jeudi, juin 10, 2021

CHILI: NOUVELLE QUARANTAINE DANS LA CAPITALE, MALGRÉ UNE VACCINATION TRÈS AVANCÉE

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    PHOTO ANDRES BRIONES C. 

Les autorités sanitaires chiliennes ont imposé jeudi 10 juin une nouvelle quarantaine totale dans la région métropolitaine de Santiago du Chili et ses sept millions d'habitants, en raison de l'augmentation des cas de coronavirus bien que 57% de la population cible soit déjà entièrement vaccinée.

Par Le Figaro avec L'AFP

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« À partir de ce samedi, toute la région métropolitaine retourne en quarantaine», a annoncé Paula Daza, sous-secrétaire à la santé publique. C'est la troisième fois en 14 mois de pandémie que les autorités prennent cette mesure d'envergure.

Jeudi 10 juin, le Chili a enregistré 7716 nouveaux cas et 198 décès, soit un total de 1.453.478 cas et 30.339 décès depuis mars 2020. Les services de réanimation affichent un taux d'occupation de 96% dans le pays. L'augmentation de ces nouveaux cas survient alors que l'hémisphère sud entre doucement dans l'hiver austral.

Le Chili fait pourtant partie des pays les plus avancés en termes de vaccination. Sur une population cible de 15,2 millions de personnes, sur 19 millions d'habitants, quelque 11,1 millions de Chiliens ont été vaccinés avec au moins une dose (74,5%) et 8,6 millions avec deux doses (57%). La vaccination a commencé le 3 février et jeudi 10 juin, c'était au tour des personnes âgées de plus de 22 ans de se faire vacciner. Le 21 juin, commencera la vaccination des enfants âgés de plus de 12 ans.

Les autorités sanitaires chiliennes ont approuvé cinq vaccins: ceux des laboratoires Sinovac (17,1 millions), Pfizer/BioNTech (4,5 millions), AstraZeneca (693.600), CanSino (300.000) et Johnson & Johnson, dont les doses sont attendues, soit un total de 22,6 millions de doses qui sont déjà arrivées dans le pays.

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VENTE À LA CRIÉE : « DU PASS SANITAIRE »
DESSIN LAUZAN
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mercredi, juin 09, 2021

CHILI : LA PLUS GRANDE CENTRALE SOLAIRE THERMODYNAMIQUE D'AMÉRIQUE LATINE INAUGURÉE

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PHOTO SEBASTIÁN RODRÍGUEZ
Le Chili a inauguré mardi la première centrale solaire thermodynamique d'Amérique latine, dans le désert d'Atacama (nord), le plus sec et le plus ensoleillé du monde, un projet qui doit aider le pays a atteindre la neutralité carbone à l'horizon 2050. 
PHOTO SEBASTIÁN RODRÍGUEZ
Sur une zone circulaire de plus de 700 hectares, 10 600 miroirs entourent une tour de 250 mètres de hauteur dont le sommet est bombardé par les rayons du soleil. Un réservoir contenant des sels fondus est ainsi chauffé à plus de 560 degrés pour produire de la vapeur qui entraîne une turbine générant 110 mégawatts d'électricité propre.

Cette infrastructure est combinée à une centrale photovoltaïque adjacente, et les deux fournissent ensemble un total de 210 mégawatts d'énergie renouvelable.

Ce projet, baptisé "Cerrado dominador" (la colline dominante), a la particularité de pouvoir fonctionner 24h/24, même en l'absence de soleil, car les sels fondus génèrent de l'énergie pendant 17,5 heures. "Cela va nous permettre d'économiser plus de 600 000 tonnes d'émissions de CO2 par an. C'est l'équivalent de ce qu'émettent 300 000 voitures en un an", s'est félicité le président chilien Sebastian Piñera lors de l'inauguration du projet, dont la construction a débuté en 2014.

Ce projet des sociétés espagnoles Abengoa et Acciona a été construit près de la municipalité de Maria Elena, à environ 200 kilomètres à l'est de la ville côtière d'Antofagasta, au milieu du désert d'Atacama, à environ 3 000 mètres d'altitude.

M. Piñera a déclaré qu'il s'agissait d'une nouvelle étape dans l'engagement du Chili à renouveler sa matrice énergétique d'ici 2050 et à atteindre à cette date la neutralité carbone prévue par l'accord de Paris sur le climat, c'est-à-dire être un pays sans émissions nettes de CO2.

"Le Chili était un pays pauvre en énergies du passé, nous avions peu de pétrole, peu de charbon, peu de gaz, mais est immensément riche en énergies du futur. Nous avons les déserts avec le rayonnement le plus élevé du monde (...), les meilleurs vents du monde, l'énergie géothermique qui provient des volcans, l'énergie marémotrice qui provient de la mer", a déclaré le président chilien.

Le Chili souhaite également devenir une référence dans la production d'hydrogène « vert ». Lors du forum sur le climat CEM12/MI6, que le Chili a accueilli virtuellement, le pays s'est engagé aux côtés du Royaume-Uni, de l'Australie et de l'Union européenne, à promouvoir l'hydrogène vert comme carburant.

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« JE NE PEUX PLUS RESPIRER   »
DESSIN NESTOR SALAS

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LE CHILI DÉPASSE LES 30 000 DÉCÈS DUS AU COVID-19

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CAPTURE D'ÉCRAN


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Euronews

MISE À JOUR LE  09 06 2021
Voici le cimetière général de Santiago, le plus ancien du Chili et l'un des plus grands d'Amérique latine avec environ deux millions de tombes sur 85 hectares. Le Chili a dépassé un total de 30 000 décès dus au coronavirus et a annoncé la prolongation de la fermeture des frontières jusqu'à la fin du mois de juin.

mardi, juin 08, 2021

DES ORGANISATIONS DÉNONCENT DES EXPULSIONS DE MIGRANTS AU CHILI

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PHOTO GOUVERNEMENT DE TARAPACÁ

Santiago du Chili, 7 juin 2021. Plusieurs organisations sociales chiliennes ont rappelé aujourd'hui leurs préoccupations concernant les expulsions massives de migrants alors que le gouvernement insiste sur la légalité de ses actions. 

Prensa Latina 

PHOTO TELAM
La question est revenue sur le devant de la scène après l'expulsion de 56 étrangers ce dimanche, selon les propres informations du gouvernement.

Rodrigo Delgado, ministre de l'Intérieur, a déclaré qu'une vingtaine de ces personnes avaient été condamnées pour des crimes graves et avaient opté pour la commutation de leur peine en expulsion, et que les autres avaient été expulsées pour avoir enfreint les lois en vigueur sur l'immigration.

Néanmoins, les organisations de défense des migrants et des droits de l'Homme ont qualifié ces actions de "vols de terreur" et insistent sur le harcèlement dont sont victimes les migrants.

Elles répudient également la manière dont ces personnes sont embarquées dans les avions, vêtues d'uniformes blancs jusqu'à la tête, masquées et y compris menottées.

À cet égard, les évêques d'Antofagasta ont demandé dans une déclaration "le respect de l'État de droit qui doit régir toutes les actions des organismes d'État, en particulier lorsqu'il s'agit de mesures qui affectent la liberté de circulation des personnes".

Ils ont également exprimé leur inquiétude face à l'annonce par le gouvernement de 15 vols de déportation cette année, le premier d'entre eux ayant eu lieu le 25 avril, au départ de la ville d'Iquique.

Massiel Cárdenas, avocat de la Clinique juridique des migrants, a mis en avant le fait que ces personnes avaient le droit d'obtenir une évaluation individuelle de leur cas et de rester dans le pays au cours de l'examen de leur situation migratoire, à plus forte raison ceux n'ayant pas de casier judiciaire.

Des données du Service Jésuite aux Migrants (SJM) signalent une forte augmentation des expulsions ces dernières années, et qu’entre 2018 et 2020 les autorités en ont ordonnées 18 mille 725, représentant plus de la moitié de celle rapportées depuis 2010. peo/jcc/mem/rc

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LES OISEAUX MIGRATEURS
DESSIN NÉSTOR SALAS

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lundi, juin 07, 2021

FEDERICA MATTA SOUTIENT LA CANDIDATURE DE DANIEL JADUE AU CHILI

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2022
 JADUE PRESIDENTE
    AFICHE DE FEDERICA MATTA

Federica MATTA est née le 8 juillet 1955 à Neuilly-sur-Seine, France. Elle a voyagé en Grèce, Italie, Espagne, États-Unis, Afrique, Mexique, Guatemala, Suisse, Inde, Angleterre, Népal, Pérou, Sicile, Chili, Brésil... 

Federica MATTA est l'un des membres fondateurs de l'Institut du Tout-Monde créé par Edouard Glissant en 2007 ; elle est également "artiste nomade" avec M2A2, le Musée Martiniquais des Arts des Amériques.(*)

L’artiste peintre et sculptrice Federica Matta a fait don d’une œuvre originale à la campagne présidentielle de Daniel Jadue. Le Comité de soutien à la candidature présidentielle de Daniel Jadue en France a transmis l’œuvre numérique au candidat à Santiago du Chili, qui l’a accueillie avec un vif enthousiasme «Quelle joie de recevoir cette merveille de l'artiste Federica Matta. Sans aucun doute la meilleure campagne : authentique, spontanée, citoyenne !!! ». 

Dans l'affiche 2022 JADUE PRESIDENT, entre des revendications de la révolte sociale : Dignité, Unité, Justice, Vérité, une embarcation figure le voyage que le Chili entreprend, sous l'œil est la conscience poétique et la symbologie mapuche comme horizon d’un Chili multinational et multiculturel.

vendredi, juin 04, 2021

CHILI : LES ÉVÊQUES S’OPPOSENT À UN «MARIAGE POUR TOUS » ADOPTÉ EN URGENCE

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PHOTO ILLUSTRATION  

Analyse Dans un communiqué, le comité permanent de la Conférence épiscopale du Chili (CECh) a condamné avec virulence, mercredi 2 juin, le projet de loi du chef de l’État, Sebastián Piñera, visant à autoriser selon une procédure d’urgence le « mariage égalitaire » pour les couples homosexuels.

Xavier Le Normand et Malo Tresca 

6Temps de Lecture 2 min.

le président du Chili, Sebastián Piñera, souhaite légaliser selon une procédure d’urgence le « mariage égalitaire », c’est-à-dire l’ouverture du mariage aux couples de même sexe.

C’est un « non » ferme et catégorique. Dans un communiqué publié mercredi 2 juin, le comité permanent de la Conférence épiscopale du Chili (CECh) a affirmé son opposition résolue au projet du président du pays, Sebastián Piñera, de légaliser selon une procédure d’urgence le « mariage égalitaire », c’est-à-dire l’ouverture du mariage aux couples de même sexe.

Dans un revirement par rapport à ses précédentes prises de position, le président de droite avait en effet annoncé, la veille, qu’il estimait le « temps venu » de relancer ce chantier législatif, étudié depuis plusieurs années par le parlement chilien, mais bloqué par d’influentes oppositions. « Nous devons approfondir notre compréhension de la valeur de la liberté, y compris la liberté d’aimer et de former une famille avec la personne aimée, et aussi la valeur de la dignité de toutes les relations d’amour et d’affection entre deux personnes », a publiquement justifié Sebastián Piñera.

« Projet de Dieu »

Exhortant les autorités à plutôt privilégier des politiques d’aide pour la population éprouvée par la pandémie de Covid-19, l’épiscopat local s’est empressé de réagir en rappelant, dans son dernier message, la doctrine de l’Église sur le sujet : « Ceux d’entre nous qui suivent Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur et sont guidés par son enseignement, ont la certitude que le mariage établi et voulu par Dieu n’est qu’entre un homme et une femme, une communion qui donne naissance à la vie et est le fondement de la famille ».

« Ce que l’Église catholique enseigne à ce sujet est clair et bien connu : “La vocation au mariage est inscrite dans la nature même de l’homme et de la femme, tels qu’ils sont sortis de la main du Créateur”», a précisé la CECh, en citant le canon 1603 du Catéchisme de l’Église catholique. Avant de rappeler, encore, que le pape François avait ratifié cet enseignement dans son exhortation apostolique Amoris laetitia (251), en affirmant que « rien ne permet d’assimiler ou d’établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le projet de Dieu sur le mariage et la famille ».

Dans un pays encore très majoritairement catholique, mais où la voix de l’institution est décriée – notamment sur les sujets de société – à l’aune des révélations de nombreux scandales d’abus, ce rappel de l’épiscopat chilien intervient aussi trois mois après la publication, lundi 15 mars, d’une note de la Congrégation pour la doctrine de la Foi réaffirmant l’interdiction, pour les prêtres, de bénir des unions de couples de même sexe.

« Dignité et respect »

Pour les responsables religieux chiliens, leur message ne contredit en rien la conviction de l’Église que «toute personne, quelle que soit son orientation sexuelle, doit être respectée dans sa dignité et accueillie avec respect, en évitant tout signe de discrimination injuste». « En outre, du point de vue des droits des personnes qui décident de vivre ensemble, la législation nationale a établi un régime qui protège et reconnaît légalement leur décision », ont-ils précisé, se disant enfin désireux que leurs mots puissent notamment « aider au discernement de ceux qui exercent la responsabilité de légiférer (…) » dans le pays.

Mort de Mgr Bernardino Piñera Carvallo, plus vieil évêque du monde

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EUGÈNE DELACROIX PHOTOMONTAGE

mercredi, juin 02, 2021

CHILI : POUR PIÑERA, «LE TEMPS EST VENU POUR LE MARIAGE POUR TOUS»

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Le président chilien opère un revirement de position total après son refus catégorique du mariage homosexuel exprimé en 2019. 
PHOTO LIBERARTELGBT
Le président chilien Sebastian Piñera a annoncé mardi 1er juin à la surprise générale qu'il allait donner un caractère d'urgence à l'examen par les deux chambres du Parlement du projet de loi en faveur du mariage pour tous, honni par une grande partie de sa coalition gouvernementale. «Je pense que le temps est venu pour le mariage pour tous dans notre pays», a déclaré le président de droite dans son discours devant le Congrès réuni, le dernier de son mandat présidentiel qui s'achève en mars 2022.

Sebastain Piñera a déclaré qu'il demanderait aux législateurs de traiter le projet de loi avec «urgence», un mécanisme qui permet d'accélérer le traitement des initiatives au Parlement. «Ainsi, toutes les personnes, quelle que soit leur orientation sexuelle, pourront vivre dans l'amour et former une famille, avec toute la protection et la dignité dont elles ont besoin et qu'elles méritent», a-t-il déclaré.

Le projet de loi sur le mariage pour tous était une initiative du gouvernement de la socialiste Michelle Bachelet (2014-2018). Depuis 2015, une «Union civile» légalise les unions de couples homosexuels, conférant les mêmes obligations et droits que le mariage mais sans autoriser l'adoption. Le sénateur de droite Francisco Chauan, «partisan de l'idée que le mariage est une institution entre un homme et une femme», a estimé que le rapport de force «n'est pas en faveur du parti au pouvoir» et attend «de voir comment se présente le texte du projet de loi».

Sebastian Piñera opère un revirement de position total après son refus catégorique du mariage pour tous exprimé en 2019. En janvier 2020, trois mois après le début du soulèvement social d'octobre, le Sénat avait proposé de légiférer sur la question mais il n'avait pu faire avancer l'initiative face à l'opposition farouche des partis conservateurs. Cette annonce «est une étape importante pour la droite, un événement historique qui brise les stigmates et les barrières de l'inégalité et des préjugés qui ont contaminé les secteurs les plus homo/transphobes du pays», a déclaré le Mouvement d'intégration et de libération homosexuelle (Movilh) dans un communiqué.

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EUGÈNE DELACROIX PHOTOMONTAGE

AUTOBIOGRAPHIE DANIEL JADUE

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DANIEL JADUE

Je suis né le 28 juin 1967 à Santiago du Chili. J'ai 53 ans et je suis petit-fils d'immigrants palestiniens arrivés au Chili dans la première moitié du siècle dernier, qui se sont installés dans la commune de Recoleta dans une ancienne maison située au croisement de la rue Santos Dumontt et de la rue Caliche, il y a plus de 60 ans. Je suis le fils de Magaly del Carmen Jadue Jadue et Juan Fariz Jadue Jadue, tous deux petits commerçants. Ma mère, Magaly, a toujours vécu dans le secteur de la « Vega Central » [marché central de Santiago]. J'ai passé toute mon enfance, et j'ai vécu, étudié et travaillé une grande partie de ma vie dans la même commune.

Daniel Jadue 

Je suis architecte et sociologue diplômé de l'Université du Chili. Également spécialiste en logement social, je suis titulaire d’un Master en urbanisme dans la même université, ainsi que d’une Licence en Gestion de la qualité de l'Université Catholique du Nord. Je suis également consultant accrédité du « Système d'accréditation des services municipaux » pour la mise en œuvre dans les municipalités du modèle de gestion de la qualité des services municipaux.

Mon expérience de travail a été en lien avec la gestion du développement local et avec les gouvernements locaux. En fait, j'ai été chef de projet de nombreux plans de développement communautaire et plans de réglementation participatifs, parmi lesquels se distinguent les municipalités de Valparaíso, Aysén, Pudahuel, Linares, Quellón, Calama, Canela, Til Til et Río Verde.

J'ai mené des recherches sur la qualité de vie, le genre, la criminalité chez les jeunes, l'emploi et la pauvreté dans les villes d'Amérique latine et d'Europe. J'ai donné des conférences lors de séminaires internationaux sur les questions de qualité de vie, de genre, de logement et d’inspection des affaires sociales. J'ai été professeur à l'atelier d'architecture et de sociologie urbaine à la Faculté d'architecture et d'urbanisme de l'Université du Chili.

J'ai conseillé les syndicats de Chuquicamata (minerais de cuivre) sur des questions liées au processus de transformation de Chuquicamata en une zone industrielle exclusive, ainsi que certains syndicats dans le domaine des fermes salmonicoles à Puerto Montt, dans la préparation de leurs négociations collectives.

Je suis membre du Parti communiste depuis 1993. J'ai été candidat à la Fédération des étudiants de l'Université du Chili (Fech) en 1996 et aux postes de député des districts n ° 19 et 10 en 2001 et 2005, respectivement. J'ai également été candidat à la mairie de Recoleta en 2004, obtenant 11% des voix.

Depuis 2003, j'assume la présidence du Centre de développement social et culturel « La Chimba » à Recoleta, qui a créé des centres préuniversitaires populaires, des services d’assistance juridique ainsi qu’un système de gestion professionnelle gratuite pour les conseils de quartier de Recoleta. Le centre « La Chimba » développe également un travail constant d'éducation populaire pour la démocratie, l'autonomisation des leaders sociaux et la durabilité environnementale.

Pendant plus de 5 ans, j'ai participé en tant que panéliste à l'émission «Le Thermomètre» de la chaîne de télévision Chilevisión et en tant qu'analyste politique à la radio Nuevo Mundo.

En 2012, j'ai été élu maire de la commune de Recoleta, poste que j'occupe à ce jour, après avoir candidaté à nouveau en 2016 et obtenu 54% des préférences pour un mandat de quatre ans. Lors des dernières élections du 15 et 16 Mai 2021 j'ai été réélu avec un score de 64,08%. MC

Réseaux sociaux:

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Site Web: https://www.danieljaduepresidente.cl/

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lundi, mai 31, 2021

LE CHILI MAINTIENT DES CHIFFRES INQUIÉTANTS DE COVID-19

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PHOTO MERCOPRESS

Santiago du Chili, 31 mai 2021. Le Chili a clôturé le troisième mois le plus meurtrier depuis le début de la pandémie de Covid-19 en mars 2020, le ministère de la Santé faisant état ce dimanche de 7 772 nouvelles infections et de 121 décès dus à la maladie.
 

Prensa Latina

Le rapport officiel pour la journée de samedi, jusqu'à 21 heures (heure locale) montrait une diminution des nouvelles infections, après que les trois jours précédents aient largement dépassé les huit mille cas par jour.

Toutefois, les experts ont averti que le chiffre d'hier a été beaucoup plus élevé que celui de dimanche dernier, où le nombre d'infections était de 6 519, ce qui montre la gravité de la situation.

À ce jour, le nombre total de personnes infectées, depuis que la première infection a été signalée dans le pays le 3 mars de l'année dernière, s'élève à un million 377 507 personnes, et celui du total des décès à 29 168.

Sur une note d'espoir, les résultats des 77 488 tests PCR rapportés par les laboratoires au cours des dernières 24 heures traduisent une positivité moyenne nationale de 9,01 pour cent, après plusieurs jours consécutifs au-dessus de 10.

Cependant, la situation est à nouveau critique dans les unités de soins intensifs (USI), où, selon le rapport officiel, il n'y a que 178 lits disponibles dans tout le pays sur un total de 4 444, avec plusieurs territoires où une occupation totale est signalée dans plusieurs hôpitaux.

Le rapport fait état de 44 928 patients actifs, ce qui pourrait avoir un impact encore plus négatif dans les prochains jours en raison d'une plus grande occupation des lits, ont averti les dirigeants de la Société chilienne de médecine de soins intensifs.

La veille encore, le sous-secrétaire aux réseaux de soins de santé, Alberto Dougnac, évoquant la question, a admis que le pays se trouvait à un moment critique en termes d'occupation des lits de soins intensifs et a appelé à une plus grande coopération de la population. peo/jcc/ga/rc/gdc

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VENTE À LA CRIÉE : « DU PASS SANITAIRE »
DESSIN LAUZAN
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mercredi, mai 26, 2021

ASSEMBLÉE CONSTITUANTE AU CHILI : «NOUS SOUHAITONS RÉCUPÉRER TOUS LES BIENS ÉLÉMENTAIRES NÉCESSAIRES À LA VIE »

PHOTO RODRIGO ARANGUA  / AFP
Plus de la moitié des membres de l’assemblée sont des élus indépendants. Ils souhaitent changer le modèle néolibéral du pays et inscrire dans la nouvelle Constitution l’accès aux droits sociaux basiques.

Par Flora Genoux(Buenos Aires, correspondante)

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des professeurs, des avocats, une conductrice de bus, un mécanicien… La future boussole du Chili est entre leurs mains. Les 15 et 16 mai, les citoyens ont désigné les 155 personnes chargées de rédiger la nouvelle Constitution, qui doit remplacer le texte actuel hérité de la dictature (1973-1990) et accusé de sanctuariser les bases libérales du pays.

Grande surprise, qui révèle et panse à la fois la crise de représentativité chamboulant la vie politique chilienne : plus de la moitié des élus sont des indépendants, qui ne militent pas au sein d’un parti, et portent la volonté de repenser en profondeur les fondements du pays.

- Ñ - ÉLECTIONS AU CHILI PROPAGANDE ÉLECTORALE

Ahora es tiempo de dar la cara #KarinaDaLaCara

Souvent, leurs combats préfigurent le mouvement social contre les inégalités de fin 2019, qui a ouvert la voie à cet inédit processus constitutionnel. Militants pour la protection de l’environnement ou des populations autochtones, certains participaient déjà à la vie politique, dans son sens large : leurs propositions seront nourries de leurs connaissances thématiques doublées de solides assises locales, l’élection reflétant les différentes régions du pays.

Une certitude : il s’agit de l’assemblée la plus représentative de l’histoire chilienne, avec 77 femmes et 17 sièges réservés aux populations autochtones. Habités par le sentiment d’une « grande responsabilité » et un vif espoir, trois élus contactés détaillent les idées qu’ils défendront lors des neuf mois – prolongeables de trois mois – dont ils disposent pour l’écriture de la nouvelle « Magna Carta ».

Rosa Catrileo, avocate, 39 ans : « Il faut reconnaître le droit des Mapuches à récupérer leurs territoires »

PHOTO COLLECTION PERSONNELLE
Elle admet avoir hésité à se présenter, face à l’ampleur de la tâche. « Mais c’était l’heure des femmes et je ne pouvais pas rester en dehors de cette opportunité historique pour le peuple mapuche à participer », raconte l’avocate mapuche à Temuco (Centre), spécialiste des dossiers traitant des droits de sa communauté.

Elle entend œuvrer pour la reconnaissance formelle des peuples indigènes – plus de 12 % de la population – avec pour référence les Constitutions de Bolivie ou d’Équateur, qui posent les bases d’un État plurinational. « Mais cela ne suffit pas, il faut reconnaître le droit des Mapuches à récupérer leurs territoires, qui ont été envahis par l’État », avance l’avocate.

Les conflits sociaux, parfois émaillés de violence, qui opposent les peuples autochtones à l’État, aux firmes forestières ou minières ponctuent la vie du pays. La lutte de Rosa Catrileo n’est pas nouvelle. Depuis ses années étudiantes, elle se mobilise pour la reconnaissance des droits des Mapuches et leur visibilité culturelle. A la mi-mai, elle a d’ailleurs voté vêtue de l’habit traditionnel propre aux jours de fête.

En octobre 2019, l’élue a observé le mouvement social « avec solidarité », sans y participer directement. « Nous, les Mapuches, nous luttions déjà, nous ne nous sommes jamais endormis », remarque-t-elle, en allusion à l’un des grands slogans du mouvement contre les inégalités, « Le Chili s’est réveillé ». Mais, au sein de l’Assemblée, elle refuse de se limiter « à un ghetto, celui des peuples autochtones – ce serait un échec », et souhaite intervenir sur des sujets transversaux, comme l’organisation de l’État, l’économie ou l’environnement : « Je vais porter la vision qui est celle du peuple autochtone, qui défend la biodiversité, et un autre modèle économique, avec l’idée que tout n’est pas transformable en richesse. »

À contre-courant des réticences qui peuvent être celles de sa communauté, elle défend le droit à l’avortement: « Les principes mapuches respectent l’individualité et la diversité. » Cette mère de trois enfants ressent « une grande responsabilité », mais nuance : « Nous, les Mapuches, nous avons une légitime méfiance et nous ne pensons pas que la Constitution va régler tous les problèmes. Mais nous avons aussi le newen [la force, en mapuche], pour relever le défi. »

Gaspar Dominguez, 32 ans, médecin : « La Constitution doit inscrire un droit à la santé pour tous »

COLLECTION PERSONNELLE
Le porte-à-porte, il connaissait déjà. Pendant sa campagne, le médecin rural originaire de la capitale, Santiago, raconte avoir poursuivi le contact quotidien de proximité qu’il entretient habituellement à Palena. «Les habitants ont reconnu mon travail communautaire », affirme-t-il depuis son bureau, où trône une carte du Sud chilien, sa région d’adoption depuis six ans. « Comme médecin, je suis au premier poste d’observation des inégalités en matière de santé. J’ai une patiente sexagénaire qui est depuis trois ans sur liste d’attente pour une prothèse du genou. Elle ne peut pas marcher. Si elle avait de l’argent, elle l’aurait déjà », rapporte Gaspar Dominguez qui, lors de l’entretien vidéo avec Le Monde, porte encore sa blouse de l’hôpital public.

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La prochaine Constitution chilienne doit inscrire « un droit à la santé pour tous, avec une couverture universelle », insiste celui qui ne se reconnaît pas dans les partis politiques traditionnels, « pourtant nécessaires ». En 2018, il milite pour l’installation de distributeurs de préservatifs dans les lycées de sa région, initiative qui a essaimé ailleurs dans le pays. « Il faut aussi garantir le droit à l’éducation, à un logement digne, à l’égalité numérique », énumère-t-il, en écho aux demandes centrales du mouvement contre les inégalités, survenu en 2019.

Sur ses réseaux sociaux, il affiche un drapeau aux couleurs de l’arc-en-ciel. « Je suis homosexuel, ce n’est ni un secret » ni un étendard, avance l’élu. « Les couples homos doivent avoir les mêmes droits que les hétéros, en matière de mariage et de filiation », estime-t-il. Au Chili, un projet visant à légaliser le mariage pour les personnes de même sexe est pour l’instant gelé au Parlement.

Où siégeront les constituants ? « Ce serait absolument déconnecté de la réalité que de siéger dans un palais de l’aristocratie », critique Gaspar Dominguez, en référence au palace du XIXe siècle mis à disposition à Santiago comme espace de travail. « Je défends la décentralisation de l’État, l’assemblée doit siéger de façon intermittente dans chaque région », poursuit-il alors que le règlement de la convention constituante doit encore être déterminé par ses membres. « Je souhaite que cette Constitution permette aux citoyens de récupérer le lien avec l’institutionnalité, pour cela il faudra que les débats se fassent au plus près de la population et dans le respect. »

Constanza San Juan, 35 ans, militante environnementale : « L’eau doit être inappropriable »

PHOTO COLLECTION PERSONNELLE
Sa candidature a été « choisie » par une assemblée locale, librement constituée à Alto del Carmen (Nord) avant les élections, et Constanza San Juan veille à utiliser le pluriel pour détailler ses propositions : « Je porte la voix de celles et ceux qui m’ont désignée. » Cette diplômée d’histoire s’investit depuis près de dix ans dans la province d’Atacama, où elle milite pour la protection de l’environnement et devient l’une des figures qui emporte le combat local contre le projet minier de Pascua Lama, reconnu responsable d’importantes violations environnementales.

Constanza San Juan, 35 ans, militante environnementale. Les photos ont été prises pendant la campagne pour l’élection constituante, dans le nord du pays, dans la province d’Atacama.

Elle se définit d’ailleurs comme « une gardienne de la terre ». « Nous souhaitons récupérer tous les biens élémentaires nécessaires à la vie : les glaciers, l’eau, les bois, la mer, les sols et les sous-sols. Et les déclarer inappropriables. » L’eau, privatisée au Chili, a fait partie des thématiques centrales du soulèvement social de 2019. Les organisations environnementales dénoncent son usage démesuré par les secteurs miniers ou agricoles notamment, au détriment de la population locale. « Le problème du Chili ce n’est pas la sécheresse mais le pillage de l’eau », estime Constanza San Juan, qui souhaite en finir avec le « modèle extractiviste prédateur et néolibéral » – dont le pilier est le secteur du cuivre – et considérer l’environnement comme « un sujet de droit ».

À l’instar des autres candidats marqués à gauche, et qui forme le gros des élus de la convention, elle défend les grands droits sociaux : « Education, santé, retraites, logements dignes », ainsi que la légalisation de l’avortement. Expression de la décentralisation, selon elle, l’assemblée devrait siéger dans les différentes provinces, mais aussi assurer sa transparence et la participation des citoyens. Habitée par un grand enthousiasme et « la foi du changement », Constanza San Juan raconte se sentir prête : « Ce processus nous saisit à un moment de grande maturité, nous les mouvements sociaux. »

Régulièrement décrit comme « le laboratoire du libéralisme », le Chili peut renverser l’expérience, estime l’élue, qui voit dans le processus constitutionnel un possible exemple international : « On souhaite casser les vieux schémas, et changer réellement de modèle. » Flora Genoux (Buenos Aires, correspondante)

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