mardi, avril 20, 2021

CHILI / DEUX VÉTÉRINAIRES ACCUSÉS D’AVOIR INJECTÉ DES VACCINS ANTI-CORONAVIRUS CANIN

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CAPTURE D'ÉCRAN

(Santiago du Chili) Une enquête a été ouverte par la justice contre deux vétérinaires chiliens qui auraient administré des vaccins contre le coronavirus canin à au moins 75 personnes dans les mois qui ont précédé l’arrivée des vaccins développés pour l’homme, ont indiqué mardi des responsables de la santé.
Les deux vétérinaires auraient administré les vaccins développés contre le coronavirus canin, qui n’est pas le même que le virus responsable de la pandémie mondiale de COVID-19, à des habitants de la ville de Calama, dans le nord du Chili.

Vaccins pour chiens
Des responsables sanitaires en visite en septembre dans une clinique vétérinaire de la ville ont eu des soupçons en voyant les employés travailler sans masque. Interrogés, ceux-ci ont affirmé avoir été vaccinés par un vétérinaire local.

Les premiers vaccins COVID-19 ne sont arrivés au Chili que quelques mois plus tard, en décembre.

L’enquête a démontré qu’un autre vétérinaire de la ville avait administré le vaccin canin à d’autres personnes.

« C’est très dangereux », a déclaré la secrétaire à la santé de la région d’Antofagaste, Rossana Diaz, à la chaîne de télévision 24horas.

« Il y a des études qui disent que les effets chez l’homme peuvent être locaux, comme une irritation… ou systémiques », a-t-elle ajouté.

Ces deux affaires ont été révélées cette semaine lorsque des responsables de la santé ont signalé à la justice que les vétérinaires n’avaient pas payé les amendes qui leur avaient été infligées.

L’autorité de santé publique a déclaré qu’au moins 75 personnes, dont des personnels de santé et des mineurs, avaient reçu les vaccins pour chiens.

Jusqu’à présent, le Chili a administré au moins une dose d’un vaccin contre le SRAS-CoV-2 à quelque 7,7 millions de personnes, sur une population cible de 15,2 millions. Le pays a enregistré 1,13 million d’infections et plus de 25 000 décès.

UNE NOUVELLE ESPÈCE DE DINOSAURE DÉCOUVERTE AU CHILI

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VUE D'ARTISTE

De le famille des titanosaures, ce dinosaure était un herbivore d'assez petite taille qui vivait il y a près de 66 millions d'années. 

DÉCOUVERTE - Le Chili a présenté ce lundi 19 avril “Arackar Licanantay”, une espèce de dinosaure jusqu’alors inconnue et trouvée dans le désert d’Atacama, dans le nord du pays, il y a près de 30 ans. C’est le troisième dinosaure découvert au Chili.
Ce spécimen est une espèce de titanosaure, de forme similaire au “Diplodocus”, et mesure environ 6,3 mètres de longueur. Il fait partie de la famille des “sauropodes, herbivores à long cou, longue queue, ses extrémités ressemblaient à des colonnes”, a expliqué lors d’un conférence de presse, David Rubilar, chef de la zone Paléontologie du Muséum national d’histoire naturelle du Chili.

Les restes ont été retrouvés dans les années 90 par le géologue chilien Carlos Arévalo, qui a récupéré certaines parties d’un fémur, un humérus, l’ischion et des éléments vertébraux du cou et du dos de l’animal.

David Rubilar a souligné lors de la présentation de cette nouvelle espèce qu’elle vivait dans la zone qui correspond actuellement à la région de Copiapó, à quelque 600 km au nord de Santiago, pendant la dernière période du Crétacé, il y a entre 66 et 80 millions d’années. 

Le scientifique explique qu’“au Crétacé, un nouveau groupe de ces dinosaures, appelés titanosaures, a émergé. Ce spécimen appartenait à des titanosaures, qui étaient des herbivores. Il y en avait de petits comme le cas d’Arackar Licanantay, plus ou moins entre six et huit mètres de hauteur, mais il y avait aussi des dinosaures géants de plus de 30 mètres”. Les dimensions des os trouvés font penser aux scientifiques que le spécimen trouvé de cette nouvelle espèce est un “subadulte”.

Une découverte précieuse pour les scientifiques qui étudient le Crétacé

Le spécialiste a indiqué que ces types de dinosaures sont plus fréquents à trouver de l’autre côté de la cordillère des Andes, au Brésil ou en Argentine, donc la découverte au Chili est “très précieuse”.

David Rubilar faisait partie des missions qui, entre 2006 et 2011, ont parcouru le désert d’Atacama, le plus sec du monde et situé à plus de 3000 mètres de haut, pour vérifier et obtenir plus d’échantillons d’os d’Arackar Licanantay, sans succès, bien qu’ils aient trouvé des restes d’un autre dinosaure qu’ils n’ont pas encore pu classer.

En plus des vestiges, ils ont également obtenu des informations sur la région à l’époque du Crétacé, où il y avait un lac et le temps était humide et très chaud, autour de 24 degrés Celsius, similaire à l’actuel. La végétation de la région, qui est aujourd’hui pratiquement une friche stérile de roches et de sable, était caractérisée par la présence de certaines familles de plantes à fleurs, telles que les lauracées, et de conifères, tels que les araucaria et les podocarpes, ainsi que des fougères.

“Avant l’extinction de ces dinosaures il y a 66 millions d’années, il y a une diminution de la taille corporelle de la plupart des titanosaures, ce qui coïncide avec les changements environnementaux”, a expliqué le chercheur argentin Bernardo González, qui a souligné l’importance de l’Amérique du Sud pour ces espèces de titanosaures, dont environ 80 sont connus dans le monde et près de 55 proviennent du continent sud-américain.
Le Chili découvre une nouvelle espèce 
de dinosaure l'"Arackar licanantay"
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lundi, avril 19, 2021

CHILI : DÉCÈS DU PROFESSEUR CARLOS THAYER ESCALONA

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CARLOS THAYER ESCALONA
PHOTO ARCHIVE FAMILIALE
7 Mars 1935 - 19 avril 2021
C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Carlos Alberto Thayer Escalona, survenu le lundi 19 avril 2021 dans la commune d’El Quisco, province de San Antonio, dans la région de Valparaiso au Chili, à la suite d'un accident vasculaire cérébral.

CARLOS THAYER ESCALONA
PHOTO ARCHIVE FAMILIALE
Né à Santiago du Chili le 7 mars 1935, Carlos Thayer fut Instituteur, géographe et Professeur d'Université, ainsi que militant du Parti communiste chilien. Diplômé de l'École normale supérieure José Abelardo Núñez, il poursuit ses études à l’Université du Chili, et obtient le diplôme de Professeur d’État en Histoire et Géographie. 

En août 1984, Carlos Thayer a soutenu sa Thèse de 3ème cycle en Géographie humaine sur "L'évolution du rôle de l'État dans l'organisation de l'espace au Chili", sous la direction de Michel Rochefort.

Notre ami et camarade Carlos Thayer avait 86 ans. Il fut marié à Mariana Vial Salas, avec qui il eut trois enfants, Paulina, Jimena et Cecilia. Don Carlos fut élu directeur du Département de géographie, de l’Université du Chili, pour la période 1970 - 1976. Son mandat fut tragiquement interrompu par le coup d'État de septembre 1973. Il dut s’exiler avec sa famille en France après le coup d’état d’Augusto Pinochet. 

Pendant son séjour en Europe, il participe et milite activement dans un incessant travail de dénonciation des crimes commis par le régime militaire chilien. Il devient activiste de la lutte pour les droits de l'homme et pour le rétablissement de la démocratie au Chili. 

À Paris, il a travaillé comme enseignant-chercheur puis comme professeur au Département de géographie de l’Université Paris VIII, autrefois connue aussi sous le nom de « Université de Vincennes » (actuellement «Université Paris VIII Vincennes – Saint-Denis »).

Carlos rentra de l'exil avec sa famille après le retour de la démocratie au Chili. En plus de ses publications professionnelles, il fut collaborateur de la revue Araucaria de Chile, revue de référence des chiliens de la diaspora. Que la terre te soit légère cher compañero.

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CÉRÉMONIE D'ADIEU DE CARLOS ALBERTO THAYER ESCALONA


samedi, avril 17, 2021

EN MARCHE FORCÉE

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« LE VARIANT BRÉSILIEN »



COVID-19: LA FRANCE IMPOSE UNE QUARANTAINE AUX VOYAGEURS DU BRÉSIL, D'ARGENTINE, DU CHILI ET D'AFRIQUE DU SUD

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PHOTO SILAS STEIN

Les voyageurs de ces pays devront désormais se soumettre à un isolement de dix jours, accompagné de restriction des horaires de sortie. 
Huffpost avec l'AFP 
    PHOTO GONZALO FUENTES

La France va instaurer une quarantaine obligatoire de dix jours pour les voyageurs en provenance du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud, face à l’inquiétude sur les variants du Covid-19, a annoncé Matignon ce samedi 17 avril.

Les vols avec l’Argentine, le Chili et l’Afrique du Sud sont maintenus, alors que Paris avait annoncé dès mardi la suspension des liaisons aériennes avec le Brésil pour limiter la propagation d’un variant local, baptisé P1, réputé plus contagieux et dangereux. Cette suspension sera prorogée jusqu’au vendredi 23 avril inclus.

Pour justifier le maintien des vols avec l’Argentine, le Chili et l’Afrique du Sud, Paris dit que la présence de variants n’y atteint “pas les niveaux observés au Brésil”. Mais les voyageurs venant de ces trois pays, ainsi que du Brésil, devront désormais se soumettre à un isolement de 10 jours, accompagné de restriction des horaires de sortie, avec un renforcement des amendes.

Cette mesure, qui sera progressivement mise en œuvre jusqu’à sa pleine entrée en vigueur samedi 24 avril, s’appliquera également aux voyageurs en provenance de Guyane et des tests antigéniques systématiques seront mis en place à l’arrivée pour les trajets de la Guyane vers les Antilles.

Un test PCR négatif de moins de 36h, au lieu de 72h
“Un système de vérification sera mis en place, avant l’embarquement puis à l’arrivée, de l’existence d’un lieu de quarantaine adapté aux exigences sanitaires et des contrôles du respect de la quarantaine seront effectués au domicile par la police ou la gendarmerie nationales, accompagnés d’un renforcement des amendes en cas de non-respect de l’isolement”, a précisé Matignon.

En outre, pour les personnes arrivant de ces quatre pays, et à compter du samedi 24 avril, la liste des motifs et des catégories de personnes autorisées à venir en France sera restreinte, pour l’essentiel, aux seuls ressortissants nationaux, leurs conjoints et enfants, et aux ressortissants de l’Union européenne ou d’un pays tiers ayant leur résidence principale en France.

Le dispositif de test avant l’embarquement sera également renforcé: un test PCR négatif de moins de 36h (au lieu de 72h), ou un PCR négatif de moins de 72h accompagné d’un test antigénique négatif de moins de 24h seront désormais nécessaires. La réalisation d’un test antigénique sera rendue systématique à l’arrivée en France, avant de quitter l’aéroport.

Ces nouvelles mesures interviennent “alors que la situation épidémique se stabilise sur le territoire national”, selon Matignon. Elles seront discutées avec les partenaires européens “en début de semaine” et d’autres pays pourraient encore venir grossir la liste, sur la base des critères identifiés par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

vendredi, avril 16, 2021

À CUBA, RAÚL CASTRO TIRE SA RÉVÉRENCE ET LAISSE LA PLACE À LA NOUVELLE GÉNÉRATION

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La désignation de Miguel Diaz-Canel comme nouveau premier secrétaire, poste le plus important à Cuba, devrait avoir lieu au dernier jour du congrès, lundi. 
Le Monde avec l'AFP 
UNE DU QUOTIDEN « GRANMA »
DU VENDREDI 16 AVRIL 2021

D’ici à quelques jours, plus aucun Castro ne sera au pouvoir à Cuba. Le congrès du Parti communiste, qui s’ouvre vendredi 16 avril, mettra fin à six décennies de règne d’une fratrie qui laisse désormais place à une nouvelle génération. Sur l’île, la fonction de premier secrétaire est jugée plus importante que celle de président.

Après la mort de Fidel, en 2016, le départ en retraite de Raul, bientôt 90 ans, qui passe le relais, lundi, au président Miguel Diaz-Canel, tourne une page historique pour l’île et ses habitants, dont presque tous n’ont jamais connu d’autre famille dirigeante que celle des célèbres révolutionnaires.

Déjà président depuis 2018, Miguel Diaz-Canel sera le premier civil à diriger aussi le parti, au sein duquel il a mené toute sa carrière.

À partir de 9 heures (15 heures à Paris), plusieurs centaines de délégués du parti unique, venus de toutes les provinces, se réuniront pour quatre jours dans la capitale, au Palais des conventions, pour débattre des grands sujets du pays. La réunion, à huis clos, s’ouvre soixante ans jour pour jour après la proclamation par Fidel Castro du caractère socialiste de la révolution. Elle sera diffusée au moins partiellement à la télévision.

Avec Raul Castro, devraient aussi partir en retraite certains des grands noms de la génération historique – ceux qui ont fait la révolution de 1959 –, dont le numéro deux du parti, José Ramon Machado Ventura, 90 ans, et le commandant Ramiro Valdés, 88 ans.

Une grogne sociale inédite

Pour Norman McKay, analyste de The Economist Intelligence Unit, «
PHOTO CARLOS BARRIA / REUTERS  

le départ de [Raul] Castro est un événement marquant, non seulement parce qu’il marque la fin d’une dynastie qui a duré plus de cinquante ans, mais aussi parce qu’il survient dans une période de difficultés et de perturbations économiques importantes
». En effet, les habitants subissent des pénuries alimentaires et une inflation vertigineuse provoquée par la récente unification des deux monnaies locales.

« Cela ne veut pas nécessairement dire qu’il y aura un changement brutal dans le style du Parti communiste, [mais] Internet devrait faciliter les demandes de transparence et de libertés, donnant lieu à des défis pour le gouvernement que le Parti communiste aura du mal à ignorer. »

CAPTURE D'ÉCRAN
Ces derniers mois, Cuba vit une tension sociale inédite, sous l’impulsion de l’arrivée récente de l’Internet mobile, avec des manifestations d’artistes, des protestations de dissidents et des mobilisations d’autres secteurs de la société civile comme les défenseurs des animaux.

Les réseaux sociaux se sont également fait l’écho des demandes de jeunes Cubains pour plus de liberté politique et d’expression. « Que Raul Castro cède la direction du Parti communiste à Cuba n’est pas un vrai changement », a tweeté mardi Marco Rubio, sénateur des États-Unis d’origine cubaine. « Mais le vrai changement est de toute façon en cours », a-t-il ajouté, en référence à ces remous sociaux.

Fatigue vis-à-vis de la politique américaine 

PHOTO JUVENAL BALÁN / GRANMA
Pour l’analyste politique Harold Cardenas, « il y a un grand sentiment de fatigue dans la société» cubaine, « qui est un mélange [des effets] de la politique de l’administration Trump de pression maximale sur Cuba et du manque de confiance envers les projets et promesses des dirigeants cubains ». C’est cela que «l’opposition politique essaie de capitaliser ».

Les sanctions de Donald Trump ont notamment fait disparaître en 2019 les bateaux de croisière remplis de touristes américains, puis en 2020 les agences Western Union, où les Cubains recevaient de l’argent de leurs proches à l’étranger. Mais les habitants ont aussi déploré la multiplication des magasins en dollars, devise à laquelle nombre d’entre eux n’ont pas accès.

LUIS SEPÚLVEDA, UN AN DÉJÀ !

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PHOTO FRANCE CULTURE



LUIS SEPULVEDA 
PHOTO DANIEL MORDZINSKY
Luis Sepúlveda, né le 4 octobre 1949 à Ovalle ville du Nord du Chili et mort le 16 avril 2020 à Oviedo en Espagne, fut un écrivain chilien. Son premier roman, Le Vieux qui lisait des romans d'amour, traduit en trente-cinq langues et adapté au grand écran en 2001, lui a apporté une renommée internationale. Le 27 février 2020, Luis Sepúlveda est hospitalisé à l'hôpital universitaire central des Asturies à Oviedo en Espagne. Lui et son épouse sont diagnostiqués positifs au SARS-CoV-2. Il meurt le 16 avril 2020 des suites de la maladie à l'âge de 70 ans.

INCOMPRÉHENSION AU CHILI : LA VACCINATION CONTRE LE COVID-19 AUGMENTE, MAIS LES HÔPITAUX SONT DE PLUS EN PLUS SATURÉS

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 Martin BERNETTI / AFP
Un taux de vaccination important mais des hospitalisations toujours en hausse : c'est le paradoxe auquel doit faire face le Chili, confiné depuis fin mars. Explications.

par Léa Garric

C'est un phénomène peu compréhensible. Le Chili se retrouve confiné depuis le 27 mars à la suite d'une hausse des hospitalisations. Une mesure "dure mais nécessaire" pour contrôler le virus reconnaît Enrique Paris, ministre de la Santé. Pourtant, c'est le pays le plus avancé d'Amérique latine en matière de vaccination contre le Covid-19. Comment le Chili s'est-il retrouvé dans cette situation paradoxale ?

Le Chili est le 3ème pays le plus vacciné au monde. Le pays fait même partie du podium mondial : Israël, en tête, affiche un taux de vaccination de plus de 60% ; en deuxième position, on retrouve le Royaume-Uni (47%) ; puis le Chili, avec un taux de vaccination de 38%. Plus de 7 millions de personnes ont reçu au moins une première dose dans ce pays d'Amérique du Sud. Et plus de trois millions ont reçu les deux précieuses injections. 

Pourtant, les contaminations explosent depuis quelques jours et les services de soins intensifs sont saturés : 95 % des lits sont occupés, relève Le Monde. Vendredi dernier, 9151 cas ont été enregistrés en 24 heures, un record en plus de dix mois. Au total, le pays a enregistré plus d'un million de cas déclarés, dont 24 346 mortels, selon le site Our World in Data. Depuis le mois de décembre, les décès ne font qu'augmenter avec une forte poussée en fin mars. La présence de nouveaux variants du virus, le relâchement de la population face à la progression rapide de la vaccination et la fin des grandes vacances dans l'été austral seraient en cause de la hausse d'infections, selon les experts.

Une vaccination inefficace

Après le variant britannique, "45 cas du variant brésilien" avaient été identifiés selon les autorités. Ce variant P.1, une mutation beaucoup plus virulente du SARS-CoV-2, est responsable d'un embrassement épidémique au Brésil et dans plusieurs de ses voisins sud-américains. Les autorités ont également souligné la faible efficacité vaccinale dans le pays après l'injection d'une seule dose. Essentiellement basée sur le vaccin chinois Coronavac (à 93%), elle a démontré une efficacité de 56,5% contre les infections deux semaines après l'injection de la deuxième dose mais aucun effet significatif (à peine 3%) après la première, selon une étude rendue publique mardi dernier.

Face à l'urgence sanitaire, le Chili a approuvé mercredi dernier l'utilisation en urgence du vaccin chinois CanSino Biologics (une seule dose), quatrième vaccin approuvé par le gouvernement. CanSino s'ajoutera aux vaccins Pfizer/BioNTech et Sinovac qui sont actuellement administrés. Également approuvé, le vaccin d'AstraZeneca n'est cependant pas encore disponible dans le pays. L'objectif au Chili est de vacciner 15 millions de personnes (80% de la population totale du pays) d'ici le 30 juin, afin d'atteindre l'immunité collective tant espérée.  Léa Garric

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DESSIN LAUZAN
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QUE VA CHANGER LA NOUVELLE LOI MIGRATION, ENFIN PROMULGUÉE AU CHILI ?


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LES OISEAUX MIGRATEURS
DESSIN NÉSTOR SALAS
Création d’un Service National des Migrations ou encore obligation d’obtenir un visa avant d’entrer au Chili. Voici quelques-uns des changements de la nouvelle Loi Migration et Étrangers. Pour certains, elle permettra de "mettre de l’ordre", pour d’autres, elle crée un climat hostile envers les migrants.

Par Naïla Derroisné 

ILLUSTRATION RAOUF KARRAY

Après 8 années de discussion au Congrès, la nouvelle Loi Migration et Étrangers a été promulguée par le président Sebastián Piñera, dimanche dernier. L’ancienne Loi des Étrangers datait de 1975 et "ne répondait plus aux défis migratoires auxquels le pays est confronté aujourd’hui", avait déclaré Sebastián Piñera au moment de la promulgation de la loi. Les mesures établies dans le nouveau texte visent à "mettre de l’ordre dans la maison à travers une politique migratoire sûre et ordonnée, qui puisse combattre la migration illégale", avait ajouté le président.

L’obligation de posséder un visa avant d’entrer dans le pays

Parmi les principales nouveautés, il sera désormais demandé aux personnes qui souhaitent entrer au Chili, de clarifier les raisons pour lesquelles elles veulent s’installer dans le pays. Ainsi, avant même d’entrer sur le territoire, elles devront faire une demande de visa auprès du consulat chilien de leur pays d’origine. L’article 70 de la loi énumère les différents type de visa qu’il sera possible de solliciter (visa pour rechercher des opportunités de travail, visa pour les travailleurs saisonnier, visa de résidence définitive...) Le gouvernement souhaite ainsi mieux contrôler les motifs d’entrée sur le territoire. "Nous ne voulons pas que le narcotrafic, le crime organisé, la contrebande ou encore le trafic de personnes, entrent dans notre pays", a ainsi expliqué Sebastián Piñera. L’actuel chef du Département des Étrangers et Migration, Alvaro Bellolio a spécifié, lors d’un entretien avec le média Cooperativa, que cette mesure "permettra un traitement plus rapide des demandes et aidera à l’intégration ainsi qu'à la cohésion entre les Chiliens et les étrangers." texte explicatif a propos de l'entree de touristes au Chili.


Dans un éditorial publié dans le journal El Mostrador, Marcela Tapia et Marjorie Dinamarca, toutes deux spécialistes des questions migratoires, pointent du doigt "un procédé qui n’a aucun sens. La loi a défini un cadre afin de régulariser la situation des migrants arrivés au Chili avant le 18 mars 2020, détaillent-elles. Mais pour ceux qui sont arrivés après cette date, ils seront obligés de retourner dans leur pays d’origine pour faire leur demande de visa auprès du consulat chilien. » Le 18 mars 2020 coïncide avec la fermeture des frontières chiliennes et le début de la crise économique provoquée par la pandémie. "Cela va obliger des centaines de migrants à retourner dans leurs pays, alors même que ces personnes ont investi toutes leurs économies dans un long et dangereux voyage pour entrer au Chili", complètent les deux femmes.

Le Service National des Migrations remplace le Département des Étrangers et Migration

L’actuelle institution qui gère les demandes de visas va disparaître avec la nouvelle Loi Migration et Étrangers. Elle sera remplacée par le Service National des Migrations, sous l’égide du ministère de l’Intérieur. Ce nouveau département aura principalement les mêmes fonctions que le précédent organisme. Il géra et suivra les demandes de visas. L’analyse des demandes sera centralisée mais l’attention au public, l’orientation, ainsi que les échanges avec les municipalités et les gouvernements régionaux seront décentralisés. Des directions régionales seront créées à cet effet.

Facilitation des expulsions administratives

La nouvelle loi stipule également que les expulsions administratives seront simplifiées. Désormais, pour procéder à l’expulsion d’une personne, "il ne sera plus nécessaire d’avoir dénoncé pénalement son entrée illégale sur le territoire". Marcela Tapia et Marjorie Dinamarca s’inquiètent sur ce point : "Il s’agit d’une grave violation des droits des personnes migrantes. Car elles n’auront pas la possibilité d’exposer leur situation, et encore moins la possibilité d’accéder à un conseiller ou à un avocat [...] Cet article ignore la loi sur la procédure pour les réfugiés au Chili, ainsi que les conventions internationales à propos des droits humains que le Chili a ratifié."

Les murs et les barrières ne stoppent pas l’immigration. - Marcela Tapia et Marjorie Dinamarca

Marcela Tapia et Marjorie Dinamarca dénoncent une loi contre-productive qui généra davantage d’irrégularités. "Le gouvernement ne prendra pas en charge des milliers de personnes en situation illégale qui vivent aujourd’hui au Chili. Elles n’auront pas non plus la possibilité d’accéder à un permis de résidence." Les deux femmes ajoutent que : "Il a été prouvé scientifiquement que les lois restrictives, les barrières et les murs ne stoppent pas les flux migratoires. Cela a amplement été démontré avec le cas des États-Unis."

Selon le Département des Étrangers et Migration, il y aurait 1,4 millions de migrants au Chili, ce qui représente 7 % de la population totale. La promulgation de la nouvelle loi intervient quelques semaines après les événements des mois de février et mars derniers. À Colchane, petite localité située au nord du Chili, à la frontière avec la Bolivie, des centaines de migrants – principalement Vénézuéliens – sont entrés clandestinement sur le territoire andin.  

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COVID-19 : LE VACCIN CHINOIS CORONAVAC EFFICACE À 80% CONTRE LES DÉCÈS

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PHOTO SERGEI SUPINSKY / AFP

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FRANCE24
Le vaccin chinois Coronavac a démontré une efficacité de 67% pour prévenir les cas symptomatiques de Covid-19 et de 80% pour prévenir les décès, selon une première étude publiée vendredi par le gouvernement du Chili, un des pays les plus avancés dans le monde en matière de vaccination.

France24 avec l'AFP

« LE VARIANT BRÉSILIEN »

"Ce sont des chiffres qui doivent tranquilliser le pays", a déclaré le ministre de la Santé, Enrique Paris, lors de la présentation des résultats de cette étude portant sur 10,5 millions de personnes vaccinées, partiellement vaccinées (une dose) et non vaccinées, réalisée entre le 2 février et le 1er avril.

L'étude montre également une efficacité de 85% pour prévenir les hospitalisations pour les cas graves de Covid-19 et de 89% pour éviter que le patient soit admis en réanimation.

Le Chili, qui compte 19 millions d'habitants, est le pays le plus avancé en Amérique latine en matière de vaccination et un des premiers dans le monde. Les personnes les plus vulnérables, en fonction de leur âge, ou de leur exposition aux risques de contamination, ont été ciblées en priorité.

Vendredi, 7,6 millions de personnes avaient reçu au moins une dose et plus de 5 millions sont vaccinées, soit plus d'un tiers de la population cible (15,2 millions d'habitants) déterminée par le gouvernement.

Le programme de vaccination a débuté le 24 décembre. Le pays sud-américain utilise le vaccin Coronavac du laboratoire chinois Sinovac en très grande majorité (86,9 %), en parallèle du vaccin germano-américain Pfizer-BioNTech (13,1%)

Cette étude est une des premières en conditions réelles concernant le vaccin Coronavac, réalisée alors que le pays sud-américain connaît une hausse constante des contaminations depuis la fin des vacances de l'été austral début mars.

"Tout le processus de vaccination a eu lieu alors que la situation épidémiologique (dans le pays) est forte, il faut prendre cela en compte au moment d'analyser les résultats", a rappelé le conseiller au ministère de la Santé, Rafel Araos.

"Nous avons commencé (la campagne) en vaccinant la population la plus vulnérable, il n'est donc pas juste de comparer la morbidité d'une personne de 50 ans non vaccinée avec celle d'une personne de 90 ans vaccinée", a-t-il également souligné.

Selon le laboratoire Sinovac, les essais cliniques à grande échelle au Brésil ont montré un taux d'efficacité globale du Coronavac d'environ 50%, de 80% contre les formes plus graves et de 100% pour prévenir les décès. Ce vaccin utilise la technique classique du virus inactivé.

Le Chili connaît actuellement une deuxième vague épidémique particulièrement virulente, à l'image des autres pays d'Amérique du sud. Près de 90% de la population est soumise à un confinement strict depuis fin mars.

Le pays a connu la semaine dernière un record de plus de 9.000 nouvelles contaminations en 24 heures. Au total, il a comptabilisé plus d'1,1 million de cas déclarés dont plus de 24.000 mortels. © 2021 AFP

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DESSIN LAUZAN
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