jeudi, mai 12, 2022

CHILI: DÉCÈS D'UNE JOURNALISTE BLESSÉE PAR BALLE LORS DES MANIFESTATIONS DU 1ER MAI

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Une photo de Francisca Sandoval à l’extérieur de l’hôpital
de Santiago où elle est décédée, le 12 mai 2022. AFP

Une journaliste blessée par balle lors de violences survenues en marge des manifestations du 1er mai à Santiago du Chili est décédée jeudi, a indiqué dans un communiqué l'hôpital où elle était soignée depuis 12 jours.

Notre temps avec l'AFP

CAPTURE D'ÉCRAN

"Francisca ne nous a pas quittés. Ils l'ont tuée. Par ces mots, nous confirmons le décès de notre chère Fran. Tu nous manqueras et on fera tout notre possible pour dire la vérité", a confirmé dans un autre communiqué le média communautaire en ligne "Señal 3 de La Victoria" avec lequel Francisca Sandoval, 30 ans, collaborait.

Lors d'échauffourées entre des personnes présentes en marge du rassemblement et des commerçants de rue, trois personnes, deux femmes et un homme, avaient été blessées par arme à feu.

La jeune journaliste avait reçu une balle dans la tête provoquant une hémorragie cérébrale, a expliqué le docteur Daniel Rodriguez, chef de l'unité de soins intensifs de l'hôpital public de Santiago, dans le communiqué de l'établissement.

La semaine dernière, trois auteurs présumés de la fusillade ont été arrêtés et celui suspecté d'avoir tiré sur la journaliste a été placé en détention provisoire pour homicide involontaire et possession illégale d'arme à feu.

Suspects arrêtés

La semaine dernière, trois auteurs présumés de la fusillade ont été arrêtés et celui suspecté d’avoir tiré sur la journaliste a été placé en détention provisoire pour homicide involontaire et possession illégale d’arme à feu.

Le président de gauche Gabriel Boric a exprimé ses condoléances à la famille de la défunte. «Nous ne permettrons pas l’impunité» dans cette affaire, a aussi tweeté le nouveau chef d’État.

La nouvelle du décès a poussé des personnes à se réunir pour des veillées avec bougies et photos de Sandoval dans plusieurs points de la capitale. Des groupes de personnes, la tête couverte d’une capuche, ont aussi dressé des barricades et coupé la circulation sur la place d’Italie, l’épicentre du mouvement social depuis 2019, au cœur de Santiago.


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