis que l’éducation - y compris religieuse - des enfants reste un « droit » des parents. Avec ces rappels, les confessions soulignent implicitement leur refus catégorique de se voir contraintes à célébrer des unions de personnes de même sexe - dont la légalisation est actuellement en discussion au Chili - et toute velléité de restreindre l’éducation religieuse des plus petits.

      En présentant ce document au représentant de l’assemblée constituante, Mgr Juan Ignacio González Errázuriz, évêque de San Bernardo et coordinateur de l’élaboration du texte, a souligné que « dans la vie d’un pays libre, pluraliste et démocratique comme [le Chili], il est nécessaire de ne pas dépendre des concessions de l’État pour le développement de l’action religieuse ». Par ailleurs, une lettre d’accompagnement plaide pour que les « représentants légitimes » des religions puissent « exprimer leurs pensées de manière adéquate devant les commissions » de l’assemblée constituante.

      Le processus de réforme constitutionnelle au Chili a été décidé fin 2019 suite à des manifestations monstres dans plusieurs villes du pays. Il a été approuvé par près de huit voix sur dix lors d’un référendum tenu le 25 octobre 2020, auquel seulement la moitié des électeurs a participé. Les membres de l’assemblée constituante ont pour leur part été élus au cours d’élections organisées en mai dernier.

      Constitution

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      mercredi, octobre 20, 2021

      ÉVASION FISCALE : POUR VARGAS LLOSA, LES PANDORA PAPERS SONT «FAUX»


      Prix Nobel de littérature en 2010, Mario Vargas Llosa a été cité à deux reprises dans des révélations massives liées à l'évasion fiscale : les Panama Papers, en 2016, et, à présent, les Pandora Papers. Selon les documents étudiés dans le cadre de cette dernière enquête, Vargas Llosa aurait été le principal titulaire d'une société offshore, ouverte dans les Îles Vierges britanniques, paradis fiscal notoire.
      En Espagne, l'association parlementaire pour la tauromachie a décerné quelques récompenses, dans le cadre de la Fiesta de los Toros, célébration nationale : Mario Vargas Llosa figurait parmi les lauréats, et le journal La Sexta, qui a participé à l'enquête des Pandora Papers, n'a pas manqué l'occasion de l'interroger sur les révélations.

      D'après La Sexta et El Pais, le nom de l'écrivain apparaissait sur des documents relatifs à la société Melek Investing, société enregistrée en 2015 dans les Îles Vierges britanniques, un paradis fiscal mondialement connu. Melek Investing avait visiblement pour finalité la gestion des droits d'auteur de l'écrivain, ainsi que le produit de ventes immobilières réalisées à Madrid et Londres.

      D'après l'agence littéraire Carmen Balcells, qui représente l'écrivain, la société Melek Investing aurait été créée par la banque d'investissement américaine Jefferies Group LLC, à laquelle Mario Vargas Llosa avait confié la gestion de ses biens. La création de la société dans les Îles Vierges britanniques serait intervenue au moment du divorce de l'auteur et de Patricia Llosa Urquidi.

      1,1 million $ aurait transité par Melek Investing. «Cette somme est le fruit des économies [de Mario Vargas Llosa]. Cette société, au cours de sa brève existence, a seulement géré un portfolio d'investissement pendant un certain temps, et qui est désormais déclaré en son nom, depuis la liquidation [de la société] », précisait l'agence littéraire au début du mois d'octobre.

      En 2016, le nom de l'écrivain avait déjà été associé à une société basée dans un paradis fiscal, à l'occasion des Panama Papers.

      Libéral et partisan d'une baisse des impôts

      Interrogé, Mario Vargas Llosa persiste et signe : les documents révélés par l'enquête sont « absolument faux ». « Ma signature n'apparait à aucun moment. Je n'ai pas utilisé ces sociétés, je ne les ai pas vendues, je ne sais pas si c'est une banque ou une agence qui a géré mes impôts en Angleterre », a-t-il poursuivi.

      Qu'à cela ne tienne, La Sexta a publié les documents évoqués, qui font bien apparaitre la signature du Prix Nobel de littérature.

      Partisan d'un libéralisme économique assez débridé — il a dernièrement jugé que Macron était trop timoré dans ce domaine, si, si —, Mario Vargas Llosa s'est récemment présenté comme un soutien déclaré de la droite au Pérou, en début d'année 2021.

      En 2016, il avait proposé de lutter contre l'évasion fiscale en... réduisant les impôts des plus riches. « Il y a des pays où les impôts sont comme des expropriations. [...] Il faut respecter la loi pour que la démocratie fonctionne, mais il faut que la loi soit réaliste et pas irréelle. Il y a des lois qui vous poussent à transgresser la loi », affirmait-il alors...

      mardi, octobre 19, 2021

      PERFORMANCE « UN VIOLEUR SUR TON CHEMIN » APPEL À RASSEMBLEMENT / PLACE DE LA RÉPUBLIQUE (PARIS)

       
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      PERFORMANCE  « UN VIOLEUR SUR TON CHEMIN »

      APPEL À RASSEMBLEMENT

      Performance 'Un violador en tu camino'/ 'Un violeur sur ton chemin'  Place de la République à Paris. / En novembre 2019, plusieurs dizaines de militant.e.s féministes s'etaient réuni.e.s pour reprendre la performance ‘Un violeur sur ton chemin' du collectif artistique, interdisciplinaire et féministe de Valparaiso (Chili) LASTESIS.

      Galerie Derniers Jours 

      En raison de la venue à Paris du collectif LASTESIS, nous appelons toutes les femmes et toute personne sexisée à nous rejoindre le mercredi 20 octobre à 18h30 sur la place de la République, Paris.

      Pour l'occasion, nous réaliserons la performance "Un violador en tu camino"/"Un violeur sur ton chemin", en castillan. Cette fois-ci en présence des quatre membres du collectif.

      Pour des raisons de sécurité, nous demandons à toutes les personnes présentes de bien respecter les gestes barrières et de porter un masque à tout moment. Du gel hydro-alcoolique sera mis à disposition pendant le rassemblement. Nous vous demandons de respecter la distance minimale d'un mètre entre chaque manifestant, le port permanent et efficient du masque et le lavage régulier des mains à l’eau et au savon ou, à défaut, par une friction hydroalcoolique.

      Si vous présentez des symptômes pouvant indiquer une infection liée au coronavirus : toux, fièvre, écoulement nasal, mal de gorge, symptômes grippaux restez chez vous.

      Dispersion prévue à 20h

      Paroles :

      https://letraschile.com/colectiv.../un-violador-en-tu-camino

      lundi, octobre 18, 2021

      AU CHILI, CONTROVERSE AUTOUR D'UN PROJET MINIER À L'ORÉE D'UN « TRÉSOR » NATUREL

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      INFOGRAPHIE AFP

      Moins connu que les Galapagos (Équateur) mais riche d'un écosystème tout aussi unique, l'archipel de Humboldt, au nord du Chili, est sous la menace d'un projet d'exploitation minière controversé: "crime environnemental" pour certains, assurance d'un "travail" pour d'autres.

      AFP

      "La richesse que nous possédons n'est peut-être pas matérielle, mais elle est dans notre archipel, dans le fait de naviguer librement autour de nos îles", raconte à l'AFP Elias Barrera, 26 ans, troisième génération de pêcheurs et plongeurs dans ces eaux sombres du Pacifique sud. 

      Lire aussi : « PANDORA PAPERS » : UNE PROCÉDURE DE DESTITUTION LANCÉE AU CHILI CONTRE SEBASTIAN PIÑERA

      "Les scientifiques du monde entier s'accordent à dire qu'il n'existe aucun autre endroit sur la planète comme celui-ci", abonde Carlos Gaymer, biologiste marin de l'Université catholique du nord.

      Un pêcheur à Punta Choros, à La Higuera, au Chili, le 5 octobre 2021
      PHOTO AFP Alberto PEÑA 

      En partie visible depuis la côte chilienne, composé de huit îles, dont trois sont une réserve naturelle protégée, l'archipel est un "trésor" de biodiversité, assure le chercheur.

      Outre les manchots de Humboldt, une espèce menacée qui ne niche qu'au Chili et au Pérou, l'archipel abrite des chungungos, la plus petite loutre du monde en voie de disparition, et des centaines d'otaries et de grands dauphins qui nagent parmi les algues et les bancs de poissons.

       Guanacos dans la zone où doit être construite
      la mine Dominga à La Higuera, au Chili, le 5 octobre 2021 
      PHOTO AFP Alberto PEÑA 

      Ses eaux attirent des milliers d'oiseaux, qui prennent leur envol lorsque les baleines - jusqu'à 14 espèces différentes - remontent des profondeurs pour respirer.

      - "Une discothèque dans une maternité" - 

      Mais cette richesse naturelle est menacée par le projet "Minera Dominga", exploitation à ciel ouvert de cuivre et de fer située dans la région de Coquimbo, à 530 km au nord de Santiago. 

      Des manchots de Humboldt sur la côte de Punta Choros,
      à La Higuera, au Chili, le 6 octobre 2021
      PHOTO AFP Alberto PEÑA 

      Quelque 2,5 milliards de dollars d'investissement sont prévus, indique sur son site internet Andes Iron, qui possède la concession et n'a pas souhaité répondre aux sollicitations de l'AFP. 

      Le complexe comprendrait notamment la construction d'une usine de dessalement et d'un port de chargement des minerais à Totoralillo, à tout juste 30 km de l'archipel. 

       Manifestation contre le projet minier
      à La Higuera, au Chili, le 5 octobre 2021
      PHOTO AFP Alberto PEÑA 

      La construction de ce port, indispensable à la rentabilité du projet, est le principal point de dissension avec les défenseurs de l'environnement, mettant en péril, selon eux, les écosystèmes marins et terrestres de l'archipel.

      C'est "la destruction de notre culture ancestrale, celle du peuple Chango qui prédomine depuis plus de 10.000 ans dans ces territoires, vivant de manière durable avec l'environnement", déplore Elias Barrera, en référence à ce peuple du nord du Chili. 

      Désert Atacama près de l'endroit où doit être construite
      la mine Dominga à La Higuera, au Chili, le 5 octobre 2021
      PHOTO AFP Alberto PEÑA 

      Pour le directeur de Greenpeace Chili, Matias Asun, il s'agirait d'un "véritable crime environnemental". "Réaliser un projet minier là-bas, même le meilleur projet qui puisse être, équivaut à installer une discothèque dans une maternité", juge-t-il.

      Outre la faune marine, les environs du site abritent des guanacos, des renards du désert et des colonies de perroquets Tricahue, de grande taille et en voie de disparition. 

      - "Formidable opportunité" -

      L'exploitation sur 22 ans prévoit une production annuelle de 12 millions de tonnes de fer et de 150.000 tonnes de cuivre. Andes Iron promet de créer 10.000 emplois directs et 25.000 indirects pendant la phase de construction et 1.500 emplois directs et 4.000 indirects pendant l'exploitation.

      Début août, une commission d'évaluation environnementale a approuvé le projet malgré les protestations. Des recours ont été déposés devant la Cour suprême.

      "C'est une formidable opportunité (...) au-delà de l'impact que cela peut avoir sur l'environnement, car tout projet a un impact", indique à l'AFP Yerko Galleguillos, le maire de La Higuera, village de 4.000 habitants, situé non loin du site. 

      Sans eau potable, réseau d'assainissement ni supermarché, à La Higuera tous espèrent que le projet minier apportera la prospérité économique dans cette zone désertique.

      "Il y a beaucoup de gens qui partent chercher du travail ailleurs, qui laissent leur famille. Si Dominga arrive, il y aura du travail pour tout le monde", approuve Johanna Yvonne Villalobos, une femme au foyer de 47 ans.

      Pour la biologiste Cristina Dorador, membre de l'Assemblée chargée de rédiger une nouvelle Constitution, le modèle de développement du Chili, fondé sur l'exploitation des matières premières au détriment de la nature, doit changer.

      La fin des "zones sacrifiées", ces espaces naturels où l'exploitation minière prime sur la défense de l'environnement, était d'ailleurs une revendication des manifestants lors de la contestation sociale de fin 2019.

      "Nous devons développer des alternatives (...) pour que le Chili devienne une société de la connaissance et ne dépende pas des marchés extérieurs et de la demande en minerais", estime la biologiste.

      Ce projet est d'autant plus controversé qu'il est désormais entaché de soupçons de corruption mettant directement en cause le chef de l'État, Sebastian Piñera (2010-2014, réélu en 2017), objet d'une enquête et sous la menace d'une procédure de destitution lancée par l'opposition.

      En cause, la vente en 2010 de Minera Dominga par une société appartenant à ses enfants à un de ses proches, dont la famille est actionnaire de Andes Iron. Or cette vente avait une condition: qu'aucune zone de protection naturelle ne soit déclarée sur le site du projet minier.

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      « FLYER NON À DOMINGA»

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      samedi, octobre 16, 2021

      « SAUT DE TOURNIQUET »

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      GRAFFITI DE GIOVA 

      Des lycéens enjambent des tourniquets d'une station de métro de Santiago, un mouvement qui a déclenché  la révolte sociale qu'a connu le Chili. / 
       « Saut de tourniquet » 
      «
      GRAFFITI DE GIOVA 
      La goutte d’eau qui a fait déborder le vase a été l’augmentation, de quelques centimes, du ticket des transports publics. Dès le 7 octobre 2019, des collégiens et lycéens ont appelé à ne plus payer et à pratiquer joyeusement le salto-torniquete (saut de tourniquet d’entrée). Grâce aux réseaux sociaux, la pratique se développe. »[*]

      dimanche, octobre 10, 2021

      CHILI: LA DIASPORA PALESTINIENNE, LA PLUS GRANDE HORS DU MONDE ARABE

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      PHOTO MARTIN BERNETTI

      Plus de 350 000 Palestiniens et descendants de Palestiniens vivent au Chili, où ils ont même leur propre club de foot. Plusieurs décennies après l'arrivée des premières familles, les Palestiniens du Chili ont réussi dans les affaires ou encore la politique, et restent attentifs à la situation dans les territoires palestiniens occupés.

      [ Pour écouter cliquer ici ]

      Par Justine Fontaine  

      DESSIN PLANTU

      Nous sommes au club palestinien de Santiago, dans un quartier chic près de la cordillère des Andes. Un bâtiment en pierre et aux grandes baies vitrées, entouré de nombreux terrains de sports.

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      À l’entrée, on peut lire « bienvenue » en arabe. Puis Maurice Khamis, président de la Communauté palestinienne du Chili nous reçoit dans une grande salle de réunion en bois, décorée - entre autres - de photos de Yasser Arafat, et de plusieurs cartes de la Palestine, avec les frontières antérieures à la création de l’État d’Israël. « Le plus fort de la migration a eu lieu entre la Première et la Deuxième Guerre mondiale, et surtout après le plan de partage de la Palestine par les Nations unies. Une catastrophe pour nous les Palestiniens. On dit que les premiers à être arrivés ici faisaient de la vente en porte-à-porte avec une petite valise qu’ils transportaient avec eux », raconte Maurice Khamis.

      Une mobilisation pour les Territoires palestiniens qui se poursuit

      Aujourd’hui, 350 000 à 500 000 Chiliens seraient d’origine palestinienne, d’après des estimations, car il n’existe pas de chiffre officiel. Presque tous viennent du gouvernorat de Bethléem, et sont chrétiens orthodoxes. Carolina Pichara sort tout juste de la cathédrale San Jorge (Saint-Georges), dans le quartier commerçant de Patronato, à Santiago : « Depuis que ma mère est arrivée de Palestine, nous sommes tous orthodoxes : mes frères et sœurs, mes cousins, mes oncles... Nous venons presque tous ici à la messe, aux mariages, aux enterrements. C’est ici qu’on se réunit», explique-t-elle.

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      Les descendants de Palestiniens ont leur propre club de foot, Palestino, et sont présents dans tous les secteurs économiques, mais aussi en politique. Certains sont par exemple anciens ministres, sénateurs, ou même vice-président de l’Assemblée constituante. Et tous continuent de se mobiliser régulièrement pour le pays de leurs ancêtres, par exemple lors de la dernière guerre dans les Territoires palestiniens, en mai dernier.

      Vivre dans un pays en paix auprès des siens

      En 2008, à la demande de la communauté palestinienne du Chili, et via un programme des Nations unies et de l’ONG catholique Caritas, le pays a reçu 130 réfugiés palestiniens. Parmi eux, toute la famille de Nadda Hamlawi, 24 ans. Elle vit aujourd’hui dans la ville côtière de Viña del Mar, à 100 km de Santiago.

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      Je suis née en Irak, mais je suis d’origine palestinienne. Quand les États-Unis ont envahi l’Irak, nous avons vécu dans des tentes pendant deux ans. Puis on nous a dit qu’au Chili vivaient des migrants palestiniens. Et quand nous avons vu que c’était un pays en paix, nous avons tout de suite accepté, car nous voulions quitter les camps de réfugiés.

      Sa famille, musulmane et originaire de Ramallah, a depuis ouvert un restaurant de shawarma, et Nadda fabrique et vend des pâtisseries orientales, très appréciées par les Chiliens.

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      DES SUPPORTRICES DU CLUB
       DE FOOTBALL « PALESTINO »