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| Dessin HLT 8M 2024 |
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| « JUANITO LA VERMINE, ROI DU VENEZUELA », LE TEMPS DES CERISES, 801 PAGES, 28 EUROS. |
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Entretien / La vie imaginaire du Venezuela sous Juan Guaido : «Utiliser la fiction pour rétablir une partie de la réalité », raconte Maurice Lemoine / L’action se déroule dans un pays imaginaire, qui ne l’est pas : celui de l’autoproclamé président Juan Guaido, alias « Juanito la vermine ». Dans son dernier ouvrage, le spécialiste de l’Amérique latine Maurice Lemoine nous replonge dans les méandres de la révolution bolivarienne. Entretien.
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| JUAN GUAIDO S'ADRESSE À SES PARTISANS LORS D'UNE MANIFESTATION CONTRE LE GOUVERNEMENT À CARACAS, LE 10 MARS 2020. PHOTO RAFAEL HERNANDEZ |
13 min
Dans son dernier « docu-roman », la prétendue fiction rattrape la réalité pour offrir un éclairage aussi incisif que précis des manœuvres réalisées par Washington pour mettre à genoux la Révolution bolivarienne. Grand spécialiste de l’Amérique latine, l’ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique Maurice Lemoine nous replonge dans les entrailles de « l’affaire » de l’auto-proclamé président Juan Guaido, avec un récit documenté à la manière d’un journal de bord des péripéties de la vie politique vénézuélienne, entre Caracas, Washington et Bogota. Un ouvrage nécessaire pour mieux appréhender les enjeux de la crise politique, économique et sociale qui frappe le Venezuela depuis maintenant une décennie, mais aussi les évènements à venir, à quelques mois des prochaines élections présidentielles. Entretien avec l’auteur de Juanito la vermine, roi du Venezuela
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| LE JOURNALISTE ET ÉCRIVAIN MAURICE LEMOINE LE 8 NOVEMBRE 2019, À PARIS, FRANCE. PHOTO THIERRY NECTOUX |
Maurice Lemoine
Journaliste spécialiste de l’Amérique latine, ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique.
Vingt-cinq ans de révolution bolivarienne au Venezuela, et peu de pays ont subi de couverture médiatique aussi biaisée de la part des médias occidentaux dominants. Pourquoi avoir choisi d’utiliser la fiction pour raconter « l’épisode Juan Guaido » ?
Précisément parce que, s’agissant du Venezuela, j’ai tellement le sentiment d’avoir affaire à de la fiction lorsque je lis la presse écrite ou me connecte sur la radio – y compris, hélas, de service public – ou la télé, que je me suis dit : si ceux qui prétendent faire de l’information ne produisent que de la fiction, pourquoi ne pas utiliser cette technique pour rétablir la réalité, ou en tout cas de larges pans de la vérité ? Évidemment, on peut trouver très prétentieux ou arrogant, voire suspect ou même complotiste, qu’un journaliste, faisant le grand numéro du « seul contre tous », prétende « rétablir la vérité ». Sauf que, à bien y regarder, je ne suis pas si seul qu’il y paraît !
Quand le lobby du lavage de cerveaux martèle en permanence que des millions d’exilés ont fui le Venezuela à cause des politiques dévastatrices de Maduro, ce n’est pas moi, mais le président colombien Gustavo Petro qui affirme, le 18 février dernier : « Ce qui a provoqué une migration de millions de Vénézuéliens s’appelle le blocus économique (imposé par les États-Unis) et le gouvernement colombien (de l’ex-président d’extrême-droite Iván Duque) a contribué à sa réalisation. C’est devenu un véritable boomerang. Ils ont bloqué la vente internationale du pétrole et c’est de cela que vivait la société vénézuélienne. L’appauvrissement immédiat a engendré la migration. »
Bref, tout cela pour dire que les notions d’information et de fiction sont finalement très relatives… À partir de là, s’est posée la question : comment raconter à un public curieux, mais non spécialiste, la déstabilisation qu’a connue la République bolivarienne ? Il ne lira sans doute pas un strict essai. D’où le choix du roman permettant un plaisir de lecture plus grand et même des éclats de rire en découvrant les bouffonneries d’un « Juanito » ressemblant à 99,9 % à celles bien réelles du dénommé Juan Guaido.
Dans votre roman, le « Grand Fuck You » – locataire de la Maison blanche, qui ressemble à s’y méprendre à un certain Donald Trump – paraît prêt à tout pour déloger le président « Nicolás Moro ». Ne doit-on pas à l’ex-président républicain l’honnêteté de n’avoir pas occulté les intentions impérialistes de son pays, alors que la politique étrangère américaine, dirigée par les démocrates, se veut beaucoup plus « subtile » ?
C’est exact ! N’oublions pas que c’est un décret signé par Barack Obama en mars 2015, faisant du Venezuela une « menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis », qui a ouvert la porte aux plus de neuf cents sanctions illégales imposées à ce pays par l’administration Trump. Lequel « Grand Fuck You », avec ses comparses Mike Benz, John Colton, Mike Napolitano et Elliott – pardon : Mike Pence, John Bolton, Mike Pompeo et Elliott Abrams – n’a cessé d’annoncer : « Toutes les options sont sur la table. » S’il ne fait plus mention de l’hypothèse militaire, et mis à part un très léger assouplissement concernant les sanctions relatives aux hydrocarbures – la guerre en Ukraine rendant indispensable le retour du pétrole vénézuélien sur le marché, – Sleepy Joe – pardon, Joe Biden – n’a strictement rien changé de la politique de Washington.
Malgré l’échec de Guaido, parti avec ses raquettes de tennis se mettre à l’abri à Miami, Maison-Blanche et Département d’État continuent à reconnaître et financer une « Assemblée nationale » vénézuélienne élue en 2015, majoritairement d’opposition, mais qui, au terme d’élections boycottées par la droite putschiste, n’existe plus depuis décembre 2020 !
Washington menace par ailleurs de durcir à nouveau les mesures coercitives unilatérales si l’organisation de la prochaine élection présidentielle, et surtout son résultat, dans ce pays souverain qu’est le Venezuela, ne lui conviennent pas. Un détail de l’Histoire : qu’il s’agisse du relativement présentable Biden (qu’elle adore) ou du caricatural Trump (qu’elle prétend détester), l’Union européenne s’aligne aveuglément.
Dans votre essai Venezuela : Chronique d’une déstabilisation (Le Temps des Cerises, 2019) vous reveniez sur les tentatives de « révolution de couleur » organisées par l’opposition de droite vénézuélienne, en 2014 et 2017. Elles eurent pour conséquence un déchaînement de violence, causant plus de 150 morts (1) et servant notamment de prétexte au président Obama pour imposer un premier bloc de sanctions, qui « ne visaient pas la population ou l’économie vénézuélienne ». Comment s’insère le personnage de Juan Guaido dans la stratégie nord-américaine ?
Le « Juanito » de mon roman est une marionnette. Juan Guaido, son modèle, aussi. Il s’autoproclame « président intérimaire » du Venezuela après que, la veille, le vice-président des États-Unis en personne, Mike Pence, a appelé l’opposition vénézuélienne à descendre massivement dans la rue.
Fondamentalement, trois objectifs ont été assignés à Guaido, au nom de sa supposée légitimité, reconnue par la « communauté internationale » que les États-Unis, l’UE et les supplétifs de la droite latino-américaine, c’est-à-dire une petite soixantaine de pays. D’abord, fracturer les Forces armées vénézuéliennes et faire en sorte que, se retournant contre Maduro, elles le renversent. Aussi, en appelant aux « sanctions » et en les justifiant, créer une crise économique telle que les programmes sociaux vont s’effondrer, entraînant le gros de la population à se retourner elle aussi contre le pouvoir chaviste. Enfin, légitimer une intervention militaire étrangère, au nom de la « responsabilité de protéger » – si chère aux défenseurs réels et/ou supposés des droits humains. De ces trois objectifs, un seul a été atteint : la mise à genoux du pays par l’asphyxie de son économie. Pour le reste, Guaido et ses commanditaires ont sous-estimé la formidable capacité de résistance de Maduro et la dignité du peuple qui, malgré les difficultés, le soutient contre vents et marées.
On voit effectivement à travers votre roman l’importance de cet élément souvent passé sous silence à l’heure de parler de la terrible crise économique qui frappe le Venezuela : la féroce volonté de Washington de mettre à genoux l’économie de ce pays. Avec des manœuvres qui renvoient à l’époque du Chili de Salvador Allende.
Élémentaire, mon cher Nixon ! Au Chili de l’époque : le cuivre. Au Venezuela, actuellement : le pétrole, l’or et bien plus. À Santiago, un président socialiste, Salvador Allende qui, s’il revenait aujourd’hui, serait immédiatement qualifié de « populiste » par nombre de ceux-là mêmes qui, le 11 septembre dernier, l’ont célébré à l’occasion du cinquantième anniversaire de sa disparition.
Unité populaire des années 1970, révolution bolivarienne chère à Hugo Chávez et à son disciple Maduro : une féroce déstabilisation économique permet d’affirmer, à destination de l’intérieur, mais également de l’étranger, « le socialisme c’est la pénurie ». Tentatives d’assassinat réussie du commandant en chef de l’armée chilienne, le général René Schneider, le 4 septembre 1970, et ratée de Nicolás Maduro, à l’aide de drones, le 4 août 2018. Intervention des multinationales : l’International Telephone and Telegraph (ITT) contre l’expérience socialiste de l’époque ; ExxonMobil qui jette de l’huile sur le feu d’un conflit territorial historique entre le Venezuela et le Guyana.
On pourrait multiplier les rapprochements. Somme toute, il n’existe que deux différences, mais de taille. Un : au Chili, l’impérialisme et les putschistes locaux ont pu compter sur un général, Augusto Pinochet ; au Venezuela, ils ne l’ont pas trouvé. Deux : il existait dans les années 1970 une gauche française capable de se montrer solidaire et de ne pas « lâcher » les latinos agressés par l’impérialisme. Sur le Venezuela actuel, mais aussi les autres pays en rupture de la région – on l’a vu en particulier lors du coup d’État de 2019 contre Evo Morales, en Bolivie –, la gauche hexagonale, éparpillée façon puzzle, a été presque totalement chloroformée.
Combien de temps vous a-t-il fallu pour écrire ce roman et quelle a été votre méthode ? Sa lecture laisse parfois penser à un journal de bord des péripéties de la vie politique vénézuélienne, entre Caracas, Washington et Bogotá…
Dix-huit mois d’écriture précédés d’un gros paquet d’années de travail de journaliste (j’étais déjà présent à Caracas pour Le Monde diplomatique lors du coup d’État contre Chávez en avril 2002). Reportages sur le terrain, interviews de protagonistes, suivi quotidien de la situation (aussi bien au Venezuela que dans les pays environnants), recherche documentaire – nécessaire par exemple pour décrire le Bureau ovale (où, pour une raison qui m’échappe, je n’ai jamais été invité !), lors d’une réunion entre le « Grand Fuck You » et ses collaborateurs.
Un seul impératif : demeurer au plus près de la réalité. Et raconter ce qui ne l‘a pas été par mes estimés confrères : la « bataille des ponts », formidable épopée du petit peuple chaviste lors de l’« opération humanitaire » bidon organisée depuis Cúcuta, en Colombie ; le retournement par la CIA du chef des services de renseignements vénézuélien et le coup d’État avorté qui a suivi ; l’Opération Gédéon, cette tentative d’invasion menée depuis la Colombie, sous le commandement de mercenaires étasuniens, pour « capturer, arrêter ou éliminer » Maduro, avec l’aval et la signature de Guaido ; l’histoire de ce « contrat » de type mafieux de 212 millions de dollars, révélé aux États-Unis, y compris par CNN, mais occulté en France par le monde parallèle de nos médias.
Sans oublier les sombres histoires de corruption, de billets verts, d’intrigues et de trahisons révélés par l’opposition elle-même, toujours en train de se déchirer pour s’approprier le magot – même pas besoin d’enquêter ! En d’autres termes : la vie du Venezuela a été un tel roman, ces dernières années, que je n’ai absolument pas eu besoin d’imagination. Tous les propos politiques que je fais tenir à mes personnages – Le Grand Fuck You, Léo Poldo, Ramón Allapo, Henrique Caprisky, Luis Mugro, Maricori Laloca, etc. – ont été réellement prononcés par les individus réels dont je me suis inspiré – Trump, les dirigeants de la droite vénézuélienne Leopoldo López, Henry Ramos Allup et Henrique Capriles Radonski, Luis Almagro (secrétaire général de l’OEA), l’extrémiste María Corina Machado. Quant à mon « Nicolás Moro », je n’hésite pas à prétendre qu’il ressemble pas mal à Maduro.
Au final, que restera-t-il du non-passage de Juan Guaido à la tête du Venezuela ? Quelle analyse peut-on en faire vis-à-vis des gouvernements (parmi lesquels celui de la France), et des journalistes, qui ont cru ou voulu voir en lui le chef d’État intérimaire ?
Que reste-t-il ? Un triomphe du réel sur le virtuel. Le président légitime du Venezuela est toujours en place : il s’appelle Nicolás Maduro. C’est lui que reconnaît la communauté internationale – la vraie. Mais il demeure aussi beaucoup de souffrance : la déstabilisation du pays a très profondément affecté la population, plongeant des pans entiers de la société dans la pauvreté.
Il s’est agi d’une « guerre hybride », d’ailleurs nullement terminée, d’une politique criminelle menée avec la complicité aveugle, conformiste ou imbécile du pouvoir médiatique et de dirigeants européens incapables de s’affranchir de Washington.
Au nom de la « démocratie et des droits humains », une alliance improbable avec le pire de l’extrême droite américaine soi-disant détestée – de Trump au colombien Iván Duque et au brésilien Jair Bolsonaro, en passant évidemment par Guaido et les siens. Si je peux me permettre : dans mon bouquin, le président français « Manu Micron » et son ambassadeur au Venezuela « Romain Laval » constituent des exemples édifiants, pour ne pas dire comiques, de cette aberration.
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| « JUANITO LA VERMINE, ROI DU VENEZUELA », LE TEMPS DES CERISES, 801 PAGES, 28 EUROS. |
(1) Rappelons ici qu’une partie importante des victimes, contrairement à ce qui a été avancé dans nombre de médias, ne fut pas à déplorer du côté des manifestants. ↩︎
Les mots-clés associés à cet article
États-Unis, Juan Guaido, Maurice Lemoine, Venezuela
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| ERNESTO CARDINAL REÇU AU PALAIS DE LA MONEDA PAR SALVADO ALLENDE LE 21 OCTOBRE 1971 PHOTO @CAMUS_BETO |
2020 - 1er mars - 2024
QUATRIÈME ANNIVERSAIRE
DE LA MORT D'ERNESTO CARDENAL
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L’ancien ministre de la culture nicaraguayen (1979-1987), plusieurs fois pressenti pour le prix Nobel de littérature, est mort dimanche à 95 ans. Trois jours de deuil national ont été décrétés dans le pays.
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| ERNESTO CARDENAL, EST MORT LE 1er MARS 2020 À MANAGUA. IL AVAIT REÇU LE PIRX PABLO NERUDA EN 2009 PHOTO IVAN ALVARADO |
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| SOCIALISTAS CON IRACÍ HASSLER |
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La bataille pour Santiago / En décembre auront lieu les municipales et la bataille pour la mairie de Santiago s’annonce sévère. / À droite l’ancien maire, Felipe Alessandri, vient de renoncer à se présenter. Un enregistrement vidéo vient de révéler que cet homme avait financé l’installation de migrants dans la commune de Santiago.
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| PIERRE CAPPANERA PHOTO FACEBOOK |
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| IRACÍ HASSLER |
C’est justement un point clef de la gestion d’Irací Hassler : elle a pris à bras le corps les problèmes d’insécurité et a réussi là où beaucoup de maires de droite échouent.
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| EX ALCALDE DE SANTIAGO FELIPE ALESSANDRI |
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À gauche, localement, certains militants socialistes veulent présenter une candidature contre Irací Hassler. Il faut savoir que le scrutin pour le poste de maire au Chili se fait au scrutin uninominal. C’est-à-dire que celui ou celle qui arrive en tête du premier et unique tour est élu maire. En 2020, Irací Hassler l’avait emporté avec trois points d’avance sur Felipe Alessandri. Une candidature socialiste serait un danger pour toute la gauche. La direction du PS l’a bien compris et a envoyé une délégation de haut niveau rencontrer et soutenir Irací Hassler.
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| IRACÍ HASSLER AGENCIA UNO |
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DUO PIANO-VOIX PILAR PEÑA QUERALT
ET SOLEDAD MAYORGAVous êtes tous conviés à notre concert aux Frigos de Paris, dimanche 03 mars 2024 à 16h00. Duo PianoVoce: Pilar Peña Queralt et Soledad Mayorga
19 Rue des Frigos, 75013 Paris
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| PILAR PEÑA QUERALT ET SOLEDAD MAYORGA AU CHILI |
Vous pouvez y accéder des façons suivantes :
Venez nombreux!
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PABLO NERUDA CHEZ LUI À ISLA NEGRA, CHILI, EN 1972.
PHOTO FARABOLA / BRIDGEMAN IMAGES
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L'HUMANITÉLa justice chilienne rouvre le « dossier Neruda » / Très bonne nouvelle au Chili : une chambre de la cour d’appel de Santiago a décidé, ce mardi, de rouvrir l’enquête sur les circonstances de la mort du poète chilien Pablo Neruda.
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| PABLO NERUDA JEUNE |
Un mystère vieux de cinquante ans. Décédé dans une clinique à peine quelques jours après le coup d’État d’Augusto Pinochet (1973-1990) qui a renversé le président socialiste Salvador Allende (1970-1973), c’est peu de dire que les circonstances de la disparition de l’écrivain, diplomate, prix Nobel de littérature et communiste, avaient été troublantes.
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Mort de cause naturelle (Neruda était atteint d’un cancer, contrôlé) ou empoisonné par les sbires du général dictateur ? Une véritable chape de plomb pesait sur cette affaire depuis de longues années, malgré le témoignage de l’ancien chauffeur de Neruda, Manuel Araya.
Des manœuvres visant clairement à faire obstruction
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| PABLO NERUDA À ISLA NEGRA, AU CHILI, 1972 |
« La presse chilienne n’a jamais tenu compte de son témoignage », assurait en octobre 2023, dans les colonnes de l’Humanité, Rodolfo Reyes, avocat de la famille et neveu de l’ancien Nobel ; « ce n’est pas un cancer qui l’a tué, mais bien une bactérie qui lui a été injectée pendant son sommeil. Pour être clairs : il a été assassiné par la junte ».
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Portée devant les tribunaux, l’affaire avait été brutalement close par le parquet, l’année dernière, sans qu’aucune poursuite n’ait été engagée. Au grand dam des descendants de Neruda, très remontés contre une procédure n’ayant pas pris en compte des preuves scientifiques accablantes pour la thèse officielle fabriquée à l’époque de la dictature. Sans parler de certaines manœuvres visant clairement à faire obstruction à l’enquête…
Des juges d’appellation viennent donc heureusement d’estimer que l’enquête n’était pas encore achevée, et ont ordonné plusieurs mesures « susceptibles de contribuer à l’éclaircissement des faits ». Cinquante ans après, le combat pour la vérité autour de la mort de l’auteur du Chant général n’est pas terminé, n’en déplaise aux nostalgiques de l’autre général.
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| LE POÈTE CHILIEN PABLO NERUDA ALITÉ À LA «MAISON MICHOACÁN DES LOS GUINDOS» DANS LA COMMUNE DE LA REINA, AU CHILI. PHOTO CIRCA 1950 |
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| AVIS DE DÉCÈS FLYER MMDH |
Peter Chaskel Benko, dit Pedro Chaskel, né à Berlín le le 2 août 1932 et mort à Santiago du Chili, 20 février 2024. / Pedro Chaskel, fut un réalisateur, documentariste et monteur chilien, connu pour être l'un des des principaux précurseurs de ce qu'on appelle le « nouveau cinéma chilien ». Au cours de sa carrière, il a participé à la réalisation de nombreux courts métrages, documentaires et longs métrages.(*)
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| PEDRO CHASKEL |
Pedro Chaskel est né en Allemagne. Il fut réalisateur, écrivain et monteur. Il a étudié l’architecture au Chili. En 1955, il a fondé le Ciné Club de la Fédération étudiante. Il a participé à la création du Centre de Cinéma Expérimental. Il a créé la Cinémathèque de l’Université du Chili et il a dirigé le Département de Cinéma Universitaire.
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| AFFICHE DU FILM «UNE PHOTO PARCOURT LE MONDE » |
De 1972 à 1980, il a été Secrétaire Général de l’ Union des Cinémathèques d’Amérique Latine (UCAL). Après le coup d’état militaire de 1973, il est parti à Cuba, où il a réalisé des documentaires dont l’un des plus primés: Una foto recorre el mundo, sur Che Guevara, est considéré comme le meilleur documentaire consacré à cette figure historique.Il est revenu au Chili en 1985 et a commencé la vidéo, puis la télévision.
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| PEDRO CHASKEL, RÉALISATEUR CHILIEN QUI A FILMÉ LE BOMBARDEMENT DE LA MONEDA LE 11 SEPTEMBRE 1973 |
Il a été juré dans les festivals de La Havane, Leningrad, Trieste et Mar del Plata. Il est membre du Conseil Supérieur de la Fondation du Nouveau Cinéma Latinoamericain. Il a enseigné le cinéma dans de nombreuses universités chiliennes. Il a reçu beaucoup de prix tels que l’Ordre du Mérite artististique et culturel Pablo Neruda (2005), un hommage au Festival International de Leipzig et au Festival du Cinéma Social et Antisocial de la Pintana.
[ -ñ- Cliquez sur la flèche pour visionner la vidéo ]
Il a dirigé la Cinémathèque de l’Université du Chili et il enseigne toujours. Il continue à monter des documentaires comme La Révolution des Pingoins, de Jaime Díaz Lavanchy, élu Meilleur Long Métrage documentaire en 2009, et pour lequel Chaskel a été nominé au montage et a reçu le Prix Pedro Sienna.
Neruda en el corazón «Neruda au cœur»,
(Ancelovici, Barrios et Chaskel)
[ Ñ Cliquez ici pour visionner la vidéo ]
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| LES MOAÏ SONT LES STATUES MONUMENTALES DE L’ÎLE DE PÂQUES, SITUÉE EN POLYNÉSIE ORIENTALE ET APPARTENANT AU CHILI. PHOTO AFP |
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| LOGO PARIS MATCH |
ART / L’Instagram du British Museum débordé d’appels à restituer une statue de l’île de Pâques / Le British Museum a été saturé par des centaines de messages écrits en espagnol sur son compte Instagram. Des internautes réclament au musée la restitution une célèbre statue de l’île de Pâques, territoire chilien. [🗿 “¡DEVUELVAN EL MOAI!”]
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| PHOTO FEIFEI CUI-PAOLUZZO |
L’emblématique musée britannique est secoué par une vaste campagne sur les réseaux sociaux. Le compte Instagram du British Museum a vu déferler des centaines de messages d’internautes chiliens, réclamant la restitution d'une statue moaï, l’un des monuments de pierre de l’île de Pâques, territoire appartenant au Chili, selon le récit du Guardian.
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| AHU TONGARIKI, AVEC SES 15 MOAIS, DONT LE PLUS LOURD PÈSE 86 TONNES, SYMBOLISE TOUTE LA MAGIE DE RAPA NUI. PHOTO ANKIT SINHA / EYEEM |
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À l’origine de cette mobilisation, l’influenceur Mike Milfort, de Santiago, suivi par près d’un million d’abonnés sur les réseaux sociaux. Son appel à rapatrier le monolithe a été applaudi jusqu’au plus haut sommet de l’État : le président du Chili, Gabriel Boric, a apporté son soutien à cette demande lors d’une intervention à la radio.
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Une lettre envoyée à Charles III
Face à l’ampleur de l’offensive sur son compte Instagram, le musée londonien a été contraint de fermer l’espace commentaires sous certaines publications où des centaines de messages écrits en espagnols pullulaient.
En 2018, le territoire insulaire avait déjà formulé une demande similaire au musée londonien. Pour seule réponse, des visites entre des représentants du British Museum et de l’île de Pâques s’étaient déroulées, rapportent nos confrères.
Mais pas de quoi freiner les ambitions de Rapa Nui. En 2023, l’autorité culturelle de territoire chilien a formulé une nouvelle requête écrivant cette fois directement au roi Charles III. Une demande restée lettre morte.
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| LE MOAI HOA HAKANANAI´A EXPOSÉ AU BRITISH MUSEUM DE LONDRES, LE 20 NOVEMBRE 2018 PHOTO AFPARCHIVES |