vendredi, septembre 21, 2007

L'extradition vers le Pérou d'Alberto Fujimori est autorisée


La Cour suprême du Chili a autorisé, vendredi 21 septembre, l'extradition de l'ex-président péruvien Alberto Fujimori (1990-2000) vers le Pérou, où la justice l'accuse de corruptions et violations des droits de l'homme. L'arrêt de la Cour suprême, qui est la plus haute instance judiciaire du pays, ne peut pas faire l'objet d'un appel.

La justice péruvienne le réclame pour le massacre en 1991 de quinze habitants du quartier de Barrios Altos à Lima et l'assassinat, l'année suivante, de neuf étudiants et d'un professeur de l'université de La Cantuta, dans la banlieue de la capitale, par un escadron de la mort.

CANDIDAT AU JAPON

Il est également accusé d'avoir remis 15 millions de dollars à son conseiller et homme de main, Vladimiro Montesinos, aujourd'hui en prison pour quinze ans après une première condamnation. Alberto Fujimori, qui avait démissionné par fax sur fond de scandale avant de se réfugier cinq ans au Japon, avait été arrêté au Chili après son arrivée inopinée en novembre 2005.

L'ancien dirigeant, qui avait profité d'une tournée en Asie pour s'enfuir il y a sept ans, avait tenté un incroyable pari en arrivant le 6 novembre 2005 à Santiago, d'où il comptait mener une campagne pour la présidentielle péruvienne. Mais il fut interpellé par les policiers chiliens dans sa suite d'un hôtel cinq étoiles. Libéré sous caution six mois plus tard, il fut mis en résidence surveillée.

Bloqué au Chili et voyant sans doute que la menace d'extradition se précisait, il s'est présenté, sans succès, au Sénat japonais sous l'étiquette du Nouveau Parti du peuple japonais, groupe dissident du Parti libéral-démocrate. Au Pérou, le verdict était attendu avec impatience par les organisations des droits de l'homme et les familles des disparus ou tués durant le régime d'Alberto Fujimori.

Allemagne - Schalke 04 exporte son savoir-faire pour son stade au Chili

Rebaptisé en 2005 Veltins-Arena, du nom du sponsor de son club, le FC Schalke 04, ce stade a été officiellement inauguré les 13 et 14 août 2005.
Classé « cinq étoiles » par l'Union européenne de football (UEFA), il peut se vanter d'être l'un des plus modernes au monde. En témoigne le haut degré de développement technologique de ses équipements : terrain amovible et toit entièrement rétractable pouvant, si nécessaire, être refermé en 30 minutes. Les 191 millions d'euros dépensés pour sa construction ne l'ont donc pas été au hasard et la Veltins Arena mérite bien le qualificatif de «projet pilote pour le monde entier» que lui a attribué Sepp Blatter, le président de la Fédération internationale de football (FIFA).


Le vice-champion d'Allemagne, Schalke 04, a signé un accord de partenariat avec le club chilien du Deportes Concepcion pour l'aider à construire son nouveau stade inspiré de la Veltins-Arena, l'une des enceintes les plus modernes d'Europe, a-t-il annoncé vendredi.

"L'accord porte sur un transfert de savoir-faire en matière de construction et de gestion du stade", a expliqué Schalke 04 dans son communiqué.

"Lors de notre première rencontre avec les responsables chiliens, on s'est rendu compte qu'ils avaient les mêmes questions et attentes que nous lors de la période précédant la construction de notre stade", a expliqué le président du club du bassin de la Ruhr, Josef Schnusenberg.

Avec 220.000 habitants, Concepcion est la deuxième agglomération du Chili: les travaux de construction du stade devraient débuter en 2008 et la nouvelle enceinte devrait être l'un des atouts du dossier chilien pour obtenir l'organisation de la Copa America 2011.

Inauguré en août 2001, la Veltins Arena dispose d'une capacité d'accueil de 61.000 spectateurs et d'un toit amovible. Le stade, dont la construction a coûté 191 millions d'euros, accueille également des concerts de musique et d'autres événements extra sportifs. (AFP)

Le Chili autorise l'extradition de l'ex-président péruvien Fujimori


SANTIAGO (AFP) — La Cour suprême du Chili a autorisé vendredi l'extradition de l'ex-président péruvien Alberto Fujimori (1990-2000) vers le Pérou, où la justice l'accuse de corruption et violations des droits de l'Homme.

"L'extradition a été accordée" a déclaré le président de la deuxième chambre de la Cour Suprême, Alberto Chaigneau.

L'extradition a été accordée pour deux cas de violations des droits de l'Homme et cinq dossiers de corruption, a-t-il ajouté en indiquant que le vote avait était unanime concernant les deux cas de violations des droits de l'Homme.

La justice péruvienne accuse l'ex-président d'être impliqué dans le massacre en 1991 de 15 habitants du quartier de Barrios Altos à Lima et l'assassinat l'année suivante de neuf étudiants et d'un professeur de l'Université de la Cantuta dans la banlieue de la capitale par un escadron de la mort composé de militaires.

Les autorités devraient notifier la décision à M. Fujimori et organiser rapidement son transfert au Pérou.

M Fujimori était arrivé au Chili en novembre 2005 dans l'espoir de pouvoir faire sa campagne électorale pour les élections présidentielles au Pérou.

A la place, la justice péruvienne lui interdisait de se présenter à l'élection, tandis que les autorités chiliennes décidaient de l'arrêter en attendant une éventuelle extradition au Pérou.

Les côtes pacifiques sud-américaines seront frappées par un tsunami


Sous la vague au large de Kanagawa
(Kanagawa-oki nami-ura 神奈川沖 浪裏)

gravure sur bois polychrome par Katsushika Hokusai (vers 1831), Trente-six vues du mont Fuji
Les scientifiques spécialistes des désastres naturels ont affirmé jeudi à Guayaquil (sud-ouest) leur certitude que les côtes pacifiques d'Amérique du sud seront un jour frappée par un tsunami mais que son impact sera moins important s'il existe des systèmes d'alerte sismique.

"Nous avons la certitude à cent pour cent que les côtes pacifiques d'Amérique du sud seront victimes dans le futur d'un tsunami. Mais nous sommes incapables de dire si vous et moi pourrons le voir ou nous échapper", a déclaré à l'AFP le chilien Patricio Bernal, représentant de l'UNESCO et de la commission océanique intergouvernementale (COI).

Depuis lundi et pendant quatre jours 66 scientifiques de 26 pays se sont réunis dans le port équatorien de Guayaquil afin d'étudier les systèmes de détection et d'alerte des raz-de-marée sur les côtes pacifiques, atlantiques, indiennes et des Caraïbes.

Pendant ce congrès les côtes sud-américaines du Pacifique ont suscité un intérêt particulier car il s'agit de la région la plus active de la planète pour les tremblements de terre.

Les experts étudient les moyens de réduire les délais d'alerte par un système sismologique interconnecté, ce dont ne disposent pas aujourd'hui les pays de cette région.

Selon le représentant de l'UNESCO, "il faudrait un marégraphe connecté par satellite en temps réel" qui capte les côtes colombiennes et l'extrême sud du Chili.

Seul le temps compte, indiquent les experts, pour lutter efficacement contre les effets dévastateurs des énormes vagues de tsunamis.

"Un tsunami qui prend naissance sur la côte sud-américaine peut attaquer en quelques minutes", précise M. Bernal.

Jusqu'à présent l'Amérique du sud dépend d'autres régions pour être informée du séisme et cela retarde le déclenchement de l'alerte de 9 à 12 minutes.

L'ATMOSPHÈRE DE NEPTUNE ÉTONNAMENT ACTIVE

L'atmosphère froide de la planète Neptune, très éloignée du Soleil, est le siège d'une activité surprenante, annonce une équipe internationale d'astrophysiciens dans une étude à paraître dans la revue Astronomy and Astrophysics.

Cette découverte a été faite à l'aide de l'un des télescopes du Très grand télescope de l'Observatoire européen austral à La Silla (Chili) doté d'un instrument d'observation dans l'infrarouge.

Les astronomes savaient depuis longtemps que l'atmosphère de cette planète distante de 4,5 milliards de kilomètres de l'astre du jour (contre 150 millions pour la Terre) contenait une abondance élevée de méthane au pôle sud, huit fois supérieure à celle du pôle nord, mais n'arrivaient pas à l'expliquer.

En analysant les images produites par l'instrument VISIR, les scientifiques, dont l'astrophysicienne française Thérèse Encrenaz (CNRS/Observatoire de Paris), ont fini par résoudre cet énigme.

Le phénomène, relèvent-ils, vient de la différence des températures de l'atmosphère neptunienne (qui a une température générale de l'ordre de moins 220 degrés Celsius), avec un maximum de "chaleur" au pôle sud. Ainsi, le méthane, piégé sous forme de glace dans la troposphère (couche basse de l'atmosphère) aux autres latitudes, s'en échappe sous forme de gaz dans la stratosphère (couche
haute).

Cela est dû au fait, précisent les auteurs de l'étude citée dans un communiqué du centre de recherche français CNRS, que sur cette planète gazeuse, où une année dure 165 années terrestres, le pôle sud est constamment ensoleillé depuis 40 ans. Les observations ont permis de localiser un point "chaud" où la température est supérieure de trois degrés à celle des zones contiguës.

Les mouvements que cela engendre indiquent que l'atmosphère du Neptune est peut-être plus active que celle de deux autres planètes gazeuses bien plus proches du Soleil, Jupiter et Saturne, soulignent les chercheurs.

"Nous pouvons nous attendre à ce que dans 80 ans, lorsque le pôle nord de Neptune sera en situation d'été, il y ait une inversion de la situation avec transfert de l'excédent de méthane du pôle sud vers le pôle nord", concluent-ils.

mercredi, septembre 19, 2007

197ÈME ANNIVERSAIRE DE L’INDÉPENDANCE DU CHILI

“Une croissance économique ininterrompue depuis plus de 20 ans”

Par : L’ambassadeur du Chili à Alger : PABLO ROMERO
Le Chili célèbre aujourd’hui son 197e anniversaire de son indépendance ; non seulement en pleine démocratie, avec un développement économique appréciable et une paix sociale, mais avec des festivités populaires massives. La présidente, Michelle Bachelet, en inaugurant la période de célébrations de cette année, a exprimé le sens avec lequel nous les Chiliens assumons la fête de la patrie : “Nous reflétons notre esprit de peuple, notre histoire et l’orgueil profond avec la geste de nos libérateurs.”
Lans bientôt trois ans, le Chili, au même titre que beaucoup de pays latino-américains, célébrera les 200 ans de son indépendance, un processus initié en 1810 avec l’installation de la première assemblée du gouvernement, qui ne recherchait que l’autodétermination face à l’invasion qu’avait connue l’Espagne avec les forces napoléoniennes. Mais bientôt, les patriotes ont commencé à vouloir l’indépendance totale. La première Constitution a été élaborée et la guerre de Libération, qui devait durer jusqu’en 1818, débuta lorsque les troupes de l’Armée de libération, commandées par les généraux Bernardo O’Higgins, le Chilien, et José de San Martín, l’Argentin, ont vaincu les forces royalistes à Maipú, le 5 avril.

Auparavant, ils étaient passés par la Cordillère des Andes et avaient mené un combat à Chacabuco. L’indépendance fut déclarée officiellement le 12 février de la même année.


Il s’agissait d’un geste de libération solidaire entre les futurs pays indépendants, qui marquera pour toujours le caractère de nos liens avec les pays voisins. Ainsi, le ressentiment pour l’ancien pouvoir colonial a tout de suite disparu. En revanche, l’orgueil de ce qu’aujourd’hui les Chiliens ressentent pour l’héritage hispanique, caractérisé par une langue, une religion et en fin de compte une culture commune, a été consolidé.


En même temps que la consolidation institutionnelle caractérisée par l’élimination des caciques et l’établissement d’un État impersonnel, depuis l’aube de l’indépendance, on a commencé à célébrer avec enthousiasme le18 Septembre comme journée de la Patrie, à laquelle fut ajouté le 19 pour commémorer les gloires de l’armée qui a réussi l’émancipation. Les festivités du 18 sont marquées par des gestes rituels, on achète des vêtements et des souliers neufs, on repeint les maisons et on arbore les drapeaux chiliens dans les cours et les jardins. Il y avait aussi de longs préparatifs culinaires. Des empanadas cuisinées par les femmes et des grillades préparées par les hommes, du vin et de la chicha pour boire. L’arrivée du printemps dans l’hémisphère sud signifie une renaissance. Les Chiliens sortent pour s’amuser et festoyer sans jamais oublier de souhaiter un “joyeux 18”. Actuellement, au moment où le pays s’apprête pour le bicentenaire, le Chili exhibe des chiffres intéressants qui reflètent sa bonne santé institutionnelle et sociale. Avec une croissance économique ininterrompue depuis plus de vingt ans.


Depuis la récupération de la démocratie en 1990, le pays est arrivé à doubler son produit et à réduire la pauvreté de moitié grâce à des politiques dans le domaine de la santé, de l’éducation et de l’habitat. À cette forte croissance, il faut ajouter l’inflation qui est de l’ordre de 2,5% et le chômage qui s’est stabilisé à 7%. D’une économie fermée et centrée depuis quarante ans sur les exportations minières, on est passé à une économie ouverte et diversifiée en milliers de produits avec des partenaires commerciaux dans les cinq continents, avec un des plus grands réseaux d’accords de libre-échange. Et le meilleur, c’est que le pouvoir d’achat et le niveau de vie de la population, selon les organismes internationaux, est similaire à celui de beaucoup de pays développés.


Mais il n’y a pas que l’économie dont les Chiliens sont fiers. Depuis une difficile période de crise institutionnelle et de dictature, les libertés fondamentales et le plein respect des droits de l’homme ont été rétablis. La Constitution a été réformée pour la rendre authentiquement démocratique. Des dizaines de personnes impliquées dans des crimes et des violations de droits de l’homme ont été jugées et l’on a aidé au retour des Chiliens résidant à l’étranger, obligés de s’expatrier pour des raisons politiques.


Il y a eu beaucoup d’efforts dans le domaine social. L’analphabétisme a pratiquement disparu, nous avons le taux le plus bas de toute l’Amérique latine concernant la mortalité infantile, l’on a élaboré un système de santé qui garantit les soins aux principales maladies de la population et l’on a réduit de manière drastique le manque de logement. Des milliers de jeunes ont multiplié le nombre d’universitaires ces dernières 17 années. Sur le plan culturel, des espaces d’expression ont ouvert et l’on a abattu les formes de discrimination. Le seul fait qu’une femme soit chef d’État démontre la volonté des Chiliens pour ouvrir des chemins de tolérance et de liberté. Finalement, diverses études signalent que les Chiliens estiment qu’ils vivent mieux que leurs parents, et ces derniers perçoivent que leurs enfants auront un meilleur parcours que le leur.


Bien entendu, beaucoup reste à faire, et c’est le sens profond du Gouvernement de Michelle Bachelet. Des salaires plus justes pour les travailleurs, des retraites plus élevées pour les retraités, des politiques sociales centrées sur le 12% de pauvres, de meilleures conditions pour les jeunes pour accéder à un emploi et au perfectionnement, l’aide pour la petite et moyenne entreprise, la construction d’une société chaque fois plus démocratique et participative, etc. Ce sont des tâches pour aujourd’hui mais aussi pour demain.


Depuis notre perspective, ce 18 septembre nous situe dans d’excellentes relations diplomatiques avec la chère République Algérienne Démocratique et Populaire, caractérisée par quarante cinq ans d’amitié et de coopération. Ce dernier trimestre de cette année, nous espérons recevoir des délégations de dimension politique, commerciale et culturelle qui aideront à approfondir ces échanges. Les Chiliens n’oublierons pas les démonstrations de solidarité avec des centaines de compatriotes obligés à s’exiler et à se réfugier en Algérie à partir de 1973, créant un sentiment de sympathie réciproque et de reconnaissance qui perdure et qui sert d’étoile de repère pour donner l’élan à la profonde amitié algéro-chilienne. Cordiales salutations aux lecteurs en ce jour de Fête nationale du Chili.
P. R.

mardi, septembre 18, 2007

FÊTE NATIONALE DU CHILI

Día de la independencia (Fête nationale) du Chili

c’est vraiment la fête la plus importante du Chili, le jour des empanadas et de la cueca ! Des défilés militaires ont lieu dans toutes les villes, mais le plus grand est celui de Santiago. Les défilés sont souvent suivis d’une Fête " huasa " (rodéo). Le lendemain, le 19, on fête les forces armées qui ont participé activement à l'indépendance du pays.

lundi, septembre 17, 2007

«Résistance et espoir. Chili 1973-2007»


MARSEILLE

le vendredi 21 septembre 2007

19 h à la Librairie Païdos, 54 Cours Julien, 13006
Présentation-Rencontre avec Gustavo Marin

Rescapé des camps de torture et aujourd’hui responsable des Programmes à la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l’homme à Paris, Gustavo Marin organise de nombreux séminaires aux quatre coins du monde sur la démocratie, la société civile, les mouvements sociaux et la gouvernance. Membre du Conseil international du Forum Social Mondial, il participe également activement aux travaux du Forum Social Maghrébin.

« ...Le capitaine nous frappait constamment. Il a attaché mes menottes au siège de l’avion et a ordonné au pilote de prendre une route au dessus de la mer. En plein vol, il a ouvert la porte de l’avion ; il a détaché les menottes du siège et m’a poussé vers la porte. Avec des insultes, il m’a annoncé qu’il allait me jeter de l’avion. J’ai senti l’air froid sur le visage... »

« A vrai dire, je ne savais pas très bien comment nous allions la faire cette révolution. Dans mon esprit, il fallait plutôt se préparer pour une révolte sociale. Plus de mille communautés mapuche avaient été victimes de l’usurpation de leurs terres par les colons, et de nos discussions surgissait une conclusion simple et claire : il fallait récupérer les terres ».

Ce livre rassemble les récits du chilien Gustavo Marin, qui a survécu à la prison sous le régime de Pinochet. Les histoires racontées sous forme de témoignage personnel peuvent sembler exceptionnelles, mais elles correspondent à des histoires de milliers d’hommes et de femmes qui ont subi l’une des dictatures les plus totalitaires du XXe siècle.

Présentation du livre, dédicace , apéro...


jeudi, septembre 13, 2007

Incidents lors de la commémoration du coup d'Etat au Chili : un policier tué


Un policier a été tué et 41 autres blessés dans la nuit de mardi à mercredi à Santiago, au cours d'incidents lors de manifestations pour le 34e anniversaire du coup d'Etat du général Augusto Pinochet au Chili, ont annoncé les autorités.

Plus de 216 manifestants, selon le dernier bilan, ont été interpellés, essentiellement dans la capitale chilienne, à la suite d'affrontements avec les forces de l'odre qui ont éclaté dans plusieurs quartiers pauvres à la périphérie de Santiago.

La victime, le caporal Cristian Vera Contreras, un policier de 36 ans et père de deux enfants, a reçu une balle dans la tête et est décédé quelques plus tard à l'hôpital, a indiqué le ministre de l'Intérieur Belisario Velasco

Selon des sources hospitalières, le policier aurait été mortellement touché par un coup de fusil.

L'un des policiers blessés, qui a été brûlé par un jet d'acide, se trouve dans un état grave, a précisé le sous-secrétaire d'Etat à l'Intérieur Felipe Harboe, dénonçant une "situation inacceptable".

"Ce que nous avons vu cette nuit n'a rien à voir avec le 11 septembre (la commémoration), c'est de la délinquance", a affirmé M. Harboe.

Une enquête a été ouverte sur la provenance des armes de gros calibre dont plusieurs manifestants étaient en possession.

Les Chiliens commémoraient mardi le coup d'Etat du 11 septembre 1973 qui renversa le président socialiste Salvador Allende, instaurant la dictature militaire de Pinochet (1973-1990).

Au Chili, cette manifestation dégénère souvent au cours de la soirée en échauffourées. L'an dernier, plus de 230 manifestants avaient été interpellées.

Cette année, la manifestation, qui se tenait pour la première fois depuis la mort de Pinochet, décédé à 91 ans en décembre dernier, s'était pourtant déroulée de manière plus pacifique. Une brève cérémonie avait été organisée par la présidente socialiste Michelle Bachelet au palais de la Moneda.

mercredi, septembre 12, 2007

IL Y A 34 ANS, UN 11 SEPTEMBRE, AUGUSTO PINOCHET RENVERSAIT LE PRÉSIDENT SOCIALISTE SALVADOR ALLENDE. POUR LA PREMIÈRE FOIS, LES CHILIENS COMMÉMORENT



11 septembre 1973. Salvador Allende, 65 ans, n’est plus entouré que par une poignée de fidèles. Au petit matin, sur l’ordre du général Augusto Pinochet, les troupes militaires ont investi les rues de Santiago, capitale du Chili. Le palais présidentiel de La Moneda, dans lequel le président Allende est retranché, est en flammes, bombardé par l’aviation et cerné par l’armée. Elu démocratiquement en 1970 grâce à l’appui des communistes, le médecin Salvador Allende, un marxiste, a instauré un régime socialiste (réforme agraire, nationalisations, hausse des salaires). Mais très vite le pays est au bord de la guerre civile. Un grand mouvement populaire soutient le président Allende, tandis que ses opposants de droite au Parlement rencontrent l’adhésion d’une grande partie de la bourgeoisie, de nombreux officiers et, secrètement, des agents de la CIA.

« Je paierai de ma vie la loyauté du peuple »

Le 23 août 1973, alors que le Parlement vote la destitution d’Allende et appelle la population à la désobéissance civile, le président contre-attaque et, pour rétablir l’ordre, nomme général en chef de l’armée chilienne Augusto Pinochet. D’abord loyal à Allende, celui-ci se joint rapidement au complot qui débouche sur un coup d’État. Ce jour de septembre 1973, l’armée propose au président Allende un sauf-conduit pour quitter le Chili sain et sauf avec sa famille, mais ce dernier refuse, convaincu qu’il s’agit d’un piège. Il se serait donné la mort à l’aide, dit-on, d’une arme automatique offerte par Fidel Castro. Quelques heures plus tôt, le président socialiste avait adressé un dernier message radiophonique à ses concitoyens : « Je ne vais pas démissionner (...). Je ne renoncerai pas, je paierai de ma vie la loyauté du peuple. J’ai la certitude que mon sacrifice ne sera pas vain ».

« Un tremblement de terre dans la vie politique chilienne »

La junte militaire place alors officiellement à sa tête le général Pinochet, plus tard proclamé président de la République. Ce dernier cherche aussitôt à consolider son pouvoir : deux jours après le coup d’État, le congrès est dissout, la constitution suspendue et les partis politiques interdits. Le stade national devient une immense prison : 130 000 personnes sont arrêtées en trois ans et les exécutions se multiplient. Pinochet conservera le pouvoir jusqu’au 11 mars 1990. Comme 160 000 autres personnes, Ricardo Parvex a fui l’oppression du régime chilien. Il s’est installé en France en 1976 et préside désormais l’Association d’ex-prisonniers politiques chiliens. Pour lui, ce 11 septembre 1973, représente « un tremblement de terre dans la vie politique chilienne. »

Selon la commission Vérité et réconciliation de 1991, la dictature aurait fait 2279 morts et disparus dont 641 morts dans « des conditions non élucidées » et 957 « détenus disparus ». C’est dans le palais de La Moneda, où Salvador Allende a vécu ses dernières heures, que la socialiste Michelle Bachelet assistera ce mardi à une messe privée. La présidente chilienne a elle même été torturée à la Villa Grimaldi (voir encadré) sous la dictature avant de quitter le Chili en 1975. Son père, un général de l’armée de l’air, a lui succombé aux tortures dans un camp de prisonniers. Michelle Bachelet tente désormais de faire augmenter les réparations attribuées aux victimes du régime, à défaut d’avoir pu faire purger une peine à Augusto Pinochet. Décédé d’une crise cardiaque le 10 décembre 2006 à Santiago, l’ancien homme fort du Chili n’a jamais été condamné, malgré la levée de son immunité. Les poursuites judiciaires engagées contre lui seront périodiquement annulées, au gré de son état de santé. « Pinochet a eu la chance de mourir dans son lit entouré de sa famille, rappelle le réfugié politique Ricardo Parvex, une chance que nos camarades disparus n’ont pas eue. »

Les secrets de la Villa Grimaldi

La Villa Grimaldi est une grande propriété située sur les collines de la commune de Peñalolén, à Santiago du Chili. Cette habitation est tristement célèbre pour avoir été un des plus importants centres de détention et de tortures infligées par la police secrète aux opposants de gauche sous le régime Pinochet. Le site internet de la Villa, depuis détruite et reconstruite sous la forme d’un mémorial en 1997, rappelle les «chocs électriques », les « asphyxies » et autres « passages à tabac » subis par des milliers de détenus entre 1974 et 1976.

Un regret partagé par Isabelle Allende, la nièce de l’ancien président Allende. À l’occasion de ce 34ème anniversaire du coup d’État, la romancière chilienne a choisi de rompre le silence qu’elle observait depuis la mort de l’ancien dictateur. « Maintenant qu’un peu de temps a passé, a-t-elle déclaré lundi, je peux dire que je déplore que Pinochet soit mort en totale impunité, sans avoir payé pour ses crimes et sans avoir rendu l’argent qu’il avait volé au Chili. » D’anciens hauts responsables de la police secrète sous la dictature ont, pour leur part, été condamnés à de très lourdes peines de prison. Le 28 août, la Cour suprême chilienne a pour la première fois condamné un général, l’ancien chef des services secrets sous Pinochet, à la prison à perpétuité. Dans les tribunaux chiliens, quelque 500 procédures pour violations des droits de l’Homme sont en cours, alors que certains milieux militaires font pression en faveur de l’abandon des poursuites. Néanmoins, la présidente du Chili a promis que les crimes commis sous la dictature ne seraient pas prescrits.

L’image du dictateur s’estompe, surtout chez les jeunes

Mais 17 ans après le retrait de Pinochet de la scène politique, les Chiliens restent partagés quant à l’héritage de son régime. Dimanche, environ 5 000 personnes ont manifesté à Santiago à l’appel des organisations des droits de l’Homme en souvenir du coup d’État militaire. Ce mardi, les organisations des droits de l’Homme et de gauche, tout comme les anciens collaborateurs du président mort en 1973, déposeront des gerbes et rendront hommage à Allende devant le monument construit en son honneur près de l’actuel palais présidentiel.

Si Allende fait toujours partie de la mémoire collective, Pinochet, lui, disparaît peu à peu du débat politique. « Il appartient déjà au passé », a lancé la semaine dernière Ricardo Lagos Weber, le porte-parole du gouvernement. Chez les jeunes dont les familles n’ont pas subi les crimes du régime, le souvenir du général s’estompe et a cessé d'être un thême de conversation. « Les mobilisations étudiantes ne sont plus, ni pour ni contre Pinochet, mais contre la politique du gouvernement », avance l’analyste politique Ricardo Israël. Mais le général Augusto Pinochet reste le père du Chili actuel. Pour Ricardo Parvex, il est difficile d’oublier son régime tant il a laissé son empreinte sur le système économique et les institutions politiques du pays.

mardi, septembre 11, 2007

BACHELET DÉÇOIT LES ESPOIRS DES CHILIENS


Photo Roberto Candia
La Presidente Michelle Bachelet plaisante avec les moyens de comunicación moments avant l'arrivée de la chanteuse colombienne Shakira à Santiago du Chili, miércoles 22 novembre 2006.
La coalition au pouvoir est confrontée à une crise de confiance qui la déstabilise.

Rien ne va plus pour la présidente chilienne Michelle Bachelet. Il y a dix-huit mois, la socialiste était élue avec 53,5 % des voix, et plus de 200 000 Chiliens eupho­riques avaient fêté sa victoire dans les rues de la capitale. Aujourd’hui, son gouvernement ne cesse d’affronter des manifestations de mécontentement. 

La dernière, le 29 août, dénonçait le manque de politique sociale du gouvernement. Lancée à l’appel de la Centrale unitaire des travailleurs (CUT), un syndicat important au Chili, elle comptait dans ses rangs des députés du Parti socialiste, le parti de Bachelet. La première femme présidente d’Amérique latine atteint son plus bas niveau dans les sondages, avec 39,1 % de soutien.

Excuse. «Le problème de la Pré­sidente aujourd’hui, explique Nibaldo Mosciatti, journaliste à la radio Bio Bio, c’est qu’elle a confirmé, avec le Transantiago, le principal reproche que lui faisaient ses détracteurs : son incapacité à gérer.» En février, le gouvernement a lancé un nouveau système de transports publics dans la capitale, le Transantiago. Devant le chaos provoqué, Michelle Bachelet rassurait : «Tout rentrera dans l’ordre dans 48 heures.» Sept mois après, le cauchemar continue pour les 6 millions d’habitants de Santiago, soit plus d’un tiers de la population chilienne. Et face au manque de bus, de lignes et de métros, le gouvernement brille par son impuissance. Bien sûr, le plan vient de son prédécesseur, Ricardo Lagos, mais Michelle Bachelet aurait pu le retarder, le temps de l’améliorer. Elle rétorque qu’elle a été mal conseillée. Une excuse qui passe mal dans l’opinion

De Ricardo Lagos, la Pré­sidente hérite aussi l’«Auge», un plan de santé censé rembourser intégralement les malades atteints de certaines pathologies. Il est en train de montrer ses li­mites : 7,24 % des patients «Auge» attendent d’être soignés, a reconnu la ministre de la Santé mardi dernier. Nouveau scandale.
Michelle Bachelet déçoit d’autant plus qu’elle a suscité tant d’ espoirs : la «présidente citoyenne», «à l’écoute des gens», avait promis un Chili moins inégalitaire (les 10 % les plus riches du pays concentrent 40 % du revenu na­tional). De plus, l’argent ne ­manque pas : jamais les caisses de l’Etat n’ont été aussi remplies. Et la crois­sance tourne autour de 6%.

«A bout de souffle». Pourtant, les Chiliens ont l’impression que rien ne change, sinon les prix qui grimpent: l’inflation a atteint 5% en août, son plus haut niveau en douze ans. Si elle a beaucoup baissé, la pauvreté touche encore 27 % de la population. Et plus d’un million de travailleurs gagnent le salaire minimum (150 euros) ou moins. «Les gens réalisent que ce n’est ni plus ni moins que le qua­trième gouvernement de la Concertación, la coalition de centre-gauche au pouvoir depuis la fin de la dictature [en 1990, ndlr] , constate Nibaldo Mosciatti. Et jusqu’ici, la Concertación dominée par les néolibéraux n’a pas respecté ses promesses sociales.

«La coalition est à bout de ­souffle, souligne Gustavo González, directeur de l’école de journalisme de l’Université du Chili. Ce qui unissait tous les courants, c’était surtout la défense des droits de l’homme et l’opposition à la dictature.» Avec la mort de l’ex-dictateur Augusto Pinochet, en décembre, il semble que ce qui dé­sunit démocrates-chrétiens, radicaux et socialistes est plus fort que ce qui les unit. Une fragilité qui se ressent jusque dans le gouvernement, ap­paru très divisé face aux ­conflits sociaux. Dans les couloirs de la Moneda, le palais présidentiel, on parlerait déjà d’un troisième remaniement ministériel.

Par Claire Martin

LE CHILI ET LE BRÉSIL ACCUEILLENT DES RÉFUGIÉS PALESTINIENS

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Amit Shabi, photographe indépendant israélien qui travaille pour Reuters et qui vit en Suède, il a gagné le second prix dans la catégorie de nouvelles générales. World Photo Press, 9 février 2001. Dans cette photo un policier israélien examine avec un homme palestinien à Jérusalem le 13 octobre 2000. REUTERS/Amit Shabi

DE LA DÉPOSSESSION À L’EXODE ET L’EXIL


L’UNHCR se réjouit d’une décision du Gouvernement chilien d’accueillir 100 réfugiés palestiniens qui vivaient en Iraq et qui, ces dernières années, avaient été contraints de vivre dans des conditions misérables aux frontières de l’Iraq.

Au cours de ces dernières années, l’UNHCR avait demandé plusieurs fois qu’une solution humaine en faveur des réfugiés vivant aux frontières de l’Iraq avec la Syrie et la Jordanie. Avec cette offre généreuse, le Chili rejoint le Brésil qui a accepté en juillet la réinstallation de 117 réfugiés palestiniens. La réinstallation au Brésil va bientôt commencer. Trois groupes (comprenant chacun 40 personnes) vont quitter le camp de Ruwayshed en Jordanie entre la fin de septembre et la mi-octobre. Ils vont être réinstallés dans les États de Sao Paulo et de Rio Grande do Sul, dans les régions sud-est et méridionale du Brésil. Chaque Palestinien va recevoir un logement en location, du mobilier et une aide matérielle. Les profils professionnels sont actuellement analysés pour assurer des opportunités d’embauche à tous. Chacun aura l’opportunité de suivre des cours de portugais.
Les Palestiniens sont le premier groupe de réfugiés non originaires d’Amérique latine à bénéficier du "programme solidaire de réinstallation" dans le cadre du Plan d’action mexicain. Le Plan d’action a été signé par 20 pays d’Amérique latine en 2004. Il a jusqu’ici principalement bénéficié aux Colombiens.
Le Chili accueillera 100 réfugiés palestiniens en provenance de l'Irak



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SANTIAGO (MAP) - Le Chili a accepté une proposition du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) de recevoir 100 palestiniens en provenance de l'Irak, a affirmé le vice-président et ministre chilien de l'intérieur, Belisario Velasco. 

Le Haut commissaire aux réfugiés, Cristian Kock, est attendu la semaine prochaine à Santiago pour entamer la coordination des démarches dans la perspective du transfert des réfugiés palestiniens et de leur réinstallation au Chili, précise la présidence chilienne sur son site internet.


La communauté palestinienne établie au Chili est tout à fait "disposée à apporter son aide humanitaire dont a besoin ce groupe de personnes"

Avec un total de près de 360.000 réfugiés, le Chili accueille la plus importante communauté palestinienne, en dehors du monde arabe.

lundi, septembre 10, 2007

ISABEL ALLENDE ROMPT LE SILENCE ET DÉPLORE QUE PINOCHET SOIT RESTÉ IMPUNI


Isabel Allende, photo du 27 Mars, 1995.

LOS ANGELES (AFP) —


La romancière chilienne Isabel Allende a rompu le silence qu'elle observait depuis la mort d'Augusto Pinochet en décembre 2006 pour déplorer que l'ancien dictateur soit resté impuni, sans avoir rendu de comptes pour les crimes commis sous son régime (1973-1990).

"Maintenant qu'un peu de temps a passé, je peux dire que je déplore que Pinochet soit mort en totale impunité, sans avoir payé pour ses crimes et sans avoir rendu l'argent qu'il avait volé au Chili", dit la nièce de l'ancien président Salvador Allende, mort en 1973 lors du coup d'Etat dirigé par Augusto Pinochet.

Quelque 3.000 disparitions et meurtres sont attribués au régime de Pinochet qui, bien qu'ayant été poursuivi dans plusieurs affaires, n'a jamais été jugé.

D'anciens hauts responsables de la police secrète sous la dictature ont en revanche été condamnés à de très lourdes peines de prison et environ 500 procédures pour des violations des droits de l'Homme sont en cours dans les tribunaux chiliens.

Isabel Allende, 65 ans, auteur à succès, a fui son pays en 1975 pour le Venezuela, avant de s'établir en Californie (ouest). Elle a écrit plus d'une dizaine de livres traduits dans une trentaine de langues et vendus à plus de 50 millions d'exemplaires.

Lorsque Augusto Pinochet est mort le 10 décembre 2006 à l'âge de 91 ans, l'exilée chilienne était restée silencieuse.

"Je ne suis pas le genre de personne à se réjouir de la mort de quelqu'un, même s'il est mon ennemi. Je pense que Pinochet avait une famille, des fils, des neveux qui l'admiraient et qui l'aimaient et cela ne me correspond pas de critiquer dans la presse le défunt alors qu'ils sont en train de le pleurer", explique-t-elle aujourd'hui dans un courrier électronique.

L'écrivain vient de publier "L'addition de nos jours", des mémoires, accompagnées de réflexions sociales, dans lesquelles elle raconte la vie de sa famille à sa fille Paula, décédée il y a presque 15 ans.

Mais l'auteur du best-seller "la Maison aux esprits" (1982) assure que Pinochet n'apparaît pas dans ce nouvel ouvrage, paru aux Etats-Unis en septembre.

Depuis 1988, Isabel Allende vit avec son mari américain à San Rafael, une localité tranquille à proximité de San Francisco et se rend fréquemment au Chili pour voir sa mère, sa "compagne inséparable", sa "confidente" à laquelle elle écrit tous les jours.

Comme elle le racontait notamment dans "Mon pays inventé" (2003), le Chili, qu'elle a parfois qualifié de pays "bigot", lui manque et cela l'étonne qu'il soit aujourd'hui présidé par une femme, Michelle Bachelet.

"Le Chili est un pays progressiste en politique, la preuve est qu'en 1970 a eu lieu la première élection démocratique d'un président marxiste, Salvador Allende. Et ce pays a été gouverné par une coalition de partis centristes et de gauche depuis 1989", souligne-t-elle.

"Cependant, le Chili est un pays très conservateur sur le plan social et l'église catholique exerce une grande influence. Le fait que Michelle Bachelet soit socialiste n'est pas étonnant, ce qui l'est c'est le fait qu'elle soit célibataire et agnostique", estime-t-elle.

dimanche, septembre 09, 2007

L'éolien : une énergie complémentaire pour le Chili


Le Chili traverse une crise énergétique importante, avec les coupures de gaz en provenance d'Argentine et les politiques de gelée de prix du combustible du pays voisin.

En conséquence, on recherche , dans les énergies alternatives, des solutions pour résoudre er prévenir la crise, et en plus diminuer la pollution environnementale. Cependant, leur installation est encore chère mais rentable à long terme.

Avec des condition géographiques et climatiques favorables, le Chili pourrait développer la géothermie, l'énergie solaire et éolienne. Cette dernière forme d'exploitation est d'ores et déjà une réalité dans la onzième Région, et spécialement à 4 kilomètres de Coyhaique à la centre Alto Baguales appartenant à l'entreprise Eléctrica d'Aysen. A ce jour, il s'agit de l'unique projet dans le genre. La centrale compte 3 éoliennes: aérogénérateurs d'un potentiel de 660 kilowatts chacun.

En mars dernier, la Commission Nationale de l'Environnement de la Région de Coquimbo a décidé d'accroître le parc éolien chilien avec la création de la central Canela qui comptera 11 aérogénérateurs d'une capacité de 1,65 Mégawatts.

samedi, septembre 08, 2007

FUNA À EDWING DIMTER BIANCHI


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EDWIN DIMTER BIANCHI LORS DE LA « FUNA »
ASSASSIN PRÉSUMÉ DE VÍCTOR JARA
Funa à Edwing Dimter Bianchi, Santiago du Chili, le 24 mai 2006, lieutenant au stade Chili en 1973 imputé du meurtre du chanteur, auteur et compositeur populaire chilien Víctor Jara.
EDWIN DIMTER BIANCHI 
ASSASSIN PRÉSUMÉ DE VÍCTOR JARA
LA FUNA du mapudungun langue des indiens mapuche (funa, pourri) a pris la connotation de « qui est en ruine, qui tombe en ruine, qui se décompose ».


La Funa consiste à « rendre visite » aux criminels et tortionnaires chez eux ou sur leur lieu de travail, en faisant beaucoup de bruit, avec des affiches, des banderoles et des tracts sur lesquels figurent le parcours du « funado ». C’est a dire une dénonciation publique, face-a-face..

Les participants expliquent alors aux voisins ou aux camarades de travail ce qu'a fait cet individu.

LA FUNA existe pour vaincre l'oubli, dépasser l'indifférence sociale, en finir avec l'impunité et contribuer à la Vérité, la Justice et la vraie Démocratie.
« POUR TOUS LES TORTIONNAIRES ET 
ASSASSINS NI OUBLI, NI PARDON.

S'IL N'Y A PAS DE JUSTICE, IL Y A LA "FUNA" »
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mardi, septembre 04, 2007

CE JOUR-LÀ... LE 4 SEPTEMBRE 1970


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Allende élu président du Chili

 1970 - 4 SEPTEMBRE -  2017
QUARANTE-SEPTIÈME ANNIVERSAIRE
DE L'ÉLECTION DE SALVADOR ALLENDE

Médecin issu de la bourgeoisie chilienne, Salvador Allende est élu à la présidence de la République du Chili avec 36,3 % des suffrages, face à deux candidats de droite. Pour la première fois, un marxiste accède par les urnes à la tête d'un pays d'Amérique latine. Le nouveau président s'appuie sur une coalition hétérogène qui va du centre réformiste à l'extrême gauche, en passant par les communistes et les contraint à des compromis permanents.


samedi, août 25, 2007

LES CHILIENS SONT-ILS HEUREUX ?




Par RAMóN DíAZ ETEROVIC


Samedi Tremblement de terre

Après plusieurs jours particulièrement froids, le soleil refait son apparition, annonçant l’arrivée prochaine du printemps. Je longe la place d’Armes de Santiago et j’arrive du côté de la cathédrale où se réunissent beaucoup des Péruviens qui ont émigré au Chili en espérant trouver un meilleur destin. L’endroit est plus agité que d’habitude et les sujets de conversations se ramènent à un seul : le tremblement de terre qui vient de dévaster la région péruvienne d’Ica, et dont l’épicentre était la ville de Pisco, à 240 kilomètres de Lima. Il paraît que 80 % de la ville est anéantie ; qu’il y a 17 000 maisons détruites, 90 000 sinistrés et que chaque heure écoulée aggrave la carence des secours sanitaires, électriques et alimentaires. Autour de la cathédrale, il y a beaucoup de centres d’appel téléphonique, mais ils ne sont pas assez nombreux pour ces Péruviens qui veulent joindre leur famille, avoir des nouvelles, qu’elles soient rassurantes ou inquiétantes. Les Chiliens connaissent bien les séismes qui rappellent régulièrement que la nature peut à tout moment montrer son visage le plus brutal. Aussi, les campagnes de solidarité pour récolter médicaments et nourriture sont assez vite organisées, et le gouvernement chilien annonce l’envoi d’un avion de secours de première nécessité, une aide précieuse qui va mettre une sourdine au litige concernant un tracé de frontière qui obsédait les gouvernements et la presse ces dernières semaines, ranimant des querelles dont les origines remontent à une guerre vieille de plus de cent ans. Disputes frontalières que de temps en temps les gouvernements en place s’emploient à réactiver pour faire oublier les déficiences de leur gestion. Mais il faut distinguer l’action des gouvernements de la réponse des gens du peuple qui savent que les tragédies et les douleurs n’ont pas de frontières.

Dimanche Salaire éthique

La presse et les conversations quotidiennes font encore état des récentes déclarations d’un évêque de l’Église catholique, Alejandro Goic, qui a engagé les chefs d’entreprise et le gouvernement à instaurer un salaire de base décent pour les milliers de travailleurs qui contribuent à l’activité de production du pays. L’évêque a parlé d’un «salaire éthique» d’environ 350 euros pour remplacer le «salaire minimum» d’environ 200 euros que perçoivent la plupart des travailleurs. La voix de l’Église catholique pèse lourd dans la société chilienne et, en dépit des relents conservateurs de ses dirigeants actuels, elle est toujours écoutée avec attention. Personne n’a oublié le rôle important qu’elle a joué pour la défense des droits de l’homme sous la dictature du général Pinochet. C’est pourquoi la déclaration de l’évêque a atterré les chefs d’entreprise et les responsables des partis politiques de droite. Sa demande, quand on examine les chiffres, est une critique profonde et judicieuse de la répartition des bénéfices, un des aspects les plus néfastes du modèle néolibéral qui régit l’économie et la société chilienne. Modèle qui a l’air d’être une réussite à la lumière des grands chiffres macroéconomiques, lesquels le désignent en même temps comme un des pays ayant la pire répartition des richesses au monde. Une minorité gagne beaucoup, et beaucoup trop gagne juste, et pas toujours, de quoi subsister dignement.
Lundi Dans le métro de Santiago

Monter dans une des rames du métro qui traverse Santiago n’est pas chose facile. Les gens se pressent dans les stations, montent enfin dans un wagon après une longue attente et entament un trajet dans des conditions qui rappellent le transport du bétail pour l’abattoir. C’est le résultat des changements instaurés il y a six mois dans les transports publics et qui, au lieu de les améliorer, en ont fait un cauchemar quotidien que les gens supportent dans un silence résigné. Une nouvelle semaine commence et les visages anonymes et blasés s’enfoncent dans un tunnel souterrain qui ne va sûrement pas s’arrêter à la station du bonheur.

Mardi Emprisonnés dans un shaker

L’image de la foule qui se bousculait hier dans le métro, me hante encore, même si je la revis tous les jours. Aujourd’hui, tout en essayant vainement de lire un livre dans la rame, j’observe les visages et j’y vois un mélange de passivité et de rage contenue. J’ai l’impression qu’il suffirait d’un mot, d’un cri déplacé, pour qu’éclate une révolte de grande ampleur. Je me demande si les Chiliens sont heureux, en particulier ceux qui, à l’image des voyageurs qui m’entourent et qui représentent sans doute 80 % de la population, touchent un salaire leur permettant à peine de survivre. Voilà l’origine du taux élevé de l’endettement des personnes, des dépressions, de la violence croissante à l’intérieur des familles, illustrée par un gros titre du journal qu’on me tend à la sortie du métro : «Quarante femmes assassinées par leur conjoint depuis le début de l’année.» Le problème, comme on le dit souvent, c’est que les parts du gâteau sont inégales et que les gens vivent emprisonnés dans un shaker qui n’arrête jamais d’être agité.

Mercredi Jusqu’à voler des livres

Coup de fil d’un journaliste pour me demander quel est le problème essentiel des écrivains pour diffuser leurs œuvres. Je lui réponds que c’est le manque de lecteurs. Dans un pays où plus de la moitié de la population reconnaît qu’elle ne lit même pas un livre par an, les œuvres des écrivains finissent par être des gouttes d’eau dans le désert. Et ce manque de lecteurs est dû à la dévalorisation - consciente ou inconsciente - du livre dans de vastes secteurs de la société, à quoi il faut ajouter le prix du livre, prohibitif pour la majorité de la population ; l’absence de diffusion dans des médias comme la télévision ; le manque de bibliothèques, entre autres problèmes qui ne permettent pas de replacer le livre parmi les centres d’intérêt du plus grand nombre. Le prix du livre n’est que la partie visible d’un problème complexe, la place du livre dans nos vies. Il faudrait que la magie du livre envoûte à nouveau les gens, un véritable défi. Si nous avons envie de lire, nous irons jusqu’à voler des livres, marcher pendant des kilomètres pour entrer dans une bibliothèque publique ou fouiller dans les librairies d’occasion ou au marché aux puces. Sinon, même si nous nageons dans les billets de banque, nous préférerons dépenser notre argent au fast-food, auquel les Chiliens sont accros, ou passer des heures à regarder des émissions idiotes à la télévision. Est-ce que la lecture nous intéresse ? Voilà la vraie question. La dernière idée du gouvernement consiste à offrir une petite caisse de livres aux familles démunies pour activer le réflexe de lire. Il faut s’interroger sur la place que le livre occupe dans nos vies. Après l’interview, j’ouvre dans mon ordinateur le fichier de mon prochain roman. Je ne peux m’empêcher de penser qu’il s’agit d’une nouvelle goutte d’eau.

Jeudi Les survivants du trottoir

À la sortie du métro, je me dirige vers le centre-ville, où les premiers cafés ouvrent et proposent les petits déjeuners. Les gens, encore embués de sommeil, s’acheminent d’un pas pressé vers un travail qui a ses horaires et ses exigences. J’observe les personnes qui gagnent leur vie sur les trottoirs, encore debout pour donner à leur existence un sens parfois difficile à comprendre. Ces personnes ont sans doute leurs propres joies et leurs rêves qui leur servent de refuge à l’approche de la nuit. J’ai vite perdu le compte des gens que je vois se succéder. Cracheurs de feu, ­vendeurs de sopaipillas et de biscuits ; cireurs, laveurs de voitures, vendeurs de gants, de bonnets, de crayons, de peignes et de mille autres babioles ; trois ou quatre mendiants à la même place chaque matin, deux hommes qui se baignent dans une fontaine, ­indifférents au froid et à la foule qui passe. Vies minuscules, protagonistes d’histoires qui n’auront jamais les honneurs des informations. «Aujourd’hui, on n’aura pas de pluie», dit le crieur qui me vend le journal, et cela semble suffisant pour échanger un sourire et continuer sa route chacun de son côté, ­tandis que les survivants des trottoirs disparaissent peu à peu, ­absorbés par la routine d’une nouvelle journée sur la ville.

Vendredi La goutte tombée dans le désert

Je suis invité à un atelier d’écriture destiné aux fonctionnaires d’une université. Des gens qui lisent, qui veulent écrire. Des lecteurs attentifs qui ont envie de parler de romans et de la manière de les écrire. À la fin de la séance, une des participantes, disons qu’elle s’appelle María, me dit qu’elle a lu un de mes romans. Je me mets sur la défensive. On ne sait jamais ce que peut vous sortir un lecteur. Mais le propos est ailleurs. María dit qu’elle a une amie dont le mari est à l’agonie, et que l’épouse, traverse des moments difficiles. María a prêté mon roman à cette amie et celle-ci voudrait en lire d’autres, qui l’aideraient à supporter cette épreuve, à oublier pendant quelques minutes l’homme prostré. María dit que son amie garde mon roman sous son oreiller, pour le lire comme s’il s’agissait d’une tablette de chocolat qu’elle grignoterait par petits bouts. Je ne sais que dire. L’image d’un livre chocolat me désarçonne autant que l’idée d’un livre utile à quelqu’un. La goutte tombée dans le désert a trouvé une petite branche qu’elle peut aider à fleurir. Je ne dis pratiquement rien jusqu’à la fin de la conversation. Et je m’en vais. Il fait froid, j’allume une cigarette et je me mêle aux gens qui rentrent chez eux. La vie continue et il faut penser à la semaine prochaine.

(Traduction de Claude Bleton)


Né à Punta Arenas, au Chili, en 1956. Auteur d’une quinzaine de romans, dont trois ont été publiés en France par les éditions Métailié : les Sept Fils de Simenon, La mort se lève tôt et les Yeux du cœur.Il a obtenu de nombreux prix, parmi lesquels :el premio del Consejo nacional del libro y la lectura (1995), el premio Las Dos Orillas (Salon du livre ibero-américain de Gijón) (2000).En 2003, il a participé, comme écrivain invité, à l’atelier de traduction de la fondation Grinzane-Cavour. Ses romans ont été publiés au Portugal, en Espagne, en Grèce, en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Croatie, en Argentine et en Italie.


dimanche, août 12, 2007

Je te vois




Los Santos Zares Constantino y Elena Mediados del siglo XVI / Madera, levkas, témpera; 67,5 x 52
Souriez, vous êtes filmés… de Moscou. Un musée russe veille 24 heures sur 24 par Internet sur des icônes exposées au Chili. Les visiteurs de l’institut culturel de Providencia, à Santiago, sont surveillés à 14 000 km de distance par les responsables du musée du parc de Kolomenskoïé. L’établissement moscovite a prêté 32 œuvres, rapporte le quotidien chilien La Nación.

vendredi, août 10, 2007

LA BOLIVIE OPTIMISTE POUR OBTENIR UNE SORTIE SUR LA MER

« CETTE FOIS, ON DIRAIT QUE LA BOLIVIE EST BIEN DÉCIDÉE À RETROUVER ENFIN SON ACCÈS À LA MER… » DESSIN DE LANGER PARU DANS CLARÍN DE BUENOS AIRES
Le ministre bolivien des Affaires étrangères, David Choquehuanca, a déclaré mercredi que son pays se trouvait proche d'une solution pour récupérer une sortie vers la mer, perdue à la suite de la guerre du Pacifique contre le Chili en 1879.

«La Bolivie se trouve plus proche que jamais d'atteindre son aspiration de retour aux côtes de l'Océan Pacifique», a indiqué le chef de la diplomatie bolivienne dans une conférence de presse.

Pour sa part le président Evo Morales avait estimé lundi que son pays aurait «rapidement (...) une sortie à la mer».

Les négociations sur ce dossier épineux demeurent si secrètes que le consul bolivien au Chili, Roberto Finot, a été révoqué lundi dernier pour avoir dit, sans doute trop tôt, que les négociations lui laissaient penser que la Bolivie était «près de la mer».

Les relations de la Bolivie et du Chili se déroulent au niveau consulaire depuis 1978.

La Bolivie et le Chili discutent d'un agenda en 13 points pouvant déboucher sur un accord global.

À son arrivée au pouvoir le président socialiste Evo Morales s'était fixé comme priorité le rétablissement des relations diplomatiques avec le Chili, un objectif «très difficile», avait-il jugé en décembre 2006.

Gros producteur de gaz la Bolivie avait misé ces dernières années sur les énormes besoins en énergie du Chili pour échanger d'une manière ou d'une autre «le gaz contre la mer» et récupérer un accès à l'Océan, perdu en 1879 lors de la guerre du Pacifique opposant la Bolivie et le Pérou au Chili.

La Paz et Santiago n'ont plus de relations diplomatiques au niveau des ambassadeurs depuis 1978 après l'échec de négociations sur l'obtention d'un couloir bolivien à la mer situé à la frontière du Pérou et du Chili.

M. Morales a fait une brève visite la semaine dernière au Pérou, un pays qui doit donner son aval à un éventuel traité entre le Chili et la Bolivie dans le cas où cet accord concernerait les anciens territoires perdus par le Pérou.

dimanche, août 05, 2007

Au Chili, le dialogue social se noue à l’Eglise

L’Eglise catholique fait des miracles. Après trente-six jours de grève, l’ensemble des 28 000 travailleurs sous-traitants de l’entreprise publique chilienne Codelco devraient reprendre le travail aujourd’hui ( Libération du 24 juillet). Alors que les négociations étaient dans l’impasse, l’évêque Alejandro Goic a réussi l’impossible: réunir le dirigeant de la Confédération des travailleurs du cuivre (CTC) et le premier producteur de cuivre au monde autour d’un accord. Les grévistes ont voté hier soir en faveur de ce compromis, qui prévoit une prime de production annuelle de 630 euros, un dédommagement pour les jours non travaillés et l’annulation des centaines de licenciements pour faits de grève.

Inflexible. La semaine dernière, la CTC, qui réprésenterait 13 000 travailleurs, avait pourtant refusé un accord. Face à l’inflexible Jose Pablo Arellano, le président de Codelco, soutenu par le ministre des Finances puis par la présidente Michelle Bachelet elle-même, la violence des manifestations est alors montée d’un cran. Au cours de batailles rangées contre les forces de police, des dizaines de travailleurs sont blessés. Huit grévistes entament une grève de la faim. Jeudi, les travailleurs de la mine El Teniente, appartenant à Codelco, la plus grande mine de cuivre souterraine du monde, décident à leur tour d’arrêter le travail pendant quatre jours. En tout, la première entreprise du pays aurait perdu plus de 90 millions de dollars.
«Les montants ne sont pas ceux auxquels nous aspirions, reconnaît Cristian Cuevas. Mais nous continuerons à négocier.» Et le syndicat des travailleurs du cuivre a de toute façon gagné une bataille : «La loi sur la sous-traitance est entrée dans le débat public», note Cristian Cuevas, le dirigeant de la CTC.
C’était en effet une revendication des grévistes et l’espoir des parlementaires chiliens qui les soutenaient. Cette loi, entrée en application en janvier, impose à l’entreprise d’embaucher tout sous-traitant ou contractuel qui travaille à un poste permanent. Or, à Codelco, les sous-traitants qui gagnent jusqu’à trois fois moins que leurs collègues de Codelco pour le même travail au même poste ne sont pas rares.
Contagion. «Notre objectif, ce sont les entreprises privées du cuivre, puis les autres secteurs du pays», a souligné Cuevas dans une interview à Radio Cooperativa. La phrase n’est sans doute pas passée inaperçue auprès du patronat, qui craint la contagion à d’autres pans de l’économie. Quant à la présidente Bachelet, elle se retrouve avec un gouvernement divisé entre défenseurs et opposants aux revendications des sous-traitants de Codelco. Un gouvernement critiqué pour son inefficacité dans ce conflit par la droite et au sein de sa propre coalition.